DEUXIÈME PARTIE
goût de prëdileclion , cet intérêt particulier qm fait le favori. La ditgrdce est un malheur ou un malheur plus grand et dans ses causes et dans ses suites : dans ses causes, car elle dépend moins , comme la défaveur , de Thumeur ou du caprice du maître , que de sujets d'une certaine gravité , réels ou supposés , comme malversations , fautes ou incapacité , discours coupables, démarches imprudentes; dans ses suites, car elle entraîne pour Tordinaire la perte des biens ou des charges , la confiscation , la destitution et Texil.
On peut citer en France, sous le règne de Louis XIV , la défaveur de Fénelon et la disgrâce du surintendant Fouquet.
Un écrivain est en défaveur (mais non pas en disgrâce^ ce serait trop dire), quand ses écrits ne sont plus goûtés ou accueUIis du public avec une disposition favoraible ou bienveillante. « BufTon voyait que l'école encyclopédique était en défaveur à la cour et dans l'esprit du roi. » Marm.
!• DÉFENDRE , SOUTENIR , PROTÉGER ; — 2* GARANTIR , PRÉSERVER , SAUVER. Mettre à couvert contre quelque chose de fétcheuz, ou l'écarter.
Défendre^ toutenir ei protéger marquent l'action; garantir j préserver et sauver, l'eiTet. En défendant, en soutenant, en protégeant, on travaille à empêcher l'approche ou l'atteinte du mal ; en garantissant , en préservant et en sauvant, on réussit à l'empêcher. Le défenseur eX le protecteur vous assistent, mettent leur puissance à votre service , mais ce peut être en vain ; le sauveur effectue positivement votre salut , votre sûreté. On lit dans une traduction de P. Syrus : < La fortune protège plus de gens qu'elle n'en garantit. »
Plures tegii fortuna, quam tutot/aeit.
De plus , défendre, soutenir et protéger se disent absolument : Dieu défend , soutient , protège l'homme de bien. Garantir, préserver et sauver ne s'emploient guère que d'une manière relative, en indiquant de quel mal on exempte : Dieu garantit, préserve , sauve l'homme de bien de tels ou tels maux. « La sage piété de nos pères n'a pas cru pouvoir mieux défendre et conserver cette ville capitale qu'en la mettant sous la protection de sainte Geneviève , qui l'a préservée de tant de fléaux. » Bourd. «e J. C. dit à saint Pierre : J'ai pu vous soutenir sur les flots , et vous garantir de la violence des vents et des orages. » Mass. « Louis le Grand a protégé ses alliés.... Il serait à craindre que le temps ne diminuât au moins l'éclat de tant de merveilles : vos plumes savantes les garantiront de cette injure. » Lafontaine, Discours de réception à l'Académie française.
1* Défendre , soutenir , protéger.
On défend ce qui est attaqué ; on soutient ce qui est faible. « Quand même un voisin injuste attaquerait votre Etat, tous les autres , intéressés à sa conservation, prennent aussitôt les armes pour le défendre. > Féic. « Le roi revint à son premier sentiment et à la gloire de soutenir des rois opprimés.» Volt. On défend en prenant actuellement les armes pour repousser une agression;
on soutient, en embrassant les intérêts de q;aeU qu'un, en les fortifiant de son appui. « C'est l'ordre des franciscains qui le premier a fait une profession publique de reconnaître et de soutenir l'immaculée conception; c'est lui qui Ta défendue dans les écoles et les universités. » Bouan. Votre défenseur combat contre vos ennemis ; yotre soutien est votre partisan , il vous anime , il s'intéresse pour vous. Pendant que le roi de Navarre (Henri IV) défendait la cause de Henri m , PMlippe n d'Espagne soutenait celle des lig^ieurs (Volt.). Un accusé est défendu par son aTOcat, et soutenu par tous ceux qui s'emploient pour hii. L'action de défendre est plus déclarée , plus ardente, plus forte; mais celle de soutenir est d'ordinaire plus soutenue, plus constante : les martyrs ont défendu la foi chrétienne (Boord.)-, les confesseurs l'ont soutenue (Id.). c Ce christianisme doit être en nous aussi solide contre ceux qui l'attaquent, qu'édifiant pour nous qui le défendons,.,. Que Dieu trouve en nous^ sinon d« martyrs fervents , au moins des confesseurs éclairés, pour sotUenir son ciflte contre la vaine présomption du libertinage. » Bouro. On défend et on soutient une personne ou une chose (Boaiu>.), quand , après avoir combattu pour la tirer d'un péril, on continue à la favoriser, à s'en montrer l'ami. On la soutient et on la défend (Boord., Mass.], quand, aprts l'avoir servie de son crédit, par exemple , on finit , dans une occasion particulière , par la faire triompher de ses ennemis.— D'ailleurs , on défend ce qui de soi-même est sans défense : un avocat défend son client, une lionne ses petits, un amant son cœur, un ami son ami absent ou la mémoire de son ami défunt. On «ott«ie»« ce qui se défend déik, mais d'une manière insuffisante , c'est-à-dire qu'on le seconde. « Hiéron ordonna aux étrangers de commencer l'attaque; et lorsqu'il les vit engagés, il les abandonna, au lieu de les soutenir. • Cord. Voilà donc quels vengeon s'arment pour ta <iao-
relie.
Des prêtres, des enfants, 6 sagesse étemelle 1 Mais, si tu les soutiens, qui peut le» ébranler? Rac.
L'action de protéger [protegere, couvrir^ ressemble plus à celle de soutenir qu'à celle de défendre. Mais elle part toujours d'un supérieur, qui couvre comme d'une égide , qui veille sans cesse à la conservation et à la prospérité de ce qu'il a pris sous sa tutelle. Dieu , les anges gardiens , un roi , un homme puissant protègent; les patriciens prot^flf^tent les plébéiens , leurs clients (COND.). Dieu protège la France. A la fin des Filles de Minée, Lafoïitaine dit que ces sœurs, protégées par Pallas, ne peuvent être alors défendues par cette déesse contre les fureurs de Bacchus qui entre pour se venger. « Notre rie même , que nous avons dévouée à TËtat , en est continuellement protégée. » J. J. «Par les princes favorables à la piété sont protégés des ouvriers fidèles destinés à répandre la science du salut. » Mass." « Que d'établissements utiles n'ont dû leur naissance qu'au crédit d'une seule personne à qui Dieu avait mis dans le cœur de protégir une œuvre dont il devait tirer tant de gloire I • ID. « La cour do Rome ne cherche souvent qu'à
STNOimiES k RADICAUX DIVERS.
élablir son autorité sous prétexte de protéger le
dergé. > Vert, «e Dieu a donné aux saints un
plein pouToir pour nous protéger. » Bourd. à la
Ib de Britannicui , Junie s*est réfugiée auprès
de la statue d'Auguste :
Prince, par ces genoux, dit-elle, que J'embrasse,
Protège en ce moment le reste de ta race. Rac.
c L'imbassadear des Rhodiens dit aux sénateurs (de Rome): Il suffit aux Greosque tous protégiex par Tos armes leur liberté , qu'ils ne sont plus en état de défendre par les leurs. > Roll. î* Garofih'r, préterver, sauver.
Sdon VAcadémie, préserver signifie garantir d'un mal qui pourrait arriver. En effet, on garantit plutôt d'un mal actuel, ou certain, immanquable. La laine du mouton et le vêtement de l'homme les yaranlûient des injures du temps. « Moo palais, dit Télémaque à Ulysse , est rempli d'insoJeDts ; je suis jeune , seul , et il me serait impossible de vous garantir des insultes qu'ils ne mauqueraient pas de tous ûdre. » Fiir. Mais présener^ c'est-à-dire eoruerver (favance, annonce un danger , un mal futur, éventuel, possible, auquel on ne peut gqère s'attendre. « Une bonne éducation préserve la jeunesse de quantité de désordres, v AciO). « Que Dieu nous j9r^serve de tout mal 1 v Boord. « Nous combattons sans cesse pour préserver de ce faux goût ceux de nos jeunes écrivains qui donnent des espérances. vLAH.—^ronttr marque puissance-, préserver^ prévoyance. Faute de pouvoir, de moyens, un« cbose ou une personne n'est pas suffisamment gorafat>; faute de soins , de vigilance , elle n'est pas suffisamment préservée. Ce qui garantit est un boQcUer, une cuirasse, un rempart, quelque chose de fort dont on s'arme ou dont on se trouve armé de manière à ne pas succomber. « tes moDts et les mers qui entourent 'l'Italie la garantissent à peu de frais des insultes de ses voisins. > Marm. < Le séjour de deux mille ans dans le tombeau n'a pu garantir Homère d'une haine implacable. » Montbsq. c a Neucbâtel, la protection du prince et du gouvernement ne saunât me garantir des fureurs d'une populace exdtée.» I.l. Mais ce qui préserve est un préservatif, qnelque chose dont on se prémunit ou doot on a été prémuni par précaution, c Les oisesnx font leur nid sur les plus hautes branches d*s arbres pour pr^xerver leurs petits de l'insulte des animaux qui ne sont point ailés. > Fén. • QaeUes précautions , quelles mesures avez-vous prises pour préserver tos jeunes jfilles du faux goût qtd les égare? » J. J. «^Peuples , sachez que la nature a voulu vous préserver de la science , comme une mère arradie une arme dangereuse des mains de son enfant. » In. « Les désordres d défauts des autres sont nôtres en quelque &çon par l'impuissance où nous sommes de nous en garantir, si Dieu ne nous en préserve. » Nie. — On garaitttit en couvrant , en empêchant Timpression ou l'atteinte d'un objet, contre une attaque ou quelque chose d'extérieur. Un rideau garantit du soleil. < Il est très-difficile de se garantir entièrement de l'impression secrète que toutes les choses extérieures font dans l'esprit. » P. R. Bien nous gwtantit de la haine de nos en-
nèmis (Mass.), de toute oppression et de toute violence (Boss.). Préserver^ au contraire, est plus propre à exprimer une action intérieure, qui conserve, qui purifie, en combattant des principes intérieurs de corruption. Un remède préserve d'une maladie. « L'etobaumement était le moyen le plus facile de préserver les corps de la corruption. > Buvf. «e Le précepteur dit à son élève : Quand tu es entré dans l'Age de raison , je t'ai garanti de l'opinion des hommes ; quand ton cœur est devenu sensible , je l'ai préservé de l'empire des passions. » J. J.
Quant A sauver , il se distingue par la grandeur du péril qu'il suppose. Sauver^ c'est opérer le salut. Sauver des mains de l'ennemi (Acad.) , du supplice (ID.) , de la potence (Moivtrsq.] , du naufrage (BouRD. , Mass.) , de l'infamie (Acad.), de la misère (lo.) , de l'enfer (Pasc.) , de la colère de Dieu (In.), des pièges (Buff.), du joug d'un tyran (Volt.), etc.
DÉFENSE, PROHIBITION. Ordnde ne pas faire certaines choses, de s'en abstenir, de ne pas se les permettre.
Défense appartient à tous les genres de style . ainsi que défendre et défendu. Prohibition , ainsi que prohiber et prohibé y a cela de commun avec son synonyme inhibition (voy . I** partie , Pr ofctbUionei inhibition j p. 152), que c'est un terme de législation et de palais. « Prohibé ne se dit guère que des choses qui sont défendues par une loi humaine et de police. La fornication est défendue; et la contrebande , prohibée. > D'Al.
L'espèce d'ordres exprimée par prohibition n'émane pas de la nature, de Dieu, de laxonsciehce ou des lois générales, mais de décrets exprès de l'administration , de la police , ou bien des décisions d'une autorité humaine quelconque , judiciaire, ecclésiastique ou autre. Il y a des livres défendus parce qu'ils sont mauvais, et quand même aucun règlement particulier ne prescrirait de ne les point lire ; il y a des temps pendant lesquels l'Église prohibe les mariages. « Tout est plein , dans le secrétariat des évoques , de permissions A tel et tel de lire des livres défendus , de passer outre aux mariages , nonobstant les temps prohibés. » Boss.
Voltaire parle la langue commune quand il dit : « Le concile de Trente ne permet xd ne défend la communion sous les deux espèces. » Mais il se sert du terme spécial quand il ajoute : < Son décret porte seulement que r£glise a eu de justes causes de la prohiber. > De même Laharpe , dans le passage suivant : « Quand la publication de V Encyclopédie fut défendue, elle devint plus mauvaise de toute manière.... Ce fut Diderot qui obtint la continuation secrète du dictionnaire publiquement prohibé. •
DÉGOÛTANT, FASTIDIEUX. Ce qui est dégoûtant ou fastidieux déplaît, produit sur nous une impression fAcheuse.
A peine est-il besoin de remarquer que éiégoûtant pent se dire des choses physiques et des hommes physiquement considérés; au lieu que fastidieux sert à qualifier seulement sous le rapport de l'esprit ou les choses de l'esprit. Il y a des Tiandes et des boissons dégoûtantes (Boss. ,
lEUSUËSB MBTK
Umss.) , ooainw il y «na d'agréables ; il y a de eoâvetiena ptatidieux (Acàn.)^ cQiDine il y eo d'intéressants. Un homme éé90éiamt esé d'uaa laideur oa dhioa malinapreté reposasante; un hoBBmft fasUdiwa est oanuyeuK , m^jmrtiin, insupportaUe paor sea idées ^ ses dôsconiis oa ses éorits. « U oa ftaxt point a'opiniitnar i fitiae goA* ter ans «niante oertaines peratnoe» piettraa don rextérienr eflté^eâtent »• Fait. «Les jSaxIt^iewai pecsonnages, avec leur air sufisant et empesé i Je ne eompranda pas eomment toi, qui as l'esprit si délié , tu peux t'accommodei da ooirniva si lourds^ Je mus feu amanerde pins légers.... Je te praoMta des génies an|>éiianrs et deaplusamur sanls. » Laa«
Cea deux nats ne sont guère synsnymes' qua quand dé^êûtanÊ a'applîcpie aussi purement à ce qui se rapporte à rosprit : un poème dégoûHutî ou fiulvàignx; nna pièce de théA«r& iégo^tmte ou fastidieuse, c'est-è-dire dont TefTet esthétique n'est pas k)B^ Mai» akns la dilTérMos est enoate bien sensible.
La chose dégoûtante proToque le yoraissement , selon la ibooe du met ; elle rérofibs , parce qu'eHe est moralement sale ou groasière; la. obose /cisttdieute ennuie , bisse, à cause de sa' menotonie ou de sa longueur. L'uzte blesse en* nous la déUca*tesse du goâtou des oueurs , ette* est fade^ hases ou indéoante; l^aulre neacmaamuse paa, ne nous intéresse pas.
Ce qui est d^goélaiit smilère F&me , excite son aversion. < Dans le ParaHs perdu, le mariage du pédié et de la meort , elles couiaurres dont la péché aooouohe font Tomir tout bonuoe qui a le goitt un peu délioat : c'est un poème ebacur , bizarre et dégaûlani. a Volt, c Nous Terrions quelles arctaites possèdent la suite la plus complète de fadaises éégoûtantei et de contes, que la plus imbécile et la plus bavarde nourrice n'oserait répéter aujourd'bm. s In. a Racine avait fait ôter à Boileau, de la satire contre les femmes, une vingtaine de vers dégoûkmts par la peinture hideuae de la lieutenante crîmiBeile. » D'Ai. « Par une plaisanlerie dégoûtante , Furetière avait dédié son Roman bstir^esit an bounean. » b*. a Gela est assez nigaud , dit Labarpa en parlant d'une obanaen de Sedaine , qu'il vient de dter , mais cela est drôle et n'est pas dégoûtant; Piron l'est souvent dans ses opéras comiques. » Et, après en avoir rapporté un exemple, il aioute : a Cela ^t mal au cœur. » cBans le Tfcédtrs de la P^tn, la sottise burlesque et la grosaièseté dégoûtante sont à un tel excès , que les citalâons. souilleraient le papier. » Lae.
Ce qui est fastidieusB ftrtigue l'esprîl, qui s'en ftnt aucun cas. c Le» fables d'fisepe m» sont point des recueils de sentences fastidiemâet qui lassent phit5t qu'elles n'éclairant. » TeiT. «Ces maximes (de Gonfùcitts) valent bien les secs et fastidieu» Estais de Nicole. » lo. « La crainte du ridicule suggère les même» propos , peu intéressants d^ leur nature, et faetidieus par la répétition.» Dvci. « Les enfonts nous (àtiguent d'une multitude d'interrogatioQs sottes et /oKidisuses. » J. J, « Le fastidieux babil de la plaidoiria » Lab. c De engues et fastidieusee répétitions. » la;, • On est
fasigué de la sépétitioa futidieuse des mftmas tooenuress. » ]d.
Ma sœur est éooeereose: Maàe une buiseur pareille esl lâeatèt ejBMqrosne; Rien n*e»i/asiidieux comme l'égalité. Dur.
BBfiœ,KABCilB. Noms des pactisa dû«l se compose un- esoalier.
De$tét somme p'oéiu el fraie, vient d« lAtin gtëàuêy dont le sens est le même. Jfesafcs^aa ceotraire , ne parait dériver d'aucun mot deelaw» gués savantes. De le, une première différcBoe.
Degré se dit plutôt an figuré., eu en pariaat ée gmnds édifiées. Smilie dit dana Ginx» i
Quaadr je regarde Auguste au sbUso de sa ^sire, Bt q«e veuK reprochas à ma trille méssoire Que par sa propre mein moa père massacré. Du trèee où Je le vois lait le pcemlet tUgré^,
Lea éegtéB du palais (katJK , J. J. , jfku , LaaJ, d'ua temple (Jucau., Vaov.), de Saint-PieBe de Roms (Volt.)) d'un amphithéâtre (Làs.^.YoLi.y, Mais mav c^ est la mot du langage commun , et il tend de plus en plus à le devenir exclusivement, c Cet escalier est composé de marchee basses , afin qu'on pwsse monter sans efforts. » Fis. «La schiste spathi^e se casse par étages ou pWas superposés, somme les ma/txhes d'un escalier.»
BUFV.
GepeadaiK degré et marché difièrent aussi qoant au sens» Degré rappelle nécessairement l'idée d'élévation, de montée et de descente; auUea que merfifte fait concevoir un endroit où on pose le pied, un plain-pied, une plate-forme.. « Qa monte les degrés^ dit trèfr-bien Beauaée, et l'onae tient sur les foaeehee^* Lea degrés sont comme des échelons par lesquels on s'élève; ks morekcs sont des places où on se met , où on se tieoL Un usurpateur escalade les degrés du tr✠(S. S.)\ un prince royal est assis sur les m4ureku da trône (Acad.). -* « Les six da^rds par oè on montait au trdne de Salomon étaient d'or. » Boss* a. Les anges mêmes doivent être cen^atissasMès; le cœur a partout les mêmes devoirs : sur las marches du trône de Dieu et au fond de rabtaie. » Vo&T. •— Sana doute, les mar^s auvent comaa» les degrés à monter et à descmulre; mais ce n'est pas ce qu'on considère en elles. DsdDs TOrestf de Voltaire , £gisthe trouve filectre dans un état de mort, étendue sur les «Mscbss du tombeau de son père (Lab.). « Sestius eouvitt du sang d*gn tribun les marehes du temple de Castor. » t>. « Sur les marches du marchepied du loi, o&oa met des carreaux, ^'est la aéance du gvss^ chambellan, qui y est comme ceuehé. »S.S- • L'escalier était ma salle à manger , le palier W^ servait de table, la marckt inféneuse ne ^
de siège. » J. J.
Outre cebi, degré, qui aign^ anesi suppose un certain nombre , une suite éa < lies superposées en étages; mais il ^exA &*y qu'une tnarcke ou deux. < Je dis au due lésns que les sièges hauts du lit de justice n'< raient qu'une mareht par la difficulté de les éf davantage. Il me dit que osla ne pouvait pL. , de la sorte V que les hauts sièges de Ikgfem^' chambre avaient cinq degeés^v S. S* — « Herï^ca»-
STNONYHBS A JUUCAIX IIVERS.
gunsO'^nultt) « pfre«iaey»lft1imrd&BftbeUii[UBho«iineq]iiamléièiic* qi^on ignoraquil .. ,. ^ , . ^ — , . , ' ert^onqne c?«t lui qui a fait talle choM, pai
«eitplft^ se âégmké, < Asterbé^ dég^iêé* m eaakv« , Tovlat m amer dan» la foule ;. Buôa un aoldal la recosnot. » Fis. c Pour a» dércAiar aux ^eaaqoajt hâ ai dit qu'on aiait mis pMir l'aireter am porin de la viUe » M. do Poorceaug^ao afest résohi à se déff^er. a Mol. «Adbarbal, pour sauver sa vie , est obligé de se déguitof, » Vbrt. < J)9ij»Âtké»a%s (tragédie), un prince de Perse se déguise pour aUer voir sa maîtresse à la ca«r dTm eaipevevr romain. » Vour. Ifaia un homme ^i a intértt à ce qv^on ne saek* pas qu'il est agent de poHce, prêtre, mililiriPi, ou de tel en tel rang dans la. société^ at fraeesltl, «Sertedus méfita ITesliBe de Marina et des ce-* compensée d'hennenr pour a*ètre exposé à panes dbes les Cimbree tmncstt on Gaulois» » Roli». « Qu'on nefon» apporte point ces lettres trompeuses, qto» dea étrongen, tfooeslit en pasteurs* adressent sons le titre de LêUm pas tof oies ans pfolfjtafiis 4$ Frmue. > Boasw « ies prêtres et les religieux vivaient en Angleterre ptttvres, errants, travestû. s In. « Les missionnaires se irovesHesttu en laïques pour cacher leur caractère et leur religion en Ajugleterre. » Fiai, Molière dbovge sa muse d'aHer au Louvre remetder le roi de ses bienCaiU, et il ajoute :
Gordez-Tovs bien d'être en mnse hAde, Un air de note est cheqaaot dans ces ItaVK ; On 7 veut des objets i véiontr lea yeux; VeoB en dovei être avertie; St TOtts ferez votre cour beaucoup mtenx LorBq^'eB marqais vous serez iravestie.
— Bnfln , d^uttcr , étant le terme générai, s'emploie d'ordinaire absolument ; rra«efltr^eipriaiant le passage d'une espèce d'habit À une autse , une tmnsfovmatioa, est plus propre à indiqueE d'une manière relative en quel costume on se met»
Au figuré, di^té et se déçntisw eaprimeiH qu'on en ûnpose; imm^m^ et se mof^uer,. qu'on en impose sur ses sentiments; froMsIt et se Wor i7M(tr, qu'en en fcnpose sur son caractère. Celui qui se dégutM est fiiux ; celui qui se moague a cette sorte de fiuisseté qui consiste A afleoter de la dévotion, de la vertu ou du dévouement-, cehu qui se tr«oetltl eit Ihuz en ce scm cpi'il se donne des airs degrandeur, de distinction , de noblesse, de gravité, ou de modestie, d'ingénuité» de douceudr, de mollesse,, toutes choses à la connais, aaneo desquelles l'habH contribue phis ou moins.
DÉLIBÉRER , OPDŒR, lK>TBa. Ces mot» signiflem ce que idnt des hommes assemblés poitf décider quelque aftiiu.
Mais dMibérer exprime absolumenl et cottoctîvement ce qu'opiner représente relativement et disftributivement, savoir le travail de U discoasion, qui a pour but,, en éclairant les esprits, de préparer la résoluttoa ou le vole. Délibénr , c'est peser ou balancer les raiaono, le pour et le coolro , opposer une chose A une autre , comme le £ait quelquefois une personne seule dans son for intérieur. « Lespêcheurade Messène trouvèrent dans k ventre d'un gros poisson un vase d*or. Le sénat de Messène s'assembla pour d^fti^^er à qui on devait le donoer. » Fin. « I»e jury, U cour, a
en compte les degrés, b Lan. Un marobeyied et uneestrade ont plutèt des mercMeeqne des étgrés: un marcfiepied de plusieuns nuMmAca (S. Su),, une estrade de trois marckef (In.),
BÉGCrnER, MASSER, YlUTBtTlft. Modifief la manière d'être eztérieuie d'une persomiedelifoii A la faire paraître autre.
C'est exactement le sens eu mot d^rnser, le plus général des trois. H vmnA de «fe , qui marque ablation, privation, dérsagemeiit, et de Jf allemand mette,. monéèfft.
Moffuer signifito dégmser par l'application d'an mosquesur le visage, ou bien flfal![7««fer pour aUer en m<tfqu«. pour courir lea bah ou les mes à l'époque du carnavd.
U-dessas son éponse, en HsbU d'AIeclon, MmtqnUy et de sa voir comrefUnnt 1» ton, Vienr an prétende mort. Lav.
«Dans l'antiquité , les acteurs jouaient moiqiidi, et par conséquent on ne pouvait paa de- loin distmgner sensiblement aux mouvements de la bouche et des muscles du visage s'ils parlaient ou s'ils ne parlaient pas. »Roll.
TVaeerftr , de Xrwns , au delà , en sens contraire , et de eetfîf , habit , c'est déguiser en revêtant d'habits autres que les siens, d^abits d'une antre condition ou d'un autre sexe. « Tékéli, assiégé, fit évader son fils unique , trâ/eesii en paysan , avec deux gentilshommes dégmisés de mème.»S« &. Le déguisement n'est pas toujours, comme lefrofreftissemenf, l'efl'et d'un changement d'habits. Une fausse barbe (Acai>.) , ira coup violent qui poche les yeux, déguise un homme, mais ne le frovesfîir pas. se mettre un ompl&tro sur Tenl pour se déguiser (Acad.). Dans un bal , il suffit d'un masque sur le visage , et mémo d'txn faux nez, pour être déguisé ; mais une personne n'est trcmfsiie qu'autant qu'elle est habillée autrement que de coutume , en débardeur , en postillon , en homme si c'est une femme, ou en fnnme si c'est im homme. Un mauvais traducteur et tm paro* disle frovefttstent (et non pas déguisent) un on- Tiage : les expressions dont ils se servent pour le rendre sont comme un vêtement qm le défigure. Dans Lafontaine, un chat oxtoxminaloar de sonlii ose de stratagème ^
Blanchit sa robe et É'enftrine;
Et, de la sorte déguisé ^ 8e niche et se MoNil dans eue hnefae ouverle.
Ce tat i lui bien avisé :
La gent trotte-menu s'en vient chercher sa perte.
St non-seulement le trovr^tstemenl est toujours un d^(piisemefit qui tient à l'habit, mais encore il siippose que l*habit est étranger, emprunté. Un magistrat qu'on a peine à reconnaître dans son costume, tant ce costume le change , est déguisé (Pasc,) et non pas travesti, « Pour mettre sa vie en sfiieté, Anntbal fit faôre des perruques et dos habita pour toutes les difiérentea sortes d'âge : il prenait tantôt l'un, tantôt l'autre, et se déguisait alsofrvont, que non-seulement ceux qui no le voyment qu'en paseant, mais ses «mis mémos, avaient peine A le reconnaitro.» Roll. --Déplus, ItdéptisewuiiU empèdie de voua reconnaître, et le If aeeflirfomieiil de rocoonaltre votre condition.