‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 282 sur 444 · DÉTESTABLE, ABOMINABLE, EXÉCRABLE · texte numérisé non relu

DÉTESTABLE, ABOMINABLE, EXÉCRABLE

Très-odieux.

Détestable , de de testari , téqioigner contre ou d'une manière défavorable, c'est ce qui est digne d'un mauvais témoignage , condamnable , ce qui inspire la détestation^ sentiment de haine tout intellectuel en quelque sorte, qui résulte de l'animadversion , du mépris. On trouve détestable l'action, la chose ou la personne qu'on regarde comme devant être fort désapprouvée et ha!e. Des maximes détestables (Bouro. , Fén.) ; faire de sa fortune un usage détestable (Boss.); la manie de plaider est une folle et détestable envie (Laf.). Qui dit froid écrivain dit détestable auteur. Boil. c Dans ce concile on condamna la sculpture et la peinture comme des arts détestables, v Boss. « Ces évêques condamnèrent la détestable hérésie d'filipandus. » lo. « Les enfants par Voreille (de Vtcok des femmes ) m'ont paru d'un go1)t détestàble. > Mol. « Comment ces détestables fadaises ont-elles pu s'accréditer? » Volt. « Un assassinat rapporté dans TËcriture est aussi détestable que s'il se trouvait dans les histoires des saarages. s Id. « La forme de l'injustice la plus odieuse et la plus détestable est la fraude et la perfidie. » Roll.

Abominable , c'est ce qu'il faut avoir en abonination. Or, dans le style de l'Ëcriture, une abomination est une idole , et avoir en abomination , c'est haïr comme une idole , comme idolâtrique , comme impie : des abominations sont proprement des impiétés. « Le mot d'o&omtnatû)A, dans l'usage de la langue sainte, signifie idole. « Boss. On qualifie donc à*abominable ce qu'on déclare devoir être fort haï comme contraire i Dieu , à son culte , ou comme offensant ce qu'il y a de plus saint, de plus sacré , de plus inviolable, c'est-à-dire, après Dieu, l'humanité, les parents ou la patrie. Déicide (Bourd.), temple (Marm.) , autel ^Boss.) , théologie (Pasc.) , sacrifices (Id.), prières (Bourd.), holocaustes (Volt.) abominable*; un parricide (Volt., ^i-L.j, un inceste (Féif., J. J.), un infanticide (Boss.) abominable. « C'étaient (les habitaAts de

Chanaan) des nations abominables, adonnées â toutes sortes d'idolâtrie, d'injustices et d'impiétés. » Boss. « Les extravagances impies de cette abominable secte.... » In. a Le Seigneur dit à Moïse i Menez le blasphémateur hors dn camp.... Chacun se doit purger de la part qu'on pourrait avoir à un crime si abominable, * In.

Un sentiment injuste, impie, abominable.

Bon..

« C'est ce qui rend vos irrévérences (â l'église) si criminelles et même si abominables : c'est ce qui en fait comme autant de sacrilèges. » Boimn. « Il a fait un livre abominable : c'est un impie , un athée. » J. J. a On leur a assuré que j'étais un homme abominable^ un impie, qui disait qu'il n'y avait point de Dieu. » In. Dans Esther, Hydaspe dit que Mardochée

Est le chef d'une race abominable , impie. R.u:. Et , d'autre part , on traite d*abominables les festins des anthropophages (Marm.], l'esclavage des nègres et les sacrifices humains. « La traite des nègres et leur esclavage sont abominables devant Dieu et devant les hommes. » Lah. « Cet avilissement honteux (de l'esclavage) est révoltant pour l'humanité, mais abomtnobZe 'surtout aux yeux de la religion. » Marm. « On sacrifiait aux morts des hommes vivants.... Les Indiens ont été les premiers à introduire sur la terre , sous prétexte de religion , ces meurtres abominables. * Boss. « Les habitants (de cette ville assiégée) se portèrent jusqu'à cet excès abominable de tuer et de manger leurs femmes et leurs enfants. » Roll. Clytemnestre dit en parlant du sacrifice d'Iphigénie demandé par les dieux :

Les cieox ordonneraient ce meurtre abominable/

Rac.

Exécrable f d*exsecrari, maudire, c'est ce qui est digne de malédictions. Il se dit des choses , des actions et des personnes qui méritent d'être poursuivies, exterminées , foudroyées , accablées d'imprécations et d'anathèmes. En nous elles excitent ce sentiment d'horreur et de grande indignation qu'on appelle ea;^cra(ton. C'est un mot qui convient surtout à l'invective. Dans le Cid , Chimène s'adressant à don Sanche l'apostrophe ainsi :

Exécrable assassin du héros que j'adore ! CoEn. Ya-l-en , monstre exécrable/ Rac.

Ah ! suppôt de Satan I exécrable damnée ! Mol. 0 luxe! maudit luxe! invention do diable! C'est toi qui corromps tout, perds tout, monstre

exécrable/ Volt.

0 Corinlhe! ê Phocide! exécrable hyménée! Id.

«Il est démontré que les anciens Romains ne persécutèrent personne pour ses dogmes. Cette exécrable horreur n'a jamais été commise que par des chrétiens, et surtout par les Romains modernes. > In. <t Les premiers fidèles , regardés partout comme l'horreur de l'univers, et devenus exécrables â leurs amis. » Mass. « Exécrable lampe! maudite lampe ! » Laf. « Que tous les maux horribles de la gi/erre retombent sur la tête parjure et exécrable de l'ambitieux qui foulera aux pieds les droits sacrés de cette alliance! » FéM. Bossuet, parlant de l'assassinat de Henri IV , peint tf l'étonnement , l'horreur et

DEiCXJtlIB PARXffi

riadignalion qve devait inspirer «n coup si loadaia et si ^arable. ■»

Un crime détegtable -est tout ce qu'il y & de ^8 bl&maJile, de plus répribeasible; un crime oboviHMblé, tout ce qu'il f a de plusio^, de plus sacrilège» ou de plus dénaturé, de plus infaumoin; un crime aaE^obls, tout ce qu'il y a de plus iiorribie, 4e plus révoltant, de plus propre à nous soulerer. — On dit un jaloux dé- Usîabk (Laf.)« ^ jalousie est insensée; Vhypoorite Tartufe est un abominable homme (Mûl.)i et Clytemnestie, meurtrière de aon mari, une abominaUe femme (Féx.); ^ scélérat est proprement «x^aUe(J. J.). "^ Saint-Simon appelle les dragonnades de déteUablu moyens de conversion , et il dit ; « Je tiens l'inquisition obominable devant Dieu, et exécrable aux hommes.» — L'anUntion qui va follement ravager les provinces est une détetiable injustice (Fin.) : œ fut une action abominable que celle par laquelle Judas trahit le fils de Dieu (Bourd.); et le massacre de la Saint- Barthélémy est un fdriait à jamais eaierable (Volt. , n'Ai..).

Ces trois acU^ti'^ ^ prennent aussi 4ans un sens moins strict pour attribuer à certaines ohoees, par exagéiation, des qualités très-mauvaises. Alors ddfiestob^ garde sa nuanoe particu- Hère. U se dit de préfièrence des choses qu'on appréoie intellectueUement, qu'on juge , dont on peut faire j>lus ou moins de cas : écriture, vers, style, version âétestabU; expression 4'un goû« déUtiable. Quant à la diflérence entre abominable et esécreble , elle dépend moins d'abominable qui perd ici son caractère religieux , que d*êxécribU auquel reste inhérente l'idée d'une forte excitation produite dans l'âme parla qualité qu'il désigne. La chose abominable se considère en elle-même , et la chose exécrable par rapport à la sorte de réaction qu'elle cause dans l'âme de ceux qui la perçoivent : temps abominable ^ ragoût exécrable. Un connaisseur déclare détestable un vin qui n'est rien moins qu'excellent; les autres hommes , ne le trouvant rien moins qu-exquis, disent qu'il est abominable quand ils veulent simplement marquer sa nature, et exécrable quand ils ont dessein de faire concevoir combien il provoque en eux de dégoût ou de répugnance.

DÉTROIT, DÉFaÉ, GORGE; — PAS, COL.

Espace étroit et resserré sur la surface du globe.

C'est tout ce que signifie détroit qui , comme étroit i vient du latin Mtringere, serrer, presser, étreindre. Il a cela de tout à fait particulier, qu'il se dit d'un espace de mer, au lien que ses aynonymes désignent exclusivement un espace de terre : le détroit de Gibraltar , de Magellan , deliO Maire, de l'Hellespont, de Sicile, etc. Que s'il a indiqué aussi autrefois une partie de terre resserrée entre deux montagnes , il a été vague dans cette acception. Il n'a pas eu , par exemple , la précision de d^/U^, qui exprime un détroit si peu large que les hommes ne peuvent y passer qu'à la file, les uns après les autres. Aussi défilé se mettait-il bien après détroit pour le déterminer ou y ajouter. « Bertrand Duguesclin oonseiUait au roi de Castille de ne point donner de bataille, mais de se rendre maître seulement

dtsdébniU et des défilée par oà il fUlait entrar dans son pafi. > Boss. Dans le Tarage du jetime Ànaehainit^ on lit cette phrase au sujet daa TliarmopylflB z « Tout le détroit ^ d^uis le défUe qui est en avant d'Alpénus jusqu'à œlai qui est au delà du Phosnix, peut avoir quarante-lrait stades deiong.* C'est«à-diFe qu'on donne le; de détroit. k tout k lieu pris d'une manière néiale et indéterminée, et cedui dedéfOék cune des 4>arties ou des chaussées qui ne pooffisni être farcooruBs que par une ssnle penooM da front.

J>éfilé est surtout un terme de guerre , codii^m» du reste le verbe défUer : l'un et l'autue denme^ l'idée é$ troupes , de gens allant à la fM^ « Alexandre battit toi^ours les Perses «n plsûB» et«n défilé. » Fév. On tient ou on pousio l«r ennemis dans un défilé; on les poursuit à trsrflor les bois et les défUée^ ou 4ak s'y engage sei-fliéBa imprudemment; on garde un défilé ou on est pris dans un défilé, m. Montagne presque inaeeessible dont les alliés avaient saisi tous Is pessages. Tenant ces défilés ^ ils ee croyaieDl eu pleine sûreté. > Fén. « Il dit avoir été jusqu'aupvès des enneraia, et avoirvu qu'il n^ ft^tit enoere alors ni retranchements «(»nmencéi, ni défUés^ ni bois , ni ombre de difficulté pour secourir la place. I» ID. « Ces deux grandes années as mit" contrèrent dans les défilés de la Uontagn»- Noire. v Volt. « Le prince de Coudé atteiidil que l'armée ennemie passât un défilé i ScnaC » lo. « Ive eomte de Campo-Santo ne pat arrimr à ce défilé étroit et escarpé où ce furieax eomhat s'était donné. » In. « M. de La Yallièie tenait ainsi, dans un défilé , les ennemis entre dens batteries qui plongeaient sur aux du rivage. » lo. « Léonidas défend le défUé des ThermopyloA. » Com. « Charles KU pouvait marcher à Koccoii par des défilés qui servent de passages aux Tar- Ures : défilés difficiles, à la vérité, et gu'il étcH aisé à l'eniieml de rendre impiaticables. » Id. « Minucius se laissa pousser par les enaeiiua, dons les défilés^ » Vxkt. « Jugurtha attire Aulus , et le conduit insensiblement dans des défilés dont il avait fait occuper las avenues. • In. c Charles Martel poursuivit les ennemis dans Jes défilés des Ardennes. > Boss.

Gorge présente l'image d'un enfoncenant, d'un orifice semblable à celai de la tiorgey sans l'idée de passage , de difficulté et de détresse qui caractérise défilé, «Dès que les collines à droite du vallon font une avance, les collines à gauche du vallon font une gorge. > Bubj. « Ces oiseaai choisissent pour leur retraite certaines gorges bien exposées entre ces rochers, d'où leur est venu le nom de Maucfropps», oorbeaux de% gorges. » In. « Le même vent, qui ne se £ià\ sentir que médiocrement dans une plaine lax^^ et découverte, devient violent en passant par une ^ge de montagne. » In. « Le parc de Montaio* rency , dans le bas , forme une gorge qui s'ouvt« et s'élargit vers la vallée. ■ J. J. « Ces lamant^ tiens partaient d'une gorge de la colUne à quéW que distance de nous. » In. c On établit nae colonie dans une gorge (du Samnium) , qui tiratt son nom de la ville de Vescia. » Rûll. ^ U>si«

SYNONYWS 1 fUmCAXIX DIVERS.

:qi»B <gotrg^ * ^usii laiipoiit A >un pMfaee de troupes, il fait ottoevoir k Imu xloot U s'agit, .MuleneBt oosmia potwaat senrir st niNi coiaine serwÊKû actuellement et spéoiaJbvent à cet usage, c L'année ennemie est obligée de passer dans une gorge profonde èe montagnes. Votre général s*empare des hauteurs , U tient les ennemis enfermés dans un défilé; il faut qu'ils périssent ou qu'ils se rendent. » Volt. Ou Jblen ce que le mot gorge représente proprement, ce a*est pas Te^pace dans toute sa longueur,, ce •n'en est qua k commencement ou U Jn, i'on-l tfêe'Oa la sortie, remhouohure ou ledéboucké. « Le consul Iftinucius s'étant «ogi^ dans un 4c(/fl^, les Liguriens s'emparèrent de l'issue par où il lui failaii sortir. Hinucius voyant le chemin Xerméjiar devant, se mit en devoir de retourner fliir ses pas; mais une partie àe leurs troupes avaient aussi boudi^ la f or^e par où il létaitien* [ tré.*Jleix.

JVm et col n'appartiennent point au langage commua. Ce sont des termes de géographie qui ne se mettent qu'avec des noms propres : le pas de Suae , le eol de Tende. Qn attire des ennemis .dans des ^/Uét^ et non dans des pas ou dans des eok; des proscrits .se cachant dans des gùrgei de montagnes « et non dans des pofou dans des tois de montagaea.

j^of etcoJdifTèrent aus&i. Pa* est d'un usage plua général. Notre langue reconnaU des pas tfsDs <lous les XevapB et dans toutes sortes de pKys. Le pot des Thersiopyles (Voit^, le p<u des Fomches Gaudines (Font.), le pas de Sucques eaice les monts Hémus et Rhodope (GovD.), le pas de la GiliciiB (R01.L.), le peu de SuzB (FÉH. , Volt.) , le pet de YiUeIrancbe en Piémoiit (Volt.); il y a pr<ès de Pietra-Santa , en Toscane, un passage appelé le Pos-de-Biche (B06S.J. liais on ne se sert du nom de col qu'en pariant des Alpes et des Pyrénées considérées dans les temps modernes. Le col de Tende (Volt.) et le eol d'Exilés (Id,) se trouvent dans ifis Alpes; le eol de Pertuis (Lbb.) mène de France en Espagne par les Pyrénées. Outre cela, le pas , lieu où l'on passe , peut âtre situé entre hs pieds de deux montagnes ; le col , au contraire , comme le cou dans le corps de l'honune , est presque au sommet, immédiatement au-dessous de la tète; le col de Tende a ,1106 mètres dejianteur«

SÉimUlKE, EXTEBUINBR, AMUR, .ANAaXm. Faire qu'une chose cesse d'exister, 21e soit plus.

DéÉndre , de de; Imere , défaire , décomposer , dècoDstruire, c'est ôter violemment Texistence à quelque chose qui fait corps, qui est organisé ou forme un système , en dérangeant l'économie de ses parties, en rompant leurs rapports de manière que la chose perde sa forme et par conséquent ne subsiste plus. Pour cela ordinairement on fait tomber (voy. Abattre , renverser , riMiier , d^lrutre). Détruire un bâtiment ou un édifice , une ville , une église , une digue , un eystème, une société, des artifices, la construction d'une phraee , etc. — Ensuite , détruire se fceod dans une acoention trés-àtendue , exprime

•l'idée oammime à tous oes Yerbos de la manite 4a pliiajgéttéffale«j8l peut senrir à dé&ïir les ânûe

Exterminer vient du latin exterminant, en* ▼oyer au.dalA des oouAns i»u du lerritoire^ bannir, daxiler. C'est le seps que des poètes iui .ont -encore dcoué dans fiotre langue.

Du nIHeu ie «um peuple «flr«vvmiMs Iflt «"iHiee.

Bac.

Stuerminez, grande dieux» de la terre oA nous

.sommes Quiconque ATQc plai«lr répand le saag.des homme».

VotT.

^ Le plus eonveatiOft entend par ^e^terminer détruire ou plutôt ifaôe périr 4es hommes ou dsm aninutux « Un Etat qui en a conquis un autre^ ou détruit la société et la disperse dans d'autMs, ou eelenntfie tous les citoyens. » Montbsq.— Silais œ n'est pas faire périr simplement, c'ait faire périr sans retour, sans reproduction pos* sible, radjealement, de façon que la raoe soit éteinte.

On doit de loue les Jaifs extermimsr la noe. ftAC. AUet, pères ceniorits , retoornei au sénat, ;I1 ne mVi]y;HuUenl plus d'oser y prendre place : Allez 9 exterminez ma criminoUe race.

(Bralos.) Voit.

« Toute la maison d'Achab fut exterminée. 9 Boss. a Les Juifs tût^ours estormtn^^ et toujours renaissants. » Montxsû. < Ils conjurèsent contre le roi , le tuèrent et exterminèrent toute lafamiUe royale. » Id. c Ce u'élait pas A quelques sénateurs que Galigula en voulait , il tenait le glaive suspendu sur le sénat qu'il menaçait à^exter^ miner tout entier. » Id. « Jésus-Christ a ^exterminé l'idolâtrie extérieure ; mais l'intérieure repousse encooe de tous côtés. » Feu. « J«es prévôts, ces magistrats orées pour poursuivre les voleurs et les exterminer, m Labr. « Matius extermina les Cimbres (Volt.). Exterminer lae loups d'une forêt, une troupe de jnalfaitenrs ou d'assassins (Acad.). — Enfin, V extermination est une action toujours volontaire, faite pour punir , ou inspirée par quelque violente passion^ comme la vengeance ou la colère. < Les Romains ont prêté leurs mains A la vengeance divine (contre les Juifs) et ont ext^min^ ce peuple ingrat. » Boss.

lia haine est inlesible, ainsi qae sa colèfe ; Pour lentrer dans la Mecque il doit m'«r<f rmianv

V01.T, 0 monstre que les dieux devaient exterminer! Iji. Je sois exterminé^ si je ne liens parole I Mol.

a Un accès de fureur me reprit. Ami, m*écriai-je, allons exterminer ces troupeaux. » Montbsq.

Abolir i de ab, qui marque privation, et de olor , odeur , exprime , ainsi q}]^ exterminer , une espèce par rapport à détruire , mais une espèce différente î c'est détruire, non pas des êtres animés, les faire périr, mais des choses qui ont cours, qui sont en vigueur, en vogue, ou pratiquées, et c'est les abroger, les annuler, les mettre hors d'usage, les effacer, faire en sorte qu'elles ne soient plus reçues , qu'elles ne valent plus rien, qu'il n'en reste plus d'odeur ou de trace. On oMit des lois, des coutumes^ le duel

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