‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 283 sur 444 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

une religion , l'idolâtrie , la royauté , des cérémonies, des sacrifices, des honneurs, des im* pots, des dettes, des traditions, des franchises, etc.

Anéantir^ réduire à néants à rien, dit plus que détruire ; car c'est supprimer et faire disparaître la matière même des choses, a On ne saurait imaginer que Dieu anéantisse toutes les montagnes de la terre , et que , nonobstant cela , il y laisse toutes les vallées. » Dssc. — Ce mot s'emploie principalement en parlant de certaines choses métaphysiques, indépendantes de toute idée de matière et de composition, et qui, d'ailleurs , ne sont pas de celles qui sont de mode , admises, autorisées ou pratiquées parmi les hommes. « La piété chrétienne anéantit le moi humain. » Pasc. « L'âme entre dans des humiliations et des adorations profondes. Elle s'anéantit en la présence du créateur. » In. c La beauté et la jeunesse ont fait naître la passion qu'on a pour les femmes , il est naturel que le contraire l'anéantisse. » Laf.

Oui, Rome n'était pins; oui, sous la tyrannie L'augoale liberté tombait anéantie. Volt.

« Le présent qui s'enfuit est déjà bien loin , puisqu'il s'anéantit dans le moment que nous parlons. » Yém, — Souvent aussi anéantir est une expression hyperbolique dont on se sert pour signifier détruire , exterminer ou abolir totalement, absolument. « Détruisons l'idole des ambitieux; qu'elle tombe anéantie devant ces autels. » Boss. • La loi positive peut modifier la loi naturelle , mais elle ne doit pas Vanéantir. %

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