‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 284 sur 444 · COND · texte numérisé non relu

COND

Eh 1 qui vous répondra qae lui-même aujourd'hui

Ne vienne exécuter sa sanf^lante menace,

Et des Aamonéens anéantir la race?

(Narbas parlant d'Hérode, dans Mariamnê,) Volt.

BEYIN , PROPHÈTE. Au devin et au ffrophète «st attribué un don de connaître surnaturel.

Hais le det^tn n'a aucun caractère sacré, au lieu que le prophète est ou prétend être inspiré de Dieu. Les Juifs consultaient quelquefois des ikvins , espèce de magiciens ou de sorciers , quoiqu'ils eussent des prophètes. C'est ce qui arriva à Saûl. « Le prince doit éviter les consultations curieuses et superstitieuses: telles sont les consultations des devins et des astrologues. » Boss. c Qu'il n'y ait ni enchanteur ni devin, ni aucun qui se mêle d'évoquer les morts. » In. t Le prince doit exterminer de dessus la terre les devins et les magiciens, s In. a II y a ici un vieux honune qui dit qu'il est un grand devin : je n'ai pas de peine à le croire , car il a l'air d'un sorcier. » Dest. — Que si parfois devin signifie aussi un interprète de la divinité, ce n'est jamais qu'en parlant de l'antiquité païenne. « Chez les Romains , les devins qui suivaient toujours les armées, et qui étaient plutôt les interprètes du général que des dieux , inspiraient de la confiance aux soldats. » Mositesq. Le dectn Amphiaraûs (FÉN.), la devin Tirésias (In.).

Dans le langage commun , quand il est question de personnes de notre temps « dertn , de divinus , semblable à un dieu , a un sens très -étendu. Le dertn a la faculté de découvrir ce qui est caché

ou obscur, de pénétrer tous les secrets » qu'ib soient relatifs au présent , au passé ou à l'avenir. A moins qu'être devin ^ l'on n'y peut rien comprendre. Lar.

LA. aanccRB.

Quelque chose tous trouble.

l'étoili.

Eh ! ce n'est pas grand'chose.

LA &AIfCDNB.

Sans être un grand dwin^en crois savoir la cause.

Id.

« On me demande qui était l'homme au masque de ier ; je ne suis qu'historien , je ne suis point devin. « Yolt. « J'ai reçu un présent de chocolat qui vient d'une main libérale et inconnue. Je ne veux rien deviner, quoique je sois un peu devin. » FÉN. c II ne m'a pas dit ce que r^nfeimait cette boîte; cependant je crois le savoir; car dans nos régions du nord nous sommes tous un peu devins. » Makh. — Le prophète, «pofiini;, de itpà, d'avance, et 9T)(Ai,}e dis, prédit seulement, ne révèle que ce qui regarde l'avenir. < Quant à la prophétie de Jean-Jacques , il se peut qu'il ait exalté son âme jusqu'à lire dans l'avenir : il a tout ce qu'il faut pour être prophète; mais pour le passé et pour le présent on avouera qu'il n'y entend rien. > Volt. « Le jésuite Alagona avait, dit-on , prédit dans Naples la mort de Henri IV. Les jésuites n'ont jamais été prophètes; s'ils Ta. valent été , ils auraient prédit leur destruction. > In. c Sans vouloir faire le prophète^ j'ose bien Vous dire avec confiance que la piété du roi mettra fin à ee grand ouvrage. » Boss. c H. Despréaux assura que vous seriez un jour très-digne d'être aimé de tous mes amb. Vous savez que les poètes se piquent d'être prophètes. > Rac. c Un homme sage qui voit une affaire conduite avec passion et mal concertée peut être prophète sur l'événement. » Roll.

« Le devin découvre ce qui est caché; le prophète prédit ce qui doit arriver. La divination regarde le présent et le passé; ia prophétie a pour objet l'avenir. » Gir.

DEVOIR, OBLIGATION (CHARGE). Ce que nous sommes tenus de faire, ce à quoi se conforme une volonté raisonnable.

Devoir est absolu, obligation relatif. On dit absolument le devoir , comme on dit le droit , le juste , l'honnête : immoler le bonheur au deroir (J. J.); l'amour du devoir (Mass.); tenir ou contenir les peuples dans le devoir (Bourd. , Boss.). On dit d'une manière relative une obligation de conscience, Vobligation spéciale de faire telle chose dans telles ou telles circonstances.

Ce qui est vrai de ces mots grammaticalemeat l'est aussi quant au sens : le devoir est absolu, Vobligation est relative. Le devoir est une chose; Vobligation en est la qualité , qualité susceptible de degrés, çt qui consiste à nous lier, à mettre notre volonté dans la dépendance. Aussi dit-on très-bien , Vobligation du devoir ou d'un devoir. « Bien peu y a dans les cours de fidèles serviteurs qui osent dire aux princes Vobligation de leur devoir. » Charr. « Il est des devoirs dont ton &ge et ta vivacité, mon fils, t'empêcheraient de sentir toute Vobligation. » Bbaum. «De peur que vous ne croyiez que le devotr de la charité soit

SYNONYMES A RADICAUX DIVERS

pea nécessaire, J. C. en établit Vobligaiion. » Boss. « Une âme revenue de ses égarements n'attend pas toujours Yobligation inévitable du devoir pour agir. » Boord. « Je me propose d'établir Vohligation de la loi du jeûne, contre ceux qui en violent le devoir. » Mass.

Hais V obligation, comme le devoir y peut se prendre aussi objectivement pour la règle même qui est à suivre. Alors encore elle est relative , c'est-Â-dire qu'elle est de fait et d'institution, comme la loi positive , et non essentiellement , par la nature des choses : c'est un règlement plutôt qu'une règle. « Les peuples, au commencement du moyen &ge , n'imaginaient pas avoir à remplir des decoif» respectifs; et les citoyens n'imaginaient pas davantage qu'il fût de leur intérêt de se lier par des obligations réciproques. » Gond. £tant relative et de fait, VoUigation est aussi plus particulière et quelquefois moins stricte que le devoir, < Ce sont les puissants qui négligent presque toujours de se faire instruire, et de leurs obligations particulières, et même des devoirs communs de la piété. » Boss. « Le monde n'estime jamais véritablement que les magistrats qui r^ardent robltgatton de le fuir comme une parlie essentielle de leur devoir. » D'Ao. On dit , nos moindres obligations (Mass.), nos plus légères obligations (Id.). « Que le repos du dimanche soit perxm's , mais non commandé : quelle loi que robii^ation de ne rien faire! » Volt. Le devoir, selon Girard, dit quelque chose de plus fort que Vobltyolion.

Enfin , Yobîigation est relative en ce sens qu'elle se considère par rapport à nous , et non en soi. Nous sommes dans Yobligation de remplir les devoirs de la probité, de l'amitié, et les autres. Les obligations sont indispensables , les devoirs essentieb. « Dans toutes les magistratures dont j'ai été honoré, dit Cicéron, j'en ai toujours regardé les devoirs comme des obligations sacrées et religieuses. » Roll. « Ce sont les obligations d'une âme innocente , de remplir avec courage les deroîV* pénibles de son état. » Mass. •. On préfère les pratiques eitérieures de la piété aux devoirs les plus essentiels; mais on blesse la justice en leur donnant la préférence sur les obligations les plus indispensables (Id.).

DLkBLE , DÉMON. Malin esprit , ange' déchu et ennemi du genre humain, qu'il cherche à perdre en le tentant.

Diable vient de 8ia6oXo;, qui n'a jamais eu en grec l'acception du mot français , et qui a signifié proprement calomniateur, de 3wi6àX>.eiv , décrier, tromper. Mais démon a été tiré du grec Miuav, génie bon ou mauvais, dont le sens a influé sur celui de son dérivé français.

Diable est l'expression rigoureuse : il se prend

I . Les devoirs on les obligations pénibles sont proprement des charges. « Dan» la loi nouvelle noui tommei chargés d'une obligation plus précise d'aimer; nop chargés , car ce n'est pas une charge , mais Paliégement de tous les fardeaux. « Boss. « Dieu vous a du : Prenez celte condition , mais prenes-la avec ses charges,- il y a des profits et des honneurs , mais U y a aussi des travaux et des soins ; je veux que vous en porties la peine et le fardeau. » BooaD.

toujours en mauvaise et très-mauvaise part. Le diable est l'antagoniste de Dieu , celui dont le nom propre est Satan. Un démon est ime sorte de diable , un diable qui n'est tel que par ressemblance ou par emprunt. On dit plutôt le diable , l'être malfaisant que tout le monde connaît et qui a l'enfer pour séjour, et un démon ou des d^mofif , un être ou des êtres qui tiennent da diable, qui en sont les agents ou en partagent les fonctions.

Ifonsieur, un homme noir et d'habit et de mine Est venu nous laisser, jusque dans la cuisine , Un papier griffonné â*une telle façon , Qu'il faudrait pour le lire être pis qu'un démon. C'est de votre procès, Je n'en bis aucun doute; Mais le diable d'enfer, je crois , n'y verrait goutte.

Mol.

c Implorons les lumières célestes pour découvrir les fraudes du diable; et contre la malice des démons demandons l'assistance de la sainte Vierge. > Boss.

Quoique diable s'emploie quelquefois au pluriel, il ne se spécialise pas comme démon: il y a différents d^mofu, ainsi que différents génies, mais non pas différents diables , le démon de la guerre , le démon de la discorde , celui de la jalousie , du jeu , etc.

Dans toutes les expressions où les deux mots peuvent également se mettre , d^mon est conune le diminutif de diable. Un enfant fait le démon, c'est un petit démon; des libertins font le diable dans un café, ce sont des diables déchaînés.

Et pour achever mon sermon :

Je te liens pire qu'un démon , Pire qu'un diable qui t'emporte.

Toi, ton fils, toute la cohorte.

(Didon à Enée.] ScAaa.

Au figuré, diable dénote de la méchanceté, et démon de la malice ou même de l'esprit simplement.

Une autre différence, non moins grande et non moins véritable , consiste en ce que diable désigne le personnage , et démon son esprit. On croit voir le diable, on est inspiré du démon; on est

et de son empire (Id.). « Si l'on venait reprocher à la devineresse que le contraire de ce qu'elle avait prédit éuit arrivé, elle répondait froidement qu'il fallait s'en prendre au démon, qui, malgré la force des conjurations, avait quelquefois la malice de la tromper. Lorsqu'elle croyait devoir faire paraître le diable dans ses opérations, c'était Torribio Scipion qui faisait ce personnage.»

Les

DIAPHANE, TBANSPARENT. Adjectifs servant à qualifier les corps qui sont clairs et non pas

opaques.

Diaphane est emprunté du grec, et transpa rent formé du latin. De là vient au premier une certaine supériorité de noblesse : il n'appartient pas proprement, comme le second, à la langue commune , mais au langage savant de la physique , et il convient également en poésie ;

L'aUégorie habite un palaU diaphane. LawiEaaa.

DËUXiËMS PARTIS :

a. Diaphane est un tenue de physique, quelquefois adopté par la tpoésie ; transparent est le lenne ▼ulgalre et généralsineiut employé.» R0113.

Mais uoe différeaee plus essentielle résulte de l'étymolegie de xes mots. Diaphane, de 5ta, à travers, et deçatveiv,, briller, se dit du corps à travers lequel la lumiène bnlle. Jran^arent , de 4rang^ à travers^ et parent^ paraissant, apparent , qui se montre , qualifie le coips À Araveis lequel les objets paraissent. — Le corj>s diaphane n'intercepte pas le jour : a La lumière j)énètre tous les corps ûinfihanes,'^ Agad. Le ocfrps transparent n'empêche pas la Tue: c La membrane de cette petite bourse , qm est Pamnios (daas .un œuf vu au mtoroscope) àiànX toès-mince et transparente laiise Toif aisénant le ioetus qtt'«lle enveloppe. * Buff.

Une feuille de papier ou de parchemin est diaphanes le verre d'une montre ou d'une eslampe est tnan^^rail. L'eau, celle de la jner, par exemple , est diaphane de sa nature; elle n'est dite transparente que.quaxul on veut exprimer qu'elle laisse voir ce qui est au-dessous : l'eau d'un ruiaceau clair et peu profond est transparente, car, à travers, on aperçoit le sable et le gravier sur lequel elle roule. Une ombre est proprement diaphane, quand ^lle ne supprime pas toute lumière,; un voile est proprement transparent, quand il ne «acbe pas tellement bien, qu'on n'entrevoie eequ il couvre. « Le style fin a son demi-jour, le style délicat a son voile; mais c'est dans le eecret de rendre les ombres diophanes , le voile transparent , que consiste l'art d'être fin et délicat sans être obscur. » Marm. ^ Au figuré celte différence «st frappante de vérité. Diaphane se dit par exagération et en plaisantant d'un homme si sec et si décharné qu'on .voit en quelque sorte le jour à travers. Dans le Démocrite de Regnard^ Strabon se plaint ainsi de sa maigreur :

Je suis an parchemin^ mon corps est diaphane. Voltaire de même : a Je suis plus diaphane et plus maigre qu'aucun des anciens disciples de Loyola. » Un homme est transparent , quand il laisse lire à travers sa poitrine. « Les indiscrets ne remuent pas les lèvres , et on les entend : -on lit sur leur front et dans leurs yeux, on voit au travers de leur poitrine , ils sont transparents. » Labr. « Le duc de Bourgogne ne souffrirait pas d'être si transparent à mes yeux. » S. S.

DICTIONNAIKE , VOCABULAIRE. GLOSSAIRE.

Ouvrage où un grand nombre de mots sont rangés suivant un certain ordre , pour les retrouver plus facilement lorsqu'on en a besoin.

Dictionnaire est, de ces trois termes, celui dont la signification est la plus étendue. Outre les purs dictionnaires de mots, qui semblent différer très-peu des vocabulaires et des glossaires, il y a des dictionnaires qui sont des recueils faits par ordre alphabétique sur des matières de littérature, dTiistoire, de sciences ou d'arts. ( Dictionnaire raisonné des arts et des sciences. » Acad. « Dictionnaire des grands hommes. * Volt. « Je ne veux parler ici que d'une nouvelle espèce de dictionnaires historiques qui renferment des mensonges et des satires

par ordre alphabétique : tel aat le Dietionnake historique t littéraire et critique , contenant uxb idée abrégée de la vie des hommes illuitros en tout genre , et imprimé en IT^Si. » In.

D'un «autre c6té, lorsque dictionnaire ae preoid dans Vacception étroite de ses deux synonymes, il exprime simplement Tidée gui est commnne A tous les trois.

lie vocabulaire est moindre que le âtcftoimonre. Les mota s'y trouvent sans explications on vnc de plus coortes explications. Rivarol a laissé le prqJQt d^un dictionnaire français où il dit, entre autres choses : « ^otre intention est de renvoyv dans un troisième volume tous les termes pur»ment techniques^ mais ce ne sera qu^un simple vocabulaire sans descriptions et sans définitioos; chaque terme y -sera simplement attribué à ta science, à Fart, au jnétier auquel il appartiendra. > — Le vocabulaire est moindre que le Hietûmnairej dans un autre sens, c'est- i-dire plus particulier , ne comprenant qne les mots d'un idiome , ceux qui sont employés par une espèce d'hommes, de savants ou de science : le vocaXmlaire de l'enfant, celui de la chimie, des mathématiques, etc. R Les -petits voleurs. ont entre eux un dictionnaire , qu'on a même imprimé dès le XVI* siècle; et dans ce vocabulaire , qu'ils appellent argot , les mots de vùU larcin, rapine, ne se trouvent point. 9 Volt. « Voici encore un mot {hyperbolique) pour Je dictionnaire. Hélas! pour parler de ma destinée , il faudrait un vocabulaire tout nouveau , qui n'eût été composé qae pour moL s J. J. a Les termes de la langue de la botanique forment un vocabulaire à part que vous ne sauriez entendre, s'il ne vous est préalablemeot expliqué. 9 In. — Enfin, Voltaire attribuant à vocabulaire , contre l'usage , le sens généra de dictionnaire , lui fait représenter quelque chose d'inférieur, de vil, de méprisable. Il dit en parlant d'un certain dictionnaire historique. « L'auteur ou la petite horde d'auteurs qui ont broché ce vocabulaire d'inepfies , dit....*

Le glossaire^ glossarium, du grec fXSffvs, terme obscur, suranné ou emprunté à une langue étrangère , est un dictionnaire érudit. Il ne renferme que des mots peu connus , barbares ou surannés. Les célèbres glossaires de Ducange sont utiles pour l'intelligence de tous les usages du Bas-Empire et des siècles suivants. Lamonnoye ajouta à ses Noëls un glossaire bourguignon pour les faire mieux entendre. Nous ne pouvons guère comprendre Rabelais sans un glossaire. 2 Le glossaire des lois anglaises (que l'on trouve dans le recueil de Guillaume Lambard : De prisas Ânglorum legibus) nous dit que ceux que les Saxons appelaient copies furent nommés par tes Normands comtes, compagnons, parce qu'ils partageaient avec le roi les amendes judiciaires, s MoNTESQ. Vertot parle de la coiffure des femmes de son temps , dont les pièces étaient distinguées par des noms si bizarres et si ridicules , «que nos neveux et la postérité, dit-il, auront besoin d'un glossaire pour expliquer les usages de oea différentes pièces, et l'endroit où on les plaçait.»

DIFFÉRENCE , IHSSEMBLAACE . MSTAKCS , DISPROPORTION, IPfÉGALtTÉ, nrSPAniTÊ, Va-

SYNONYBES À KJLDICi.lIX DIVERS.

^n(Hf, SÉPARATION). Qaalilé qui ampèche les Choses oa les pecnoDes^d'étie lés mèmes«

La dilfémnce est ^Mnetive : «lie *oonilitue rittâMdualité ^ IVni^natitA , et consiste «n quelque chose Ae catrastèristiqBe qoi ne permet fias la contoion.

Hes dlenz que 'Bout ^aerreiii conndsla âiffênmm»

« ▲ mesure tpflmi a plus d'esprit , on trovre -qv^iX' y a pi» d'hommes -origisaiiz ; les geis da corn- -mun ne tnravent pas de ûifférenoê «entre les, bosniBea. * Pasc « Je ssia -con^ien il y a de dt^ ffrefioe entre écrire un mot 4 raventuve «t aper-, «eroir dans ee mot une «uHe admirable de consé-i qnences. » Id. « ¥oir deux objets A la 'fois, oe n'est pas voir knn rapports ni jager de leurs diffSrtneet. i» J. J. « Suivant Platon, il n'y a de àifférmce d'un sexe à Vautre que calle de la forée, s Ljkh. — Du reste, e^est •détona oea mots le plus génénA.

La dissemblance est apparente, visible, relative à la forme. Il y a ûifféHnœ , «mais «non pas âislemMaiwe entre xine Ifigure humaine et une figure en plfttre qui la veproéuit exactement. Deux triangles rectangles peavent iNj^iA^ 'beaucoup, quant à la ^grandeur, par exemple, sans -être pour cela (àiêsernblabla, — MHst0iMamce exprime plutôt un rapport extérieur de mœurs, de conduite, de discoura, an lieu que différtnce peut aussi bien désigner un rapport intérieur ou métaphysique. Le juste et Timpie :ont ides mceurs bien dùsmkbèabtts et des fortunes bien diffénntes (Mikss.). « Paat-il s'étonner 'que des manières de Tivre ai ditsembktbUs produisent des effets si 4ilfénnis^ v J. j. -^ par suite, dissemblante signifie une ê^érence eupetficielle , légère ou petite. €c 6i l'on veist attribuer les petites distembkmtee qui sont entre le rollier de Ifindanao et ierollier d'Angola, A la différence de l'Age, c'est le dernier qui sera le plus vieux. » Buff.

La dijtofice est grande et raâme très-grande. « Gomment oser comparer le fils de Sophronisque -au "fils de Marie? Quelle 'distanee de l'un A l'an- •tre1 » }. J. « D'où vient cette distanee si prodigieuse entre la Phidte de Raôine et celle de Pradon ? » Volt. « Quelque imparfaite que soit cette imitation, elle fait entrevoir la distance immense qui était alors entre les Italiens et toutes les autres nations. » In. « On est étonné , quand on voit ces héros seuls et sans armées, combien il y a de âistanee entre un général et un grand homme. » Roll. « Pu créateur A la créature la distance est- infinie. » AcAn.

La disproportion est aussi une grande âiflélence, une différence totale. « On a vu quelle est la totale différence de la nature des anciens parlements de ^France et de ceux d'aujourd'hui , et quelle est la distance et la diâproporHon des matières , des membres , du pwivoir de ces anciennes assemblées, d'avec celles et ceux d'un simple tribunal de Justice. > S. S. « On ne peut Âen jouter A Têtre par soi : la distance et la lUfproporlion entre de telles parties serait in§ttte. » PiN. Mais œ n'est pas précisément grande ou très-grande ; c'est trop grande . excessive ou

défectueuse , ^'eat la dtepVDporti'on. k Lagranàe disproportion ides fortunes produit trop souvent,, d^n côté l'insolence, et de l'autre rhumiliation.» La<s. a Rien ne porte davantage à rire qu'une âispfoportion surprenante entre ce qu'on entend et ee qu^oa «oit » Pasc. « La nature occasionne les combats de ces oiseaux (les combattants) par un de ses excès , c'est-à-dire par la dtspfoporttoi» qu'elle a mise dans le 'nombve des niAles et das -femelles de cette espèce. » Boff. DisproportiMi choquante (Acan.) , étcange ^Labr. , Boas).

L'wt(^lii^ «est. quantitative, relative A la grandeur ou au degrt , indiquant qu'il y a plus ou moins d'un c£téiqus:de l'autre. « Des tribus ree^ taient toujours ran roâme état, tandis que oeUe des étmgefrs croissait sans cesse ; Servius rem^ dia à cette tnégaHé, » J. J. Inégalité d'ftge , de forces , de puissance , de fortune ; l'tn^^a^tl^ daa conditions. « Les faibles réunis ont établi une intégdUU de caovention dont la force a cessé d'être ;le principe. « D'Al. «Malgré Viiniga\ikéà9& forces , il combattit et fut victorieux. » <Bouan. « Dans toute institution politique , c'est de VvU- •galU^ naturelle des 'facultés de chaque indiwdu tpi'eat née Vinégaliié sociale. ■ Lah. « Rapport d'tn^^olf t^ du plus au moins entre deux objets.* Mars. « Un point sur lequel les parents ne ^observent pas assez , c'est Vinégalité de leure inclinations personnelles pour leurs enfants. » lo.'»- D'ailleurs, Vinégalilé peut avoir lieu, non pas d'un objet A un autre , mais d'un objet A luîmôme : inégalité d'humeur, de style, de courage; avoir de Vinégalité dans le caractère. « Vinégalité qu'on remarque dans le courage d'un nombre infini de vaillants hommes vient de ce que la mort se découvre différemment à leur imagination, et y parait plus présente an un temps qu'en un autre. » Laroce.

La dieparité est comparative : elle suppose un rapprochement exprès fait par quelqu'un entre les choses ou les personnes. « Il est certain qu'ôtant l'extrême disparité des deux républiques , la bourgeoisie de Genève représente exactement le patriciat vénitien. » J. J. « Les dispa- -rités qui éioignent des rolliers le roUe de la Chine semblent le rapprocher des geais. » Bo'pf. a La petitesse de la taille n'est pas le seul trait de dtiparil^ qui distingue ce guêpier du précédent.» Id. « M. Edwards voyait tant de traits de ressemblance entre ce coucou du Bengale et celui d'Europe, qu'il a cru devoir indiquer spécialement les traits de disparité qui en font, A son avia, une espèce distincte. » In. « On voit combien est faux le parallèle hypothétique qu'on établit entre Elisabeth et Athalie : la disparité est complète. » Lah. « Il faut soigneusement observer la disparité des mœurs dans les comparaisons du théâtre ancien et du nôtre. » Id. « J'ai marqué la dïSérence du point de vue général sous lequel Corneille et Racine ont aperçu la tragédie. Si je les compare dans les caractères, je trouve à peu près la même dtjpart<^ et la même balance, s Id.

La variété est multiple ou collective : elle résulte d'une pluralité ou d'un assemblage de choses dissemblables dont les nuances produisent d'ordinaire un ellet agréable. « L'altrait de la

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