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DEUXIÈME PARTIE

se forme que dans le temps et par le moyen de l'incubation. « L'effet de l'incubation se borne au développement de Venibryon du poulet qui existe tout formé dans la cicatricule de l'œuf fécondé.... Le troisième jour on aperçoit des veines et des artères sur les vésicules du cerveau... : enfin on voit tout le corps du fœtus, comme enveloppé d'une partie de la liqueur environnante. » Buff. « Près du trentième jour , tout le corps (de Ten* faut) s'achève, se parfait, articule, organise, dont il commence n'estre plus embryon, mais capable , comme une matière préparée à sa forme, de recevoir l'&me. » Gharr.

On dira bien qu'un fœtus meurt en naissant (VoLT.)i qu'il a ou qu'il n*a pas d'idées (In.}; c'est déjà un petit homme. Mais le mot d'embryon n'est d'usage que pour indiquer le commencement , l'ébauche du fœtus , un point animé et brut où rien n'est distinct, et même quelquefois le germe simplement, c Si le Verbe était caché dans le sein de son père, ce n'était pas en puissance comme l'enfant est dans le germe et dans Venibryon, mais en effet et en acte, comme il est après sa conception ou sa naissance. 9 Boss.

ÉMISSAIRE, ESPION. Agent secret au service d'une puissance, d'une cour, d'un prince, d'un général d'armée , d'un chef de parti ou de cabale. Vémissaire, latin emissarius, envoyé de ou par ( e missus) , diffère bien de l'efpion : il joue un rôle moins odieux , plus étendu et plus actif. Ce qui prouve d'abord qu'il est moins odieux , c'est que le mot émissaire ne se prend pas aussi essentiellement en mauvaise part que celui d'espion, « On peut quelquefois, pour de bonnes raisons, aller aux sermons des faux pasteurs : c'est ainsi que nos missionnaires mêmes y vont on y envoient des émissaires de confiance, pour savoir ce qu'on y enseigne et qui mérite d'être réfuté. » FéN. Vémissaire agit quelquefois ouvertement; il n'y a de secret que ses intentions ; ce peut être un négociateur subalterne qu'on n'est prêt & désavouer dans le moment, qu'afin de ne pas compromettre le succès de ses démarches. Vespion se cache toujours; on ne se doute pas qu'il est là, furetant et écoutant tout ce qui se dit ; s'il est découvert , il y va de sa réputation ou même de sa vie , c'est un homme vendu , un délateur , un traître , qui abuse de votre confiance et pénètre dans vos secrets , afin de les révéler.

D'autre part , le métier de ï émissaire n'est pas aussi borné ni aussi passif. Vespion, en latin speculator (de spicere, regarder, épier), épie et rend compte. Vémissaire fait des propositions et des ouvertures, sème des bruits et des alarmes, sonde U disposition des esprits, cherche à les gagner , les tourne , les excite , les soulève et se tient prêt à tout événement. Ce n'est pas seulement un observateur et un rapporteur ; c'est presque toujours un machinateur ou un intrigant. Qui ▼eut savoir se sert d'espions ; qui veut fomenter se sert à^émissaires, Vespion fournit des enseignements, c'est une sorte d'éclaireur; Vémissaire prépare les événements, le succès des affaires. La police a toujours des efpioni; la politique extérieure a quelquefois des émiuaires.

« Jean Lion fit entendre au peuple, par sei émissaires , qu'en ruinant les blancs diaperoos on détruirait les privilèges. » Boss. « Nos frontières sont pleines d'émissaires du parti (janséniste), qui font passer avec sûreté, de main en main , tout ce qu'ils veulent (en fait d'écri s) depuis la Hollande jusqu'à Paris. » Fén. « Par ses émissaires secrets, Louis XI souleva les Gantois contre Maximilien.» In. «Les émissaires, postés en différents endroits sur son passage, excitent la canaille à l'applaudir. » Yauv. « Christiem fit publier une amnistie générale , en forme de manifeste, que les émissaires de l'archevêque répandirent avec soin dans toute la Suède. * Yeit. « L'abbé' Dubois n'y voulait pas trop paraître, mais il faisait agir et se tenait derrière la tapisserie , d'où il dirigeait ses émissaires, » S. & « Les chefs du parti détachent des émissaires et tournent les esprits à faire tout ce qui leur convient. » In. « Par le moyen de leurs émitsaim les Perses débauchèrent la plus grande partie des confédérés. » Roll. « Les émissaires que Cyns avait à la cour ne cessaient de répandre dans le public des discours qui préparaient les esprits aa changement et à la révolte. » In. « Il ne manquait à César que le diadème et le titre de roi qu'il essaya en vain , par ses émissaires y de se Cure a^ corder. » In. « Lord Hastings fut sondé par les émissaires de Glocester. » Volt. « On acceptait ces conditions , quand des émissaires de Hollande vinrent en empêcher l'effet avec de l'argent et des promesses. 9 In. « Les émissaires de Louis XIY fomentaient en Hongrie les troubles de cette province. » In.

U est mon complaisant.

Mon émissaire; et c'est lui qui répand Par son babil et sa folie utile Les bruits qu'il Haut qu'on sème par la ville, lo.

« Le roi , averti par ses espions du dessein de l'ennemi , se tint en défense. « Boss. « Cet homme vint offrir à Braminte , de la part du roi ennemi, des biens et des honneurs immenses , s'il voulait lui faire savoir par des espions tout ce qu'il pour* rait apprendre des secrets de son roi. » F^. < Narbal craignait que je ne fusse découvert ptf les espions du roi , qui allaient nuit et jour par toute la ville. » In. « Ceux dont on avait entouré Julien étaient des espions qui devaient l'observer. » CoNn. < De vils espions à gages étaient chargés ici même d'épier toutes mes paroles pour les empoisonner. » Lab. « Gustave entretenait auprès du prince Christiem des espions, qui l'avertirent que ce prince faisait des levées de troupes. 9 Vert. « Louis XIV s'étudiait avec grand soin à être bien informé de ce qui se passait partout.... Les espions et les rapporteurs étaient infinis, s S. S. < Le régent fit de ce beau magistrat un très-bon espion qui lui rendit compte avec exactitude de tout ce qui se passait de plus intérieur dans le parlement. » lo. « Joseph traita ses frères d'espions qui venaient pour examiner k pays. » Roll. « Cambyse envoya des ambassadeurs en Ethiopie, qui, sous ce nom, devaient lui servir d'espions pour s'informer de l'état et de la force du pays , et lui en donner connaissance. » ID. « Un espion est découvert; ou I*

STNONYHES À RADICAUX DIVERS.

force d'écrira un faux arii. » Volt, c II fût avéré que cet etpion avait reçu ciq^uante écus d'or pour reodre compte (aux légats) des secrets du cardinal de Lorraine. » Id.

lOlPARER (8*) , ENVAHIR , USURPER. Sa Tendre maître, se mettre en possession. Un conquérant f empare des terres de ses voisins , il les «nwfttt, ou les usurpe; un tyran ^empare de la souveraineté, il Venvahit ou Vusurpe,

On f empare de toutes les manières , peu à peu ou toatd^in coup, justement ou à tort; on mtahit brusquement, et on usurpe ii^ustement.

S emparer est le terme général , il exprime le fait simple; envahir et usurper sont des termes spéciaux et représentent le fait, Tun comme un conp de main , l'autre comme un attentat.

Envahir, du latin invaderSy se jeter sur, à rimproviste, et se répandue, marque une action soudaine. « Son armée eut bientôt envahi leur territoire. » Acad. « Un Etat d'une grandeur médiocre pourrait être d*abord envahi* » Mon- TisQ. c On ne les avait jamais vus envahir le l)ien de leurs voisins, comme des bétes car* 'aassières affamées. » Volt. « Les Romains passèrent presque subitement de la plus grande sim- :plicité à la recherche des choses de luxe.... Ils s'y ^portèrent d'abord avec plus d'avidité que de ^ût...IIs les envahirent avec une sorte de férocité. C'étaient des soldaU qui allaient au butin, s Coxn. — Envahir ajoute quelquefois k l'idée de la surprise et de la rapidité de l'action celle de retendue de l'action. L'envahisseur vient tout à coup, et tout d'un coup il f empare d'un grand noinbre de choses. VoilA pourquoi envahir va si bien avec tout : les Romains avaient le projet ou le dessein d'envahir tout (Mohtesq.); on peut se liguer pour prévenir une trop grande puissance qui serait en état de tout envahir (Fin.), a C'est ainsi que Henri VIII s'est lait le chef de la religion en si peu de mois en Angleterre, et a envahi les biens inunenses des ecclésiastiques de son royaume. » S. S.

Vtwper, comme %uurpation et usurpateur^ signifie particulièrement que l'action est illégitime ou inique, c II y a de faux savants qui tisurptut une domination injuste sur les esprits. » Mal. c Ce que Dieu a accordé à son fils par pririiége (de juger les honunes), nous Vusurpons impunément et sans titre. » Bourd. « Les jésuites. Ç" nn attentat criminel , usurpent l'autorité de 1 fijlise. » Pasc. « Les maris usurpent un droit îu'ils n'ont pas. » J. J. « Ils détestaient l'impos- ^re par laquelle il avait usurpé la couronne. » flOLL. « Philippe n'avait sur ces villes aucun ofoit par lui-même et les avaient iiiurp^es par jne violence ouverte. » In. « César n'avait plus ^soiii que de titres qui semblassent légitimer la puissance qu'il avait usurpée. » In. On dit usur- P«r sur, conune entreprendre sur, attenter sur, ^piéter sur , toutes expressions qui désignent ^ ton fait à autrui , une atteinte à ses droits.

EWHATIQUE , AMPOULE , BOURSOUFLÉ , <2UINDÉ. Qualités défectueuses d'un style qui ^ecte une élévation excessive ou déplacée eu «gard au sujet.

Emphatiq^e vient du grec i|tfa(vM , je montra

je fais paraître. Ce mot a d'abord cela de particulier , qu'il se dit primitivement de la manière de parler, et non de la manière d'écrire comme les trois autres : discours, prononciation, ton, déclamation, emphatique, — Ensuite, quand il se dit du style, emphatique marque exagération : ex^éreXionn emphatiques (Volt.), éloge emphati' que (Lab.), jactance emphatique (In.). Le style emphatique fait valoir, fait paraître ou briller plus qu'il ne faut les choses que l'on dit. « Supprimez ce titre emphatique , qui promet trop et qui ne tient rien. » Volt. C'est un début empha^ tique que celui qui est cité par Boileau :

Je chante le vainqueur des vainqueurs de la terre. Que produira Tauieur après tous ces grands cris 7 La montagne en travail enfante une souris. Bon.

Le style ampoulé , ainsi que le style boursouflé et le style guindé, n'a pas rapport, comme Vempha^ tique , aux choses dites , et ne consiste pas à les agrandir outre mesure , k en grossir l'importance : il a rappport aux mots eux-mêmes , et consiste à en employer de trop beaux , de trop brillants pour le sujet. Ampoulé dérive du latin ampulla , sorte de vase à large ventre , d'où Horace a formé ampulla, qui signifie de grands mots. En sorte que le style ampoulé pèche par un excès d'ornements , provenant d'un amas de mots pompeux ou magnifiques. Un style trop fleuri est ampoulé. • On appelle un style, un vers, un discours ampoulé celui où on emploie de grands mots à exprimer de petites choses. » Maric.

Mon esprit n'admet point un pompeux barbarisme. Ni d*ttn vers ampoulé rorgueilieux solécisme.

BOXL.

Que devant Troie en flamme Hécube désolée Ne Tienne pas pousser une plainte ampouUe..., Tous ces pompeux amas d'expressions....

Ces grands mots dont alors Tauteur emplit sa

bouche Ne partent point d'un coeur que sa misère touche.

Id.

— Un déclamateur est plutôt emphatique : il lui semble qu'il n'en dit jamais trop pour faire concevoir une haute idée de sa cause. Un poète , un poète novice et inhabile, est plutôt ampoulé : il ne songe qu'au brillant. « Je ne trouverais pas bon , disait Agésilas , un cordonnier qui chausserait un grand soulier à un petit pied. » < C'est, ijoute Marmontel , ce que font communément les déclamateurs emphatiques et les poètes ampoulés. •

Boursouflé se dit d'une chose qui a un grand volume , non pas par sa nature, mais parce qu'on a soufflé dedans. A l'égard du style , il exprime une redondance de mots vides de sens et d'idées. C'est le nug3B canorge des Latins , des riens remplis do vent , sonores , retentissants. « Ces écrivains sont le plus souvent boursouflés et vides. » Lab. < Ces vers boursouflés sont sonores. » Volt. c Imaginations boursouflées et chétives qui n'ont été que trop imitées. » Id. « La grandeur romain» ne consista jamais dans de vaines paroles ; elle ne fut jamais boursoufla, a In. « Ce sont là (dans CrébiliSn) des expressions un peu boursouflées, qui seraient souffertes dans une ode. » In. Dans une ode , on a souvent plus d'égards à la forme et & rharmonie qu'au sens. — D'ailleurs , Tenta»-

DEOXIËXB PARTIE

senent das imagts^des flgvnt, dai périiibraMi, engendre souvent dans le style hÊmm^Y^m" kems et U conftuion. « Ce gilimiitiss froid et btmnimfié est assez eondanné aiirjoai#lni. »

VotT.

Guindé sigrnHIe d'abord haussé oa lefé en luuit atoe grand effort, par le moyen d'une machine. Au figuré , et particnlièrement <ioand il est question du style , ce mot rappelle le tm?aU et la peine qu'on s*est donnée poor s'élerer. Le ^le §umélé sent la contrainte; il manqne de gfiee, il est empesé, c Saint Athanase ne paratt pas sTéle- Ter , parce que , sans se fmndtr ni teire d'efltart, partout il se trouve égal à son sujet. > Boes. « Il ne fkut pas guinâir Tesprit, les manières teadaes et pénibles le remplissent d'une sotte présomption par une élévation étrangère. » Paac. < Les poètes du temps de Marot fùimi Ans et ffmndét sans noblesse. » Volt.

n est guindé sans cesse, et dans tous ses propos.

On voit qu'Use travaille i dire de boas n»U. Mol.

Le style empfcoltçue donne trop de grandeur au choses dites, les vante trop : r«m|MiiM affecte trop de grandeur ou plutdt de brillant ou de noblesse par les mots qu'il emploie; le ftoursoiifié est plein de figures outrées ou de mots et de toun harmonievz, ronflants, mais inutiles; le gutiidé manqne de souplesse, de liberté, d'aisuoe.

Avec de Tenthousiasme , de l'eialtation , de là préoccupation ou du charlatanisme, on court risque d'être emphatique , de ne mettre aucune mesure dans ce qu'on dUde son âijct. De grands écrivains ont eu de rsmpMfe, et ce mot ne se prend pas absolument en mauvaise part « Con" gregatx «uni àbyni in medio mari. In medio mari est une circonstance qui a beaucoup d'emphase; elle attache l'imagination et fait concevoir des montagnes d'eau solides dans le centre des choses liquides. » Rou.. < En marquant ce passage décisif, on aurait fait entendre d'abord, que le terme élre appelé^ loin d^tre diminutif, était emphatique et confirmatif. » Boss. — - Avec l'ambition de briller , surtout en poésie , on outre les ornements , on devient ampoulé. C'est ce qui arrive d'ordinaire auK rhétoriciens et anx jeunes poètes. « En générai , Claudien est encore un de ces versificateurs ampoulée qui, en se servant toujours de beaux mots, ont le malheur d'ennuyer. » Lab. « Et des jeunes gens qui n'ont guère fait qu'entasser des lieux communs ampoulée sur le soleil et la lune , prétendent créer la poésie dq^riplive , créer une langue inconnue à Boileau et à Racine 1 » lo. « Brébeuf , Vampouié traducteur de Vampculé Lucain. » Volt. •— Que si Vampouié vise au beau , le hounouflé vise au grand, au sublime; et comme l'éclat de l!ampoul^ n'est que de l'enluminure, la grandeur du howeoufié est hors de nature , est factice , gigantesque ou amphigourique. « En commentant Corneille, je deviens idolâtre de Bacine; je ne peux plus souffrir le boursouflé et une grandeur hors de nature. » Volt. « La tragédie nous présente des êtres gigantesques, himrsoufléSy chiméri-* ques. » J. J. Bans un accès de mauvaise humeur, Voltaire appelle Pindare « VimatsUigi-

ble et hammtmllé Thékafin qn'ott dît sobliaie. » « Quawl Roncher tend am anblime , il est bo«reoufU, • LàB. s Oo trevre dans Kaaearon va amas d'hyberboles gigantesques, de spécnlations fiuitastiqueB , de phrases boursomftéie. » b. ^ Tout écrivain est gmméé quand il Isisim toît qu'il s'est nia à la gène, qû^ i^est torliifé ea quelque sorte pour s'élever. « Do temps même de Kalherbe, deMiac etdeCemeille, le style noble était trop gmnâi^ et ne se rapprochail pas assez du familier décent, qoi loi donne dn natarel. * Volt, s QmI style èpistolaire q«e téhà de la HowÊsUe Séknsê I qo^ est gnênctf / qne rexela. mations I que d'apprêts I » J. /.

Des disconn sont ptopetnent empkmîfmt (Acad.,Volt.); des rnots^ «iii|m«I^(Volt.. J./.}; des images, Imtrmuftéee (Volt.). H n'y a pas de chose dont ^mîmI^ se dkw spécialement ; mtis l'idée d'effovt particullèfe à ce mot loi donne une mnDee tout à liit distinctive.

BKPIBB, MVAmB. Noms qu'on donne à différents £lats qui ont des princes pour ehefis.

An^irt, latin impefiimt, &imperure, eomjnander, eaereer le pouvoir, désigne un tût dont le chef commande simplement; et roymiwf. fvgmtm^ de 9ogere, régir, diriger, guider, un fittt à la tète duquel est un prince qtri le régît on l'administra. Vempin est composé de peaplas divera, goonremés par des lois fbodamentales différentes, quoique tous soumis à rautorité erdinairamenl mihtaira d'un supérieur générai : k rogomtne^ au oontraira, est formé d'une seuit natiett ^ il se dietingue par Tunité du gouvernement , et les lois fhndamentalee y sont peitsut les mêmes. A l'époqae où Ffitat romain n'élsH qu'm royaume, il se réduisait à nn seul peuptei Maia quand il prit et porta le nom d'empire, 3 arait rangé sous son obéissance d'autres peuples étrangers qui, en devenant membres de cet £tat, ne oessèrent pas d'être des nations distiaetes. La même diffàrance est sensible entra f empire d* Allemagne, que Charles-Quint obtint par élediaDt et le foyoïMie d'Espagne, qu'il possédait par droit de naissance. Alexandre avait un rof anime, celui de Macédoine, et un empire^ c'estni-dire, outra la Macédoine, tons les pays qu'il avait ecn* quis. c Vous avez vu le partage de l'esipirr d'Alexandre , et la ruine affreuse de sa miisM. La Macédoine, son ancien royoume, fut mvthie de tous côtés. » Boss.

Vempirei admettant plusieura peuples, «st "çi^ vaste que le royaume. Une ville avec un tenitoiro de quelques lieues suffit pour faire un royaume. Tels furent les royaumes fondé» ptr Phalante et par Ktoménée dans la grande Grèce (FÉN.). L'emptra n'est JMuais si borné, et d'ordinaira, en parlant de rantiquité surtout , il est le fruit de la conquête. « Cyrus, ayant conquis le royaume des rais de Babylone.par les forces réunies des Mèdesei des Perses, il paraît que le grand empire dont il a été le fondateva a éû prendre son nom des deux nations. » Boss. « Combien de nations, combien de toyeesier. combien d'empires J. C n'a-t-il pas attirés à lui ? » BouRD. U ne donnerait ou ne îetvt pes cek pour un emperr , dU plus que il ne démunit

SYNONYMES k RADICAUX DIVERS.

oa ne ftraH pas cela pour un royaiMM. — Par aadB, te BK>t d'eiipor» eii, en géziéral, plus gnod, phu DObte fpaB cahii da ropaiMie. BourdalMB dit à Louis XIY » à la fia d'un senaoB : « Cas soecés éelatant» font de Totra wymme k plus florissant tmpire da zDOode. »

PliiBear» foyaimaf peuvent être compris dans IB cMfiMV on Ure fonaés de sas débris. « Kous aroas trta-ytu de eboses certaines touchant le prcMier entptrv des Assyriena.... On Toit durer tnp longtemps les petHa rsymai#f dant il le tetait composer. » Boaa. « L'sMptm d'Aleiandnet eahû des Bomaitta s'étaaa tennéa de plusicaw roynifiiiit , noua jagsone fn')Iena.ét4de mêoM de cdni d'Assyrie. » Covd. < fiharlwnagne partsge oea Tastea provincea qin composent son tmpire^ «t ^ étsient autant de foyonaieff, entre ses trois fils. » Ybrt. c Les rojpawaics formés du débris da Vemf^e d'Aiexandia. » Boaa. « Les nnfjiifft aortis do débris du premier «npûre des isq^ricna. » Id. • Ce grand emptrs (y empire ro- ■eia), qui a englouti tous les ewtfwrn da l'univeca, et d'où sont sentis les plus grands royaux aw da monde que nous habitons. » Id* « Un nipîre (Vempiff romain), tout détruit qu'il est, ittirera tevjours les regards de vingt royaiime< élevés snr aes débris et dont chacun se vante aujourd'hui d'avoir été une prorince des Romains it une des pièces de ce grand édifice. 9 Volt. c Des débris de ce vaste enifMre (d'Âaayrie) se fumèrent trois grands roy atimf s. -v Boll.

Les enCsTS sont appelée poétiquement le reyenaw des ombres ou de la nuit (Fin.) , c'est- Mire que les ombres et la nuit 7 rognent, en sont en possesMon, comme un roi de son royaiMar. C'est aussi te royevme de Pluton (In.) ; mais on te nomme V empire de Pluton, quand on veut, ou en faire concevoir te vasie étendue, ou représeater te dien qui y règne comme redoutabte, comme y exerçant un pouvoir et y donnant désordres rigoureux, ce qu'on ne peut dire ni des ombres ni de la nuit* c Tétemaque entendit l'snptre souterraÎB mugir. » Fés. « Il dit à Pluton : Je viens vous demander si mon père est desceadv dans votre empire, * Id.

EXPBB, USGNE. Ces deux moto signifient un pouvoir de gouvM'nement ou de souveraineté.

Hais eaiptre a pour accessoires tes idées de puissance et d'étendue, comme on te voit par ses antres acceptions, smvant lesqueltes il est synonyme de domination et é!aiAtorité , d'une part , et de royaume ou d'État, d'autre part. Règne, d'où vient le verbe régner , n'a rien de distinctif que son rapport à te durée , au teix^ pendant leqael te souverain, te chef de l'emiâre ou du royaeme, règne, exerce le pouvoir. « Un empire «t phs ou moins puissant ou vasts ; un règne est pins ou moins long. On dit l'emptre de J. C. sur tonskspeuptes, et son règne éternel (Boss.). Il restait encore, du temps de Tibère, des monuments qui marquatent l'étendue de l'empire de ^^s^>^is (In.) ; de grands ouvrages ont rendu le rèffiu de Salomon immortel ^n.).

L'empire est une choses on te reçoit, on te

P«rd , on y associe quel^qu'un ou on l'en dé-

POttiUe. Le r^gne est une époque , quelque chose

de pumneat temporel on ehnmok^ique ; il commence, il fiait, il dure tant d'années, et il est remarquablcPpar tes événements qui s'y passent, gbrieujc, paisibte, omgeux, ete.«« On Toit dans l'Apoealypae te r^fiie de J. G. avec ses saints qu'il associe à son empire. » Boss. « C'est de là que tes protestants conduent que te règne de rAntechrist<commence ^ors.... La prostituée ne peut donc être autre dMse que te ville de Rome pillée , dépouillée de ses provinces et de son emptrt'par Alaric et les antres rois. » In. a Ce n'est ni les longa régnée y ni teuia fréquents changementa, qui causent te chute dca empires, c'est l'abus de l'autorité. » Gia.

Empife est te mat propre en parlant des peuples : l'empûre des Assyriens, l'empire des Perses , l'eaiptre des HomaiBs. Cest qu'en les peut considérer et ^'on tea considère sous te rapport de leur puissance, qui , nn moment » a tout éclipsé, tont subjugué, tout ré^ souverainement, et s'est étendue plus ou moins loin. A l'égard des princes, on doit préférer te mot règne, qui les représente comme ayant occupé te trône de telle année à telle autre. Sons te règne de Gallien, Bteu fit fondre sur l'eviptre romain tout ce qu'on peut endurer de calamttés (Boas.). « L'époque glorieuse de l'empire des Babyteniens est le règne de NabuchedonoBor ; celte de l'empire des Perses est le règne de Cyrus; oelte de l'emptre des Grecs est le règne d'Alexandre ; et celle de l'empire des Romains est te règne d'Auguste. • Gis. < Ctésias écrivit l'htetoire des Assyriens et des Perses en vingt-trois livres. X>ans Ips six premiers , il traitait de l'histoire d'Assyrie , et de toat ce qui y était arrivé avant l'empirv des Perses ; et depuis le septième jusqu'au treizième inclusivement, i) rapportait tout ce qui regarde les règnes de Cyrus, de Cambyse, du Mage, de Darius et de Xerxès. » Roll.

Le mot à*empire s'applique bten au gouvernement domesttqtte, au lieu que oelui de règne est exduetvement réservé pour le ganvetnement public : Teaipire des pères, des maris, et jamais le règne^ C'est qu'il s'agit ici d'exprimer la manière plus ou moins absolue et plus ou moins étendue . dont e«t exercée une puissance, et point du tout te temps plus on moins long pendant lequel on l'exerce.

Au figuré, la difTérence est palpable, et entièrement conforme ou plutôt identique à celle qui vient d'être reconnue au propre. On dit l'empire de te vertu , de la raison , de la mode , des préjugés, des arts, etc., pour marquer teur domination plus ou moins forte et plus ou moins étendue : Qui peut se soustraire à l'empire des préjugés ? Mais on dit te règne de te Tertu , de te raison, de la mode, des préjugés, des arts, etc., tersqu'on veut parler du temps pendant lequel ils sont en honneur, en crédit, en vogue, et gouvernent, pour ainsi dire, les hommes : Quand finira te règne des préjugés ? Quand arrivera celui de te vérité?

EMPLOI , MINiSTÈRE , CHARGB , OFFICE , FONCTION. Partte ou branche de service confiée ou accordée à quelqu'un.

Emplei marque l'application à un certain tra-

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