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HEUXIÊME PARUB
gencê qvTaTéo VtM€»immU. W» est^attirr; elle' ne coQBSte pas à nocrotr Bevkment. Kai8 Yi^ UUigemeê est propranMit pénétrante; c'est ra»e«fli«iiltff des Latins, la pointe, ia finesse on la snàtilité de Fesprit : U conctpeieii est prompte. « Le delTous a donné un e^t avide de oonnaissances et une tOBapHon prompte*» CORD. « L'oiatenr doit avoir un esprit Juste, étendu , pénétrant , une soaesptûm vive et prompte. » Marm. VinUUiget^ê arrite i percer les mystères, ks choses les phis difficiles, les plos secrètes , mais elle n'exdut pas la lenteur ni les efibrts; laeoiicepiiofi oomprend sur4e-ehamp, à demi-mot, et n'a pas besoin qu'on achève la démonstration ou l'explication ; il suffit , pour ainsi dire, qu'elle ait été fécondée par quelques données pour suppléer d'eUe>méme le nste. — Ensuite, iniêlUgeneê se dh plutôt quand il est question de choses abstraites, et ooncsplton en parlant de plans, de oombinaisoas, de formes, de toutes les choses , en un mot , dont on se flît des images; car on sait que dans un autre sens tonctpHam est synonyme d'tmo^eiMiliofu II faut de ViMteUigênce pour saivre une démonstration d'algèbre , et de la cmueptùm pour se faire, en géométrie, une idée des flgurss, de leur position et de leurs divers rapports. « L'âme raisonnable produit cette parole intérieure que nous appelons la pensée ou la «nKepfcon, ou le discours, qui est la vive image des choses. Lorsque nous ooiieel'oiw qtaelque objet, nous nous en faisons en nous-mêmes une peinture animée. > Bosa.
2* Baifon, /u^emeal, «eni, bon ttiu.
«L'eiOefidemeat, dit Bossuet, est la luimère que Dieu nous a donnée pour noua eondu^. On loi donne divers noms : en tant qu'il invente et qu'il pénètre, il s'appelle eiprtt; en tant qu'il juge et qu'il dirige au vrai et au bien, il s'appelle raùon, etjmgewumt. •
A ces derniers mots doivent être joints ceux de tens et de be» Mtnt. En eflÎBt, ils désignent les uns comme les autres mie faculté par laquelle on arrive à connaître les meilleures opinions, les meilleurs motifs, les meiUeurs partis, les meiUeurs moyens, par laquelle on se rend compte ou raû^n des choses, on les compare, on les discute, on en prévoit les conséquences heureuses ou fimestes.
Ventmdemetu^ VinielUginee et la cofie«]>ftofi font considérer l'homme comme apprenant, comme écolier. La ruison et le fugement le représei^ent eomme nu juge qui , la loi i la main , décide que tcUea choses y sont confonnes ou contraires. La loi , c'est la rawon ; l'actkm on la faculté de déterminer la convenanoe ou la disconvenanoe avec la loi, c'est le jvgement. U rutson est la loi non écrite, comme la loi est la ration écrite : la roitùn est un guide , un flambeau qui nous éclaire, qui illuarine tout homme venant en ce monde, ou, pour parler sans figures, c'est un ensemble de principes, l'ensemble des règles du vrai et du bien. Le jugement . recueillant les différents témoignages de nos facultés intellectuelles, déclare que telle opinion est vraie ou fausse , c'est-Uire en harmonie ou en contradiction avec les principes de larovo», ou que telle
action &Hé tm à frire est bonne ou iteinafie, c'est-à-/lire qu'elle se rapporte ou répngne a«a règles du bôcâi , oonstitutives de notre furiie» » «u qui sont dé^sées daas notre raûoii. «^ On ap^ pelle raisons dans une autre acception les chOMS aHégttées pour servir de fbndementi, de rè|iles, de principes justiicatifs à oe qu'on a fidt ou dit; et ratfofifier, c'est juger, en avançant , en poiaal d'abord les principes, les prémisses sur lea> quelles on s'appuie. — On consulte , on écoute la ration ou sa ratson , ce qu'eUe dkto ; telle Cbose choque U ration. Le jugement est la facuHé de bien voir ce qui est rationnoMe (Goim.); on Aele consulte pas, on s'en sert comme d'un inslrument pour découvrir dans les choses ce qu'dM ont de vrai ou de faux, de bien ou de nal, de beau ou de laid, pour déterminer ce qui y ert selon eu contre la rasnm. ^ Roisomnibie ctprime une qualité abs<rfue, commune à tous tai hommes par cela seul qu'ils sont bommea; jvtfîetsus, au ooatnairs, désigne une qualité relatifs, une certaine had^ileté qui se trouva à divers degrés chex les diffémnts hommes, et qui ment parait manquer totalement à quelques-uns. -* OA dit rarement perdre la ration , parce qu'il airin rarement de devenir fou; mais on dit souvent perdre le jugewieiU^ parce qu'il y a mille chCMA qui peuvent empêcher ou troubler, l'exercice A cette fhculté , compagne et pour ainsi dire nttvante de la raison, par laquelle nous apprédoia les rapports des diosea avec les principes ratiotnels. -^ Nous ne faisons pas difficulté d'appekr Dieu un être rationnoble ; mais à la place de M dernier mot , judicieux serait manifestement i^ propre , car il rappelle une opéntion dans laquelle on délibère , on hésite et on s*éclaire pea à peu avant de sortir d'incertitude. Dieu volt immédiatement et intuitivement toutes choses.
Une seconde difiérence consiste en ce que la ration a plus de rapport avec la conduite. Ainsi on dit bien, dans le sens relatif, n'avoir pas ds raieon , ce qui signifie ne pas suivre la lumière naturelle , n'y pas obéir; mais o^avoir pa» de j»^ gement veut toujours dire ne pas apercevoir, ptf sa faute , ce qu'il faut croire ou fhire. Qincenqaè n'a pas de raison , dans ce sens , est d^aiionas* ble et non pas tmiûonnaMe ; il se comporte d'une manière contraire à la rsûon, sachant très-bien ce que la raison prescrit : quicoRtqi» n'a pas de ^ufemeal, ou ne se donne pas la peioi^ ou n'est pas capable de distinguer le vnl da faux, le bien du mal, le beau du laid. L'ift manque de sagesse et de force contre ses ps»* sions ; l'autre est un homme léger , éleavdi , I8» réflexion critique , inconsidéré , ou qui sans eeue juge mal , se trompe , s'en laisse imposer.
Le mot leni, au propre, exprime l'une de soi facultés intellectuelles, savoir la moins diaCiagaée et la moins n^le. Il garde ce même canolèffi quand il est pris pour synonyme de toison st de jugement. II désigne quelque chose de eosuinia et de vulgaire, qui suppose moins de luiuirBS que de pratique et d'expérience. Aussi n'est-il p» rare de trouver du sens et beaucoup de sens àSBS un homme de peu d'eipril. « C'était un hMtB» froid , de peu d'siprti , de beaucoup de mm, Art
SVNONYMBS À ItADICAUX BIYERS.
sa0», fort mMOfé, fbrt«ûr. » S. S. «L'aînée èlaH lAMol* qui, ftTeo de fespn'l, eût du «01» et de làoondvite; lea aiiiree, rftc de Vetprit, étaient des folles. » lo. c Sa société était simple; rien de la prétintaille française; eocore plus de sens que d'esprit. » J. J. On dira bien la haute raimm dHin ministre d'Etat, et le grand sens d'un homme de condition ordinaire ou même basse , d'un simple Tieinard (Labb.), d'un domestique (Uox..). J. J. Rousseau dit, an mjet dfun paysan an service d'une dame : «Claude Anet en imposait à sa maltresse, qui connaissait son grand sens^ sa droi* tare et son attachement. » — En général, le ifiis , soit par le peu de enttnre qu'il annonce, soit k cause di peu d^mportanee des choses, des affaires auiquellea il est applicable, indique nne rvitioti on an jugement inlérieur*, c'est eosme nn premier degré pour arriver k la raison et au jugement y c'est en quelque sorte Hnstinct de la nison et du jugement, « Cette aventure confond Je fait et la raism. • Mol. « I! dit foUenent des choses sensées et raieonnMes. » Labb.
l'aurais perdu le sens etH raison.
De prétendre enpranler de rar^ent d'oA gaseon.
« Il nTy a pas de pays oft les lénmes parient «n général pins sensément et plos jméMeusemeni , et sachent donner de meilleurs conseils. » /. J. « H est impossible de faire une démarche avec sens eijugemewlf qn'en la régtaiit par la me de ce point vllamioilalité de fftme). » Pasc. « Peurrv qu'on ail du sens et du jugement , il sera aisé de prendre parti pour rScriture seule. » Boea. « Tout ce qull andt d'amis seneés et juéioieum. > Roll. < On écoute l'homme teiu^; on coniulte l'homme juâisieug. 9 RovB. -«- On préférera donc le mot feus pour marquer une raie&n en un jugement ordinaire, on bien peu ou un pea de raison et de jugement, ou bimi la ra«fOf» et le jugement, ptr rapport aux affaires les plus simples, les plus communes dé la Tte.. « Par un grand bonheur, le gnmd art de régner demande plus de sen* que de génie, plus de désir d^aequérir des lumières que de ^des lumières, plutét dee connaissances pratiques que des connaissances abstraites. » VoffTiSQ. « Son sens est le plus borné du i^de. » Mot. « Tons Hgures^ous que ce Turc ait si peu de sens que d'aller recevoir un miséra- Me comme moi à la place de TOtre fils? » (8capi&). Mol. « Maximes que les conquérants euz- Bêmes, lorsqolls ont eu le moindre sene, n'ont limais prises. » Mohtisq. « Il s'aperçut que la file d'aÎTaîres n'avait pas le eene d'un oison. > ▼oit. « n faut distinguer une eonnaissanoo simple et sensée d'une vérité d'ayec un approfondis^ swnent par lequel, etc. » Pin.
Kntre le sens et le boneens, Udiffirenoepanft fittt petite. Cependant, le sens a plus de rapport *▼«€ le jugement ; il tient à la personne , c'en est QM CKtthé : le feiofi sens y au contraire, reasem- Mephis à la raison; c'est à Tégard de In per^ Mime quelque chose d'emprunté , un Jbnds de prlDctpes ou de croyances communes aniqueiles elle ne fait que se conformer. On dira bien en Pelant de quelqu'un qu'dn détermine, et dans vne acception particulière^ qu'il a un gnuad
nn sent ou le teiw droit, que nm tsiu est bonié, qu'il a perdu le tem. Mais on ne dit pas dHine manière générale , le eene, comme on dit le bon sens : cehi est contaire au bon sens (Pasc.), chaque le èon sens (Bounn.) ; consulter le seul ban sene (In.) ; les préceptes généraux que le bon eene dicte à tous les hommes (J. J.); la piété eat la bon sene de la raieon (MAea.).
J'oppose quelquefois , par une double hnage.
Le vice à la vertu, la sottise au bon ssnt. Ltf.
Le bon sens est toejeurs à son aise en* tes vers.
Bacur»
Un homme de sens a une quaUté personoaUe dont chacun se Ikit heoneur, quoiqu'elle supposa peu d'inalruction et se rapporte aux choses ordi«nairea de la vie. Un homme de bon eem est bien au-desaotts : il n'a pour se conduire aucune rea» source qui lui soil propre, mais seulemaut des lumières communes, um gros èe» sene ^ 0U| comme en dit encore, un gros boti sene de na* ture. Philinte, daas le JTûant/irope , et Gléaote, dans le Tartufe, sont des hommes de sens; Sancho Pança, dans Don Quichotte, se montre souvent un homme de bon sens, « Le sens oommua ne signifie chei nous que le bon sens, raisom grossière, raison commencée, première notion des ohoaea ordinaires , état mitoyen entre la stupidité et l'esprit, s Volt. K
8* Esprit, génie» Faculté ou plutôt qualité relative à l'imaginaition , mais à l'iaoagination créatrice, et non à rimagination représentative comme laconosplton. L'homme d'esprit et l'homme de génie tirent d'eux-mtees quelque chose, produisent ou combinent.
Cependant, eiprti, de epiritus, souffle, vie, tenue générique, qui comprend dans sa vaste étendue de signification toutes nos facultés et opérations intérieures par opposition à celles du corps , n'a rien qui marque particulièrement l'inr vention; au lieu que génie, Utin genius, injge* nium, de generare, engendrer, indique précisément une faculté féiconde et inventive, c L'invention est l'unique preuve du génie. » Vadv. Le génie trouve, enfante, donne naissance; l'eipril donne la forme, embellit, perfectionne. • Noua respectons les ^tes qui ont ébauché les arts, mais les esprits qui les ^ont perfectionnés sont plus à notre usage. » TotT.
L*homme de génie est plus original, et doit
4 . De cette phrase et de uoIm disUnetf on il sem« Uenit s'ensuivre que le bon sens équivanl lout i bit an sens eommmn. Il n'en esl rien pourUnt. Ils se ressemblent en ce qu'ils ne «ont pas, comme le sens^ une faculté ou un talent, mais, comme la raison, une réunion de principes , de maximes , qui servent de règles pour Juger. La différence est facile A sentir* Le hon sens est essentiellement bon , exemplaire, et, quoique ce soit une raison de qualité médiocre, applicable seulement aux choses petites , vulgaires et pratiques , Il n'est pas si commun qu'on pourrait sa l'imagioer : le sens commun (le sentiment commun y ce qu'on sent ou pense communément), au contraire, esl essentiellement commun, mais non pas toujours boa : « On doit être souvent très-incertain quand on est certain , et on peut manquer de bon sens quand on Juge suivant ce qu'on appelle le sens eommun, m
YOKV.
moins «uz préceptes; « il sort quelquefois de Tart pour TexiDoblir, et s'écaxte des règles, si elles ne le conduisent pas au grand et au sublime; il marche seul et sans compagnie, mais il ?a fort haut, et pénètre fort loin. » Labk. Il est comme inspiré, comme poussé par un dieu, par son génie y et semble suivre un instlDCt. Duclos définit le ^rfme, une espèce d'instinct supérieur à Vetprit, et Marmontel, Tinstinct des grands hommes. « Le génie des idées, dit Rivarol , est le comble de VeiprU , et le génie des expressions est le comble du Ulent » Il y a dans Thomme de génie comme un rayon de Vetprit divin, ment étiviniOTy un feu sacré qui l'anime. L'homme d>«prtl est plus cultivé, plus méthodique; la nature, chez lui, a été développée et polie par l'étude; il a des modèles qu'il ne dédaigne pas d'imiter; ses réflexions l'ont prémuni davantage contre les ftiutes; et, si ses oeuvres sont moins étonnantes, en revanche on y remarque moins d'inégalités.
Du reste, le génie est moins général que l nprit ; il se trouve comme borné et attaché à une seule chose, mais il l'approfondit. L'««pnt, au contraire , embrasse davantoge , s'applique à tout; mais il ne fait qu'effleurer. • On rencontre quelquefois des gen»d'eipri( qui sont plus éclairés que d'assez beaux génies ; mais soit que leurs inclinations partagent leur application, soit que la faiblesse de leur âme les empêche d'employer la force de leur esprit , on voit qu'ils demeurent bien loin après ceux qui mettent toutes leurs ressources et toute leur activité en œuvre, en faveur d'un objet unique. » Vativ.
Génie emporte toujours l'idée de puissance, de solidité et de profondeur; souvent, au contraire , esprit signifie quelque chose de superficiel, qui n'a que de l'extérieur et de l'éclat. Un homme de génie est un homme supérieur; un homme d'etprt'r est un galant homme , qui brille dans la conversation par ses saillies, ses fines allusions, qui sait donner de la grâce et un tour délicat à tout ce qu'il dit ou à tout ce qu'il écrit Les œuvres du génie sont vraiment grandes , belles , neuves , durables ; celles de Vespriî ne sont souvent que brillantes, agréables, élégantes ou badines. « Un versi^catëur faible et Iftche glace tout ce qu'il touche , met de l'efprtf où il faut du génie, et raisonne au lieu de sentir. » Mark. Il y a , surtout en littérature , une foule de productions légères qui ne comportent que de Yesprit; mais dans les sciences et dans les arts mécani> ques c'est proprement du pente qu'il faut pour imaginer des combinaisons ou des routes nouvelles.
ENTENDRE, ÉCOUTER, OUIR. Ces mots sont relatifs à nos sensations ou à nos perceptions de l'ouïe.
On entend ce qui frappe l'oreille; c'^t une modification qu'on éprouve. On écoute ce à quoi on prête l'oreille, ce à quoi on donne attention par l'ouïe ; c'est un acte volontaire qu'on produit. D'ordinaire écouter est la condition ou le moyen d'entendre. « On efUend tout ce qui frappe l'oreille ; on n'écoute que ce qu'on veut entendre par préférence. » CoNn. « C'est mal d'écouler? C'est
pourtant ce qu'fl y a de mieux pour bien entendre. » Bbauic. a Lorsque le cerf veut éamier.i^ lève la tète , dresse les oreilles , et alors ilent^d de fort loin. » Boff.
Madame, ée9ute»-mou
Je ne veax rien etuadre.
Rifis.
H. Villemain a dit du professeur Andrieox, donl la voix était faible , qu'il se faisait enkndrt i force de se faire écouter.
Toutefois on peut écout^ sans parvenir i entendre, de même que souvent on entend sans écouter^ c'est-à-dire sans faire effort pour entendre. «Il s'arrête, il écoute ^ et n'entend plas rien. > Las. « Vous écouterez ^ dit saint Paul, et vous n'enfendrex pas. « Boss. — « Mérope entend, sans r^coufer, tout ce qu'on lui dit de sâ prospérités et de sa gloire.» Harm. Dans un sens dérivé, entendre marque seulement une impression reçue , et écouter y ajoute l'idée de la di^ position favorable avec laquelle on entend. Telle est la différence qui existe entre entendre et émter des plaintes. • 11 faut que l'auditeur non-seulement entende ce qu'on dit, mais qu'il IVcovtt volontiers. Or, comment l'^cotitero-t-ilTolonliers, s'ir n'est attiré et gagné par l'amorce dapUisir?»Rox.L.
Ouir est un vieux mot qui ne s'emploie plus guère qu'à l'infinitif et au prétérit, pour dire, d'une manière absolue, recevoir des sensation ^ mais non pas des perceptions, par l'ouïe, esi»dre des sons ou plutôt du bruit, indépendamment du sens qui peut y être attaché. Aussi ce mot œ se prend-il jamais de même qu'entendre, son synonyme , comme signifiant comprendre. < Voir les couleurs, owtr les sons, goûter le doux et l'amer, sont autant de sensations différentes.» Boss. « L'œil voit, l'oreiUe oit. » P. R- '^i^^ aussi absurde que de vouloir ouir des couleurs, et voir des sons. . In. « Lea cartésiens répondrOTi que Dieu m'a donné une âme pour flairer pv mon nez et pour ouir par mes oreilles. » volt. «On s'assemble pour exécuter ma pièce; o«» vie on n'ouït un pareil charivari.» J. J- \^ ^ rent un bruit confus de téorbcs et de guitares.
Dieu pour t'T faire ««> (dans Paris), tosB*»»' vainement. '
Que si parfois oiwr a rapport au sens, coa^ entendre , il marque une perception plus ^^ ^^^ quelque chose qu'on a entendu vaguement ex^ ^ on ne conserve pas une idée bien °****'û jg^y paroles, que plusieurs n'avaient ouin qu à cause du bruit qui les j^^^^^^^h'^uj^a « Je vois bien que vous en avez out qu h mots. .MOL. On n'est pas sans ^''^J^J^ chose de ce dont on a oui parler. « «H , 'îiTaa du monde habiUble n'a pas oui \^.^^^^^^ prince de Condé? » Boss. Socrate dit* ^?! j^^ij, dans un Dtalo^ue de Fénelon : « Les i» ^^ sur le portrait que j'en ai oui faire, «i* Jf^est assez semblables aux Égyptiens. » «f ,g^
bien instruit de ce dont on a '^i.iilcues Montesquieu dit qu'à l'égard desTertttS fl»
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
des anciens , nous ne les pratiquons pas , nous nous contentons d'en avoir entendu parler.
Enfin, c'est surtout en termes de palais que ce verbe a continué et continue encore à se dire, c ^1 un homme qui a reçu un assigné pour être eut est absent du royaume»... > Volt, c Pourquoi (dans Taflaire des Galas) ne youlut-on pas auir la demoiselle Bon et ces deux garçons ? » Id. « Clotaire fit une loi pour qu'un accusé ne pût être condamné sans être ouï. » Montbsq. « Le sénat supposa qu'ils ayaient été ouù et condamnés dans l'assemblée des Acbéens. » Roll. « Emprisonner sans raison les innocents , flétrir un citoyen sans Vouir. > J. J. c On me décrétait de prise de corps, au lieu de m'assigner pour être oui. » In.
Qa'on appelle la reine. Oui, sans aller plas loin, Je Teox VouJûr : mon cboix s'arrête à ce témoin.
• (Mithridate.) Rac.
EITTENBIUS, COHPRENIAE, CONGBVOIH. Ces
mots expriment l'action de l'esprit saisissant ce qui lui est présenté.
Entendre, àe m tendere^ qui équivaut à peu près à ad tendere, tendre yers, être attentif. prêter l'oreille, c'est se bien représenter des sons , des paroles , des écrits , en bien saisir la signification , en sentir toute la force ; ce mot n'a rapport qu'à la valeur de^ termes et aux circonstances du discours , c<»nm6 les tours et le ton.
Comprendre, eum prehendere^ prendre plusieurs choses ensemble , ou une chose tout à fait , entièrement, dans tous ses détails, c'est saisir une chose dans toutes ses parties , s'en rendre raison, la pénétrer par son esprit, en apercevoir le comment et le pourquoi, les principes, les causes, les motifs : ce mot a rapport, à la nature des choses qu'on explique ou qu'on s'explique.
Concevoir , cum capere , prendre avec soi , en soi, produire par voie de génération en parlant des femelles des animaux, c'est, intellectuellement, imaginer, créer dans son esprit, se faire une idée : ce mot a primitivement rapport aux formes, et tout ce qui dépend de l'imagination est de son domaine.
« Le courtisan entend le langage des passions. L'homme docte comprend les questions métaphysiques de l'école. L'architecte conçoit le plan et rèconomie des édifices. » Gir.
Je n'entends pas ce que vous dites ; je ne comprendf 'pas votre raisonnement; je ne conçois pas votre dessein , votre description.
Onentend ce qui est dit ou écrit, le sens des paroles ou des mots ; on comprend les sciences, les spéculations , les calculs; on conçoit tout ce <;u'on se représente en idée. dans les sciences (Jans les arts et dans quelque genre que ce soit.
Lorsque entendre et comprendre se disent tous deux des livres et des discours , entendre est plutôt relatif aux mots, au sens grammatical, et comprendre aux idées, à leur euchainement, au sens logique. Les écrits philosophiques de Condillac s'etilendent aisément ; ils sont d'une correction à peu près parfaite. Mais ils se comprennent difficilement; ils laissent beaucoup à désirer pour l'exactitude et la clarté intrinsèque. D'ailleurs comprendre enchérit toujours sur entendre. Comprendre un passage , ce n'est pas seulement l'en-
tendre, en saisir le sens véritable, c'est en avoir une intelligence ralsonnée , de manière à se rendre compte de tout , à apercevoir les raisons et les conséquences, à tout concilier, à sentir et à résoudre toutes les difficultés. « Mme la Dauphine a les yeux vifs et pénétrants; elle entend et comprend facilement toutes choses. » Sâv.
D'autre part, conune eonceimr signifie ultérieurement se faire ou se former des idées quelconques , aussi bien des idées abstraites , des opinions , que des idées sensibles ou des images , sa synonymie avec comprendre est quelquefois trèsétroite. En conséquence de telles ou telles choses, vous concevez ou vous comfrenex que je dois agir de telle façon. « Tout est dit , quand on a dit de Dieu qu'il est. Celui qui demande encore quelque chose n'a rien compris dans l'unique chose qu'il faut concevoir. » Fér.
Mais comprendre désigne toujours une intelligence plus complète , plus détaillée , plus approfondie. Suivant Fénelon , Dieu non-seulement se conçoit lui-même, c'est-à-dire «en sait assez sur lui-même pour se distinguer de tout autre être,» mais encore se comprend^ c'est-àrdire « connaît distinctement toutes ses perfections autant qu'elles sont intelligibles. » En ce sens on peut dire que nous concevons Dieu et l'infini, mais non pas que nous le comprenons. Nous nous en faisons une idée quelconque, conome de quelque chose qui doit être. Mais nous ne pouvons en développer les qualités dans notre esprit.
Ensuite, concevoir est subjectif, c'est-à-dire relatif à l'esprit qui produit l'action; c'est pourquoi on appelle conceptions , et non pas compré^ hensions, certaines pensées , certaines créations de notre esprit. Comprendre est objectif et appelle l'attention vers la chose soumise à notre intelligence ou vers celui qui la propose. Que nous ne puissions concevoir ou comprendre quel" que chose, cela prouve, d'un côté, la faiblesse de notre conception , de notre faculté de concevoir, et de l'autre l'incompréhensibilité de la chose, sa difficulté essentielle ou la faute de celui qui la présente mal. C'est que nous avons une conception difficile , ou que la chose est d'une compté^ hension difficile. Nous conr.evons par noufr-mèmes : «Le duc de Bourgogne concevait sans peine les principes les plus abstraits. » FéN. On nous fait comprendre. « Si ce n'est pas ainsi que vous avez conçu la chose , il est du devoir de mon ministère de vous la faire comprendre. » Bourd. « J'espérais que ce que j'ai dit suffirait pour bien faire comprendre que c'est Dieu qui nous éclaire. Mais il y a des personnes qui ne sont pas capables d'une attention assez forte pour coMevoir les raisons que j'ai données de ce principe. » Mal. ■ Je ne sais si vous concevez ce que je veux vous faire comprendre. » In, « Ce qu'un homme a pu concevoir, un autre peut le comprendre. » JouF- FROY , traduction de Reid.
ENTERBBMENT , CONVOI , OBSÈQUES , FONÉ- RAaLES. Derniers devoirs rendus aux personnes qui viennent de mourir.
Enterrement désigne l'action finale, à laquelle aboutissent ou que précèdent le convoi , les obsèques ou les funérailles , l'action de rendre à
DEUXIBIIE PMITIE
ki 10m U ëépoain« mortelle dn défiint. Atsbter ta convoi , oM^Mef et mUmmem deipielqu'un. DepUie, cemot ne coBTient que par rapport «a pefB aà e^est Fiuage de mettre eo terre le e»* difie , et non pas de le brûler , par exemple^ et Il eft relatif an Hea ot le corps etf déposé. «Yova anrea aa Vetiiepremeut AeVellarre fàità tante lieaes de Paria , par vue espèce d'escamotau*, dans l'abinye de son nereo, > Hfàt^^ Toutofbis enterrement ae prend anaai pour signifler es semnie tout ce qu'on faut à regard é'sne peraottne déAmte dont on rend les zesleB i la terre. Alors c'est le mot sînqile et ooiamun , oo mk nflot «pii eBqMime quelque chose de aiaDple et ée commua et d'mûqoeBMnt triste. La police des emerremeiiaf (Volt.); Venterrement d'une serfaote (Kaoïr.); nn e$Uerrement modeste (Las.), c Depuis quatre jours , j» n*ai vu qpie des krmes, dn deuil, des serriees, des entenemente. » Siv. c Hme de La Popelinière m'accusa d'avoir £ait une musique d'aUcrremenA»» i. J. '. Le eoitoe», de eum,. avec, et de ses, route ou chemin , aa lien df dtre le denûer acte funèbre , comme V enterrement ^ en est le premier; c'est ie transport diL défimst de la maison mortuaire au lien où doit se faire L'emerranent, avec nccompagnement d'un plus eia moins grand, nombre de peraonneso Dm» les premiers temps, les cotivffjr en Gnàce se faisaient toujours la nuit. Tenir d*tta coiwes (Rbg».). Le jour da convoi (Volt. , n'AL.). « Le» principau de la nation snglaise se sont disputé l'honnenv de porter le poêle au cemxK de Newton. » Yolt. » La uanhe avait quelque chose d'auguste et de* m^jestneux , etfreseembbft plutôt à un gtorieua triomphe qu'à n» lugubre coneot. » Roll. < Dion fit à Héra- ^ide des fanèraille» magniilqaes, et^ saisit son eenvoi avec tonte son armée. » In. -^ Quelquefoi», mais non pas toujours, comme le prétend PAcadéraie, le* eenvoi eut k réunion des personnesf qtri assistent ou prennent part au coitvot , c'esf^-dir» qui accompagnent le corps jusqu'à la tombe. « Le eonvoi passera par tel endroit. » Acxn. Mener le- coneov (S; S.). « Le* convoi s'arrête. » Volt. » A mesure- qu'ils* arrivaient , ils prenaient leur rang^, marchaieirt en ordre*, et formaient plutôt nue nombreuse armée qu'un eonvot. 9 HoLL.
Bhsèqnes et funéneiOee ne* s'emploient qu'au pluriel , et marquent, non pas l'action spéciale de mettre le trépassé dans la fbsse , ni celle de l'aoeompagner jusque-là , mais en général quelque chose de* solennel, des cérémonies en l'honneur d'un mort. On célèbre des obeèquee ou des /fcmërttiUee, C'est, en termes de religion catholique, le service. Hais si cèeèqwr et fun^mater diffèremrbien des deux premiers mots, ils ont entre eu la plus grande ressemblanoe, comme on le
4. Inhumaiion exprime toajoor» préelsément la ndse m ierr« , et eela avee des cireonsiances qui sdèTenl la fait, avec et après des cérémonies, après que des obsèques ou àes/unérailUs ont été célébrées. « Le fils de la vcuTe deNaïm était sar le point d'être vummii car on le poruit en terre, et on Ikitait ac- Mlemem là cérémonie éeê JjànérmOee. » fhuKK voy, iiiMiMsi, Milan if ,
peut voir par eet cnmple ds
les funéreBOleê dlMUmêém, rien de phIsnpHk
que le» oMqMi de ClHirtei4)«iat. «
Cependant ebeèquei^f 4a Imbl e^e^mm, complaÉHiiiBny àèfémiev, dTo* necr* mol Mqimîur, qui ^ trop de niipcst ou dfégMisrt rapport no wiitimsiH y «u éenil ;■ ia lien que ^ néfêillet, dn UrtiQ^ jkiMr, qai » U loême mh, a;vec la tettniaaiscn coUecfir» oéN^t ae ripii sente que In celtaction des omeaieaas, de chants, des flaaheaiit, des discemis etéetnt ce qui sert en nn mot à solenaiser estérieswment la mort d'un grand. On honore dis sW- 9««rpar de tristes regfrels (MAa6.>; mais raffi> reil des fiinêraUim (Mass., Fiien.) n'est sosthI qu'une vaine repcèsentasion» On se Cut un defoir d'assister à des eiteêqiies; c^est un ténaignige de tendre souvenir et de vénération. On assistée des fitnérmOke commer à n» spectacle oa i me fête. «Al» mort- de Péiopidac, les ThesnlitDi. pénétrés de la plus sensible donlear et da il pi» vive racomaiasanco'v demandèrent qu'il hor fût permis de célébrer sctls e» à kun iéftu les oheiquee d'un génénd qp» sTétsât déroaé ]MV leur salttC, et Ton ne paf reftmer ^ Isui aèlt oit hononblO' privttége. Ses funérmUee fiiitaini^ gnifiqoes, snrtoor par. la douleur sincère^ tttf des Thébainn qae des ThwmalieDS-, car, dit ilotarque , cette pompe extérieuw de àem^f tt ces marques de douHsor qui sont i» eemiDBDdv, et que rantorité puMiqua impose anx peupIcirU sont pe» toujours des preuves cesMiossdslMB vraÂs sentiments. ^ Bol&.
En second! liea-, oMfuer esf plus syatbéti^«i plus sommaire; û ne peint pas, il ne met P» sou» Dbs yeuv, ii ne détaiille? pas eoisiDs pieerMkf. « Le sénwt se crut obKgfé de* pe«eltre qu'on fltfesoMquerde César.... Or, a'ècaîtoiM coutume de» Romains de porter daas' Isa P^ raitter le» hosages des ancdtres, et de iuis «i' suite Peraison ftinèbre du défiiat.» l^^*^ Dan» l'flfffOfr^ du parlement dff f^/,^2. taire , le chapitre xlv est intifiilé (Mfit » grwnê Benri ir^ et it comaenc» ptf ce;^ phrase^ : • G^ost on- usagu^ de ne célébrer 1» /«* fi^rotHe^des rois dto' Franoe que^nsna^i^^ après leur mort. » ^
Enfin , fiméraUler renchérit sur (M^- y° fait des obeèqws à un particulier, «• ** j! n^rotZic* à un rof. Les fanéroHlet sont^ <W»j sèquee pompeuses. L'âgiise emploie ^P'^fz et sans difficulté le mot d'oftf«gtt«Ç «»*" ^ rare qu'eUe n'attache pas une idée de ft»te trtm de fwiétuiUee, cAlore on demandait en iJPT terre, comme nous ftisons encore «flow*^ dkns les o6*éqtter, pour l'âme <l^'^^^^ tir du monde , ht rémission de ses péché» »jw?- « Le» SuédoirdépoBiont^ leuis bien» «n p""^»^ fef. » R^Rlifi -^Mim
wrrÈmWy IRFMVfBB, ltt06lMt> ""J^' jflVi'llSIlltt. Prévenir ou- préoccuper * f'J^J
Sntê^y meHM en* Ute l^i^^ïo* **^ ^SZ qu'on en soit enlM, qu'on f tfexms 0P»T\ ment , est relatif à la fbroe de Vattaotejwwr à rimpossibiHti de te remprv. * ^'^z/^ sonne» du sexe- 40! ifemé$9i0 étmtVfi
SYNONWBS X RABIGAUX DIYSRS.
monde ^ et qui y demevrent attachées aree plus â'obfltination. » Boubd. Ventéêemetit est VeWèi â^ine impressioa dont en ne fevient guère, qui rend indocile , incapable d'entendre raison.
Jn/ialiier, latin infahmrê^ signifie à la lettre rendre fou , insensd, déraisonnable, sol, et il est relatif à l'état de fblie dans lequel on met les personnes ou à TextraYagenoe des ebeses qa*iOB teor met dans Tesprit. « Entretiens partîcttKers dont le secret, la familiarité, k donoetr affili* blit les forts et infatué les sages. » Bounn. « Les mondains ne sont-ile pas les premiers & défdorer leur folie lorsqu'ils se sont laissé» inf^hter d'un futftme qui les trompait?» In. « Après qve Pon voit tant de gens infatués dee folies de Ifastrolegie jiadieiaire. » R R. c Boucy û^tna Monseigneur par œs sottisee-Ià que Ml dé Mets étant pràre, éféque, n» poofait ètr» duo et pair.... » S.SL
rkMcinery èa lafte ftasciiicf», ftdte eu chatoies, des enebantemente , jeter un sort, est velitif à la manière extraordinaire, pradigjevse, inexplicable, dont on a été prèvénn ou préoo cnpé. La faMcinatian est comme nn ensoiveUement SaintrSimon dit au sujet de la prévention éa régent pour Dubois : c Cette fasckialm^ ne peut paraître qn*tm prodige du premier degré, s < A quel point une erreur scientifique peut être contagieuse, et combien le dmrme du merveifllenx peut ffuciner les esprits t » Bon, • Saint Augustin se laissa préoccuper de diflêrents systSbes.... Quelles action» de grftcee ves^il A ïAmi d'afov rompu le obarme d'tei» scimee profane qui lui fntcàiotr les yeuzl » Bovrb. « Des anns négocient en faveur de cet bomme, parce qs^ils sont pour ainsi dire fascinéi par le ebanne de son bypocnsie. » lo.
Innover, on plutôt s^n^otcer (ear ee^erbe ne s^ploie qu'avec le pronom personnel ou au PUticipe passé) marque du (fodV .- s'en^iier, c'est prendre en goût ou du podt, se prévenir ou K préoccuper par bumeur , arbitrairement, sans nnon. • Azsémîent engouée , Hme de Haintenon fêtait à l'excès; aasst facilement dépviae, elle se %)(Hait de même, et l'un et l'autre trèe-eou- TtBt sans cause ni raisom. » 8. S. » Je ne m'enfonoi pas, mais, je m'attacbai par Pestime , et pMi i peu cette estime amena Ifamitîé-. » J. I^
tnticher, qui parait être le iinéme mot qu'enfn-
cifr, vent dire d^abord oomnenoer A gftter,
particulièrement des fhiits; et, par conséquent,
ta figuré, ce verbe annonce qu'on^est prévenu
tQ préoccupé de cboses mauvaises, qui propre^
'tet corrompent. Des ibmmes tntkhéu du bel
^rit (Lab.), du pédantiame (By.) ; etitieM du
^ioe d'ingratitude (Lav .).
Mon frère , ce discours seul le Cfiectinage : Tous en êtes un peu dans votre âme entiMl
(Orgon dans Tartufe.) Mol»
Ce n'est pas là mon vice ; et loin d'être entické Ou débitt q|ai parions m'est ici reprocbé , Stk,., ToLS.
t-SOBMBSUBIfB, nAfta!èflaOH;--2*lBA2SI8-
^m, lAVlonniBIT , IXTABR £tat extraordîp
^^, assez semblable au délire ou A l'ivresee,
^lequel' l'Ime , préoocupéé d'une seule chose ,
absari>ée, est pow ainsi dire enlevée au mondai AU réalûé, et comme mise hors de eei.
VentkoutUume et Yexaltatim so«t dea états actifs , ou qui disposent à agir , à fufe des cuvces bonnes ou mauvaiaaa : oai ne saarait être plus aaimé qu^un Test dans l^tnlàomiitame et Veaalk^ Hofi.Le fron^MH, le mtmsfmentet restoataent de» états purement passUb : en ae sauvait être plus fsrteaaent affecté qu'on l'est dana la IroM- ]wi*t, la raetfsemefia et reslos». Be quai n'est peint capable Vbomma eiilAoïinasfa aa emM? Combien a été proftndelin^ression produite sur rbomme trmup9vté, wvi^ eMeméf Vooa padez propiemoBt de l'emAeufiatme et de ï'eaiaUtimL dea anteurs , des artietea et des agamis moraux; maia voua ipoua aetvee dea mots de fMwipofi, de vagissement et d'ealoaepour asprmier œ qu'en èçfmmtm en voyasi, en eatenâant ou en Itsaot leurs ouwragesw C'eat , d*una part , benncoup dfai^ dew, de te»> de vivacité, et, de l'autre, beameeup de ptaisir tm de douleur. L'eirtAousiasme du bien porte à faire le bien ; un IraMport on un rMtasamefH de joie est VeflRst de la jeèe. On agit, en parle», on con^ose avea emftouMsme ou «aaal^ tatxon; eareçoit» en voit, en éceoie» en apprend, OB jouit d'toplaisiiaffeetfwifport, rnuisaiment,
1* lut Aouiiaeiiif; e JoHattef».
L'Académie définit YeaaUaHùnf UD entbousiaame véhéaMut, une sorte de transport, de dé» lire auquel on s'abuadonae. De lA soit une- dis* tinetion à peu prèe vraie^ mais mcomplèta;
Lemot Moifalion, pris en ce sens, est nouveau;- il a à p«ne cent ans de date. « Fénelon n'était peint hypocrite, il a été de bomiO'Ioê martyr de see-systémea; c'était ce qu'eu apprtbs aujeurdlrai un esprit exaUté. Ce mot est devenu à la mode pour exprimer l^eatAounostne. » Dunarr.
Cepeadant il n'eaprime qu'un enlAottetasnie manvÛB ou MAmable , c'est-à-dire ou excessif et déréglé, comme Findique* l'Acadtoie, oufSsietice, à troiéy ou employé à msA. Venthousiatme^ n^ spiration divine, est le principe des oonvrea de génle.et des actions héroïques; YewaUatwn, sur* eicitatkm artifieielfeou au moins humaine, non surnaturelle , de l'esprit, ne pousse à faire que des choeee peu merveifieuses, de peu ds" valeur , ou bien même ridicules ou odieuses. « Diderot a tellement besoin qu'on le croie extUté pour excusérie fanatbme de son Ilvtu, qu'il se met à faire l'éloge des tètes esBoltéer.,.. Le bon sens répond au harangueur de place : VesBttiUUion n'est que le premier degré de À folie.... Une tète edMiifi^e ^v> corde avec une ftme froide; H est ridicule que ceux qut affichent la vérité affichent aussi Vexcd' tatiofu » Lav. « ViBxaltation noua abuee en tons sens. » h). « Un des plus mauvais Jfoir de Roucher est celut d^octobre , et la vendHnge ne lui a pas porté bonheur, quoiqu'il s'Ofioree d'y mettre d'abord un ertthoutiasme factice, qui n'est qu'une froide exaltetHon de tèta. v In. < Il ne peut y avoir ancime espèce de tùtce dans des idées d ridiculement fausses (de CrébiUon) , mais seule* ment une exaltation de tête qui produit l'extravagpance, comme la vraie chaleur de l'imaginatioir produit la véritA » fo. r il me reste à fixer l-at-