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DEUXIÈME PARTIE

tention des bons citoyens, dont YeaaXmion de parti n*a pas égaré les lumières, siir ce décret d'accusation. » Bbadk. « U a toute VexaiUUion des fanatiques. > Agad.

3« Transport , ravissemetU , extase. • C*est toi qui Tis, qui causas ce délire, ces pleurs, cesravitsemenU, ces eitUues, ces trantporU qui n'étaient pas foits pour un mortel. » J. J. « Voilà ce qui fait le plus doux entretien des Ames fidèles. De là ces extases, ces ravissements , ces saints transports où elles entrent.» Bourd. s J'en suis ravi, transporté, extasié. » Dbst.

Dans le transport^ on est agité . on tressaille , on tempête, on crie, on applaudit, on court çà et là; ce qui n'empêche pas ce mot de différer des précédents, car l'activité qu'il implique est vaine ou stérile. VenthousiasvM se saisit de Joad , et lui fait rendre un oracle; les transports d'Oreste, d'Hermione, des Ménades, leur font produire , non pas des actions proprement dites et des œuvres, mais des mouvements. Ajoutez que le transport peut être l'effet d'une impression pénible aussi bien que d'une impression agréable : des transports de colère , de jalousie (AcAD.); les transports de la douleur (Fén.).

Bans le ravissement et dans Vextase^ au contraire, on jouit toujours; ce sont des états essentiellement agréables. Aussi ces deux mots sontils très-usités dans le langage du mysticisme pour signifier les délices d'une âme toute dévouée à Dieu. < Avant que sainte Thérèse eût paru au monde, il y avait eu des visions, des ravissements, des extases, » Bourd. «Dans le monde, on traite les ravissements , les extases et les saintes délicatesses de l'amour divin , de songes et de creuses visions.» Boss. Il en est de même dans le langage profane : ravissement et extase s'y emploient assez souvent ensemble pour marquer le comble de la félicité. < Je m'endormis dans une loge à ropéra. Qui pourrait exprimer la sensation délicieuse que me firent la douce harmonie et les chants angéliques de l'air qui me réveilla? Quel réveil l i^uel ravissement , quelle extase , quand j'ouvris au même instant les oreilles et les yeux 1 Ma première idée fut de me croire en paradis. » J. J.

Cependant extase (Ixarraaic > renversement d'esprit , stupeur) renchérit sur ravissement. Dans l'état qu'il désigne , l'âme est totalement absorbée, insensible à tout le reste, immobile et stupéfaite ; au lieu que dans le ravissement on a en core assez conscience de soi et assez de liberté pour faire éclater sa joie par des transports. c I^es corsaires s'applaudissaient de cette prise , en faisant éclater leur ravissement par des transports inexprimables. » Las. c Les saints dans le ciel aiment Dieu avec un doux ravissement qui leur fait toujours trouver de nouvelles délices dans l'objet de leur amour; et le saint transport dont ils sont animés ne leur permet pas de se lasser jamais de louer et de célébrer ses miséricordes. » Boss. — D'ailleurs, le ravissement et V extase ont des causes différentes, savoir, le ravissement l'aise , et Yextase l'admiration. On est au comble du contentement, on ne se sent plus de joie, quand on est ravi, « Lorsqu'on entre dans

ce temple , on sent dans le coeur un chariM tt> cret qu'il est impossible d'exprimer; l'âme est saisie de ces ravissements que les dieux ne seotent eux-mêmes que lorsqu'ils sont dans U demeure céleste. > Mobtbsq.

A tous les cœurs bien nés que la patrie est chèrel Qu'avec randstenuni je revois ce séjour! Volt. Dans V extase^ on est émerveillé, ébahi^ on s'a revient pas. « La vue de tant de merveilles nvit en extase. » Acad. « Je suis dans Yextase de L^

kain. » Volt.

ENTIER , COUPLET (TOTAL). A quoi il ne Banque aucune partie.

^nlter vient du Utin inUger , à quoi on n'a ptf touché , intact. Complet , complétas , est le participe de compJere, remplir, achever, accomplir. Ce qui est entier a toutes ses parties, on neni rien ôté ; ce qui est complei a reçu toutes les parties qu'U doit avoir, il n'est besoin d'y nen ajoater. Votre bibliotiièque ou votre garde-robe etf entière , on n'en a rien distrait; elle est cmpw, si on y a mis ou si tous y avez mis tout ce qœ était nécessaire eu égard à sa desUnation. cafter se rapporte à la quantité; complet à laqalité , à l'usage , à la convenance , à la perfecuoB. J'occupe Yotre appartement tout entier, mais a n'est pas un appartement complet. J'ai lu cet obvrage entier en un jour; il ne sera con^^\^ quand l'auteur aura ajouté un second ro\m au premier pour le compléter ou en guise de cmplément. Une armée entière, c'est toute m^ mée ou une armée intacte , qui a conserre m ses membres ; une année complète , c est uw *r mée dont on a bien rempli les cadres ei doo^ a mis toutes les compagnies au complet, aquj a donné tous les soldats qu'il f&ut. • . .

Déplus, ce qui est entier est tel î ce qui « compUt a été fait tel. Complet rappelle seul f tion d'un verbe, action qui a eu P0H'*"",L chever la chose dont il s'agit , d'en faire guelç^ chose d'accompli. Vous direz absolumeoi . joie est entière; et avec Mme àtSèn^'^ trois Ugnes que vous m'avez ^^^^^^^iZan l'achèvement d'une joie compUte, » reoewo, parlant du bonheur des justes dans es cna^g Êlysées, écrit : «MiUe et mille «*«ï«*,Xet n'ôtentrienà leur félicité toujours nouveui

toujours entière. » Et un peu plus !<»^' %^rta: des rois qui ont régné avec une «o^" jj, « Ils possèdent ici tout ce que la puis^ ^ dieux peut dpuner pour rendre une leuw ^ ^ plète, . De môme, Rollin dit q"«l^%f„%: victoire des Romains fut ^*^^' "^ '^l^Lw « Les Romains prirent le camp, et '«^P V^j^,; victoire eompUte, » Année, province , w ^^^ fruit entier, œuf entier, le monde ^^'^^ mération , démonstration , coUectJon , cou^ complète; habillement complet*-

A , Total est un mol abstrait ^^^f^TtifS^ UUf à un tout. On ne dit pas une armée w ^ *^ ^^ ^ on dit une armée etuière eu compiéiei o» ^ ^i^. nombre total des soldats. De^^rucuon «J- ^ ^ ploierait donc en parlant de cbojf" * ;' jeJfocB«« putaUon. le crédit, et on P'f/^'^^Ldcfbow* entière ou compUte quand U serait «Ï»J«*»°" tomiDr matérielles, d'une viJle, par exemple»

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

SIfTREHISB , MÉDIATION. Action de s'intevposer.

1* Le secours de V entremise peut ôtre apporté par une chose aussi bien que par une personne ; le service de la médiation n'est jamais rendu que paf les personnes. Entremise est donc le seul mot qui convienne dans les exemples suivants; on ne saurait y substituer médiation. • L'âme n'aperçoit ce qui se passe au dehors de cette partie du cerveau que par Y entremise des fibres qui y aboutissent. » Mal. « Suivant Ëpicure , les connaissances viennent peu à peu à l'entendement par ï* entremise des sens. » Fin. « Que de choses se sont dites sans ouvrir la bouche t Que d*ard«nts sentiments se sont communiqués sans la froide entremise de la parole I » J. J. « Les instruments peuvent seconder la voix, y suppléer, et porter à l'âme, par V entremise de l'oreille, d*agréables émotions, » Marx.

2* Quand il est question des personnes , V entre ' mise moyenne entre elles une communication, ou lait l'office d'un canal; et la médiation les rapproche , comme le fait un homme qui se jette au milieu de gens qui se battent, pour les séparer^ ou qui sert de moyen entre deur extrêmes. — Venlremise est un ministère entre personnes qui ne sont pas directement en rapport , ministère semblable â celui des courtiers : on fait connaissance, on traite, on noue une intrigue galante avec une personne , on lui demande une grâce, par Ventremise d'une tierce personne. « Demandons, implorons par Ventremise de Marie , la grâce et les lumières du Saint- Esprit. » BouRD., Mass. « J. G. se sert aujourd'hui de Ventremise des apdtres pour distribuer aux troupes le pain miraculeux. • Mass. « Combien de trahisons exécutées par l'entremise d'une femme â qui il fallait de l'argent! » Bouan. < Recevoir les révélations de Dieu par l'enlremùe des hommes. » In. « Par l'entremise de Thérèse , ce La Roche fit connaissance avec Mme Levasseur. » J. J. « D'Effiat se fendait un personnage par ses entremises entre son maître (le régent) et le parlement auquel il le vendait. » S. S. « Il fallait que ce fût Daraxa que quelqu'un de ses amis venait voir la nuit par Ventremise de quelque valet infidèle. • Les. «c C'était le comte de Lemos qui conduisait cette

totalement ruiné serait dans la misère, et un homme entièrement ou complètement rainé n'aurait plus le SOQ. Mais entier et complet indiquant la présence , la réunion de toutes les parties d'une chose , sont mal propret i exprimer ranéantissement, la ruine, et en pareil cas on devrait toujours se servir de total. Qu'on dise un succès entier (Vzrt.) ou complet , une victoire entière (Volt.) ou complète (Id.), une guérison entière (Mass.) ou complète , rien de mieux ; mais on dsvrail toujours Taire usage de total , quand on veut marquer une désunion , une dissolution , une dispersion de parties, qui ne laisse rien subsister. C'est alors surtout que ce mot couYient. Destruction totale (Boss.. FÉ*f.], perte totale (Boss., J. J.), ruine totale (Boas.), dépérissement total (Rou..), éclipse totale (AcAO.). Total paraît même être en général négatif ou privatif. « L'inutilité totale de mes actions.» Pasc. « Ce qui parait dans le monde ne marque ni une exclusion totale ni une présence manifeste de divi- Ailé. » Id.

•TH. rHAHC.

intrigue par Veniremisê du seigneur de Santil-

lane. » In. « Smerdis le mage affecta de ne se

point montrer en public et de traiter toutes les

affaires par Ventremise de quelques eunuques. »

rRoLL. < Les vestales avaient le droit de tester

du vivant de leur père , et de disposer de tout ce

qui les regardait sans Ventremise d'un curateur.»

iD. Dans Andromaque, Pyrrhus dit à 0 reste

qui vient réclamer Astyanax au nom de la Grèce :

Qui croirait en effet qu'une telle entreprise

Du fils d'Agamemnon méritât Ventremise? Rac.

— La m^diahofi est un arbitrage entre gens qui sont en guerre ou ennemis les uds des autres : deux puissances belligérantes demandent, acceptent ou refusent la m^dtottofi d'un souverain qui doit rétablir entre elles la paix ; et de même vous ofi'rez votre médiation y pour Uire cesser des inimitiés , des haines. « Volckra fut rappelé à Vienne pour faire place à Penterieder pour traiter la paix de l'empereur avec le roi d'Espagne, par la médiation de la France, de l'Angleterre et de la Hollande. » S. S. «Le pape Urbain YIII, qui pressait la France de se réconcilier avec la maison d'Autriche, offrit sa médiation.... La Hollande et la Suède ne voulaient pas de la médiation du pape. » Cond. « Philippe de Macédoine trouva à Gorinthe des ambassadeurs de Rhodes et de Chic , qui venaient offrir leur médiation et porter les deux parties à un traité de paix, s RoLL. Des vautours étaient en guerre ; la nation des pigeons en fut émue :«

Elle employa sa médiation

Pour accorder une telle querelle. Lkv.

« Le duc de Guise s'était réconcilié avec Henri III par la médiation de la reine mère. » Fén. « J. C. est l'auteur de notre salut , le pacificateur entre Dieu et nous , et le médiateur de notre réconciliation. 9 Bouan.

3* Entremise est un mot commun, ayant été formé de deux mots français, entre et mettre; au lieu que médiation, latin medtatiOj de médius, qui est au milieu, est une expression relevée. C'est ce qui frappe surtout quand on compare entremetteur et médiateur. Après avoir parlé des dieux inférieurs qui, dans le système de Platon, ont créé les hommes et les animaux, qu'ils dirigent spécialement, Bossuet ajoute : « La religion chrétienne ne connaît point de pareils entremetteurs qui empêchent Dieu de tout faire, de tout régir, de tout écouter par luimême. Si elle donne aux hommes un médiateur nécessaire pour aller à Dieu , c'est-à-dire J. C. , ce n'est pas que Dieu dédaigne leur nature. » On dira donc mieux , Ventremise d'un valet , et avec Massillon : < Un rang d'honneur dans VÈglise est une médiation entre le ciel et la terre. • Et c'est parce que entremise est un mot vulgaire, qu'on dit non -seulement l'enlffmâe d'un valet , mais encore Ventremise d'une chose, comme il a été marqué au commencement de cet article.

ENVIE, JALOUSIE. Chagrin môle de haine qu'on ressent des avantages et des succès d'autrui.

Venvie est le désir d'avoir; la jcloime, le désir d'avoir à l'exclusion des autres. Venvie est considérée solitairement dans celui qui l'éprouve:

DEUXIÈVS PARTIE

la jaUnuie Test plutôt par npport aux sentiments qu'elle excite contre celai qui en est Vbbjet. flc Retranchez ces envies du bonheur d*autrui dont TOUS vous faites un supplice , et ces jalousies qui vont jusqu'à vous inspirer les haines et les aversions les plus mortelles. » Boukd. a Fabius voulut faire passer Tindignation de Papirius pour un effet de jalousie : Il vient, disait-il, possédé d'une basse et maligne envie contre le bonheur et la vertu qu'il voit à regret dans un autre. » Roll. « Quoique l'abbé Alary eût condamné ses talents à un silence rigoureux , bien fait pour adoucir V envie , son entrée dans le sanctuaire des muses avait armé contre lui li jalousie de quelques gens de lettres. » D'Al.

V envie produit ses effets dans Tftme même de l'envieux. On est dévoré ou rongé par Y envie; on sèche , on crève 6.* envie. « V envie se glisse dans l'ftme; elle aveugle les esprits et endurcit les cœurs. 9 BouRD.c On regarde d'un œil d'envie et de tristesse la prospérité de son frère. » Mass. — La jalousie se signale au dehors par des animosités et par des vengeances. On dit une violente , une furieuse jalousie (Acad.), une jalousie éclatante (Volt.), une jalousie mortelle (Boitrd.). « La jalotuie et l'ambition causent dans la société humaine des divisions et des troubles. » Bounn. «La charité est patiente, douce et bienfaisante-, elle n'est sujette ni àui jalousies ^ ni aux emportements et aux xolères. » In.

V envie est pmtôt timide et honteuse , obscure et lâche; « elle se plaît aux plus secrètes et aux plus noires menées.» Boss. La jalousie, quoique aussi soigneuse de se cacher, est obligée de paraître davaptage à cause de sa violence contre ce qui en est l'objet.

Ensuite, on peut être envieux de toutes choses, et de tout le monde , au lieu qu'il n'y a jalousie qu'entre égaux , entre gens de même profession , ou qui courent la même carrière. Ce mot suppose rivalité ou concurrence , comme le grec Çr,ioc, italien gelosta, d'où il dérive. C'est pour cela qu'on dit jalousie de métier, jalousie de corps (Volt.) , et qu'on a pu regarder jalousie comme synonyme d'émulation ^ qui marque un effort pour par\'enir à atteindre ou à surpasser un rival. « Venvie est le chagrin que nous donne la vue des avantages des autres , de quelque nature qu'ils soient , fût-ce dans des choses auxquelles nous ne prétendons pas. La jalousie est la crainte de voir passer à un concurrent ou à un rival un bien dont nous jouissons ou dont nous espérons jouir , et que nous ne voulons partager avec personne. » Cond. « Venvie , dit Labruyère, est quelquefois séparée de la jalousie, comme est celle qu'excitent dans notre âme les conditions fort élevées au-dessus de la nôtre , les grandes fortunes, la faveur, le ministère. » L'envie peut aussi avoir pour objet le bonheur de personnes placées au-dessous de nous de quelque manière : telle a été celle du démon contre nos premiers parents (Bouan.). Mais on connaît la jalousie de Caîn contre Abel (Boas., Mass.), celle des enfants de Jacob contre leur frère Joseph (Boss.), celle de Saùl contre David (Mass.). Les pharisiens témoignaient leur jalousie contre

J. C. en disant : que ferons-nous? tout le moade court après lui (Boss.).

c Les jugements des hommes sont des jog«ments que forment raversien et Venvie, Il n'ot presque pas en notre pouvoir de conserver da sentiments raisonnables pour ceux qu'âne malheureuse/alatine nous fait envisager comme m compétiteurs.» Bourd. « La jalousie suffit pour diviser deux amis qui sont dans la même protosion , et dont l'un réussit , tandis que l'tatre d^ meure en arrière. Mais tous ne sont pas dus la mêmes rangs , et quiconque se trouve ai^dessai des autres n'a pas le droit de les mépriser. Ria n'attire plus Venvie, » Id. « Le monde qui est» tour de nous excite plus communément nMJûr lousies et nos animosités. On ne se mesure ni avec les grands , ni avec les petits. » Id. « On*© homme de lettres soit élevé au-dessus des autro par la fortune et par ses places , ceux mêmes q« ont reçu de lui des bienfaits portent Yenviejtoqu'à la fureur.... Tout homme est jaUmi de li prospérité de ceux qui sont de son état,oad« l'état desquels il croit être. » Volt. « Point * comparaisons avec d'autres enfants, point de rivaux , point de concurrents. J'aime mieui (pt mon élève n'apprenne point ce qu'il n'appradrait que par jaîouste ou par vanité. » J. J.

Venvie donne le regret de n'être point i 1» place des heureux (J. J.) et les feit baîr. C'est ou effet de l'amour désordonné de soi-même- U jalousie se dépite de se voir préférer un riwl, de lui voir obtenir un bien ou un succès qa'eU* prétendait; elle se trouve par là blessée, déprimée. C'est un effet de l'orgueil. « Les insupportables présomptions de l'orgueil, ses ridica» fiertés, ses basses et' odieuses jc^oiwiw.'Boo©.

ENVIER , PORTER ENVIE. Envier quelqu'ofl et lui porter envie, c'est désirer pour nous sod bonheur, ses avantages , ses succès.

Mais envier a une plénitude et une ngtieiff <J< sens dont porter envie ne représente qae Iallïl^ ment l'idée.

Ceux que nous envioni nous causent nne sorw de chagrin mêlé de haine, selon la force oripnaire du mot envie. « Quand vous serez an m des honneurs, on vous enviera, et par ^^^ quent on vous contrôlera, on vous ^'^''^^f^yg vous offensera. » Bourd. « Les hommes m et intelligents sont41s aimés , sont-ils estimes » tant qu'ils le méritent ? on les ^^^r, échouent, et on les envie s'il» réussisses-

Nous souhaiterions pour nous le sort de cc^ auxquels nous portons envie , mais nous ne en voulons pas pour cehu

Aslolphe était un prince toiii bet* qn^ ^^* El tel que des beautés qui régnaient à » «:««» La moitié lui portait rnvie. ^

VolUire écrit au prince royal de ^^L^ fut plu» Urd le grand Frédéric : *^^^l ^\ est de rendre un jour les Prussiens beureui. qu'on leur porte etiuie / »

Hélas! J«^ffJSe.

À ceux qui dans ces mers ont te"*"'?.'*:) /,.

(Jocastc dans ^^'^{j^

!• ENVIRONNER , ENTOURER i -^ *"

SYNONYMES k KÀD1€AI}X DIVERS.

' — •VŒWlJWt, BNGBHWftB; — 4» BN- CIXttB, ENFERMER. S'étendre ou étendra quel* que chme de telle manière par rapport à vn à)j0t , qu'il se trouve au milieu ou au centre. I* Environner, entourer.

Ce qui Meironne un olifet ea est à une eeetaine distance, est dans les environs , m-à-vis. Les cieax environnent la terre ; nous soninws enwronnés par l'horizon; de charmants villages environnent Paris. « Saturne a un grand cercle et un grand anneau assez large qui Venvironne et qui est assez éleré pour être presque entière* ment hors de l'ombre du corps de eette planète.» Fout. Un pays est environné de montagnes, un fitat de places fortes, etc.— Mais ce qui entoure un (Ajei eut placé autour de cet objet, en suit k eomoMr , en est tout près, y touche, l'emlH'asae. Un anneau entoure le doigt , une bordure un tableau; on entoure une bague de diamants, un eniant de linges et de bandages (J. J.); les licteurs, chez les Romains, portaient des haches entoiurées de faisceaux de Terges (Aou..); une Qe est un espace de terre enlour^ d'eau de tous c6tés (àCAD.). c Tout à l'heure nou% n'étions occupés que de ce qui nous touche , de oe qui nous mi€«re immédiatement. » J. J. « Les génies président à la terre, ainsi qu'à l'espace dont elle est immédiatement entourée, » Barth. c Gimon et Clïtandre ne sont pas les satellites 4e Jupiter, je TCux dire ceuz qui pressent et qui eiKourent le prince; mais ils l'annoncent et le précédent, s LAsa.

UnetiUe est environnée de belles prairies, et «i^ourée de remparts. Un chef de famille est environné de voisins , et entouré de ses enfants.

Ce qui nous entoure nous touche , nous intéresse beaucoup, nous menace, nous presse; au heu que ce qui nous em^roiine nous regarde seulement, n'a avec nous qu'un rapport éloigné. « Gémir de la corruption qui nous environne, des pièges dont nous sommes enlour^s. » Fin. « Les comédiennes, sans cesse entourées d'une jeu- DMse ardente et téméraire , résisteront- elles à ^w âge, à leur cœur, aux objets qui les envi- «>«a«a<, aux discours qu'on leur tient? » J. j. Les personnes qui nous environnent composent le monde au milieu duquel nous nous trouvons; les personnes qui nous entourent forment notre entow^aje, le petit cercle de gens avec lesquels Bons vivons familièrement et intimement. On dit q^'tm homme est bien ou mal entouré , et non entimné, selon les qualités de sa famille , de ses «misi et l'influence qu'il en reçoit.

Infin, ce qui nous environne est plutôt grand , Man, pompeux; et ce qui nous entoure, utile ou miisible. La nature, pour préserver les princes des pièges qui les menacent , a environné leur Ame d'une garde d'honneur et de glohre, et en- Ujwi leur cœur d'un mur d'airain (Mass.).

î* £rive/opper.

Intelopper signifie entourer de toutes parts , en tous sens : envelopper des marchandises. Une Tille est environnée ou entourée d'un mur, d'une rÎTière, d'une prairie , de tout ce qui forme comme on cercle auteur d'elle ; elle est envehpp^e par un tourbillon de poussière , par des té^

nèbres qui la couvrent en même temps qu'eUee rentourenl. Des «inemM enoeloppéâ sont comme pris dans un filet.

8* Ceindre, enceindre,

Ceimdre et eneoindre, du latin cinaere, mettra une ceinture, n'ont pas une aussi grande étendue de signification que les trois mots précédents, et ne a'apphquent pas comme eux à toutes sortes de choses. Ils veulent dire primitivement entourer quelque partie du corps de l'homme , les reins ou la tète. « Le fh>nt ceint d'une couronne de laurier. » RoLL. « C'était Myrtis que l'on voyait ensetol des longs replis de ce serpent qui l'éiouffait, p Maxm. — Hors de là , ces deux mots sont pris métaphoriquement, avec cette différence que ceindre n'ex|»Dme pas une action volontaire , ou se dit d'un objet moins étendu. « Ce roc était ceint d'un profond abîme qui lui servait de fossé. » Rou.. « J. G. a distingué très^ettement le siège où la ville de Jérusalem serait seulement enceinte de l'armée , et plutôt investie qu'assiégée dans les fonnes. « Boss.

4» Endare , enfertner.

Enehre et enfermer ne sont pas du langage métaphorique et figuré, comme eetfutre et en*ceindre. De plus, ils emportent l'idée d'une barrière pour empêcher le passage ou l'entrée : cm enclôt ou on enferme un espace qu'on entoure QU qu'on onceint de manière à le tiore ou à le /er»mer. Didon commença par eticeûidrs ou par enmr ronner avec une peau de bœuf découpée en très^ petites bandes la Tille qu'elle voulait bâtir , et de cette façon elle la délimita ; ensuite elle l'enferma de murailles pour la mettre en état de défense.

On enclôt proprement ce i quoi on met une cldture, un champ; mais on dit bien enfermer une ville de murailles. — Enclore s'entend seul; mais avec enfermer il faut ajouter quelque chose: en enclôt un terrain simplement ; mais on Yenferme d'uu mur, d'une haie, etc. — On enclôt pour toujours; on enferme quelquefois pour un temps ; c'est aiiisi qu'une armée enferme les esr nemis entre deux montagnes. — - Enfin , on enclôt pour empocher l'accès ou l'entrée; on enferme quelquefois pour empocher la sortie. On enùôt un parc pour qu'il ne soit pas ouvert à tout venant ; on enferme un pare dans lequel on tient enfermé du gibier. Quand on a enclos son champ, les bêtes ne viennent plus le ravager (Volt.) ; des assiégeants enferment une ville par des travaux qui mettent les assiégés dans l'impossibilité de élire des sorties (Roll.).

ÉPAIS , DCK6E , — COMPACTE. Dont les parties sont rapprochées, serrées.

J^pais appartient au langage ordinaire. Deo^e , latin deiisu^, est, au contraire, un terme de physique , et ne se dit qi^'au propre. La signification d*épais est moins rigoureuse; ce mot se dit bien des choses dont les parties sont encore à une certaine distance les unes des autres , séparées par des intorvalles sensibles : un épais bataillon , une forêt épaisse , "une crinière épaisse; épais sourcil, plumage épais, fourrure épaisH. On l'emploie bien aussi en parlant des corps liquides ou gazeux , c'est-à-dire des corps

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