DEUXIÈME PARTIE
La persuasion (de per suadere , conseiller entièrement, d'une manière parfaite) est essentiellement pathétique ou conyaincante. Elle réussit, non pas par des finesses et des détours, mais par la puissance da la parole et la force de Tonction.
Vinstigation {dHnstigare , exciter, formé du grec 9T(Ceiv , piquer) est essentiellement yîTe et pressante. Son effet est d'exciter, d'animer, de soulever, de provoquer à agir, en mettant dans un état d'irritation.
La suggestion (de sub gerere, porter dessous ou en dessous) est essentiellement cachée ; elle agit en deuous, «ou«-main, d'une manière touterraine , subrepiice , et par conséquent odieuse.
Vinspiration est comme T&me qui vous meut. Vinsinuation vous gagne par des préparations, des ménagements ou des flatteries. La persuctsion emporte votre acquiescement par la force des raisons ou Tefficacité des conseils. Vinstigation vous remplit d'ardeur en vous piquant et en vous sollicitant. La suggestion vous trompe et vous subjugue par des ressorts secrets et artificieux.
La personne dont vous suivez VinspirtUion est le premier mobile de ce que vous faites. — On dit les insinuations d'un négociateur (S. S.) ou d'an courtisan (Mass.). — La persuasion est produite par l'orateur, par l'homme qui conseille ou qui exhorte : c'est elle qui fait tomber des mains de César la sentence de mort qu'il a signée contre Ligarius. — Vinstigation est comme l'aiguillon aux flancs du bœuf paresseux ; elle presse , elle ne permet pas de rester inactif, c La persécution s'éleva de tous côtés, à Vinstigation des Juifs, qui allaient partout pour animer les gentils , jusqu'à ce qu'ils excitèrent Néron à cette première grande persécution. » Boss. « Sa majesté catholique, irritée vraisemblablement par les instigations de son ministre , venait de mettre en séquestre les revenus des églises. » S. S. ^ On dit les suggestions du malin esprit (Boss.) , des méchants (Mass.); les suggestions de Narcisse (Lab.) , le détestable confident de Néron.
Vinspiration , Vinsinuation et la persuasion peuvent être employées & bonne comme à mauvaise fin. Vinstigation se prend ordinairement en mauvaise part , et la suggestion toujours : la première parce qu'elle est passionnée et violente, la seconde parce qu'elle est fourbe *.
ITVSTANT , IMMINENT. Ces épithètes servent à qualifier un événement qui est très-proche ou
I . Des cinq verbes , inspirer, insinuer, persuader, MHstiguer et suggérer, qui correspondent aux cinq substantifi contenus dans cet article, instiguer ne le dit point, et suggérer n'a pas toqjoun, ni même pour l'ordinaire, le sens odieux de suggestion. On inspire ce qa'on met dans Tesprit; on insinue ce quon y (kit entrer adroilement; on persuade ce qu'on y met ou ce qu'on y fait entrer fortement, par la voix de l'éloquence. Mais que suggère-t-on proprement ? •
Suggérer n'a pas de caractère visiblement ditiinctif comme insinuer et persuader, et semble n'être pas moins général qa'ùupirer, 11 en diffère cependant de la manière suivante.
Ce qu'on inspire est un souffle, une âme, un principe de vie, de mouvement ou d'action, quelque '
sur le point d'arriver : péril insUud oa ismtfient , flin instante ou imminente.
Mais instant annonce quelque chose de moios immédiat : ce qui est imminent (in, sur, et wnere, faire saillie, avancer, d'où minx» inen&cei)i est suspendu sur la tète et près de tomber-, ce qui est instant {in stare , suivre de près, être sai le seuil), approche. « Effrayés du péril pressait, et, pour ainsi dire, imminent, que courent c«n qui violent les lois civiles , nous nous acconlamons à penser que ce sont les seules lois qui puissent dominer sur nous par la crainte, t D'Ag.
De plus, ce qui est immvient est toQjooR quelque chose de menaçant et de dsngeren. « L'esprit du roi d'Espagne rétabli demeun i frappé de sa fin comme imminente, qu'il tocIs: sans cesse son confesseur auprès de lui.» S. S Mais ce qui est instant peut être un bonlKsi c Le cardinal de Mailly voyait le sacre (& Louis XV) instant et un conclave peu éloigné. Cs cérémonies et la figure qu'il y allait faire b transportaient. » S. S.
INSTANT , PRESSANT. Ces mots donnent m d'impressions faites sur nous par quelqu'un pot nous engager & faire au plus tôt certaines cbofes; prières , sollicitations instantes ou presuMia'
La prière înxtonfe est faite avec inststoM^ndoublement, et remarquable par la persérén»; la prière pressante est forte, ardente, et se distingue par la vivacité. Poussées trop lois, l'ai» devient importunité , l'autre dégénère en oae sorte de violence.
!• INSTRUIT, ÉGLAIRÉ; — $• CLAIKVOU^ INTELLIGENT-, — 8<* HOMME DE GÉNIS. Tenstf relatifs aux lumières de l'esprit.
Instruit et éclairé, étant des participes pa»i< indiquent des modifications reçues, deslonuôs acquises : nul n'est instruU ou éeiairé qui o'^it été instruit ou éeiairé. Clairwganttivtk\&^ qui voit clair et qui comprend , annonceat. i^ contraire, des lumières naturelles, àeib^ qui sont dans les personnes sans y vov ^ mises. L'homme instruit ou éeiairé n'est pis is ignorant, tant s'en faut; l'homme ctoi>i?«îifl»|* inUUigent n'est rien moins que stupideouio«ii<^ | « Je suis venu, dit Jésus^hrit, afin que oeaiJPj ne voient pas soient éclairés, et que «s super» clairvoyants qui s'imaginent tout voir par «i* mêmes et sans ma lumière soient aTeugltf-/ Boss. - Instruit et éclairé supposent U co^ sauce du passé, et expriment le firuit d**fr ou de l'expérience; clairvoyant et tm^ n'ont aucun rapport à ce qui s'est <W,etœtf* quent , non pas de l'acquis , mais du ^f^r^ . vaut Laharpe , les hommes les plus simples, tfi» la révolution de 1789, furent beauconp P dairvoyanU que les hommes <^^^j[^ « Ceux-ci, connaissant le passé, récUiw»»
chose qui doit se développer; ce <P*<*î'*^f^ quelque chose qu'on porte tout fait <*J°* !^; Vous inspirez un sentiment, un désir, dO ^^ vous suggérez un expédient ou un parti- *J ^^ qu'on vous inspire n'est encore ^^"^^Àmi qu'on rous suggère est achevé, enUéraD«H •» "« peut et doit être pour élre-mis i eiécalft»
SYNONYMES k RADICAUX DIVERS.
toojoors le possible et le yraisemblable ; cettx-Ià, sans aToir rien lu, jugeaient de ce qu*on pouvait fiute par ce qu'on faisait. >
1* Instruit, éclairé. Qui a beaucoup appris.
Instruit est purement théorique : Tbomme in^ struity instruetusy enseigné, pourvu (de connaissances), a du savoir; il est fort sur les sciences, sur la religion, sur l'histoire ou sur la grammaire, c On ne voyait autrefois, entre les chrétiens, que des personnes iiks^nstruites ; au lien qu'elles sont maintenant dans une ignorance qui Iklt horreur. > Pasg. < La lumière a depub reparu sur le sanctuaire : de longues épreuves de science et de piété ont seules conduit au sacerdoce.... Nous avons la consolation de trouver les ministres plus instruits. > Mass. c Vous dites que les hommes instruits sont en état de se former une idée juste de la divinité. » J. J. « Un esprit attefttif , un philosophe instruit reconnaît aisément les faits purement controuvés.... Il s'est lait plusieurs voyages , dont quelques-uns ont été entrepris et rédigés par des hommes instruits. » Bjtfv. « Les fautes de grammaire sont susceptibles de démonstration par tout homme un peu tfutrutl. 9 Lab. c Claude n'était pas dépourvu de toutes connaissances.,.. Il fut donc instruit; il savait Thistoire ; il composait lui-même ses harangues.... Mais il ne lui avait pas été possible de se former le jugement. » Cono. — Êdairé se rapporte à la pratique : Thomme éclairé a un fonds de sagesse, de quoi le guider dans les conseils ou dsjQS la conduite. « Une sagesse éclairée. » AcAD. « Vous êtes éclairé et sage ; je suis très-sûr que vous prendrez toujours en tout le meilleur parti. * X. J. « Si éclairé^ que ses décisions paraissaient toujours dictées par la sagesse même. » Mass. « M. de Bagnols est très-^ctoir^ dans les affaires. » F^. « Sur toute autre chose ils sont si éclairés ! Ce sont de sages politiques , ce sont d'habiles ministres, ce sont de grands capitaines. » BoDRD. c Ceux qui étaient éclairés parmi les païens adoraient une divinité suprême. » MoHTBSQ. — « Les Lacëdémoniens ne rougissent pas d'ignorer les sciences.... Ainsi, quoique ce peuple soit moins instruit que les autres , il est beaucoup plus éclairé. » Barth.
D'autre part , instruit rappelle plus instruire, ({Wédairé le verbe éclairer, d'où il dérive. On dit , en ayant égard à la manière , qu'on est plus ou moins bien instruit, et, abstraction faile de la manière, qu'on est plus ou moins éclairé. « Prophète, penses-tu être assez éclairé pour voir ce que fait mon peuple ? Penses-tu en être bien instruit? » BooiU). « Saint Athanase et les vrais fidèles avec lui, mieux instruits et plus éclairés, voulaient.... > In. a C'est reconnaître qu*on se trompait , qu'on n'était point assez éclairé, ni assez bien instruit. » In. < La noblesse d'Angleterre est la plus éclairée, la mieux instruite, la plus sage et la plus Israve de l'Europe. * J. J.
2* Clairvoyant, intelligent. Qui a du talent ou des lumières naturelles.
La difTèrence de la théorie à la pratique se trouve encore être celle qui peut le mieux servir à séparer ces deux mots. Pour être clairvoyant,
8TH. VBAIIÇ,
il tkqt voir clair, être doué de pénétration; pour être intelligent, il faut comprendre [inteUigere) et être doué d'habileté. Rien n'échappe à un homme clairvoyant ; un homme intelligent se tire de tout avec adresse. Le premier sait voir, apercevoir, prévoir; le second sait adapter les moyens aux fins, se résoudre et agir à propos, manier avec dextérité les hommes et les choses. •
c C'est ce que la simplicité de Geneviève, plus clairvoyante et plus pénétrante , traita d'espérance chimérique. » Bourd. « La ruine totale des Juifs, qui a suivi de si près la mort de J^us- Christ, Dût entendre aux moins clairvoyants l'accomplissement de la prophétie. > Boss. « M. Arnauld donne sa proposition et les passages des Pères d'où il l'a prise, pour en faire paraître la conformité aux moins clairvoyants. » Pasc. « Zèle clairvoyant à découvrir le mal qui échappe à tous les autres yeux. > Mass. « J*admirai ma bêtise de n'avoir jamais eu le moindre soupçon des liaisons qu'elle m'apprenait. Mais Claude Anet était si discret, que de plus clairvoyants auraient pu s'y méprendre. » J. J. — « Il est regardé comme un homme intelligMt, sage dans ses entreprises , solide dans ses vues, juste dans ses mesures. » Bouan. « Harlai était reconnu pour un honmie éclairé , intel/fj/ent dans les aflaires. > Gond. « Ce La Cour s'y était prodigieusement enrichi (dans les finances); il était habile, intelligent, plein de ressources, a S. S. « La Bourdonnaie était capable de fiiire beaucoup avec peu , et aussi intelligent dans le commerce qu'habile dans la marine. » Volt. « Catherine choisit un officier intelligent qui devait porter les présents au grand vizir. •
ID
3* Somme de génie.
C'est un homme d'un talent supérieur ou trans. cendant, un homme chez lequel les lumières naturelles sont aussi grandes que possible. « Hilton , qui assista à une représentation d'iidam ou le péché originel, k Milan, découvrit à travers l'absurdité de l'ouvrage la sublimité cachée du sujet. Il y a souvent, dans des choses où tout parait ridicule au vulgaire, un coin de grandeur qui ne se fait apercevoir qu'aux hommes de génie. > Volt. Mais ce qu'il y a de plus particulièrement remarquable dans Vhomme de génie, c'est l'invention , le pouvoir de créer. « Vous que je suppose homme de génie, vous deviendriez créateur dans votre art. » J. J. a Ce n'est pas qu'un homme de génie ne puisse inventer un genre de pièces préférable à ceux qui sont établis. » In. . •
INSTEUMENT, OUTIL. Choses faites et destinées pour aider l'art dans ses opérations , pour faciliter le travail de l'homme.
Instrument est le latin ifiitrumen^vm. Outil est seulement dérivé du latin utile , objet utile , dont on peut user^ dont on use avantageusement; encore n'est-ce qu'une conjecture. De là il suit que le mot instrument a plus de noblesse et qu'il doit seul se dire au figuré.
On se sert d'instruments dans les beaux-arts, ou dans les arts les plus relevés , et dans les sciences : instruments de musique, d'astronomie, d'optique, de mathématique, de chimie, dephy-
DÉCXlEMI; PARTIE :
Bique , ât eUlrai^te , Mo. IhLls left gttm ifai ^lefeeiit'â«8 Dnétiers/des «rts tnéûaoiques, diîs stfts où la ttaiii'siBtAe itgit^ qaitLt demandent ni génie m ^^Qlaiion , oiit deb ouHU : les vutils d*tm menuisfer, d'wa dh^e&tter , ^'mi tharron, d'un serftiriet, d*\in maçon, d'un bichefon, «te. clM Outtladetoas leainétters sozft déjà tuAiliem i fimile. * J. 7. Un pinceau eët un fn^fmimnt dans la ïnain de iKaphaël , un ovHl dans mile d'un barbouilleur. Ilfavt être savant ou artiste pour atoir des HnstrvhMHU ^ Partisan et rottirtier n^ont qfUe dés^otfut». P^t hainintutuMs d^m peuple, toua eonnaiss^ï qa,tl elàX chet lui l'état des ffeientells ^ de8>arts 'prt>tA«uent dits; pat ses'otrtti», vous eonnaisseK 'son geiïre d'industrie, ^l^a'scietfce invente des iHsmLiUwffts y et ils aodt plus ou moins ingénieitt. « Que pensem Emile, en voyaiit que les arts ne «e perfectiontaerit qfu'en se sobdivisaift , en multipliant à l'infini les ingtmmefiu des uiia tx dés autres f II se dira : Tous ces gfens'làaont sôttemeiît ingénieux; on dirait qu'ils ont peur < que leurs bras et leurs doigts ne leurs serrent à quelque cbose, tant ils intentent A'itfstinmenu pottr s'en passer. » J. J. La nécessité se fait des ùuiihj et ib sont d'ordinaire shnplës et grossiers, c on n'a trodré aux habitants de toutes les lies, entre l'Asie et l'Amérique, d^utres ouHls que des haebes de pierre, des cailloux taillés «en scalpel , et des omoplates d'animauï aiguisées pour couper l'herbe.» Buff. — . Le cultitateur a des outils, l'agriculteur ou l'agriculture des irftîrui^tUs ; ce que le ^ysan , qui laboure la terre , appelle ses outils , les autorités , les magistrats le nomment ses imvnnMti:^. c Régulus demanda un successeur et 9on congé, sur les avis qu'on lui donna que son fermier était mort , et que son Valet avait dérobé les ûvetiU nécessaires au labourage.... Le sénat ordonna que sa terre serait cultivée aux dépens du public, et qu'on achèterait de nouveaux inilrufnentf nécessaires pour le labourage. > Vert.
Au fîguréi tnsihkVMnt est d'un fréquent usage , tandis que outil e^ condamné par son origine vulgaire à ne pas sortir des limites du sens propre, c C'est adresse à l'ourrier de savoir bien user et se servir de ses outiU; aussi est-ce un grand avantage à l'homme de se savoir bien servir de son corps , et le rendre xfUXruvf^ent propre à exercer la vertu. > Cbarr. « Les chefs de parti se rient et se moquent de ce grand nombre d't'n- Hfumént$ dont ils font la même sorte de c^s qu'un artisan et un oavriei'font de leurs outiU.i^ S. S. c Cyrus disait qu'il 'trouvait bien étrange que les artisans sussent les noms de tous leurs wUiUy et qu'un général fdt si indifférent que de ne ^yOfr pas les noms de ses capitaines, qui sont autant d'ttuffuïneHfjr dont H se sert dana toutes 8ès entreprises. > Roll.
'!• 'tlfSUmiECTldlï ; - 2* 'HÉBËttKlN , KÈti^LTÉ , «mJtèVEMËNt ; - S* ÉHlÉOtlB, ÉMO- TION , SÉDITION , HUTINmtB; — 4* tltOOBllifiS. TiQfUs ces mots étgnifîeût des entreprises contre rautorité ou l'ordre établi.
î* IfUMtrecVion.
Iiutirreêfion mérite une place à patt à cause \
•de sa généralité. L'iniiRitdâm est l'nfioii Ae 'tout un peuple qui conspire et se lèvt (m «rgère , se loyer contre) pour détniin toa gotvebement. La ribeUion , la nfirol&e , etc. , om $«• dinaire une portée beaucoup moânâie, motos de gens y ^dt engagés , ^et elles -pemnt èireâihgées contre un chef ou tm supérieur d'un de^ peu élevé, comme un -simple màgfcititt ot c simple commandant. Dtaîlleurs, lembt iKsirr» tton est nouveau et ne s'amploie <g«ère qo^ boDCne part. On a appcfté d'abord inwtyflibvrtains corps de troupes hongroises levées rûmdinalrement pour le -service deTÉiat, psisls Américains du nord, qui, à la fin doTvnra^ Ole , s'aflTianchirent du }o>2g de l'Angleterre. 1» tesquieu rapporte, ^aprés Ari^tote, un vtflit singulier dont se servaient les Cretois poor ts lespremlers maglstr^ dans la dépendance li lois; 11 le nomme inMtredtbnet le h\x coostt en ceci : c XJtie partie des citoyens se sotM mefttait en fUite les magistrats , et les obligaitê rentrer dans la condition privée. -«A^jounrbi timttgeht n» se dit pltia, si ce n'est, e& te»» d*hrstoire, dans les deux cas ci-dessus và^ mais imumctUm est très-usité , et il emportes idée de droit et de justice : IViuamcItm dei^ Suisse, des Etats-tJnis, des Pays-Bas, l'wim fton grecque. Lorsqu'une révolution est dew» nécessaire pour mettre fin ^unedomtutflnn^ lemerit op^essive et tyranniqne, PtwsrfW*» suivant certains publictstes , est leplosflJnt<lB devoirs.
nibtlUxm , ri^oUe et Mt^ètenu^ , de leort^ différent lieaucoup d'i^meitle, d'Anolû»,*'»- Hon et de mutintfie. Il peut y avoirfft^fl*"* révolté de la part d'un seul homme : laf«W* la révolte d'un enfant contre son pèreonosP son maître; le péché est une rébéiiim A^^ tolte de l*homme oodtre Dieu; la tibeUi»^^ révolte de la chair contre l'esprit Vitne^ ^^ iédition, toujours prises au propre, snpP«* toujours une multitude plus ou moins noiBi»** aussi dit-on particulièrement bien une^*»** une sédition populaire. Outre cela, la f^^ et la révolte sont des attenUts contre FwW au lieu que Vémeute et la sédition portent i» à l'ordre. Le rebelle et le révoUé ne sont f^ soumis, mais réfractafres et impatients W le séditieux et le mutin ne sont point ^^ mais turbulents et brouillons. L'esprit de «»; lion et de révoUe est indocile, indépeniSJ^ c'était eelui que fit naître et répandit partoi»» réfbrme, en affaiblissant le respect de It^^ et des puissances (Boss.). L'esprit de smo*^ inquiet, ïemuaat , cabalear : c'est celui f^ gna en France pendant la minorité àelM^^^ celui qui animait en particulier le citfdj»^' Retz (Vow.). La Bible rapporte les mU^ les révoltes du peuple juif, qui, dans teû»n^ murmura tant de fois contre Dieu et »«*• voulut tant de fois un autre Dieu et m »^ chef fBoss.}. PiUte abwidonna ^^^^ peur de voir la tranquillité '^^^^^^.JfLat émeute ou une «(édition (Booan.). « Cltfn«*yr mit au ban de l'empire l'électeur de Si« « landgrave de Hesse comme rêUlkti «•*^'
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
«coupables de lès&iinajesié, pertacb^teurs duiepos public. 9 Co9J).
•JBMeUitmy réwUe, tûMvenuaiU, Acte d*maubordination, acte par lequel oa Jira^e Tautorité, on secoue le jpug, on briae 1^ liane delà dépendance.
MébtUûmt rabeUt», de rebeUore, répondra à la guerre par la guerre , viarque résiatance. Mévoile, action de se tourner contre ou dans le aeos opposé, exprime une attaque spontanée. Le r^uUe est sur la défensive, il regimbe, il refuse le service; ,1e révolté prend roflensive, de luimtee il sa porte contre. L'objet de la rébelUon, c*«at d'échapper à une charge ou A un. ordre; celui de lanâwUe, c'est de renverser , d'amener taxa changement on une révoluHfïn. On tait rébellion à la justice en a'opposani à Texécution de iftea déccela« on est.en rivaUe quajod on a'insurge contre une puissance. Envers Dieu., la rébeïlicn consiste à ne point garder sas commandements, et là révolta A l'outiager par des impiétés, des lilasphàmea, ^des sacrilèges. Le refus de Timpôt est une aimple rébellion : « L'imposaU>iUté d'obéir (à cause derêpoqnité des .chapes) .n'a plus d'autre nom oue la rébdlion et la jnauvaise -volonté qui remse. » Mass. ,Une prise d'armes est proprement une révoiu : « Il y avait un grand nombre de huguenots qui trouvaient la réforme incompatible avec l'asprit de révolte qui les faisait soulever contre Uut roi. » Boss. La réf otme .excita les peuples à la rébellion et à la TévclUê: à la rébelUon^ en les engageant à se soustweA l'obéissance de l'SgUse; à la révolte^ en les armant contre leurs souverains. — p*un antre côté, rébellion par sa désinence marque l'action, l'éclat, la manifestation, quelque chose d'effectif; au lieu que révolte , avec sa terminaifiOD nassive, exprime l'état, le fond ou l'esprit : oo ttU on acte de rébellion (1. J.), on est puni .pour .une rébeUion (Roll.) ; on est en réwoUe (ACAD.)) OA ^it dans la révoUe (Bouan.). « Le peuple Juif s'entretenait dans un esprit de révolte qui éclata .bientôt après et en causa la ruine. Les phu isiens fomentaient secrètement ces mauvaises dispositions; mais Jésus-Christ ne ¥eut point partir de ce jnoade , sans prévenir la rébellion dans laquelle toute la nation devait périr. > Boss. « Voilà l'esprit de révolte que Dieu envoie quand il veut renverser les tr(^Des. Sam autoriser les rébellions ^ il les permet. • In: c La rébellion des Antiates fut punie par le supplioe des principaux auteurs de la révoUe* » Rou*
L^eovUvement est une rébellion ou une ré' valu naissante d'un certain nombre de per- «oDuea. «.Ces maximes séditieuses ouvrent la porte hViji tmdèvemenU , auxquels les peuples aoQt si naturellement portés. » Pasc. « Quand on.TeRale zol ruiner le royaume, la public recommencera à orier; et U n'est presque pas pos- 4ùbla qu'il; n'arrive & la longue quelque «ouiéveiMnl. ».7&B. « Le sénat voyant que son parti et aoQ autorité .diminuaient itous les ioura, et craignant un aouiéoeiR^Bl général (en laveur de Kalius), crut Aevoir entrer (avec Cinna) en négociation. • Viar. « Le meurtre commis dans la
personne de Siccius aigrit extrêmement les esprits, et les préparait déjà au soulévemenl. > BoLL. « Ce serment fut comme le ngnal d'un soulèvement général. > Id. « L'Église va ètoufler dans le fond des cœurs , non-seulement les premières pensées de rébeUion^ mais encore les .moindres murmures; et» pour ôter tout prétexte de iouI^ve*iefi< contre les puissances légitimes, elle a enseigné qu'il en faut tout souffrir. > Boss. U faut prévenir les soutècemenCf (Tolt.) pour n'avoir pas à combattre et À. punir les rAeUtdtu et les révoUee,
3* tmevAe , émotion , sédition , mutinerie. Agitation désordonnée, emportement tumultueux et furieux d'un certain nombre d'hommes réunis pour faire éclater leur mécontentement ou pour obtenir quelque chose paria violence.
Émeute et émotion ^ du verbe fnmsaia ^inouvoir , n'annoncent rien que de commun aC de peu important Sédition, latin aecKfto, désigne, an contraire , quelque chose de plus relevé et 4.0 plus sérieux. « S'il y eut sous Louis ZIT quelques séditions dans les provinces , ce ne furent que de faibles émeutes populaires aisément réprintées. > Volt. Vémeute se forme dans ta rue, et commence par un rassemblement sans dessein préalable, sans chef, et se dissipe comme un feu de paille ; elle se borne d'ordinaire à des cris, ou si on s'y bat, c'est & coups de poing, de pierres ou de bâtons, c Un capitaine autrichien ayant rudement frappé un habitant (de GSnes), ce moment f\it un signal auquel le peuple s'assembla, s'émut et s'arma de tout ce qu'il put trouver : pierres , bfttons, épées, fusils, instruments de toute espèce.... Le marquis de Botta crut que cette émeute du peuple se ralentirait d'elle-même. » Volt. «Dans une émeute populaire, un Jeune homme creva un œil à Lycurgue d'un coup de bâton. » Roll. Hais la sédition est concertée; elle obéit à un mot d'ordre , à des meneurs , elle se fait à main armée; c'est l'action, non pas d'une troupe amassée tout A coup, mais d'un parti. Elle produit et entretient les divisions {seditio, u itio , action d'aller à part] ; elle met aux prises les citoyens les uns avec les autres , et, si elle n'est réprimée , elle engendre la guerre civile. « Les Romains prièrent Numa de ne pas les rejeter dans une nouvelle sédition, qui aboutirait à une guerre civile, puisqu'il n'y avait que lui seul qui fdt au gré des deux partis. > Roll. « Alors il s'éleva une sédition qui partagea la nation en deux corps. » In. « Rien ne doit plus alarmer le roi qu'une sédition presque universelle (des jansénistes réfugiés en Hollande], qui semble préparer une guerre civile de religion. » .F£n. Voltaire dit en parlant de la journée des Barricades : « Le cardinal de Retz se vante d'avoir été l'auteur de cette sédition mémorable . qui commença la guerre civile. »
V émotion est une fermentation, une légère émeute ou une émeute qui se prépare, une espèce d'émeute , comme la corporation est une espèce de coxpSs un corps en train de se former, a Calvin a approuvé ces guerres sanglantes, lui qui se vantait que son parti n'était pas seulement soupçonné d'avoir causé la moindre êmotion.9 Bon. « L'^moito»