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DEUXIÈME PARTIE

paasagère d'un peuple furieux. » D*Ao. « Cléomène s'applique à rassurer les Corinthiens en leur faisant entendre que ce qui venait d'arriver à Argos n'était qu'une légère émotion. » Roll. c La sédition s'allume peu à peu de toutes parts.... Les éfnotion$ populaires deviennent fréquentes. » Fân.

La mutinerie est une sédition opini&tre ou de gens opiniâtres , comme était celle des plébéiens de Rome qui s'obstinaient à demander l'abolition des dettes : « Tant de mutinerie , disait Appius, ne procède pas de la misère du peuple; c'est bien plutôt l'effet, d'une licence effrénée. » Vert. > Appius n'alla point au siège de Yéies, mais il resta à Rome pour ûdre tète aux tribuns, et pour réprimer les mutineries ordinaires du peuple. • ID. Ensuite mutinerie indique, non pas quelque chose de vulgaire comme émeute , mais quelque chose de petit dans les motifs ou dans les personnes. Elle procède, non pas d'un grand mécontentement, mais d'aigreur ou de dépit, ou bien elle a pour auteurs des gens qu'on considère et qu'on traite comme des enfonts. « Les sujets n'ont à opposer à la violence des princes que des remontrances respectueuses, sans mutinerie et sans murmure.... Les remontrances pleines d'aigreur et de murmure sont un commencement de sédition qui ne doit pas être souffert. » Boss. « Les mouvements de la Bretagne rendent cette province peu sûre.... Si le repentir prend à ces mutins , et qu'ils rentrent dans leur devoir, je reprendrai le fil de mon voyage. »

SÉV.

4* Troubles.

Les troubles représentent le triste état d'un pays qui est en proie aux rébeUions , aux révoltes, aux émeutes, aux séditions, et même à des mouvements moins violents , à de simples partialités propres & altéfer la paix et l'union , à des discussions trop vives qui divisent le public. « L'empire était tranquille avant Luther; depuis lui on ne vit que troubles sanglants, que divisions irrémédiables. » Boss. c La révolte devint générale. Ce soulèvement de ses sujets obligea Apriès de se sauver dans la haute Egypte.... Les troubles qui agitaient l'Egypte furent une occasion favorable à Nabuchodonosor pour l'attaquer. » Roll. « Les riches entreprirent de persuader au peuple que Tibérius ne proposait un nouveau partage que pour susciter de grands troubles dans la république , et pour la mettre en combustion. »

INTÉRIEUR, DEDANS. Vintérieur ou le dedans d'une chose est de cette chose ce qui est sous l'enveloppe, par delà la surface ou la partie environnante et apparente.

Mais Vintérieur, de l'adjectif latin interior, plus en dedans, plus enfoncé, plus voisin du centre , est de la chose , est la chose même inté^Heure^ c'est-à-dire du côté opposé au dehors. I^idans , au contraire , adverbe de lieu pris substantivement, est une expression abstraite, | simplement indicative du lieu. Vintérieur d'un | édifice est cet édifice même , vu quand on y est [ entré, les colonnes, le plafond, les vitraux, les ! tapisseries et les ornements de toutes sortes; i

le dedans , c'est l'espace contenu entre les mm, le sol et le toit. On vante beaucoup l'tiiMv de Saint-Pierre de Rome. « Je n'entrevoyiis j|. mais le dedans d'une église sans un fristôBtment de terreur et d'effroi. » J. J. On connaît Vintériewr d'une chose (Fér., MoHTisQ.),c'e!t. à-dire cette chose vers le milieu; le dtém d'une chose est vide (Mass.), on le remplit (Boes.) ou on l'ouvre (Les.). Nous disoni, mon ùtf»> neuf, c'est-à-dire mon àme avec toutes ses affections et dispositions; et, ce qui se passe n dedans de moi, façon de parler qui sert iœarquer le lieu de nos pensées , pour ainsi dirs.

Une autre différence très-importante poorlW ge, c'est ^ tn(M>iir venant du latin, etdfd» du français , le premier est plus noble , plos pnipre pour le figuré, et mieux placé dans le I&gage des arts et des sciences. L'tnl^neitr Se temple (Acin.), Vintérieur d'un £ut (o'Al) Vintérieur de nos Ames (Bourd.) , nn taliieia d'intérieur (Acad.); le dedof» de la bouel», as mains (Buff.), du bec dHxn oiseau on de n nid(Io.), le dedans d'un friiit (yoLT.),le(lAiiu d'une lettre (Sév.). « Alors l'écolier vit, oam en plein midi , Vintérieur des maisons , de isltat qu'on voit le dedeuis d'un pâté dont od m: d'ôter la croûte. » Lbs.

mUTILEUENT, YAINEMSNT, ER TiOlSos succès.

Inutilement est objectif, a rapport à ïéA^^ marque qu'il n'a pas lieu. Fain^iiienl et <ii«0<s sont subjectifs , ont rapport au sujet, i 1( cause , et expriment son désappointemeati ^ chose faite inutilement n'est pas suiTie de » effet; la chose qu'on fait vainement on es 0> n'aboutit point à l'effet qu'on atteod d'elle, déçoit.

Une place imprenable est tnufitoReiilaffi^ et les assiégeants s'obstinent Mênemesti^ loir s'en emparer. Si je ferme les yeux, ]tsttfBi de la lumière viendront tnutilemenl; et;d'iBt:< part, si les rayons de la lumière im<f^: j'aurai beau ouvrir les yeux , je m'efforterai «»• nement de voir. Les ronces et les épines œcapsi intUilement certaines terres; et c'est «oim*^ ou en vain que nous cultivons les terres coivertes d'épines et de ronces, elles \iom^^ espérances.

« Nous négUgeons de rappeler en notre vmoire les vérités du salut, et la foi estenei^ inutilement. » Boss. « Il pria le Saureur (f»^ sang répandu pour lui ne le fût pas »«**; ment. » In. « Nestor oubliait le danger oaexposait inutilement sa vieillesse. » Fto. «^ temps est si court et nous en avons besoîB p tant de choses, qu'il ne feut pas l'emplof» '»; uHlement. « J. J. « Vous avez w«<iJrt«"» f" ployé le premier instrument; il ^*^J^^ semblable que le second eût plus d'«J*V|^^ « Marins et Sulpitius promirent ««"^''•^L liberté aux esclaves qui prendraient les v^ en leur faveur : personne ne branla, «j — « Gens rebutés des feux biens «»^ poursuivis. . J. J. « Le repos •P'^'JX L vainement soupiré, et que je na <^rr^ narce aue ie ne l'espère plus.»!». «^^

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

ledans, après avoir vainement espéré d*ètre

«courus, 86 rendirent faute de yiyres. » Boss.

U Tent, mais vainement, poTmoivre son discoiin.

Bon..

C'est «• «wi» qa'an Paniisie nn téméraire aatear Pense de Tert des Ters atteindre la bantear. S'il.... Id.

Tanlale aux eaox du Styx portait en vain sa bouche, £l Sisyphe en nieur esiayail vainement D'arrêter son rocher pour le moins nn moment.

Ur.

Et le jeune Agrippa , de son sang descendu , Se Tit exclu du rang poinement prétendu. Bac. En vain TOUS prétendez, obstinée à mourir, Intéresser ma gloire â tous laisser périr.

(Acliille i Iphigénie). lo.

Mmis je me flatte en vain qu'aucun respect les touche. VoiLT.

Pour ce qui concerne la différence k mettre entre «amemeiit et en vain, voyez I** partie,^

p. 97 et M.

IN^TTBR, PORTER, BXCITEH. Agpr Sur quelqu'un pour lui faire faire quelque chose.

Inviter exprime une action douoe; porter, une action puissante; etesctter, une action tîto.

Ce qui nous invite & quelque chose nous y attire, agit sur nous par insinuation ou par persuasion; ce qui nous porU i quelque chose nous y entraîna , agit sur nous aTOC autorité , avec ascendant; ce qui nous excite à quelque chose nous met en Terre pour cela, réToille et dispose pour cela toutes nos forces, agit sur nous en nous piquant et en nous enflammant.

L'action A'itmter réussit tovgonrs à Tégard des personnes qui se laissent aisément gagner; celle de porffr, à l'égard des personnes qui se laissent aiateient mener; celle d'esctter à l'égard des personnes qui se laissent aisément passionner.

Le cœur et la raison invitent; Tinstinct et le penchant porleni; le désir et tout ce qui nous irrite ou nous soulère exeUent,

L'action &*inviter peut aller jusqu'à obliger; celle de porter , jusqu'à emporter et contraindre ; et celle d'esctter, jusqu'à exalter.

Inviter a pour synonymes eonot er , tndutre et enge^er (voy.). Porter se trouTe comparé dans un article particulier aTec poueeer et mouvoir (roy.). Exciter forme de même une famille à part arec tuetfer, provoquer^ atguilUmner^ stimuler , animer et encourager (voy.).

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