‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 340 sur 444 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

lûttrei. Que si quelquefoiB^on aappelé improprement lettres certaines épitret des anciens, celles de Cicéron , par exemple, c*est qu'on les a considérées comme étant devenues françaises par la traduction , et en tant qu'on les lit 'dans la traduction ou qu*on les peut apprécier par la tra^^ction. «Cicéron, dans la belle leitre k son frère Quintus , établit le même principe , et semble le fonder sur la même comparaison. > R01.L. Mais quand il s*agit du texte , de Técrit sous sa forme originelle , le mot épUre est d'une rigueur absolue. « On pourrait douter si les épitres de Cicéron sont bien propres pour la sixième et pour la cinquième , parce qu'elles sont souvent obscures et difficiles. > Roll.

A regard des écrits qui ont pour auteurs des modernes, si lettre est Texpression ordinaire, épUre s'emploie néaiunoins dans certains cas. C'est d'abord le npm qu'on donne à une lettre écrite en vers : les épîtree de Boileau, de J. B. Rousseau, de Pope; outre un grand nombre de lettres , Voltaire a adressé plusieurs ëpUree au roi de Prusse, Frédéric II. — On nomme ensuite épitres dédicatoires les lettres que l'on met à la tête des livres pour les dédier. « Qu'est-ce que cette affectation &*épUres à la tête d'un ouvrage , où , par le caprice d'un auteur , les mettes les plus obscurs sont égalés aux plus éclatants? 9 Bouan. « J'aime mieux dire que Voiture se joue agréablement de son sujet , et que des lettres galantes^ne demandent pas une vérité si austère que des épitres dédicatoires , qui sont d'elles-mêmes graves et sérieuses.* Bonn. — Enfin, é^lfre a, dans le style moderne, une troisième application, analogue aux deux précédentes, mais que ne mentionnent point les dictionnaires, et qui est plus difficile à déterminer : il signifie une lettre remarquable , soit par sa longueur , soit par quelque chose de relevé dans le fond, soit par quelque chose de pompeux ou de solennel dans la forme. Bossuet écrit à une dame qu'il dirigeait par correspondance : a Vous aurez à présent. reçu ma lettre en réponse à votre grande épitre; celle-ci viendra en confirmation; » « Ce ne sont point là mes propres pensées , ,ni mes expressions , mais celles de saint François Xavier , qu'il nous a laissées dans ses épitres , fidèles interprètes de son cœur , et lettres sacrées que nous conservons comme les précieuses reliques et les monuments de son zèle. • BoDRD. oc A un homme qui fait de tlls présents, ce ne sont point des UHres familières et de simples compliments un peu ornés , ce sont des épitres liminaires du plus haut style qu'il faut écrire , et où les ' comparaisons du soleil soient prodiguées. » Boil. « Vous attendiez peutêtre une Utire faite pour être montrée; mais au*riez-vous dû me la pardonner , et reconnattrlez- Tous l'amitié que vous m'avez inspirée dans une é^pitre où je songerais au public en parlant i vous? » J. j. c On attache aujourd'hui à Vépitre l'idée de la réflexion et du travail , et on ne lui permet point la négligence de la leitre, « Marm.

1* LEVER, ÉLBVSa, gOULEVER, ENLEVER, RELEVER; — 2« HAUSSER, EXHAUSSER, RE- HAUSSER. Paire aller en haut, vers le ciel.

Une difiérence fondamentale sépare d'abord les

deux verities simples Uwr et havcter, tDxqoels se rapportent tous les autres verbes placés à lev suite , et sous lesquels ils viennent natQKlleme&t se ranger en deux classes..

Lewr^ du latin levare, dont le sens est k même, veut dire mettre haut, droit, déboutes qui est bas ou couché , en changer la positioa oa la direction. Hausser^ au contraire, suppose qoe la chose est déjà haute , droite , debout, et sigiifie ajouter i sa hauteur. On Ihe de tem, oa Une un poids de tant de livres, on Ute les pieds en marohant; mais on Aaïute une porte,» hausse une maison d'un étage, la chalear&it hatuser le thermomètre. L'action de lever ftit il- 1er en haut ce qui n'y allait point, ce quiétsit ^as ou baissé; l'action de hausser lait aller enesit davantage en haut ce qui y allait déjà. Youslfte une échelle en la dressant; vous la hAUStafA] mettant quelques échelons de plus. Une pluk lève quand elle sort de terre pour se diriger Rs le ciel; une rivière hausse quand elle d^ quand elle devient plus haute. On lève la pie» qui couvre une tombe « le couvercle d'un coït ou d'une marmite, la visière d'un casque, tooto choses susceptibles d'être mises perpeudicoliiR' ment ou ôtées de dessus d'autres choses; e hausse ce qui est susceptible de gagner eo lasteur, la voix, le ton, le courage, les moniuies, le prix des denrées, etc. Vous levei les yeaxfi leur donnant une autre direction que f^ qu'ils avaient^ vous hausse% les épaules ea les portant plus haut qu'elles ne vont d'elles-Dteei Vous étiez couché ou assis , vous vous ltM\^ ci'êtes pas assez grand , dans l'attitude Teitio^pour atteindre une chose de la main, tobs^ haussex^ c'est-à-dire que vous vous gniuJis» autant que possible.

Lsioer marque plutôt qu'on donne iunobjeU hauteur propre et ordinaire; et hoMtet,^ les mêmes circonstances , annonce qu'on j^ encore. On lève la tête, au lieu de la tenir u^ sée, on la hausse quand on s'efforce de la^' aussi haute qu'on peut, avec une sorte d'sfi» tation. Le maître à danser de M. Joardâio U^ apprenant à se tenir, lui dit : • Bawex lat^' Mol. On se Uve pour être sur pied ; ma» ^^ a dit de Condé que, toujours égal à lui œe»il ne se haussa point pour paraître grand-

ivleroer, élever, soulever, enkxier , fw»-^ Modifier la situation ou la direction d'ufiob]^^ façon à. le faire aller de bas en haut.

Lever exprime cette idée simplement. Tous le verbes qui le suivent ici , étant composés, JJ gnent une idée d'effort, outre la nuance gw «^ chacun

Élever,

lève une échelle qu'on dresse; le soleil ^^^ vapeurs. Un malade se lève sur son séant; audacieux s'élèvent en ballon..- C'est fer^^ milieu de , c'est-à-dire de teOe sorte que ^^ domine , prenne le dessus , soit éminente -^ une sUtue , élever quelqu'un au plus ^°} J^ Soulever, c'est lever en agissant ptf-d<^j^ « La marée soulève les navires qui '^^^ ^^ vase. » ACAD. Le feu intérieur duglol»*?"^

SYNONYMES A RADICAUX DIVERS

d«s montftg:ttes en touUwtnt les matières qu*il teoftit en liquéfaction (Boff.}- Les pieds des passants agissent, poussent et soulèvent la poussière d'une campagne (Disc.)* On soulite des sujets contre leur souTerain , contre Thomme qui est placé au-dessus d'eux.

Enlever, c'est lever avee force ou Tiolence , ou bien lever en soi , avec soi , de manière i emporter : l'aigle fond sur sa proie et Venlive.

Relever, c'est lever de nouveau, en rétablis. sant rétat antérieur con?enable ou naturel. On Uve la tète pour contempler le ciel ; on reUvê la tète , quand on Ta trop baissée ou trop inclinée. On lève ce qui est bas ou dans une position horizontale ; on relève ce qui est tombé , ce qui a besoin d*ètre remis en place ou debout.

Pour plus de détails relativement i lever comparé avec ses quatre synonymes de même radical, Toyez, dans la 1** partie : lever et élever , page 138 ; lever et soulever , page 1S5 ; kver , enlever et élever, page 149; lever et relever, page US.

3* Hausser, exhausser, rehausser. Prolonger de bas en haut, porter ou faire monter plus haut.

Bausser ne marque rien de plus.

Exhausser signifie bausser considérablement ou ezcessiTement. « Les pirates construisirent des tours fort exhaussées, d'où ils décourraient une grande étendue de mer. » Roll. Voltaire dit en parlant du Temple du goût :

Jtdis en Grèce on en posa le fondement ferme et daraMe»

Pais Jasqa'aa ciel on exhaussa Le faite de ce temple alm^e*

« Au nom de Dieu , ôtez de vos lettres ce If onsieur, haut exhaussé, ou j'en mettrai dans les miennes un encore plus haut. * Boil. « Le cothurne , en exhaussant la taille jus<iu'à la hauteur de huit pieds, faisait de l'acteur un colosse énorme. > Mkav.

Rehausser , c'est hausser de nonveau , hausser ce qui a baissé. On hausse un plancher qui n'est pas assez haut ; on rehausse celui qui s'est aflaissé. Ou bien, c'est hausser encore , hausser ce qui est déjà grand. « Les éléphants étaient fort grands, et , de plus , rehaussés par leurs ornements de tète et leurs aigrettes. » Roll. « Louis XI ne sentait pas assez combien l'éclat extérieur rehausse la grandeur des princes. * Boas. « Une grande taille ne songe point à se rehausser en exhaussant sa chaussure. > In.

UBËRALITÈ , LARGESSE. Action de celui qui donne beaucoup, qui n'épargne point en donnant, ou bien le don même qu'il fait, lequel n'a rien de petit ou de mesquin.

Libéralité désigne l'action de donner ou un don en qualifiant celui qui donne , en le représentant comme libéral ou doué de libéroHté. Largesse exprime l'action de donner ou un don en marquant de quelle manière on donne , c'est-i-dire largetnent^ d'une main large selon l'expression latine, larga manu. Libéralité est subjectif, il a rapport à l'auteur du don, au sentiment qui l'anime , à son intention , à son mérite : largesse est objectif, il borne l'attention au^on comme

objet, & sa quantité, laquelle n'est pas médiocre.

« Ce qu'on donne libéralement n'est pas dû ; ce qu'on donne largement n'est pas compté ou mesuré. 9 RouB. Distinction déjà faite par les synon^stes latins et d'abord par Cicéron entre les deux mots coirespondants , liberalis et largtu.

On Toit dans les églises les noms de leurs bienfUteura inscrits sur des tableaux; c'est afin de solliciter les libéralités des fidèles, en exposant aux yeux les largesses des personnes dont ces tableaux portent les noms (Mass.). « Des personnes mondaines se rassurent sur l'abondance de leurs largesses, et croient qu'elles seront sauvées parce qu'elles mêlent à leurs plaisirs quelques offices jde charité et le mérite de quelques libéralités, » In.

S'agit-il du don d*un homme grand , noble, généreux, bienfaisant, charitable, qui donne tolontiers, qui ne calcule pas strictement ce qu'il doit, c'est du mot libéralité qu'il faut se servir. « De pieuses libéraHtét, » Mass. « Dans quel temps les libéralités, cette pierre de touche de la ▼raie grandeur d'ftme, ont-elles été plus abondantes? » Volt. « La divinité se montre à nous partout et se fait sentir i chaque moment par ses bienfeits et ses libéralités. > Roll. « Pline avait un bien médiocre, mais une ftme véritablement grande et des sentiments bien nobles. Ses libéralités presque sans nombre en sont une bonne preuve. > In. Mais on emploiera largesses toutes les fois qu'on parlera du don d'un homme qui donne abondaxnment ou i pleines mains, dans quelque vue que ce soit. « Des généraux romains s'attachaient leurs soldats par des largesses intéressées. » Vert. « Jugurtha se défendit plus longtemps par ses largesses que par ses armes. » Boss. « Les troupes se donnèrent à Octave , ton-chées du nom de César et des largesses prodigieuses qu'il leur fit. > In. « Saturnin proposa une nouvelle loi agraire. Le sénat ne manqua pas de résister i cette largesse pernicieuse. » Roll. — Dans un discours contre Catilina , Caton disait : « La république n'est en si fâcheuse situation que parce qu'on appelle lib^alités des lar» gesses du bien d'autrui. > Roll.

On ne prend intérêt et on ne fait des Hbéra^ lités qu'aux personnes qu'on connaît, qu'on discerne parmi lès autres. C'est ainsi que Louis XIV faisait des ia)éràlités aux grands de sa cour (Sév., YoLT.) et à Jacques II d'Angleterre réfugié en France (VOLT.). «La charité bannit ces libéraUtés de goût et de caprice qui ne semblent ouvrir le cœur à certaines misères que pour le fermer à toutes les autres. » Mass. On lait des largesses i une foule de personnes qu'on ne connaît pas et sans distinction d'aucune. « César, dans son tes- Ument, faisait de grandes largesses au peuple. » MoNTBSQ. c Tous les soldats sont gagnés par les largeues de Philoclès. » Fén. « Confier i l'^fî^}^ radmicistration de ses largesses^* Mass. « L'Eglise est distributrice des largesses des grands. «

ID

Comme libéralité exprime essentiellement un don généreux, largesse suppose plutôt un but intéressé. Que si les libéralités ne sont pas toutes

iEVXtBMJB,BAlTat

gratiiitM, on •« propose TagnAnaat eale» faiiazil de s'attacher les personnes. «Dieu, si tendreet st bienfasant envofs aea enfant», n» vanfacoMca- pas son aniAuc efcaflp UbémUtéi dans oe. pea d'axuïeft qui Qomposent nalra tm .. » Boas. If aia Isft Uirgfi»^ m •ont ma doo iuQraii!»;,(m an fnk sam p#sonna» ^'qb wttt ^agnan. Géaar «1; Pompée kàr saia&t dfiB IcMyean». «L?anbili<a, pour parvenir laea fiass^ Bfoaklia'nin èa ctt fu^penlgapHur-la, DuieBr d« pauplft,.fllitiariet, anwpiiisaiiRaft, ftir^ piaier, corraptioB.. » Boiii.

Et QOBune larjusH» enportei efmmiiP>iw<iit: ridé» d'aboBdaaeK, IMraiiîté nrft^ fil» étt xnasare ou BuinaidapioAisàimk

Enfin IMrékUé m dit pliilôt daMi U mBd«> G'est un bianfittip Mi lugmiu^ an paislMk da» pauvres ou du peuple , c'est une aumône ou uda diatribolion flhte il* foulcb Oa coâ M das. 2«^mftc^ ma, gi»uadskdftfftaft«r,.«iki<liiite9ewwau.

XXBHPTUaif » DIWSVSE» C«i HMlB sigaifient oertains droita reooaauaoïLCQnQédsB, aa:Tasti»da&qaela ceux qui en jovisaant aani autooiaâa i fiii#a qiidque ahnaftoitsoaaÉraita idas ahaigaa, i des oiiligaliinnii wiéwanaa

Lea H6artéff at tes ff «idWaMi sont des dlAît» noamus, dae dfoita d'vaage. o« dft loUcanoai. • Saint Louis» ea BMranl ^ gacwwfiaanrtft à aan fils qu'il maintint les /iiaïaaàiaar etr lea i^erMi dans lesquioUe» sas aiMHsea airaiant maintsma las vîilea de son royaume « Boas. « Towtea lea villas gaorées aivaient daa /iranaftim, daa ii&arl^a, daa privilèges, jnsfva daaala plua gNmda-aaaraltte du pouvoir féodi^ » Voue, en aentratr»» tmnmnùë^ flBraiplaa» et dàqiaïua aanosusent par Imica inilialas négatives aai privalima dea dérogations è une loi oommuna^ daa oanoossâona parliouIièNs qui empèeheni d'êtaa soumis comma ks.autcoa à qu^que cboas, en>uii mat des droits institiiés : oa obtient av on. aoaordo: dans cailaéaa8< aircaa stances une immmmtéy uaa aasaiplfo» a«: une difpMfs. Avec des IQmiéê on daa froÊÊthiêm^ on n'est pas si^et A la lai; avsa daa. mnuaildf , dai eMmpKoii«,dea.cKip«fMf«» on a été spiaaatéFde la loi ou déchargé. En oansarvanlî lea là^hA et les franehMes dea villes ou des proviaaes, les rois d'autrefoia Mspactaiaai la aooftuma, la tttr dition ; en conservant daa iwwiMmIda. éta easmj»* tionê, des diiptnm^ ils respactaiaiit laa daaalions de leurs ancêtres. « Dans une coastitittioB es Clotaire IX', il est dit (|aa la soi conservera lea immunités accordéea aux églises par son pire et son a3eul.... Gca iaiaiuMtldf étaient daa opnoaa^ sions de dr(»ts da justioa. », EoflRasQ.

1« Liberté, fmMkùei

lA Uberti est positive, et consista dans la poa«voir de se déterminée i soa gré; la ^oncAéte est négative, et consiste i Atr& afjiramhi^ aaem^, quitte, dégagé : ce sont dea obstaclea, daa difficultés, des barriènas qa'oa frandùt^ et on aaffranekit d'une sujétion. C'est pour une province une liberté que de s'imposer elle-même , et une franchin que de n'être pas imposée. Ua peuple libre se gouverne par ses propres lots; un paya franA n'est soumis à anaune cbarga» imposition

Qu redevawMk Iioa Ubertés o«iitila«t U^mtinfr* lilé, rexistenea pQliti(puiv W- f^mthim UiA qu'on n'est paa tnbtttaise ou. obligé de p^« it^ droits K •* Ensuite > lea itfartâ tiouuat «a peisoniiea, qu'elles sondant maltmaMs 4e la» résolutions, c Le bel ordre dana un lîlat, à toutes las pUialea da aoB|rMaiilian am IMâ et aux dioita de ebaqua* coqia sa tourquoit «i guerre civile I » Boak Iftaia lea fntukim sott atlaobéaa A ceataiaa lieux, et touk qu'où y «là rabri da ta^ea <m, da- poursuites : un lî» d» /îw«cài«e „ les /hvKbicss des égUsak Il (mea aaïaai} M'm aondnâle en oa Ilmêi/»

e&ÎM}

Où sans cEsinie an ^vdite fiai :.

Je l'aima autant que je tous faaL Bam.

c Roviiilaiv4coou:b»mé 4 oombatire opuon^ vokur», fUi obligé enaaita da déXendne li»/^ cbàiea de l'asile qu'il avai^ ouvert. » RoiJ«> 2^ immuniU^ emmfUo/t > dùfmH»^ Jmumnité, latin «mniuiiiftw^est unt^nMdi jurisprudence qui exprime un droit fixe, «acadi k taux un ctytyiky k toute une ville. « ûa oonple, parmi- kft <^oses divines^ lea persoaiiai wsir crées au service divin , leurs dignités, leonfia^ tiens, leurs prérogatives, leurs imauimiéLf ^àm « On, Ba^ confondait paa ces locta ii gmmmatriiBa, appelle aassi fOMisiefan, ai» laa ^vaaMMHtiift ou liuémma^^ doot Vtvqa empieiétaiit d'waeigqar aux eniànts lasiim» éléments de la langue grecque eo, latimC«rt pourquoi ces demiisca ixa iouissaianl pai ^^ munitét et dn autres, privilèges. aoBonl0lpv>^ empereurs aux geaaMnairieBs. » Bou» I^f* tton et dtfpemr so»t da» mots du boga^i <^ mun , qui désignent plutM une céeomptBit éanée ou una fafveur ûnta k un particulitc ^^ oartaia cas saulanMot. < MeUaa des tain,» amandes sur aaux qai négligent leurs chia^ donnas des grêceset daa ea«mpfû>a< aux tam qui, se multipliant, augmentent 4 proporw»» cultura de leurs terres* »yiii. • LeWtort^ia m na peut êtra^ pvêtra sans vm dMP^^ Bmnaw »Vuit. L'tmmiiSMa^ est aussi oumx «; tarmûséeeit plus aartaina. «Toutes la» jrt^^J eonceneal U diaciplina générale d$ VXt)^^^

4. cette dffllÈrence pourra» être ^^^^^fS^ vantage et variée dai^s ses applicatioiii. }^!^ d'une ville ecasisient dans le poafeir *««"^ euHe qum lai pM, desagoufsnieràw»»!^' d'aUet ifd on là pêabet* cbaater, poiisMt i «>• conper da bols, en ua «ot da Cure q«»J^*J^

poUiiqiieiaem , mofalesant, ^«^^^'f^^'^BLeii physiquement parbmt. SM/r^nehitts *ÇTji5i

de servilude$,d» Juridiction o^ «fimp*». IJy, prohiblllTes «tent la liberté éa commerce! JJg,^ fiscales en ôtent 1%/ramehitê. Le eomnaerecj»^ ^

prohiblllTes fitent là li^êrti en commerce! J^^j^ fiscales en ôtent 1%/ramehitê. Le «ommew^^g^ dans le» porta od leevalsMaoc peuvsBi ^"^^

/r«N# dans eeuK od ib entrea^saos f^^^^ lemaai» au meml» la UkeiU ose, i»>*!!2lLj«a, la diasimulsÉion : l'oaa est Uaxdie, •f^^Zjn raat» «ans dégniaemenk Qui ^ jfTa^ loin en paroles; qui parle /nw"^*'*^^^ #e rien ; le premier montre du courage? jy^ ^^ ment polat, n'env^ppe peint as P^'fjj^giîa'i ter af«« trop d» Kbêrté, &miiouqp»"^0 pariar avec trop da^onoUia, e'flsl inv «i^

SYNONYMES^ k AAIHCAUT flVERS.

•tf Ici priMléii«r géaémov des: pefsojmes ont dM'bisDr nMmÙqpisA^ ;r Ici nutqni ic§wd«iti \9ê vdnix: dt^ région, 1m pHom piétMMta» pu dtt'> MoimiBun^és religMOM» 0» ]Hr d6P «hapilnt, imivtat êtr»' nriifwr du» todwff dwmttlirfli eœlteiâslîqaM d*aii «nfepe ■opéiiiOtf^^v'D'AdL «^ Ovtnroelv, dn^ rmmiié ff^mpiaie d*«na aHnîÉre*«biola«ySa lieu qu'arvss éMttipitefi e^ (Mtwnjr on «petite Uen de qvot on <rt estmp$i an» dkptmé : mumftitm^ d^iatçtiS'j d» MWiM,. de gtri^; déiptftf» de lut«He , di kid», d'antfolifigMioa

délivivr, mirqu» maïâigtmmÊ vaa Mt «vniptif

de «pielqutf ehOM dv dur, dypèaftiv ou d^ba^

r«ar. c On m ta; propos»* dkni^ kl tvrtir ijw !•

plaMr d» FajMHiiptfo» d» €riiM ufiii», qos le

bonlietiv d'èlw quilUr d« s«i> Teilwnlsi > Va»

« Le»«M»ipiiOfii (pTott acoonbiil au clei^gèéw»*

iisi«Dt préjvdidâblfls am fesui die eMeyenesur

qid «Mteetee charges reiettiMeiitv • €mm. Bé^

pente , da Ittier dUpentm^ admtoisCfif , dlatrK

baer , MiqM «M fkHwt, «û eifct da fton plaw

sir ; il peot f atoir die» metif» d*0»MiifliMN», il n'y

a point d# metih' de dttfmiit^. « Ifous fiMWi^wwB

dans I« tîe de Marte'iine dt^Miue preefse gèné^

nie deiMiuele»M»;»fiofls. «dl le» pape»lliw

saleiif les Mb , Us. crereal p(MiiN>ir ei^ dftpiwegi»;

et ils WMJhWit Vêê diipeiu<r.» eoNfii -^ Vusmip-

tûtn estpassite, «etatiwft cfiteftiiie ehese^Ml'iaot

sQ^fMr ev t«Mr. Lâi Mp^w^est aethief, relkcWe

à. <{uelqa»elif»e qvll s^agii de UKre; t'swmpWsfi

vous aeusiniit à vue elurgv, à «n ml, à <iciel-

q^m (dioa^'de MclMnr; hi dàpenie veu» niorise

à ne pe« Mm ot iMnii pefiber d^ Adre.

sortes dlioBise» qui-^Hveat dan» le désevdrrea daas l^dMgleBsHt.

Le MwTMi se èoMe Mp de VS^ehé, eH liaso* eieiix f SMS ffida-, saoef feieMS' dsoe l^ue^ des plalsifieeliaRiele, eoutf les^femmee, fliilrdesftedÉtaes, se eendiiil en ttaaftii sofet. Don fcaoi, Le^riMwei FeebliÉ sont de» iièerlfiit.

J'eaisa* in InA. H erofc fie eTteiaotte vièia

maître.

Pie meilaiSMefas sealer«i«elBi»

Est-llii danesrent?

Gevieva Miske

A cItMjoftkiiie*cni(i' aili n eif i^a&éMie fw tMM nos jeunes gesM

ef suspects de oorruptioff. » 9Éir« « Ls plapart des moines qui abandonnèrent Isorr âgUses et leen doltns (au tempe de LiHhet) peur se ma» rier, rompirent leur» Tœnz, mais Hs ne fereet point MisrHiif , et on se peut lenr rvpro^er des miaors scandaleines. » Vo&t. c Don Luis est ds» biement Uhmii^ Satea-Tons qu'à ion âge il a déjà eu i: bail dbui eomédlaanesf Que m^prenea-wiiif reprit Aàrore. Quelles mœurs r Mais ètes-vous bien assuré qu'il mène une ne si IK cencieusef irLBs..«QaaLl touieors l#«ftn et débauohdi».Y^»KeA.

IVr m'kr IViir d'être un peu Uètrdk.

eaurar.

ffe noue fepnfefasBS ries.

Oa saà» Ae teeflnedaftie»

liS ptésideot A Sertieif Ame- sa jeunesse, fut mêlé dans \» meilleures eompagnles de te eour el dans le» plus gsvUardes.... Ifailleure, il n'apprît rieo et im eurdmemeat débauché.... n était inoerrigible, et se songeait qu'à ee di?enir et à dépenser. Cette vie lîbsntfie le lia etee la Jeunesse la plus distinguée. » s. S. «LafRIsau, Mpen de Jésuite envofé à Rome, entretenait une fille en chambre, en pleine Rome, et 7 donnait de fort bons soupers.... II eut révêebéde Sisteron. Il lui ftehait beaucoup de cesser d'être personnage et Mertifi à son gié. » In. • tvife» toute ftanHiafité avec les geas libsrlîîie

Ee ifiriwind^ ene çà el là, n'a pas A» domicile ni dfezistence assurée, mène une fie evranteeC paresseuse. Dans l'Odyssée, Antinous traite Ulysse de eey»5ewd {Fâhv). Il repreeUe à Itanée de l'aeoir amené dans la maison de Pénélope: < IfinroiiBH9ou9ptt ici', dil^il , asser de gueur et de euyoèofidf ? * Rocx.. « Les fonctions des par* lementB (sous Elisabeth) se bornaient à punir les iHH^edefidr et les mendiants, à maintenir la police -dans la caoïpagne; >-Goim. « Alfred le Grand or> doana que chacun se ferait inscrire dans qu^ qu'une des diseines, sous peine d*êitre poursuM comme eof oèend. 9 In. « Varius fût le premier qui , daaa la guerre de Jugurtha, déshonora les légions ea y introduisant des affranchis, vos»» 'bonêt et aotree mercenairesw » J. J. • Tel ftrt le -pian sur lequel ]e me mis en campagne, aban* ■demtnt sans regret mon protecteur, mon prfr- Icepttur, mes études..., pour commencer la Tfe 'd'un vrai eonfeèeud. »ny. « Vn édit de 1686 ordonna anr catholiques de se déftiire des domestfrques huguenote aAi de pouToir les arrêter comme v«f8i«fKlr.»Y0LT. Le même Voltaire appelle plus d'Ut!» Ibts îee croisés des «o^dBorid^. c La croisade ayant été prêches en France , Gautier-sansavoir, Termite Pierre... , prennent leur chemin par fAHemagne, suivis d'une armée de «ogol&ondr. »

Le OaatdfT Mt partie dTune bondir, d'une troupe de voleurs; c'est un tagàbond de la pire espèce , de respëee k plus déterminée et la plus crimi- >nelle. « Luther met les princes au rang des bon- ; dits qui combattent sous un chef de Toleura. » \ Boss. c Belles merveilles t assembler des voleurs , des scélérats, se faire chef de bandtto, ravager impunément les pays voîisins , n'avoir pour loi que la fraude et la violence....» (Tatius à Romulus.)Ftiv. < Une nombreuse troupe de handiu est venue fondre sur nous ; ils ne nous ont laissé que les habits que nous avons sur le corps. » Ijts» « Cet flhntre GuesoKn était alors précisément ce qu'on appelait en Italie et en Espagne un.-condottiero, n VBseemMs une troupe de bandïtt et de briganAs, avec lesquels 9 rançonna d'abord le pape 0rt>ain IT, dans Avignon. * Yolt. « Ptolémals, l'asile des croisés, n'était qu'une retraite de bondttt, fameux par leurs crimes. » In. c Bayle

DEUXIËHE PARTIE :

ne loua point David pour avoir ramassé six cents vagàbondt perdus de dettes et de crimes; pour avoir pillé ses compatriotes à la tête de ses bandits » In. « Népotien, proclamé Auguste par une troupe de bandiu ramassés de toutes parts , se rendit maître 4e Rome , et livra- cette ville au pillage. » CoHD. « Cq Clodius était du moins un brave scélérat , marchant à la tête de handiti déterminés comme lui... Clodius salariait de vieux soldats devenus brigands. » Lab.

La nuit passée , un nombre de bandits N*a laissé qae les murs dans le prochain logis.

RlGlf.

Le libtriin pèche contre les bonnes mœurs , il est dominé par la passion ou Tamour du plaisir ; le vagabond pèche contre la société civile , il n'a ni feu ni lieu , il court le pays comme les aventuriers , les mendiants , les gueux , les fainéants et autres gens dangereux que surveille la police; le bandit est socialement bien plus répréfaensible encore que le tagàlbond^ c'est un malfaiteur, il s'empare du bien d'autrui à main armée.

LIBRS. INDÉPENDANT. Une certaine idée d'af* franchissement est commune à ces deux mots.

Hais le premier dit moins que le second. Pour être libre il suffit de n'être pas dans les fers , dans les entraves , sous les verrous ou violenté ; pour êlre indépendant^ il faut n'être dans la dépendance de qui que ce soit et de quoi que ce soit. Vous êtes libre par cela seul que vous n'êtes pas captif ou prisonnier; vous seriez indépendant si vous ne teniez à rien ni à personne par un lien de sujétion. Un homme qui n'est pas marié ou qui n'a pas contracté quelque autre engagement de cette espèce , en vertu duquel on est astreint à certaines actions, est libre; mais il n'est pas indépendant , parce qu'il a nécessairement des entours, des relations sociales et domestiques qui, bien que n'étant pas contraignantes ou astreignantes , ne laissent pas que d'agir quelque peu sur ses volontés. La Vberti exclut seulement l'esclavage et la contrainte; l'ûid^endaiMe exclut toute subordination , toute soumission , toute influence subie, si faible qu'elle soit.

Bforalement considéré, l'homme est libre^ mais non pas indépendant. Il e'4 libre; car/dans ses déterminations, s'il obéit à des motifs, c'est librement^ par choix , de son plein gré , et non de force. Il n'est pas indépendant^ car il n'agit pas sans motifs ou comme il lui plalt, il est dans la dépendance du devoir, quoiqu'il ait le pouvoir de ne s'y pas conformer.

Quelle étrange société '

Formerait entre nous l'erreur et l'ii^nsticey Si l'homme indépendant n'arait que son caprice

Pour condaire sa volonté I Lav.

En sorte qu'on pourrait appeler la liberté une t»dépendance relative, et Vind^endance une liberté absolue. La liberté est une servitude raisonnable, et Vindépendance l'exemption de toute servitude. Dans toutes les conditions, même les plus dépendantes, sous toutes les dominations, même les plus dures, nous restons libres tout le temps que nous lès acceptons de bon gré ; nous ne saurions être indépendants sous un joug quelconque , fûtîl trèfr-léger ou de notre choix , volonUire.

C'est pour avoir confondu VMd^peiidoRtt oq l'anarchie avec la liberté qu'on a tant décluoè contre l'état social dont l'effet est d'assonr l'exercice de la liberté en restreignant l'iad^pisdanee naturelle. Pour que nous puissions être libres, dit Cicéron, il faut que nous soyons tns esclaves des lois, c La Ubirté ne peut consister qu!à vouloir faire ce que rondoit?oal<nr,elà n'être point contraint de &ire ce que l'on ne doit pas vouloir. Il faut se mettre dans l'esprit eeque c'est que Vindépendance , et ce que c'est qu la liberté. La liberté est le droit de faire ce (pie les lois permettent. » Mohtbsq. « La liberté Téritible, c'est d'être soumis aux lois..., de dépeodR de Dieu.... Si Dieu nous a, dit TertuUien, eosn émancipés en nous donnant notre Uherté^^)i disposition de notre choix, ce n'est pas poor »» rendre indépendants ^ mais afin que notre foemission lût volontaire. » Boss. « La Uberti è l'homme est une liberté; mais ce n'est ptsw indépendance : c'est une liberté; mais elIeR l'exempte pas de la sujétion qui est essentiellei la créature. > In. « Aucun homme sage n'a jaaû pu ni dû étendre ce terme de liberté jusqoesi i'tnd^pendaiice. » Yadt. « Il ne serait pas pusble d'établir l'ordre et la paix, si les hoosB voulaient tous être inétépendants, et s'ik « s soumettaient à une autorité qui lenrêUtoe partie de leur liberté pour leur waene^ reste. » Roll. « Par le cmitrat social, les ju^ culiers n'ont &it qu'un échange aTantageô^^ rtfu^pendaiice naturelle contre la liberU.*^'^-

Une assemblée n'est pas libre quand U font armée exerce sur elle une tatio de preyioo,!» fait vouloir telle chose plutôt que telle autre; eO» n'est pas indépendante quand de simples ceoidératiotts étrangères influent sur ses déliMntions. Un peuple libre est gouverné, non pi)^ potiquement , mais conformément à des loiii(Q" s'est données et qui ne peuvent être changées fl^ le concours de tous; un peuple tnd^pMddsi,i|^ rigueur, ne serait soumis à aucune loi, a^ d'ordinaire «nd^endonf se dit d'un peuple !»• dans ses conseils, n'est point sollicité pirf rapports extérieurs i avoir égard aux iot0«^ d'un autre peuple. ^

Un esprit libre n'est pas tyrannisé, sa »P indépendant, influencé, par l'opinion desant» Celui-U ne se soumet pas en esclare; celtn ci» se soumet point, ne reconnaît point ^'*"'®"^.

Une ftme libre ne peut être asserric parf**un caractère tnd4>eiidaia ne peut s'ase^j^^'^ être assujetti à rien.

LIENS, CHAINES, FERS. Ce sont, âii pr^' des choses qui servent i attacher et ^J*^' et, au figuré, différentes sortes d'engagtf»^' de restrictions ou d'atteintes à la liberti

Au propre Y les liens diffèrent ^******'|f f-jj. au'ils consistent en un seul corps *^^'\^ tinu et souple , au lieu que les daines sosi co^ posées d'une suite d'anneaux ^^^^J^t^ dans les autres; et iU se distinguent des^' comme des chaînes en ce qu'ils peai«J» ^ pas de métol, mais d'osier, de paille» decw*^ vre ou de soie , par exemple. Les '*^ j^ I mille usages pour lesquels il n'est pv

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

dfl déployer une grande force , pour attacher la ligne aux échalas, pour réunir les javelles en gerbes , etc. Les chaînes et les fers étaot d*UDe matière plus solide s'emploient pour des choses plus difficiles & retenir, savoir, les chines pour diverses choses, et les /er< seulement pour des prisonniers. On fixe un vaisseau au rivage par une chaîne ou par des chaînes ^ on peut tenir un animal à la chaîne; mais il n'y a qu'un homme qui puisse être mis aux fers»

Quand chaînes et fers désignent également des instruments destinés à faire rester en prison les honunes qu'on y a mis , chaînes n'a rapport qu'à la privation de la liberté , et fers fait songer au poids qu'on supporte. Bans les chaînes on est enchaîné j on ne peut pas se sauver; dans les fers on gémit sous le fardeau; le fer est un métal pesant , et on comprend dans les fers non-seulement les chaînes , mais les autres ferrements , comme les menottes , qui accablent le malheureux. On dit proprement briser les chaînes^ et charger de fers.

Au figuré , mêmes différences.

Les liens expriment un simple assujettissement; les chaînes et les fers^ une servitude, un esclavage. < Sensible & l'amitié , Thomas la cultivait avec soin; mais il la voulait modérée : il en chérissait les liens ^ il en aurait redouté la chaîne» » Mabic. c Par le mariage elle va former de nouvelles chaînes qui relâcheront les doux liens de l'amitié. » J. J. « Ce rare et précieux bonheur qui fait du mariage un lien céleste et sans lequel il n'est qu'une chaîne de misère. • In. Et comme liens ^ par rapport à ehaf nef et à fers^ atténue, il se dit plutôt au figuré. « Cette loi de charité n'a-t-elle pas changé les chaînes en des liens d'honneur ? témoin un saint Paul. » Boubo. « J'ai promis au Soleil, dit l'Indien, de rester soumis à ses lois* Ma parole, ma foi sont pour moi des liens plus forts que ne seraient des chaînes. » Mark. « Les philosophes disaient que le sage était libre encore dans le^ fers. Ils auraient pu dire de même qu'il était libre dans les liens de la fatalité. > In. Ensuite, chaînes est à l'égard de fers, comme liens i l'égard de tous les deux, c'est à-dire moins rigoureux et moins fort : il tient le milieu entre les liens et les fers. C'est une servitude que ce mot représente , et non l'esclavage ou une oppression absolue, par la raison qu'il ne rappelle pas , comme fers , l'idée d'un des métaux les plus durs. Les chaînes peuvent avoir encore quelque chose de doux, quelque chose au moins dont on ne s'afflige pas. « Gléop&tre , de p::ur qu'Antoine ne lui échappât, ne le perdait jamais de vue, toujours occupée i le divertir et à le retenir dans ses chaînes. » Roll. < Yous trouvez que je suis trop poli avec ma patrie : il n'y avait pas moyen de reprocher des fert à des esclaves si gais qui. dansent avec leurs chaîne; . » Volt. Les chaînes de l'amour (Lxs.) n'ont rien de pénible ; un amant se platt dans ses (haines (AcAn.). — Chaîner se prend aussi plutôt %u figuré , et fers au propre. « Je veux bien qu'on tue jette dans les prisons , et qu'on charge mes I2iains de fers; je regarderai ma captivité comme

une image glorieuse de ces chaînes intérieures par lesquelles j'ai lié ma volonté. » Boss. « Saint Paul était alors dans les fers pour le nom du Sauveur. Une vierge qui se consacre a Dieu peut dire , aussi bien que saint Paul , qu'elle est dans les chines pour le Seigneur. » Bourd. — D'ailleurs , il faut transporter au Sguré la différence indiquée au propre : on met dans les chaînes , on charge de fers; on délie , on rompt , on traîne des chaînes, on porte des fers, on gémit sous le poids des fers. « Des époux gémissent en secret de l'esclavage où ils se trouvent réduits. Qui les a chargés de ces fers dont la pesanteur les accable? Comment diraient-ils éi Dieu : brisez ma chaîne? » In.

LIER, ATTACHER. C'est avec des instruments propres à cet usage > comme des courroies, des cordes, des chaînes, retenir une chose ou une personne ; au figuré , c'est assujettir.

lier a un sens solitaire ou absolu ; altachert un sens relatif. On ^te ensemble les parties d'une chose; on aMa^e une chose i une autre. On lie les pieds et les mains à un criminel; on Vattache à un poteau. On lie un fagot, une gerbe de blé, une botte de foin avec une hart ou toute autre chose semblable, propre à entourer et à serrer; on attache une chose à la muraille avec un clou , de la colle , ou toute autre chose propre à fixer un objet à un autre ou contre un autre. « Les chaînes impures dont je suis lié m*aitachent par tant de nœuds à la profondeur du gouffre , que je demeure toujours immobile. » Mass.

On dit bien aussi relativement , lier une chose à une autre* Mais c'est l'y unir, faire en sorte qu'elle ne soit qu'un avec elle : on lie étroitement (Bourd.) , inséparablement (Boss.}> Ce qui attache y au contraire, ne tient pas de si court. Un homme lié à un arbre ou à un mât est appliqué contre ; un animal qu'on attache à un arbre pour qu'il paisse i l'entour , peut s'en éloigner à une certaine distance : où la chèvre est attachée, il faut qu'elle broute.

Au figuré , Iter , c'est Uer les pieds et les mains de manière qu'on ne peut plus ni bouger ni agir; attacher, c'est simplement mettre dans un état de dépendance. Ce qui Ue oblige {obliger et lier ont la même racine , ligaré) ; ce qui attache engage. La nécessité, l'autorité, le devoir lient; l'intérêt et l'affection attachent. Lié, vous n'êtes plus libre; attaché, vous n'êtes plus indifférent. Le mariage {te les époux ; le sentiment attache les amants l'un à Fautre. Quand on s^attache imprudemment à un parti , on finit par s'y trouver lié. « Le prince de Conti disait que la naissance n'approche les princes de plus près du trône que pour les lier plus inséparablement au souverain.... Les vertus du roi Vattachaient à sa personne, autant que la royauté le soumettait à ses ordres. » Mass.

Du reste, la différence des deux mots au propre reparaît quelquefois au figuré d'une manière très -sensible. Yous êtes lié avec une personne qui réciproquement est liée avec vous; ensemble vous ne faites qu'un. Mais vous êtes attaché à une personne à laquelle vous te-

BBUKtm PàBm :

nez, vais qni, €6 ion (^tt, tbH^ Iflire, aistîzxete , et i>eut-être mênra ignoré 1b «entimeat que TOUS éprouvez pour elle.

UBD , 'ENimOfT f PLAGE. Portion de Fespaee.

lieu est absolu et vague; tndroH «st -râatir et déterminé. On peut prier Dieu en tottt 'Kftt; mais le temple ost VtndroU où il se rend plus ' propice (Hass.). « 11 faut Toir si terfigufe oontieot an lieu; si, par exemple, la syneododfae peut être placée en cet «ndrott de -saint 'Ambrotse. »| Boss. Un éclaireur, qui a 'la connaîssance des lieux , sait les endraHt par où l'ennemi peut slntroduire ou s'éohxpper (Ro&l.)- On dit d'une manière génénlle , un Heu éoaité; ot d'une manière particulière , V endroit le plus écarté de la forêt. On prouve qu'une maxime vient de i>on, liât en indiquant un excellent livre dans 'lequel on Ta puisée; ai on veut être plus précis, on marque l'^ndrott du livre où elle se trouve. — ■ I*e lieu se conçoit en lui-même comme un tout à' part; l'endroit se considère parTapportii d'an-^ très endroits, ce qui sert à le distinguer, i le q)écifier : Paris est un lieu charmant, surtout dans les endroite les plus .'fréquentés , tes Tuile- j ries et les boulevards. j

Xtplau est un lieu ou un -endroit en tant que • occupé ou devant être occupée par une "Chose ou par une personne, et cela d'ordinaire selon .mi certain ordre établi ou eonvenable. Dans cet univers chaque être a sa place , c'est-i-dire le lieu ou Tendroit qull doit avoir pour être bien.

Enfin Malherbe vint, et, le premier enTrance,

Fit sentir dans les vers one juste cadence^

' D'un mot mis en -sa j^a^fatÈtâgpA 'ieponrôir. j

La place d'une personne à Té^^sa, uu 'théâtre, dans une assemblée, à un banquet. Xes premières places ne sont^pas toujours, les phis commodes.

Anciennement, à Home, 'le Ifeu pour rendre la justice n'était point déterminé et dépendait du. préteur; mais en quelque endroit que le préteur eût fixé ses séances, sa place était dans une chaise curule au-dessus des, juges, qui étaient assis plus bas sur des bancs (Roll.).

•c Cet. imposteur parcourut toute la. Daîécaf lie sous le nom de Kils Sténon ; il ne paraissait que dans les lieux les plus écartés; il restait peu dans un même endroit; il publiait que Gustave- Adolphe ne pouvait le souffrir, parce qifil semblait lui reprocher la place qu'il. occupait et qifll « avait enlevée. » Vbbt.

Xe lieu est presque aussi abstrait et général que Vespaee ou le temps : l'unité de temps et de ii^. Le mot endroit est aussi précis par opposition que celui de jMirtie ; dans tel endroit de la maison, de la montagne, du livre; le plus bel •endroit de sa vie; attaquer quelqu'un par son endroit sensible ou faible. Le mot pki«« ressemble aux mots position et rang : il emporte l'idée d'occupation et a souvent rapport à un arrangement ou à ime hiérarchie : prendre place , avoir place; place remplie ou vide, assez grande ou trop petite; la dernière place , là. place d'honneur , etc.

V LlUON, BOURBE; — 2* BOUE, FANGE,

CROITB. Temfimittiée ftau, nttangeêeiem «t d*«aii.

le liiiieii ét^k*lotfAe «te fvrBe&teaaelniyent dans Feau :««u *UmMume , eaa bmriflw. ïA'h&m , k fani0e «t% oroff» se4iNmeat oq u trouvent vnr ^a tsrve , pnne^Mlcmsat dm hi lieux «que ft^qoement las bennes <et les nimaux : (0Mmâu towang, fflRflw, ^Aôuè cftftte.

!• Limon, howrhe*

limon désigne uneteire mcdle qdMrdiBt les eaux courantes. «Nous plantJnw de ^ bouts de bois ndnwo et -à claire-voie qû, fusai une espèce de gïifiage,ietenaleBtletitiKNifltlB pierres sans boucher le passage é l'tsa. •U- « Getorrent charriait tKvec'bruit du Umum, die ble et des pierres. »lo. «Xe'Bmoii da IIQ.1 Volt. « Angnste prit na join partienlier do ÏM des canaux de oe fleuve bienfiiisant, qnii^M peu à peu rempli de limen par la négligence te rois d*Sgypte. > flOLL. « Cfuelqucs-uns ont Û que le livMn que le Tapais avait apporté iitt formé une espèce de croûte sur le Bc^iiioreflamérien , eur laquelle les .barbares avaient pi»* iroirrBfl;^. cljesteirains de la provînee de hiivière^lBuae et ^deia Lodisiane ne ae jontlna^ que par ie 'Umon des 'fleuves.* Borr. ^U^ nùbe, le "NU et tous les grands -fleorei.tji* entraîné beeucoup de termina, ont ^sâsm boudies dont les -intervalles ne «ont rm^^ des 8id)les ou du limon tiu'ils^nt chaifi^'^ « Qnpeut fouiller jusqu'à omquante pieds d» l'épaîssenr du Hmon <d^>osé -par les inoodalà» du mi, » ID. «'Le flux et 'leréflui aoraieataw peu-à peu les parfies deTéqnatenr.en fisM^ successivement les limenf, les tenw, kseo^' lages.... » In.

Màis'la J>oufbe e«t"î8 vse qui rfsccnni*» fond des eaux stagnantes., des pièces d'eaa, » marais, des lacs, des étangs. «Télénaq»'» les tristes Iwds du 'fleuve marécageux dorf»» eaux Umrbeuses et dormantes ne font qaettw* noyer. • Tin, «.Le bon Abbé refl»«ae IL » Plessis de l'honneur quTl a tâît à «« «D»Ue manquant de sly.nqyet); cola lûipaiwtjn^ de partie pour cetti^ pièce d'eau.... ^^J7 espèce de n&ufcage. la heiurbe , les grewuifl^ ront tout ce qp'il leur plaira ; nous serowl»^ un canal où .M. du Pleasis a pensé se no]F. SÉv. «f On nous assura que pendant ^''^^^•[.^ rondelles se mettaient egi pelotons et f ^ çaient dans la hourU qui est au fond des i» Rkûh. « Marins , poursuivi , mt obligé , poj^ ter les gens de SyUa , do se .jeter dane »«» "Tj où U passa toute la.nuit, ensevôU et eD»jr dans la ^ourl^e Jusqu'au cou.» ^*^J'^u^ bourbeux (Mol.) ,. citerne. &oMf&«»» ('"'»

bourbeux (Acao.). ^

« Il y a des endroits du tonddelt «"f !S^ de bourbe et de vase i une grande éP'r ^ c'est probablement dans ces endroits V^ pose le limon des fleuves. » Borr. je

Quelquefds cependant ïimon, Ut» '^'^ seul de tous ces mots qui soit éti***"*^ ^ rectement emprunté d'une langue ^^J^^ rien de particulier, si ce n'est quu

SYNOlfYlfiS % JÙMCkWi DIVERS.

quelque chose de iiolire idU Ott^il ift 'dit âiinte sijrle noble , dans le sty^e soutenu^ et paiticiillé^ remezit en poésie, «l^andore ne 'Ait faite parTul*cain que pour te venifer âe I>irt>mélliée, qui avait fait un homme avec de la'lroue.sToLt. «Horace, dans une ode , dît que l*rométhée ayttnt pétri rhoimne de Ij^non, fùl ol>Ugé 3!y ^Jouter las qualités des autres animaux. »1d.

▲▼ec la politesse, uo homme de Itortone

'Eai mille Tols plus :Bnuiid qd*im ^rand lo^mm

goonaé, l^^Ui iinUH pt édMix se {ptéMUdaUt (Sriflé.*.. iDwv. Ceplflant.'àte veir stee «aa ^iwnigtnde Vaamr te liuii«éshu dbiatlmais nskâanes^, On dirait qoe ieelel Mt^seuBAis A sa lei, -Btqoefiiea V^^éiti^Hmitnlimtm ^»meL^iL.

▲.peine do timon où le fiée m'engage Tarraehe un pied timide et sors enm'agitsnt. Ou» l'autre m'y -nporie etii>si^iifbe-i l'Instant.

I^â^utàine appelle 'pDéttq«»miRh les :cfreiloui]!es les filles du limon , les' reines des tuaiffi :

*Les ÎDllss du timon Uraient du roi dés aSIMs

iftssistanee et pratectton....

ijeB'yslnCB'des'étan^y grsnMlIlesirei»*leai^....

t>e son côté, bourfDe ne Se ^préoÛ pias tot^ours dans sa signification rigoureuse ; mais lors même qu'il snm éloigne le plus, il gvrde Vidée d'épaisseur, de quelque chose ito profond, dans quoi Ob yémftoîirfre. « Au 'temps tte Brunehaut, à peine poutaSt-onallérltthevti sur les anciennes voies, qui n'Étaient plusquettes-alSlaes de bourbe entremêlée \ie pierres. ^'Volt. k'}\B me fiatte que votfe «mi, '«. de La Chakrtah, -sortini briUant comme un t:ygne de lit ^b&w/^ 'où on l'a fourré. 1 Id.

*• !^eiie , 'fOknfft , trot9e.

t^tfo«e est <le la MSft^ ^Atr«mt)ia. "«^Bleu fUrmalecorps«vec^de%lto«s, i^eét'è^IlM sfec une terre détrempée; mais l'âmte n'est pltfs ai de la terre ni de Teau /ni 4e 'méXUgrilu <secMet^ rbtanide. > Boss. Toutefois, la^&oue est plu^partSeul^itment la terre qui'«st détrempée *par la pluie et qui ^urre lès diemhfs ^' lesTues. « Je pourrais snitre la téitUY^ à piëdvmais la houe, la* pluie , la neige %ne VBtaràeroUt 'beaucoup dans celte saison. «J. J.-c Bans lés tilles où les rues sont parées de' grés, leshouei sont Urajours noires et très-grasses. ^ISur 7.

Ote d'amour de chaque roue Ge'malbeureui monter, cette msudUe^hoM Oui l«sqn'& ressieu'ies «UdUlt. L».

La fange est Une houe presque liquide, une sorte de 'beuilUe daim. « Âtadt Tarquin l^Ancien, les eaux des pluies et 'des fontaines inondaieUt les rués de Rome et les places situées dans les bas lieux , et incommodaient fort les habitants par lés bùuet et la fûcnge qu'elles y formaient. » KoLL. On mardhe dans la houe; on se vautre, ou mieux, on se *roule dans la fange. m L'Ane ne se vautre pas, lomme le cheval, dans la fange et dans l'eau; il ^niûX même de se mouiller les pieds , et se détourne pour éviter la 6011e.» BuFF. «Les rhinocéros sont, comme le cochon, très-enclins à se vautrer dans la boue et à se rouler dans la fange. » Id.-^Su second lieu, non-seulement la fange salit, comme la boue.

mais elle InCsilte, jé^st une sorte de lUmier {fange ^ de JimuSy fumier, diseUt tes étymologistes) , une boue dans laquelle ont crmî^i et fermenté des matières en patréfiaelioa. «.Les premiers ctarttim» estimaient maiDa\qtte.de la fange toute la pompe^du monde : iBttkiimmLwieut iter-' eora : Je TaiTegvdée comme du fUmier. » Boss. « I^endant Tété, icétte terfs n^eSt quHiae houe fangeuse sur laquelle iUe forme une -petite croûte de cinq ou aix jfx>uces d'épaisseur, composée d'heches plotdt que de terre, et sous lesquelles on trouve «ne grande ^P^'ww d'eau croupissante et foit infeole. • fB]iiv.««^Ge<<««ien famgeuM^ fermeataat'seui liswrilaumduTlropique, dut multiplier à l'infini toutes Me ^nésatkms impures, informes, qui n'ont cédé 4a'tem à* des habitants plus nobles que quand 'dite s'est épurée. »In. « Les paysans des bords dulfil ont cru voir des rats moitié fange moitié animés, qui n'étaient cependantqnetoratS'CRittéB.... 'Bpicure a cru que IraliomsreB vausieut originairement depourritun, comme'hBsrats d^igyple.'» Volt.

Au figuré , fange renchérit naturellement sur &oiie::'tra1uer dans la7h«9«^it plus que traîner dans la houe, et âme île fiuiife dit plus qu'ftme de houe.— « Te demende pardan i la belle âme de'M. le dIevaHe^;'j^unnIe que te discours lait plaisir i mondaine de-^houe. «»'6âv.'« Les hommes ont trou?é l^art'denie faire eouflrir une longue mort enme tenant-enteiTé tout vif. 6*ite trouvent ce traitement deux, ibfeut qu'ils aient des âmes de fange. »• J. 7. ^ BotfS marque 'te Itassesse , te peu de yaleur et le peu de cas : Ne faire pas plus de cas d'une choseque de la howede ses soulieni. «Ceux qui lèvent les tributs sont méprisés comme de te ' boue pendant -qufito -sont pauvrss ;

Îoand lis sont riches, on les estime 'assez.« [orrBSQ. cTous les bourgeois voudront marcher sur les* traces des financiers, qu'ils ont vus sortir de la ^ue. » "VÈn. Mais fun^e exprime tout ce qu'ily a de plus-vil , de plus impur, de plus corrompu , d'une part , et, de l'autre, nn seuverahi mépris, c C'est surtout dans la canaille de la 1H<tératareetdansla/ufigs^e la tiiéologieque te Jalousie 'éclate avec le plus de rage.» Volt. « Plongé , traîné parvous dans U fange de l'opprobre et de la difilBifflation, je me vois charger d'indignités inouïes. > J.J. c Croéron terrasse son adversaire , le couvre d'opprobre , et.après l'avoir foulé aux pieds et traîné dans la faille , il Tabandonneavec mépris à l'indignation publique.» HÀaic. Croupir (tens la fange du vice (Acào.)-

La erotte est la beue qui , s*attachant à la chaussure et aux vêtements par petites parties , les tache, tes saMt, les gâte, ou c'est te boue considérée connue pouvant produire cet efiet. Du reste , ce mot ne se dit guère que Cunilièrement. «Dans la chevelure de ces sauvages s'amasse tant de poussière et d'ordure, que les cheveux se collant à la longue les uns aux autres, ite ressemblent à la toison d'un mouton noir remplie de crolle. » BUF?. « n était crotté jusqu'aux genoux, et sentait que, pour peu qu'il prit encore Fair dans oe Jardin , la gelée menrait toute cette eroHe à sec.»

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