DEUXIEME PARTIE
Vient d^arriTer en poste ici coavert de eroite : Le bon est qu'en courant 11 a perda sa botte.
BlON.
Passant , ihyei de la Botte Le séjour trop ennayenz....
Mais sans pain, sans Tin, sans Iten»
Dans un pays plein de crotte^ L'Amour n'a pas trop beau jeu. In.
Aux sons de ton sifflet rois rouler dana la crotté Sabatier sur Qément , Patouillet sur Nonplte.
Volt.
0 ragel 6 dâespoiri ô perruque ma miel Ifas-tu donc tant reçu que pour cette infunie!.*. Précipice éleré qui te Jette en la croM»/... Fant-il de ton rieuz poil foir triompher La Serre , Et te mettre crottée on te laisser i terre? Bon.. La reine prit ses habits coorts; Car arec une longue cotte On fait trop grand amaa de erotte, ScktA, Je passe les bardes mouillées, Les robes de crotte souillées.... lo.
LIQUIDE, FLUIDE. Ils se disent tous deux des corps qui ne sont pas solides , qui sont coulants , faute d'une liaison assez étroite entre leurs molécules.
Hais liquide, latin liquidut , d'où Uqwseere, se fondre, se dissoudre, s'amollir, indique seulement que les corps n'oz^t pas de consistance, cèdent à la moindre pression, et que leurs parties constituantes tendent sans cesse à couler de tous côtés et à se séparer. « Rendre T&me souple et comme liquide pour prendre toutes les formes qu'il plaît à Dieu. » Fén. Fluide, de fluere , couler , d'où fluvius , fleuve, c'est ce qui coule en ayant ou s'écoule, s Je vois par des pensées courtes et fluides l'infini qui ne s'écoule jamais. * Tin, Ce qui est liquide n'est pas pris (Roll.) , ferme (In.) , glacé (Buff.) , sec (In.) , dur (In.) , concret (In.), n'a pas de rigidité (In.). Ce qui est fluide est mobile (Fân.) , insinuant (In.) , pénétrant (Buff.), propre i échapper et i s'enfuir (Fis.). Un même corps, l'eau, par exemple, ou le mercure, peut être dit liquide ou fluide^ suivant qu'on le considère sous l'un ou l'autre aspect. L'eau de la mer est liquide, on ne peut marcher dessus, elle gèle rarement; les poètes ont appelé la mer la plaine liquide. L'eau des fleuves est fluide , elle se meut , échappe, fuit et entraine les fardeaux qu'on lui fait porter (FiN.). Virgile a dit liquor fluidus , pour désigner la sanie , une humeur ou un liqi^ide qui est fluide . qui s'écoule.
Le corps liquide peut n'avoir que de la mol- ' lesse; il peut être encore épais et visqueux, comme sont les confitures liquides (AcAn.), une boue liquide (Buff.), le liquide pierreux qui forme les stalactites (In.) , le bitume et Tasphalte liquidas (Id.) , la poix de montagne et le pétrole (In.), la résine (AcAn.). etc. Les molécules du fluide sont plus mobiles, plus glissantes, plus subtiles , dans un état de plus grande division et moins tenaces; en sorte que la liquidité n'est souvent qu'une demi- fluidité. « La lav« est un verre impur en liquéfaction et dont la matière tenace et visqueuse n'a qu'une ûemï- fluidité, » Buff. Ce n'est qu'au fond de la mer que doit se trouver l'ambre gris dans son état de fraîcheur, et il paraît qu'pn l'y trouve liquide ou demi-
fluide, à cause duvoiainage des feux sonternics (In.). L'air , les différents gaz, le feu(Buîr.)so[:t fluides et des fluides. On dit aussi /Itiidef, comme courants , électrique et magnétique.
« L'eau est liquide , et se laissant difiser avec facilité , elle résiste peu au mouvement du ni* vice. Ainsi la terre est aisément portée au milieu de la matière céleste , qui est infimment plos fluide que l'eau. » Font. « Les oiseaax et lei poissons, dit Fénelon, voguent dans deux éléments liquides dont l'un est un peu plus ép^us que l'autre. » Le plus épais est l'eau, typedts liquides proprement dits; le moins épais est l'air, auquel on donne ordinairement le nmét fluide, à cause de sa grande liquiditi.
LISTE , CATALOGUB , BÔLE , NOMENCUiniC DÉNOVBREHEIIT, ÉTAT, VÉVOIRE, I5TE5 TAIRE, RÉPERTOIRE. C'est une suite de chose: inscrites sur un papier, un cahier, un regisL'« ou quoi que ce soit de semblable, ou bieoe'tf ce sur quoi elles sont inscrites.
La liete, de l'allemand leiste, bande, estsi& détails, sans explications. C'est comme une hodi d'écriture présentant simplement les choses piicées les unes au-dessous des autres, riendepia « Sire , votre parlement de Paris invita rartlievéque à donner une liste des mauvais lirreif Boss. « Enfin, pour achever la liste de tons la péchés de Boileau , il n'a point nommé Uobtaine. » Lab. « Sylla fit dresser et afficher dassii place publique une liste de quatre-vingts aass. ' Roll. Au contraire, le catalogue ^ du grecw^* ÀOYos , exposition comparée , développée, coatioi une distribution, des éclaîrcissemeots, des<li^ cours employés pour caractériser les cbcs& «Vous me demandez un petit oUo/ofn^^ plantes les plus connues avec des marques p^i^ les reconnaître. » J. J. « n lui montre sa billid; thèque, et lui en fait le détail circoostuo: comme un eaUHogue de librairie. » Las.
On dresse une liste , on compose un catelcp' La liste est plus ou moins longue, comme le >^< des litanies, par exemple; le catalogue es\vi\y vre bien ou mal fait, suivant que les détails qv^ donne sont ou ne sont pas Justes, suffisants l très-instructifs. Il y a une lists des saints Am^ calendrier-, le catalogue des saints ajoute à leO'^ noms les titres et les preuves de leur sainteté. J en est de même d'une lisU de rois, de pap<^ « livres, relativement à un catalogue de rois.» papes, de Uvres. La lisU fait voir 9i^^^^^, ou quelles personnes sont comprises dans classe; le catalogue en décrit les q^^^^;^ mérites, toutes les circonstences particule^ En tête du Siècle de LouU IIV par VoIUjrt. ^ trouvent deux séries de notices bjo^P'jJJ, sur divers personnages contemporains do P-' roi; l'une a pour titre : I«<«raisonnée; l«"^. Catalogue : lUte raisonnes des ^^^^^J, Louis XIV; caitalogue de U plupart des *cn^ français qui ont paru dans le siècle de io"" j^. Voilà le mot : le catalogue est une W" sonnée. vu).
Le rôU (autrefois rooU, ^^^^^^*'\^tA ce qui roule, ce qui revient à ^^'^fîj^ijune liste qui marque le tour ou w p»"
STNO?(YMES À RADICAUX DIVERS.
cun ou de chaque chose. On dit le rôle des contributions , le rôle des causes à plaider. « Ce ne Turent pas les Francs qui déchirèrent les rôles de ces taxes. » Moktesq. « Les calvinistes saisissent les receveurs de la capitation et les pendent avec leurs rôles au cou. » Volt. « Le rôle où étaient écrits les noms des juges qui devaient juger pendant le cours d'une année s'appelait decttria. y» KoLL. S*enrôler, c'est s'engager dans une condition , se mettre dans un état qui impose tel rôle OM tels devoirs particuliers. A Amsterdam, le czar Pierre !•' se fît inscrire dans le rôle des charpentiers de l'amirauté des Indes (Volt., CoNo.). c Antoine et Cléop&tre formèrent un institut (une société de plaisir) dont l'annonce était un engagement à mourir ensemble. Leurs amis s'inscrivaient sur un rôle , comme résolus à mourir avec eux.»RoLL. Le rôle des citoyens (Koll. , Veet.) , le rôle des sénateurs (Vert.) , le rôle des chevaliers (In.) arinoncent différents genres de fonctions ou d'offices , de choses & (aire , ou bien quelquefois d'impôts à payer. En un mot , l'idée propre du rôle est celle d'obligation ou de dette.
La nomenclature est une liste de noms^ et non pas de choses proprement dites ou de personnes. Ifomenclature est un mot dont on se sert surtout en parlant des dictionnaires, et plus encore cjuand il est question de sciences où il s'agit de classer les choses, de les dénommer ou de retenir les noms qui leur ont été donnés. « Les dictionxaires des Etienne ne sont qu'une courte nomen- ^lature popr l'intelligence des anciens auteurs. > ^OLT. « Bayle fut plus à son aise que jamais dans âon Dtettonnatre , rien n'étant plus commode l>our se passer de, plan et de suite qu'une nomenclature ii^haibéiique, s Lab. c Actuellement, la ^botanique elle-même est plus aisée à apprendre ^ue la nomenclature qui n'en est que la langue.» BuFF. «Nous trouvons trois espèces bien distinctes dans la famille des' bergeronnettes.... Nous les indiquerons par les dénominations de bergeronnette grise, bergeronnette de printemps et bergeronnette jaune , pour ne pas contredire les nomenclatures reçues. » In. « Nous donnons nos noms français à tous les pays où nous abordons, et c'est de là que vient l'obscurité de la nomendaiure géographique de notre langue. » In.
Le dénombrement est une liste numérale , où l'on nombre , une liste qui a moins pour objet de faire connaître quelles sont les choses ou les personnes d'une classe, que d'apprendre combien il y en a. C'est une statistique ou comme une statistique. « Voyons, dit Mentor à Idoménée, combien vous avez d'hommes et dans la ville et dans la campagne voisine; faisons-en le dénombrement, s Fi^N. « Suite affreuse de péchés dont saint Paul fait aux Romains le dénombrement. » BouRo.c Quelle multitude d'abîmes ce seulabtme n'attire- t-il pas? Qui pourrait en faire le dénombrement .' 9 Id. «Là se trouve la condamnation de cet hérésiarque et le dénombrement de ses erreurs. » Boss. « Le dénombrement des maux de cette vie. » J. J. « Le dernier cens donna dans Boffle quatre cent mille citoyens portant armes, et le dernier dénombrement de l'empire plus de <It]atfe millions de citoyens. > In. « Aristote fait
SYN. rRAicç.
le dénombrement de tontes les vertus. » Volt. c Le dénombrement des crimes quL... » Id.
Vétai est une liste fidèle , une Uste qui représente les choses au vrai, dans leur état, telles qu'elles sont en réalité , qui (ait voir où elles en sont. Ce sont des états qu'on demande et qu'on fournit en fait de comptes et en matière de finances. « Il eût été à désirer que chaque intendant eût donné par colonnes un état du nombre des habitants de chaque élection, des nobles, des citoyens, des laboureurs, des artisans, des manœuvres , des bestiaux de toute espèce , des bonnes, des médiocres et des mauvaises terres, de tout le clergé régulier et séculier, de leurs revenus , de ceux des villes , de ceux des communautés. > Volt. « Je trouve , par un état des finances de l'empire russe en 1725 , que.... » lo. « On a envoyé à ICM. Desmarets et Voysin un état ample et exact des blés que Je donnai l'année passée, avec le prix des marchés de ce temps-là. > Fér. « Savez-vous quelles sont les forces de notre république? en avez-vous un état par écrit ?3>Roli.. c Le lieutenant de Pompée apporta à César ce qu'il avait d'argent et un étett exact de ses provisions et de ses vaisseaux.» Id. «Jusqu'alors, toutes les fonctions des consuls avaient été renfermées i tenir un état exact des noms, des biens , de l'&ge , des conditions de tous les chefs de famille, » Vbht. c Les comédiens de Grenade (pour m'attirer dans leur troupe) m'envoyèrent un état de leurs frais journaliers et de leurs abonnements. » Lbs. c J'allais forcer leur comptable (des comédiens français) de me remettre un état en règle de mes droits contestés. » Bbâuk. Employer la plume d'Horace
A liquider un compte, & dresser des éiait.
J, B. RouM.
Le mémoire est une liste de choses mémorables, ou dont on rappelle la mémoire^ dont on fait souvenir. On appelle m^motre un écrit historique ou didactique sur quelque chose qui mérite que la tn^motre en soit gardée, et ensuite, la note de ce qui est dû à quelqu'un, note remise afin qu'on ne l'oublie pas, ou plus généralement un mémento , un avertissement, une instruction, c Louis XIV ordonna que chaque intendant fit une description détaillée de sa province.... Si on avait rempli les vues du roi dans chaque province, ce recueil de mémoires eût été un des plus beaux monuments du siècle, s Volt. « Tacite dit qu'Auguste avait un m^otre écrit de sa main, qui contenait les revenus de l'empire, les flottes , les royaumes tributaires. » In. « L'accusateur de Hessaline faisait lire à Claude le mémoire des débauches de sa femme. » D'Al. « Le roi donna ordre au connétable de faire arrêter ceux (des protestants) dont il lui mit la liste en main. Gilles Le Maître, premier président, ea avait présenté le mémoire au roi. » Boss. « J'envoie à un ami un im^moîre assez considérable de plusieurs emplettes à faire à Paris. » J. J.
Vinventaire (d'tnrentrc , trouver) , et le répertoire (de repertre , trouver) sont l'un et l'autre une liste de choses trouvées ou qu'on trouve.
Maisl'tnventotre est une liste de choses qui ont été trouvées après la mort d'une personne, et
DKUXlËHfi PARTIE :
par etteDsioii la litte des biens, des effets , des meubles, des tMipien, des titres qui sont duis les Biaiiis on â« pouvoir de quelqu'un. « L'occupation unique de Gaton Ait de dreaeer Yinveruairê des trésors du roi (Ptolémée, décidé) et de ven* dre les meubiee el les bijoux du palais. » Rqll. c A|M^s la mort de M ilhridate , on oompta (^axmi les richesses qu'il «rait laissées) jusqu'à deux mille coupes d'onyx, avec une si prodigieuse quantité de vaisselle de toute espèce, de meubles et d'équipages de guerre , qu'il fallut au questeur trente jours entiers pour en (aire Vinven- Ittire. » Xd. « On fit un ttivenlotre, une prisée de lOQs les effets mobiUen<de Monseigneur, décédé) , et mis loisw^. » 8. & « Ne d«vais-je pas craindre quu ce prélat vint à mourir, et que ces écrits impies ne parusseal, aprb sa mort , «u public par son ùivetutairef m Ftn. « Âlibée dut faire, dans qumce jours, un iMenUsùre ezuet de tous les meubles précieux dont il était chargé. » In. «Les «nmnis firent à la tète de Viwmtairê de cette malle un magnifiée procés-verbal. » J. J. «Quand on décrète un boînme de prise de corps , Tusage est de saisir ses papiers, de mettre le scellé sur ses effets et d'en faire l'titeeiilatfv. * ID. < VimMtUmire dos effets vraiment curieux qu'HarpagoB veut faire prendre pour de l'aigent comptant. • Las»
Le réperUritt est uns llsle , mon pas de cttoses qui ont été trouvées, imis qu'on trouve, une liste de choses spécuhitives, ouriouses, intéressantes , A la disposilion des asiiteurs qui les recherchent. Utt r^^»eftotr«d*aiieedoles(YoLT^.«La collection des mémoires de l'Académie des belles-lettres est un très-bon réperUfire de science. » Lar. c Le ftiible pour la divinatton , qui est celui de Platon , a fait de ses ouvrages le premier répertoire des illuminés» • In. « Les gens qui savent beaveoup parient peu.... Un homme instruit n'ouvre pas aisÂnent son r^erloire».. ; il estait.» I. !,• Gaumartin savait in&iimenjt d'histoire, de géAéalogie, d'ancieBs événemenis de la cour.... Point conteur, mais très-amusant, et, quand on vtmlail un r^^mtotre, ie plus iasiructifetle plus agréable. » & S. -^ Le sens de r^pertetrs est aussi nettement distinct^ quand il veut dire une table , quelque chose A l'aide de quoi on trouve ce qui est écrit ailleurs ^
I/IGIQIJE, DIALBGTIQUB. Cette partie de la philosophie qui enseigne A bien raisonner, à bien user de sa raison; «t , dans une aocepiion dérivée, talent qui consiste A raisonner juste, à
4 . Girard a eu ton d'indiquer iii^le comne syuonyme de liste et de e<nalogue. Car téMe est unlqeeteeni bibitographtqee, m Ueu qa'on âM , par exemple, une Usie de «(Maures, uu cmtaktpie éé piaules. 0e plus, ta tabU suppose un autre écrit auquel elle renvoie et dont ette est comme un appendice, au Heu que la Ujtt et le cauJogue fournissent directement des connaissances el ne se bornent pas & marquer DÛ on en trouvera. Le mot table ressemble davantage à celui de répertoire pris dans une de ses acceptions. Seulement table est le terne propre en palant d'écrits imprimés , de tivres, et répertoire ne s'emploie que qoand il est qeeslion d'écriu proprement dits , de papiers, de regislres»
penser comme il faut , d'une manière saine , m séquente , méthodique.
logique vient du grec "Xétec, diseoon, pcD sée, raison; dtatecftque, du grec StaXé^fififo s'entretenir , discourir , converser. D'où résDlt cette différence remarquable , que la toçùpu un instruit du bon usage de la raison en taot (|o celle-ci recherche solitairement la vérité, a lieu que la dialectique apprend à bien diriger i raison dans la dispute , dans les entretiens, dm la transmission de la vérité. Un profond po seur, comme Descartes ou Malebranche, estv bonloficten; un habile .controvenistSjtdsqo Bayle Ou le grand Arnaud , est un bon àkltib Hen. Qui manque de logique^ raisonDe fafli:qt pe sait pas manier l'arme de la dialectiipte.sit combe sous les arguments de ses adrersains.- II y a dans tous les hommes, même les p grossiers, une logique qui se développe m l'âge , et leur suggère les idées les plus inpstantes , celle de Dieu , par exemple (Toit j « Aristote fit voir dans sa Rhétorique que hii leetique est le fondement de l'art de persuéf et qu'être éloquent, c'est savoir pnraTer.»b ~ « Il y a une logique naturelle dont ilneftit jamais s'écarter dans quelque sujet qoe ce soi à plus forte raison dans des stances monleL' Lab. « Une des armes de Beaumarchaii. ci ^ lui a servi à tout, c'est sa diakctique.,.. eW^ logique oratoire, celle de Démosthène. t^ ' Voilà le mot propre touvé : Ik diaU^^ particulièrement la logique oratoire.
La dtaleclique est aussi la lo^igvedesieaB du moyen âge , de la scolastique , parce qw** nos moyens d'arriver à la vérité y éttiat induits à un seul, la dispute. Aussi les gno^lll formateurs modernes qui combattirent cette]*
losoiAie d'argumenlaleurs, la critiqnèrert «^ le nom de diolecttqtie comme ï^P"^,^ découvrir quoi que ce soît, et lai oppoîèfOTB
logique. Témoin Descartes. « H fe«<*"fi\*^ étudier la logique, non pas celle <*«/***;r elle n'est, à proprement parler, ^"l'^^^i tique qui enseigne les moyens de feiw ®"*| à autrui les choses qu*on sait, ou ^^^^^^ dire sans jugement plusieurs parotes w^ celles qu'on ne sait pas, et ainsi elle com«P» bon sens plutôt qu'elle ne l'augmente; ntf *[ qui apprend à bien conduire sa raison po"T couvrir les vérités qu'on ignore. » **^.^ langue ordinaire , le mol dialectùpu, * >* ^ rence de son synonyme, nppelle w <f^^ bien connus de la scolastique. « U W^ plus exacte, conduite et dirigée P*" ^^^ naturellement géomètre, est ^^^^0 ouvrages de M. Arnaud , mais ce n«t p^ dialectique sèche et décharnée, qoi ^^^
que comme un squelette ^^.'^î^^^î^^i D'autre ...-->-
recherche
de la vérité, cumme 1 une icuu-o — ^g^y
individuelle indépendamment de ^^f^^»
sion, l'autre à faire triompher dans ^ ^ sions , à faire prévaloir par la P**^**^,^ a ou une cause , la togtqve est Pj^V^pj^ioï fond, la dialectique à la f«tn«« * P^^
STNONTIES À RADICAin: DIVERS.
idées, la seconde à It vn&îère de les présenter. Unbcm hgicien pense et teiMme jaste; nais, faute d'art et d'adresse, te peut être un détestable diàUctieien, Et réciproquement, sans lo- §égU9^9aa^ncUtMde d*es|n'it, en raisonnant de mivarai wk peut toe, comae autrefois les sophiiitett , asseï boa diaUcUeim pour donner au ÊÊMK lee apparences du vrai. Prendre et poser das eiveun pour mineures, pour Térités fonda- BMDtales, c'est l'eflet d'une mauiwse logique; aaywr «u tirer des cendnsions captieuses , pro- |>rH à en imposer, à vaincre un adversaire ou les coaUsdicteurs , c'est l'œuvre d'une subtile dimèÊCtiquê. C'est dans ce sens ^"^on a dit de J. J» Boosseau : « Si l'on n'a pas soin de l'arrêter au premier pas, bientôt sa ûialeetique, aussi sabtile que sa ùtgique est mauvabe , vous entFatm avec lui dans le toorent des conséquences.»
Dans l'état actuel de la philosophie, la hgi^pa est une science qui comprend la dialectique : la dûiieeti^iie est la partie de la logique que la scolastiqae.a eu le tort de cultiver exclusivement, cM» ^ demande seuk à être connue de Foraleur parce que c'est la seule qui traite de la OQBHnunication ou de l'exposition de la vérité, celle qui concerne le raisonnement quant à ses ^iiércntes formes et qu'on appelle d'iin seul mot la syllo^istique ou l'argumentation.
LOI, IIRaiBT. Déterminations émanées d'une autorité et en vertu desquelles certaines choses sont commandées ou défendues.
La loi, latin t«x, est générale; le d^crel, latin deeretum , de decemere , décider , juger , est particulier. On dit la lot naturelle , et un décret de prise de corpe. On dit les décrets d'une lot :
Vos ordies soal pour moi
Les détrau respectés d*wie «opréan io». Rioir.
On ftit une lot relativement à «ne tlaese d'hommes , un décret pour ou contre un eortain homine, un seul individu. « On cassa le décret qui doMiait à Marius le oommendement de l'armée oonire Mitbriiale, ot on annula la lot de SB^pieius par laquelle lee nouveaux oiloyens UTaient été dislhtniés dans les anciennes tiibtts. » CoiiD. « Les lett, lès actes puUios étaient an- DOBoés «A Busiquo..^ On sait que Philippe, après la victoire de Chéronée , insulta aux vaincus on diantant le éiécret d'Athènes fiait contre hii. » VoLf . «Ce qu'un homme , quel qu'il puisse être, ordonne de son chef n'est peint une lot ; ce ipi>Ndonne mêaie le souverain sur un objet partioalier, n'est pas non plus une lot, mais un d^ervf. » 1. 1. ^ Non-oeale»eat la lot et le détrtî sont, l'une générale^ loutre particulier, «u égard aux objets ou aux personnes qu'ils eonoeracBl, ils le sont aussi eu égard à leur source : la lot exprime ou est supposée exprimer la volonté génétale; au lieu que le décret dérive de la volonté d*un seul homme ou de quelques hommes eeoleraent. « Si la volonté est générale, cette volonté déclarée est un acte de souveraineté et fait lot; si eHe ne l'est pas, ce n'est qu'une volonté paniculière ou un wte de magistrature ; c'est un décret tout au plus. » J. J« c Farce que tous les dtoyens se trouvaient à ues assemblées
(comices par centuries) , on y fut d'abord trompé, et on en regarda les décrcte comme lots émanées du peuple entier* » Goun.
D'autre part, la lot est essentiellement obligatoire; mais quelquefois le décret ne le devient ique quand il a reçu force de lot par le consentement d'une assemblée supérieure ou par l'acceptation du souverain. « Jamais on n'avait douté de la nécessité de la sanction royale pour donner aux décrets des députés du peuple la forme et la loree des lois. » Maru. Selon la constitution de l'an m (1795) le Conseil des Cinq-Cmits ne rendait que des décrets; c'était le Conseil des Anciens qui leur donnait par son ai^robation le uaractèra de lots. Sous le régime constitutionnel, les prc^ts de lots adoptés par la Chambre des députés ne sont proprement que des décrets qui ont besoin , pour passer à l'état de lois , d'être approuvés par la Chambre des pairs et sanctioaués par le roi. Chez les Romains , les plébiscites ou décrets du peuple avaient par euxmêmes force de lot«; mais les décrets du sénat , au bout d'un an , perdaient leur valeur de lots, s'ils n'étaient confirmés par la volonté du peuple.
UmOTEIIPS, LONSUSKENT, AU LONG. Ces mots donnent l'idée de quelque chose qui ne finit pas bieatét ou tout de suite.
lA»gîemps est abstrait et relatif à la durée : Il a été longtemps malheureux (Acao.). loni^ttemefif est subjectif ou relatif à la manière d'agir d'une personne : Parler longuement (Agad.). au hng est objectif ou relatif à un sujet traité, & une choee exposée dans toute son étendue, c Rapporter ou hng les décisiods des conciles. » Boss. «Les maximes de l'économie tyrannique sont inscrites «u lon^f dans les archives de l'histoifre et dans lee satires de Machiavel. » J. J. « J'en traite ailleurs plus au lon^. » I».
Parler loiiyfempe est purement formel, et sans rapport au sujet , ou du moins à ses efforts et à l'effet que produisent ses paroles : c'est n'être pas brsr, c'est parier pendant une heure, deux heuios, tout le Jour. « Pourquoi le laissiezvoua parler si lofi^Cemps .» Que ne lui impostes-vous silence f » Boii.. « Un pauvre malade avec une Hisêsirs générale sur les bras, et trente ouvriers qui lui rompent la tête, n'est guère en état de parler lùt^tew^ à ses amis. > Volt. •c J'attends H. Dupuits avec impatience, dans Tespérance qu'il me parlera longtemps de vous.» In. « Votre préface me paraît trop courte. Quand on a si visiblement raison, je voudrais qu'on me pariât phis Umgterssps, • In. « Le peuple appelle éloquence la (acilité que quelques-uns ont de parler seuls et longtemps , jointe à l'emportement du geste, à l'écUt de U voix et à la force des poumons. » Labu.
Pour £iiéM , Je sais fort bien Qu'il ptrlalt kmgtemfs sur un rien , Tant sa langue élait bien pendue. Scarr. Parler longwment montre le sujet, non pas seulement comme ayant le talent ou comme étant en état de parler pendant un long espace de «emps , mais comme étant long , e;est-à-dire ^piiqué à parler autant qu'il faut , et c'est pour