DEUXIÈME PARTIE
cela qu'on dit plus propremeflt discuter, disputer, disserter lotif^ttemcnt , que parler longuemerU. « Les philosophes grecs discutèrent longuement à leur ordinaire la question du souverain bien. » Volt. « Dans le onzième siècle des gens de beaucoup d'esprit disputèrent solennellement, longuement et vivement sur ce qui arrivait à la garde-robe quand.... » In. « Corneille disserte longuement sur l'unité de temps et 4e lieu. » Lah. « Tout cela longuement discuté et à bien des reprises , M. le duc d'Orléans me paria de Rome. » S. S. « J'étais surpris qu'il pût être touché d'accroître sa charge de ma dépouille jusqu'à l'avoir si adroitement, si longuement ei si ténébreusement ménagée. » In. «Leduc de Noailles a toutes sortes de ressources dans l'esprit, mais toutes pour le mal, pour les plus profondes horreurs, et les noirceurs les plus longuement excogitées , et pourpensées de toutes ses réflexions pour le succès. » In. « De là s'étant rendu au sénat , Galba n'y parla ni moins simplement ni plus longuement qu'aux soldats. » j. j. a II ne me dit qu'un mot de ce procès, qu'il croyait infaillible-, mais il me parla longuement de lui , de moi , de vous. »Marm. — Ou bien encore parler longuement y c'est parler de manière à être long , c'est-à-dire ennuyeux. « Il a parlé longuement, et a fort ennuyé l'assemblée-^) ACAD. « Les régents ne doivent parler ni longuement ni fréquemment des mœut-s et de la religion ; ce serait le moyen de rebuter les jeunes gens. » RoLL. « On dirait que le titre de l'article ' Encyclopédie de Diderot n'est qu'un texte que l'auteur a choisi pour parler longuement et vaguement de tout ce qui peut lui venir dans la tôte. » Lah. « Montaigne cause quelquefois nonchalamment et longuement: c'est ce que Labruyère en a copié, le défaut. » Marm. « Tant qu'on intéresse ou qu'on amuse , on ne parle pas longuement , quoiqu'on parle longtemps, » Roub. — C'est grâce à cette double différence que longuement s'emploie concurremment avec longtemps, malgré la condamnation de Vaugelas, ainsi exprimée dans ses Remarques : « Longuement n'est plus en usage à la* cour, où il était si usité il n*y a que vingt ans; c'est pourquoi l'on n'oserait plus s'en servir dans le beau langage; on dit longtemps au lieu de longuement, »
Parler au long , c'est traiter d'une chose , la
' rapporter ou la décrire amplement. « Dans ces
mémoires je pourrais parler au long de l'Ecosse.»
LOUER, VANTER; -- CÉLÉBRER, PRÉCONI- SER , PRÔNER , PRÊCHER ; — EXALTER , RELE- VER, REHAUSSER. Dire du bien de quelqu'un ou de quelque chose.
louer, du latin laudare^ donner des louanges, faire l'éloge , c'est trouver bon et le dire. « Il faut savoir louer ei blâmera propos.» Acao. « Je ne sais s'il y a rien au monde qui coûte davantage à approuver et à louer ^ que ce qui est plus digne d'approbation et de louange. » Labr. « Verres prend chacun de ces vases l'un après l'autre , les loue , les admire. » Roll.
On life penl trop louer irois sortes de personnes : Les dieux, sa maîtresse et son roi. Lav.
OA0)im« Croycs-vous done avoir tant d'esprit ea putip!
▲iXEsn.
Si je louëU vos vers. J'en sursis dannuge.
OlLOirTI.
Je me passerù fort que vous les apiffooria. Iba.
VanUr , de reiidttore , chercher à vendre, c'«i
faire valoir une chose ou une persomie,0(«B!BC
un marchand sa marchandise. «Je n'aipsJinaiiipé
de lui vanter votre mérite, et l'avantage que ee
lui serait d'avoir un mari comme vous. » Moi.
« Vante - lui adroitement ma personne et ks
avantages de ma naissance.... Je te permelsée
dire tout ce que tu voudras pour tâcher à w
rengager. » In. « La belle Narcisa me prodigoi
les plus doux regards. Le marchand de sone»
me vantait sans cesse le mérite de cette m.U
voyais bien où il en voulait venir : il souhaW
qu'il me prît fanUisie d'épouser cette aina»
personne. » Les. « Les anciens ont tnint^, cobb
médicament, la graisie d'oie qu'on prépaniti
Comagène. » Boff.
En louant, on approuve , on témoigne son otime: en vantant, on reconomande, on xwm à exciter l'estime des autres. Qui loue tropeJQ flatteur; qui vante trop est un charlatanjw louex ce que d'autres blâment; vous «« ce que d'autres décrient. Vous louff U «■ duite de quelqu'un ; voijs vanUS sa apat» Nous louons Dieu en rappelant ce qnil i^ pour nous ; nous vantons une chose en wBSm ce qu'on en peut attendre.
Ensuite , on loue plutôt les personnes, « ® vante leurs qualités.
Tu les as vus ches mol toujours admii, M'importunant souvent de leurs tImW, A mes soupers délicats parasites»
rantant Tacs goûts d'un esprit compila»- De Icnr bon cœur m'élourdissant la têtt. Et me louant moi présent. ^^
« Jésus-Christ se tait : il ne loue pas ÏLèn»]^ ne vante pas la magnificence de sa coiff, nombre de ses victoires, la prospénie de » règne. . Mass. Que si on loue aussi les qiaj»^ ce sont les qualités personneUes, au m^ vante de préférence les avanUges eiw^ a Le riche meurt; tout Jérusalem en prirloue ses vertus; on vanU sa magniiicew
Mass. ^ . .^ m
Célébrer, préconiser, Prdn^r et pf ^^'
louer ou vanter beaucoup, ce«*-*'^*'*'L^g devant une personne ou quelques-un»,""^ publiant, en répandant partout, «^ poj^ dont on parle à la connaissance J«M^ nombre d'hommes. Ces quatre Ytrlfi» «^ une action multiple, «>it parce qu on »^ souvent, soit parce qu'eUe ^l^^^^^J.j0r d'une cerUine quantité de monde, au«tude ou d'une assemblée. -^
Célébrer, latin celebrare, mv^^ ^^ ^^ de célébrité ou de solennité, t esi j qui ne se dit que dans le ^^^-^^L^ de choses pour lesquelles on pprouTe?^^^^
de l'esUme , savoir de l'a^*'*^,?!L «riDcique ce qu'on loue, ce ^^^, .^^l^ palenient en Dieu dans le «*^' vLjii^ teté. » Bos». « On voit Platon «^^
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
licite de ceux qui contemplent le beau et le boa; on Toit Aristote louer ces heureux meoients où l'âme n'est possédée que de rintelligence de la vérité. > Id. « Le comte d'Aumale fut heoreoBement guéri par ce grand chirurgien, Ambroise Paré, digne par son habileté d'être téUbré dans toutes les histoires, n lo. « Ce drame était célébré dans les journaux avec une sorte d'adoration. » Lab. < Comment n'aimerais-je pas la religion, moi qui l'ai tOHJours célébrée? » Volt. « Toutes les histoires ecclésiastiques, tontes les déclamations sur l'autorité de TËglise, célèbrent la pénitence de Théodose. » In. « A ce triste spectacle (du cadavre de César) tout le peuple fondait en larmes : chacun célébrait ses vertus. 9 Ybrt.
Fréconisery du latin pr«eo, crieur public, ngnifie crier par les rues. Il se prend pour l'ordinaire en mauvaise part. » C'est ainsi que se sont formées les plus grandes réputations : on transforme en anges de lumière des hommes très- Jpeu édairés dans les choses de Dieu. Du moins n des gens qui se voient préconiser de la sorte rentraient en eux-mêmes.... a» Bodrd. « La diète PTthagoriqae, préconisée par des philosophes anciens et nouveaux, n'a Jamais été indiquée par lanatore. » Bitff. c II n'est pas moins étonnant que le dac de Noailles , qui caressait les gens de lettres et les savants pour s'en faire préconiser ^ n'ait jamais passé l'écorce de chaque matière. » S. S. « Il y a eu parmi les catholiques un honmie capable de pr^contcer les massacres de la Saint- Barthélémy. » Volt. « L'ignorance préconise encore quelquefois Descartes. » lo. « Nous avons été affligés de voir un Bossuet préconiser la persécution de Louis XIY. » Lab. < Je rirai de l'ignorance préconisant ces puérilités par la bouche des journalistes. » In. « Il était triste et honteux de voir Voltaire se moquer de Tronchin qu'il avait préconisé si longtemps comme le premier médecin de l'Europe. » lo.
Prôner y faire un prône, ou faire comme le curé qui prône, est familier. Il annonce une chose risible plutôt que mauvaise ou détestable, c Gela donna de la réputation à Fomaro. H. de I^rochefoucauld s'en engoua et le prôna, » S. S.
En la région d'Italie, Que Ton nous prânê Uint Jolie« ScAaa. C'était rhonneur du sexe : heureuse sa pairie 1 Chaque époux lu prenait i sa femme chérie. Lav. De leurs femmes toujours ils citent les galants. En font partout l'éloge , et prSœnt leurs talents.
Mol.
Est-ce que Je me mêle D'aller prôner mon sentiment ?
Ce sont bien là mes allures , vraimentl (Mlle Beauval dans le prologue des
Polies amourmues). Rxoll.
En vérité c'est être bien Gaulois De tant prôner sa ridicule voix. J. B. Rouas.
« ÏA cabale avocassière , convulsionnaire , usulièro, prônait dans tout Paris ce Gilbert (un (Cocher) comme un Gaton. » Volt, « C'est un plaisir de dire à un auteur que je suis un des plus ardents partisans de sa pièce, et que je \a ptàne partout. » In. « Vous n'aurez point été pr^n^ par les beaux-esprits, leurs bruyantes
académies n'auront point retenti de vos éloges. «
Prêcher semble équivaloir tout à fait à prôner, U en diffère cependant en ce qu'il se dit des choses seulement, et jamais des personnes. « Il prêche ses exploits è tout le monde. » âcad. Montesquieu dit en parlant de l'inoculation qui avait été reconunandée en France par l'abbé de Guasco, Italien : « Gomment se persuader qu'un usage asiatique qui a passé en Europe par les mains des Anglais , et nous est prêché par un étranger, puisse être bon chez nous? » c Dans un ouvrage où il ne faut jamais perdre de vue l'agrément , rien n'est si voisin de l'ennui que de prêcher la raison. » Lab.
Exalter y relever et rehausser y c'est louer ou vanter beaucoup, c'est-à-dire hautement, sans réserve, avec chaleur. Ges verbes modifient Tidée de louer et de vanter en y ajoutant, non plus comme célébrer y préconiser y prôner et prêcher y l'idée de multiplicité ou d'étendue , mais celle de hauteur ou d'élévation. On exaUe^ on relève et on rehausse y en faisant sonner haut, en faisant paraître grand ou élevé. L'histoire célèbre les exploits ; la passion ou l'enthousiasme les exàUe. A force de célébrer, de préconiser ^ de prôner et de prêcher , on devient ennuyeux par une trop fré« queute répétition; mais c'est l'exagération qui est l'écu^l de ceux qui exaltent^ rélèvent ou rehaus-r seiU les choses ou les personnes dont ils parlent.
Cette idée d'exagération est toutefois plus particulièrement exprimée par le premier des trois verbes dont il s'agit maintenant , par exalter. On n^exalte guère que d'une manière extraordinaire» extrême, excessive. « Loué, exalté et porté ]usques aux cieux, Arsène croit posséder tout le mérite qu'on peut avoir. » Labr. • Jamais ces héros que le paganisme a tant exaltés firent ils voir une telle force? » Bourd. « La mort ensevelit la gloire des princes, et change en censures les vaines adulations qui l'avaient exaltée. » Mass. a Peutêtre avez-vous trop méprisé cette antique nation (les Chinois); peut-être l'ai-je trop exaltée. »
fielever et rehausser y outre qu'ils sont moins essentiellement hyperboliques , désignent une seconde action ou une action redoublée. On relève et on rehausse avec soin, avec effort; c'est comme une tâche à laquelle on travaille. Ou bien on relève^ on rehausse ce qui a été déprimé; c'est comme une réparation qu'on opère.
Relever se dit des petites choses, il se dit même des défauts qu'on fait remarquer. On relève ce qui est bas ou semble bas , les avantages médiocres ou réputés tels. « Ceux qui critiquent Homère de ce qu'il relève dans ses héros la force , l'adresse ou l'agilité du corps , devraient trouver Salluste bien ridicule , qui loue Pompée de ce qu'il courait et sautait aussi bien qu'homme de son temps. » Montbsq. L'action de rehausser s'applique aux choses grandes, belles, éclatantes, glorieuses , auxquelles on ajoute un nouveau degré par ses louanges. « Persée fît l'éloge des troupes qui venaient de combattre, ei rehaussa en termes magnifiques la victoire remportée sur
DEOXHUft PÀRTIB
la cavalerie des Romains. » RoLi. Le mérite qu'on relève est d'une nature réellement ou en apparence peu importante, ou bien S est to«t à fait méconnu; celui qu^on r9hmu$â est ëHine sature éminente , ou il a ètd souImmbI dîaiftiiè, mis au-dessous de son prix.
LOCER, AFPERKBR. Ces mois signSeiKt l*aetion par laquelle le propriétaire d%i]ie ekose en cède rusage à quelqu'un pour vm eertain tempe et moyennant un certain prîi.
On lotie toutes sortes de choses, et pe«r un temps qvi peut être court : on ioife des maiseBè, des chambres, des meubles, des animaux, des Toitures, des habits, des liYres, des loges au thé&tre, des chaises à Téglise ou à la promenade , des fenêtres donnant sur une place où deît aToir lieu quelque spectacle. Affermer, donner i ferme, se dit principalement des biens de la campagne, terres, bois, vignes, prairies, dont on abandonne la Jouissance pour un temps d*c«^ dinaire assez long. « Parmi les rsTonus de la république il fkut compter le produit des Mensfonds qui lui appartiennent , c^sst-à-dire des maisons qu'elle lotie, des terres et des Ms qu'elle afferme. » Bartr.
Ou, pour réduire les deux mots à lew eiaote Taleur, on Urne ce qui est utile, on mfferme ee qu'on donne à exploiter. On dit partieuiièfemettt bien Potier ses senrices (Voit.)- Rt pour oe qui concerne affiermer, non^eentement on affame des propriétés rurales , on afferme aussi d'autres choses dont on transporte le profit A tibe personne qui les fait valoir comme eUïe veut et en retire ce qu'elle peut. « U 7 eut partout des bureaux d'indulgence : on les aff^enitait comme les droits d'entrée et de sortie. • Volt. Anciennement on affermait les dîmes et les autres espèces dimpdts. — La loueuse de chaises hne des chaises aux fidèles qui viennent entendre une messe ou un sermon; la fabrique lui a affermé à eHemême ce droit qu'elle exerce à ses risques et périls.
LUMIÉRR; — LUEUR» CLARTÉ; ÉCLAT» SPLEH- DRUR. Ce qui fait paraître les objets, ce qui les rend propres à frapper la vue.
Entre lumière et les mets suivants se trouve une différence considérable : la htmièrt est une chose, je ne sais quelle substance interposée entre notre œil et ce qui se présente à lui ; au lieu que lueur, clarté y éelai et splendeur désignent l'effet ou la qualité de cet agent eu de ce principe naturel. Aussi dît-on bien , par exemple, marcher, découvrir ceci ou cela, à la tueur ou à la clarté d'une lumière; et de tous les mots de cet article lumière est le seul qui s'emploie bien pour signifier un objet matériel qui répand de la lumiéle , comme une bougie , une chandelle , une lampe. « La sagesse est la lumière des esprits ; l'ignorance est comparée aux ténèbres. Cest la lumière qui la première embellit et distingue les objets par l'éclat qu'elle y répand. Paraissez donc, Usmière , la plus belle des créatures matérielles , et celle qui embellissez toutes les autres. » Bossii « Lorsque la lumière rencontre un corps transparent, elle y entre, elle s'y unit, parce qu'elle y trouve l'éclat et la transparence qui approche de
sa naAore et a quelque ^ose de sa éhrik > k c La sagesse sortie du sein de Dieu «t fédn da sa ftmitfre étemeRe. » Ib. « H a'M pàsi d'homme al maladt et si aveugle, qui ne lânki eneore à la htemr de q«elq^ lumière iMèiifé ' M reste de oe sol^ intériewr des coasûnonLi Pin. « Je ckerehe' quelque fûble kasièn, à h hêtuir de laquelle Je puiate déoeuvrir ki si» mencements de la laliett joivew « Voav» t Ik leacoatièreDt «ne gaede de qoatre hooMMS^ portatot de la lumièpt.... I la les ^Mtfttient ée fort M» à la etorld de leur hmim. » RetL* La Itwitére est oomme les f^fiibra» qeelqae dMtt de eoneret; lueur, cterl^, tfctef et ipMntr » diquent» au eentralfe^ eonne obsiurM» qndpi chose d'abstrait. « Nous avons atteoda li kwàn et nous ne tRWvoas ^meles ténèbies; asasaiiv espéré la storft^ et bous anvehona dsos ÏQbsat rite. » Paac. Dieu sépara la tenétt èm téah bres; depus lors on voit simoédst à l'ohMiiÉ de la a«H la Imwr éa crépuseule, Is àutià jo«r, r^cfal du soéeil de midi, el les hmm peuvent adwirer la spAmdiiHr du tm«aML
Tewteféia Immièn se pread aaasi daas ItMi abalrail de sas synonymee; «squel cas il ei^ fera par ta génétalilè. 11 a cela de yspittlg exprime Tidée ceMmeme sans snam scsmm partieulier, et e^Mt par coaaèfMit ks mt^ convitBt le mieux peur définir taa qoatn ^ nymesb
La hMur eer «ne fkibte kmièfe; It i<«^t"| lumière medMe; f éclat, uns knièrefiit;»
spknâewTy uae trèe-frande lumièrei
La lueur est «ne kmière UMs, commencement de clart4, u» rayon. « Oa ^tf* mence à voir quelque Inemw du eêté de l'omit» AcAD.cIl ya de ftusses lueurs, de viinwtai^t des lusuM trompeuses, (fu'eu prend P^uf ^*^ tables lumiires. » In. « Une lueur obssare et !«> breuse. » Botfmy. « Qu'on se vscueiUB èsm» silence et dans l'obscttrité, le pins petit Mt« la moindre lueur suffira peur distraire. » C«^ « Détruieea eet ordre (des idées), le ^"**^' dissipe, vous n'aperoevec plus que queRjees >"• blés lueur». > In. t II fit «wmer ses feoêtwsiU lumtéftf du soleil; il ne conserva que U mv" lueur dune lampe. » La». « Bien loin qa^ »* fise de foire passer devant les yeux de FM^ la vérrlê comme une lu#ur fugitifs, il J* l'inonder d'ton torrent de lumière. » Léh.«b» vue fhible, un naturel timide fbnl P'**'*,'? oiseaux de marais la lueur des crépnsouw » ^ clarté du jour. • Buff.
La clarté est une lumière modérée, éoowj pure, suffisante, à l'aide de laqw**»®.;^^ clair, d'une manière nette et distioete,etD^ pas imparfaitement et confusément ^^^^'■^ on n'a qu'une lueur. « Si vous ne PO''''*J*L supporter le grand Jour, vons jouirez d« «w* agréablement de la douceur aecooi0odBOie|i^ clarté tempérée. » Boss. « La vérité de wjdoctrine va paraître avec toute * '!""2[fl comme la darlrf étun beau jour, <!**'^J*J^ apercé les nuages. » In. « Jouir de U «'•'*
cieux. » BAnTB.
Il dit, et dani rinstanl fun etl'iaties»»*"
STNONYHSS l lUlMCAUX DIVERS.
▼«n iM Itou fortnalt fnluikile Vlnoccaee. G» n'mn pl«i dM eiif«fs rafliraiiw obacurilé. CeM dn Jour le plu« par VimnorteUa c^r<«*
« C'est ce Toile qui les a empêchés d'apercavoii la loBièro qui les eavirMa* de fautes yaiis, et se moatre à eu dana towta sa tkufté. »
LVciirt est use hiiai^ nf«, brillaaie, forte, qsttIqiMfoU éhtottissiikte «i difaoile à tu^porler. m l.es eiseaws de nmi et les chats m voiant mal ^m pavée (|ii'ils Taiest trop hieo» puisqu'il ne leur bttt qu'uBe très*petite quaatité de lumière ; ma liau que les autres oui besoin de tout l'état dtt jour» el Teisat d^autant mieux qu'il y a plus de lumière. » Buff. « La lumière du sotoit même n'^aat^aUe pas rérapontiûn de eeita flamme dense dont brille sa suifMe aveo si grand étlat ?» In. « Lea yeux éblouis d'un ^clol si vif. » Boas. « ▲ firoa de discontinuer de Toir la lumière , ils n'en pourront plus supporter VAiof. » In. « £n La^onie on ne peut supporter Yéélaê de la neige. »
lA spifiidsiMr est la plus gsande lumière, et pav iftpport à la plénitude et à retendue, oirca>iMtanee éttangère à l'idée d'^flel» et par rapport à rinttnsilé, aa qui lait que la «plmdnir raaioliérit sur Yé^clm même. Llexpraiaion, Mit du a<dail , fut coneeifoir cette astre oomme lançant de» traits de Imnière; maie on dit la sphndeur du soleil quand en veut donner une grande idée Aa Vaspaoe immense qu'il emplit de sa lumière, c Si r^it et la splendeur du soleil n'ast pas éiamette, c'est que la lumière du solail ne l'est pas non plus. » Boas, c Recueillons aToc soin oea rayone échi^pés de la lumièra oélesie (détails de la Genèse sur la création) : loin d'oflùsquer la tdrité, ib ne peuTcnt qu'y ajouter un nouTeau degré d'^elal et de splendeur. » Bon. « Sans la ■ninteté, sire, tout IVctst de retre couronne, tearte la jplendsiir de Totre règne, ne sent rien. » Beunn. « Qui a donné l'être et le nem à cette orahitude d'étoiles qui décorent atec tant de splendeur le finnamentf » Mass.
UISTIB, BRILLANT, iCLAT. Gea mots représentent dans les objets quelque chose qui las fait parahre ou ressortir, qui frappe beaucoup la Tue. « Il n'y a aucun oiseau en Europe qu'on puisse comparer au martin^pècheur pour la netteté , la richesse et IVclal des couleurs; elles ont les nuances de l'are-en-ciel, le èrtUant de l'émail , le luflre de la scie. » Bupf. .
JLuf^ se dit particulièrement de la soie et des étoffes; aussi le rerbe histrer ne s'étend«il pas à autre chose. Le luafre tient au poli et au jour sous lequM on regarde l'objet qui , du reste , peut être sombre, peu royant. « L'eau fait sortir les couleurs de ces pierres et leur donne autant de litfire que le poli le plus acheyé. » Buff. « Sous certains aspects, le plumage de cet oiseau-mouche est d'un vert glacé qui n*a pas moins de lu<rra que le métal poh. » In. Quelquefois une chose tire son lu^lre, comme son relief, de sa position seule ou de son opposition, de son contraste aTeo une autre ou «ree d'autre». Boileau dit que la satire
E« une oBriite an tableau, ^kd donne du imar*. La Uidaur d'une fsnme sert de ftalre à c^Uea qui l'enteurant (Acan.). <- Que ai le lufire a moins de Tivacité et de force que la WilhiU et l'^ciel, en rereaclm il a plus de aolidité; il aat moins ébleuisaant, main ausai il lui arrite moins aou- Tant d'être vain : vous ditee trèe*hi«B , avoir plua de hrilJoAt eu d'^clel, mais non pas d« 2«<lr#, que de solidité. « Tout Védat des grandeura 9^% point de teitrapaur las gêna qui sont dana les reaherchea de l'eapriL 9 Pasg. En parlant d'una personne, Imire annonce du crédit ou una boAne réputation; braient et éeUa expriment de la gloira, maie de eatte ivoire qui peut n*étre que famée*
Le brtikml et Vécla» dépendait de la grande quantité de luaûèra* Mais c'est à l'émail, aux pierreries, primitivement et surtout, queleèril« Utnê s*attribiie , et de le vient que le verbe èrtïlenler est un terme de lapidaire; au lieu qu'on accorde de l'^del k toutes les autres choses qui resplendissent ou luisent beaucoup , qui se distinguent par la richesse des couleurs. « Sitôt que j'eua mon habit neuf» j'eflaçai tous mes rivaux par aon delel et pax la briHont de qu^ques-unes de mes pierreriaa. » Li8«» Ensuite et en général hrttfant dit moins qu'éclat, en ce sens qu'il s'emploie an parlant de choses plus petites ou plus suscaptiblaa d'être fausses. Dtns les ouvrages d'esprit , par exemple , brillant signifia una lueur, une étincelle : les petits ènllanfr des Isocrate» (Voi.t.)« « I^s prédicateurs ne doivent pas rechercher un brillant et un feu d'esprit qui égaie. » Boss. Mais IVclat a plus de grandeur et approche davantage de la magnificence. % Nicole dit que l'éloquence et la facilité de parler donnent un certain éekkt aux pensées; cette expression m'a paru belle et nouvelle. » Séy. *— Enfin, quoique les deux mots se prennent dans l'acception figurée, cela sembla arriver plus ordinairement à hriUaftt qu'à éclat, « Le brillant de votre esprit donne un grand étlat à votre teint et à vos yeui.»
1* LUXE, FASTE ; — S* MAGNIFICENCE , SOMP- TUOSITÉ, SPLENDEUR, POMPE. Tous ces mots signifient le contraire de la simplicité dana la manière dont on vit, dont on fait les choses ou dont on se montre.
Hais luffe et faite se prennent d'ordinaire kx mauvaue part. « On imputait aux mauvais rois tous les désordres qui viennent du faste ^ du luxe et de tous les autres excès qui jettent les hommes dans un état violent. » Fén. « Le ravage des guerree appauvrit moins les hommes que le lucre, le faett et la mollesse. > In. « Cyrus ne comprit pas combien tout cela était capable de corrompre la pureté des anciennes mœurs, et de rendre le goût du fatêe et du luxe bientôt dominant. » RoLL. « Les censeurs citèrent à leur tribunal M. Emilius Lépidus comme coupable de luxe et de faste j parce qu'il louait six mille sesterces la maison qu'il occupait. » In. « Les peuples de l'Asie, avant Cyrus, avaient des vices, ils connaissaient le fiute; mais le ltt«e n'avait pas encore répandu son poison mortel sur toutes les parties de la société. » Coni). — Àu contraire, wxgmfioeuee.