DEUXIÈME PARTIE
Le mangue rend la chose iacomplèle, mais non pas peut être moins parfaite ou moins bonne. « Qu'on ne nous reproche plus le mangue de clarté , puisque nous en faisons profession. » Pâsc. c Le mangue d'oreilles extérieures est un des traits par lesquels les phoques se rapprochent des cétacés.* Boff. « L'uiage de la main , le manque de queue, etc., ont fait donner au singe le nom û'homme iauvage. » In. Avec un défaut , au contraire, le sujet est toujours défectueux. On a reproché à V Esprit des lois le défaut de méthode (Lah.). — Le manque d'argent est sans incoûYénients dans certaines situations , dans l'état religieux , dans l'état sauvage ; mais en général le défaut d'argent fût échouer les plus belles entreprises. Le manque de mémoire , pour ce qui concerne les injures et les causes d'affliction, est un bien ; mais le défaut de mémoire, pour les enfants qui ont tant à apprendre , est un vice des plus fftcheux. « Certaines vérités de géométrie ne se peuvent démontrer; et, conmie ce n'est pas à cause de leur obscurité, mais à cause de leur extrême évidence, ce mangue de preuve n'est pas un défaut, mais plutôt une perfection. 9 Pasg.
D'ailleurs, mangue est objectif, c'est-à-dire tout relatif à ce qui ne se trouve pas ou à ce qui se trouve de moins dans le s^jet ou à sa disposition ; au lieu que défaut est subjectif, c'est-à-dire qu'il appelle toute' l'attention sur le sujet luimême. « Ce tigre fut enfermé dans une loge étroite où le manque d'espace et le défaut de mouyement ont abrégé sa vie. > Buft. Quand nous n'avançons pas dans la voie du bien , nous nous plaignons d'un mangue de secours de la part de Dieu (Boss.); nous ne devrions nous en prendre qu'à notre défaut de courage. « Il nous suffît d'avoir vu que c'est par le seul défaut de leur volonté , et non pas mangue des secouf^ absolument nécessaires pour pouvoir éviter tous les péchés , que les plus justes pèchent quelquefois.» Bess.
Je veux bien avouer qa*an manque de eooroone Est Tunique défaut qui soit en sa personne. Raon.
Gomme le défaut rend défectueux , imparfait , incorrect, la pmafton rend malheureux. C'est un mangue auquel on est sensible , le manque de choses dont on a joui, dont on devait ou dont on pouvait jouir. La privation de la vue (âcad.), des plaisirs (Mohtbsq.); le séjour de cette ville parait triste par la privation des spectacles (d'Al.). « Les seuls biens dont la prtvalion coûte sont ceux auxquels on croit avoir droit, s J. J. « iUfaènes , délivrée du joug de la servitude , goûtait en paix les avantages de la liberté , dont cette longue privation n'avait servi qu'à lui fsire mieux sentir et le prix et la douceur. » Roll.
JfanguemenI et faute sont synonymes dans le sens d'action mauvaise ou répréhensible.
H ais le manquement n'est pas aussi grave , ce n'est qu'une faute légère; car manquement, comme mangue, signifie seulement un déficit, au lieu que faute , comme défaut , annonce quelque ch09i3 d'essentiellement fautif, défectueux , imparfait. « Je ne crois pas qu'on doive employer le châtiment des verges pour les monguemente où] tion(lD.)oB
les enfants peuvent tomber en apprenant à Iir, i écrire, à danser. Il doit y avoir d'autns punitions pour des fautee où il ne paraît ni vamist disposition du eosur , ni envie de secouer le joog de l'autorité* . > Roll.
MARGHANPISB , DENRÉB. Ce qui se Tend.
jrareftandife, la chose du marchand, se ditdi tout ce qui ae vend, J)enrée , autrefois detôMt, ce qu'on vend pour un élenîer , indique primitivement une chose de peu de prix. « Voilà ce ^ chassa Law du royaume, ce qui aextapbtootis marehandiseM, toutes denrées jusqu'au pë viles. > S. S. « Il faut qu'il y ait quelque nppiRt entre la marchandise et l'impôt, et que, sur » denrée de peu de valeur, on ne mette pas b droit excessif. » Momtuq. — Au figuré, dm signifie quelque chose de vil et de méprislà « Nos frères ont fait au pape des plaintes à$ optnûme probables, et d'autres denrées de et» dàçon. 3» Siv.
Mais ensuite denrée exprime , dans uoe acc^ tion moins étroite , ce qui se vend en détail « k débite pour les besoins de la vie, ce qu'osa procure en petite quantité pour l'usage du s: ment, surtout et presque uniquement enté de choses qui viennent des champs, en fol ^ subsistances , de fruits de la terre. « Les dttf^ sont chères en ce pays, parce qu'il en jM peu. et qu'il est fort peuplé.» J. J. « Lonqwj* recueilli d'un champ que je cultire les dfl» nécessaires à ma consommation, le sarpl»» productions m'est inutUe, si je ne pois pu ^^ changer. » Coud.
En général, les marchandises sont des afi de oonmierce, de spéculation; les denrée, » choses qu'on Récolte et qu'on consonani. U marchanéUes se considèrent en ellesnêafi. comme des richesses , dans les mains du ef ■ chand, pendant qu'il les transporte, ^^f^ culer, les emmagasine ou les négocie; les»rées se considèrent avant ou après, quant a» origine ou à leur usage : quant à leur ongi». comme des productions de la terre, et qna» leur usage, comme servant à l'cntretienje» vie. On gagne plus où moms sur des»w«**dises (ACAD.); une denrée croit dans tel oa» pays (Laf.) , et on se pourvoit des dem^ n»^ saires à sa subsistance (J. J.). ^"^f^!z, mardiandises entrave le commerce; luopoi» les dennfee gêne l'agriculture et etnp^« ^ !f bon marché. « Les effets mobiliers, cou^^ gent, les billets, les lettres de change, w^ seaux , toutes les morchandiief apP*^*^^^ monde entier.... Ouolqucs États en ont a»" mense quantiU; ils les acquièrent cbican Jj; leurs denreee, par leur industrie, ptrW»» couvertes. » Mohtbsq. « Le c*"*"*\^ . 71, augmenU l'impôt sur le pied ^^.^^ d'autres denrées.... La guerre ciTile î*" "^
Faute est aussi synonyme de "^"5^'
4 . Faute est aussi synonyme ae '^'^^^ l'un et l'autre s'emploient en ^^^^r^^Zgff* Leur différence alors retient à celle da ^ ^ de robjectif : on ne peut '*«»"!r •'*!u oèiéo»' {Ubk.), faute de caractère {^^')y{^u^ tion (Vaut.) ; et manque de œoyeiii [r'^n
de loisir.
SYNONYMES k RADICAUX DIVERS.
]ait «Ion FAngleterre aTait commencé par un impôt de deux schellings par tonneau de mar^ chandise. > Volt.
Toutes les choses utiles à la fie qui croissent dans un pays sont les denrées de ce pays, et soùyent il les donne pour avoir en retour des marehandises, c'est-à-dire d'autres choses utiles » venant d'ailleurs , et qui ne lui parriennent que par rintermédiaire des mçrekandi. « Les Portugais allèrent chercher des marehandises aux Indes orientales et au Japon.... Les Hollandais furent d*abord obligés de marcher sur la croix pour obtenir la permission de Tendre leurs denrées. • yoz.T. « Si cette nation était située vers le nord, et qu'elle eût un grand nombre de denrées super^ ilues , comme elle manquerait aussi d'un grand nombre de marchandises que son climat lui refuserait, elle ferait un conmierce nécessaire, mais grand, arec les peuples du midi. > Mortksq. « L'huile est la seule denrée que Solon ait permis d'échanger contre les marchandées étrangères. • Baatb.
La marchandise implique le marchand et rexercice de son industrie ; accessoire tout à fait étranger à denrée. Un propriétaire livre des den^ rétM et non des marchandises , quand il paye ses contriButîons en nature, ou qu'il vend lui-même, directement, ses récoltes. Un marchand achète des denrées, et, quand il les revend , ce sont des marchandises. « Il vaut mieux avoir affaire à une nation qui , par l'étendue de ses vues ou de ses affaires, sait où placer toutes les marehandises superflues; qui est riche et peut se charger de beaucoup de denrées ; qui les payera promptement. » Montbsq.
Enfin , la marchandise peut être un produit de l'art, une chose manufacturée ou propre à l'être; la denrée est toujours un produit agricole, c Les arts multiplient les choses de seconde nécessité ; et, à proportion de leurs progrès, ils mettent axas le commerce une plus grande quantité de marthandises et des marchandises d'un plus haut prix.... Les provinces manufacturières seront forcées de porter leur argent dans les provinces agricoles , pou^ se pourvoir des denrée^ qui manqueront à leur subsistance. » Gond. Sans le commerce, l'industrie languirait, parce que les marchandins n'auraient pas d'écoulement. « Le seul encouragement des cultivateurs est le commerce des denrées, a Volt. — On oppose les marchandises à ce que rapporte la terre. « La comtesse de Fiesque ne comptait pour rien les petites terres où il ne vient que du blé, et croyait avoir fait une affaire admirable d'avoir vitement donné celle-ci , pour avoir des miroirs d'argent et autres marchandises. » SÉv. On oppose les denrées aux ouvrages de l'industrie, c Liberté du commerce : grand commerce de denrées bonnes et abondantes en France , ou des ouvrages faits pas les bons ouvriers. » Féh.
MARCHE, DÉMARCHE, ALLDRE. Houvement des animaux en tant qu'ils vont ou s'avancent.
Marche signifie l'action; démarche et allure dépeignent k manière. On observe la marche d'une personne , c'est-à-dire cette personne pendant qu'elle marche; une personne a telle dé'
marche ou telle otture, on la reconnaît à sa démarche ou à son allure, on décrit , on caractérise, on signale sa démarche ou son allure. « Durant notre marche. » Sgarr. « Si le roi reçoit des ambassadeurs, cet homme voit leur marche, il assiste à leur audience....» Labb. c Pendant l'incubation , la paonne évite le mftle , et tâche surtout de lui dérober sa marche lorsqu'elle retourne à ses œufs. » Boff. « Il va assassiner sur le grand chemin un voyageur dont il avait épié la marche. » Volt. Tout ce qu'on peut dire de la marche la représente comme un lait : leur marche fut lente, rapide, longue, de plusieurs jours; ou bien en fait connaître seulement la direction. « L'habesch est un oiseau de passage, mais M. Brue ignore sa marche, et il assure que , dans le cours de ses voyages , il ne l'a point vue ailleurs qu'à Tripoli en Syrie. »
BUFF
La démarche est la manière de marcher; et Vallure, la manière d'aller, ce qui est bien différent , quoi qu'en dise l'Académie au mot aUure. La démarche est une ailure qui consiste à avancer par le mouvement des pieds sur terre : elle est opposée, par exemple, à l'allure des oiseaux qui volent (Buff.) et à celle des poissons qui nagent (Id.). ailler en litière (Siv.), en bateau (ID.), à cheval (S. 6.), sont encore différentes allures, et non différentes démarches. L'&ne porté comme un lustre par le meunier et son fils(LÂF.) goûte fort cette façon d'aller, c'est-à-dire cette allure^ et non cette démarche. Tourner autour du soleil est l'allure de la terre (Foht.)) et non pas sa démarche. ~ Mais si allure ne signifie pas seulement , comme démarche , la manière d'aller par laquelle on met tour à tour les pieds l'un devant l'autre, il signifie aussi cela , et dans cette acception il a besoin d'être distingué de son synonyme. Or, l'ollure, sans doute à cause de la terminaison commune et peu noble de ce mot, ne regarde que le physique, la tournure et l'habitude du corps; au lieu que démarche, qui dé-
dit une démarche, et non pas une aUure, fière, noble, timide, affectée, contrainte, embarrassée. Avec telle allure on se montre tel à l'extérieur seulement, on a bonne ou mauvaise grftce; avec telle démarche on révèle ce qu'on est à llntérieur ou ce qu'on éprouve. « La démarche gauche de l'oie et son ollare de mauvaise grâce nous font appliquer ce nom aux gens sots et niais. » Boff. — Il suit de là que la démarche est quelquefois variable comme les mouvements de l'&me qui la modifient; mais l'allure est constante, elle vient de la nature ou de l'habitude. « Prenant le premier chemin, je me mis à le suivre d'une démarche lente et mal assurée qui marquait la défaillance et l'abattement. » J. J.
FASQunr.
Je vous ai pris d'sbord pour un petit seigneur.
OOEJV.
J'en al , sans me vanter, et le port et Valiure.
Dut.
AU figuré, ces trois moU s'emploient pour ex-
wsmSaiR partie -:
primer la tondaiie. Ifais iiurrcfce , qui est un xadical pur, se prend d'une manière générale et tout iLbatraite pour marquer la simple direction ou le cours des actions , la route qu'elles prennent. Pémarthe et Mure , au contraire , ne sont pas indicatifs y mais caractéristiques : ordinairement usités au pluriel dans cette acception , ils font concevoir la conduite matériellement [ quant à sa nature , comme bonne ou mauvaise , comme digne de louange ou de blâme. Marche se 'dit 4e lieancoup de choses idéales ou considérées idâilement , à Fégard desquelles ne convient ni démarche m Mure, Observer, étudier 1% marthe des passions, ties afhires , de la natune , du cœmx :ou de resprit humain, d'un gouvernement, 4'une langue, de la poésie, des événements. It lorsque le mot mordre se rapporte aussi à la
onduite d'un hofnme , il If en détermine pas les caractères essentiels 'Comme ses deux synonymes, mais il en marque seulement le sens ou le cours , la vitesse, l'assurance, et la -quidité d'être plus ou moins aperçue, en un mot tout ce qui regarde la' forme et non lefiond : naennircfce tortueuse „ rapide , tncertame , cachée.
tenant à dllnre et à 'âémaréhe , Pun signifie quelqae chose d'habituel , l'autre quelque choee d'accidentel : on a , on prend une «ilwe ou des tUlures; on'fôit une démarche ou des démarchei> .^Btùdier' les alhtree et les habitudes (Buff.) , les xSiures et les mosurs (In.) des' animaux ; les Romains avaient les yeux ouverts sur les démarches (Boss. fVoHTTBSQ.), t'est-à-dire sur les entreprises des rois; leurs àllrés.— Ensuite, alhtre, à cause dn peu tle ilbblesse de sa terminaison , ^'entend pUilfit en nviuvaise part; m^s non pas toujours et Absolument , comme le veut l'Académie. «Depuis quinze jouirs il a pris des atturet convenables, v Volt. — Ittrfin , allure a quelquefois le sens général et ^formel de ynarche, dont H tiilftre alors, et ccnnme moins noble, comme moins fa->. oile à interpréter favorablement , et comme ex- .primant TcfSet ou le résultat d'une habitude .contractée ,. une routine. « Le vers de cinq pieds, .^i a pour ainsi dire une allure familière, semble se .prêter plus que tout autre au style marotique« » Lae. «'D'anciennes' tnldîtions., des préjugés Forment des mœurs publiques et une sorte de routine et d'aUure qui se font respecte^ jusque paT le souverain. » Gond.
MA&I , ÉPaiTK; — VEUXE, ÉPODSE. Xes mots désignent, les deux premiers un homme qui s'est lié à. une compagne par le nœud conjugal , les jdeux autres la compagne à laquelle un homme j'est ainsi associé.
D'abord la dlITérence entre maH et époux est aussi simple "qu^évldente. Mari, de mas^ marie, un m&le , se dit dans l'ordre physique ou sous le xapport physique; c'est un terme qui en s'éloignant de son origine en a fait perdre le peu de délicatesse, mais sans se charger néanmoins d'aucune idée d'affection ou de devoir. Les Latins se servaient de maritue en parlant des animaux , pour signifier un mêle. La femme n'a pas le pouvoir de son corps , ce pouvoir appartient au mari (Boss). m Dans la résurrection, parmi ceux qui seront jugés dignes du siècle à venir j ni les
hommes me preildroot ides .' fomnes , ni les femmes des marie : ainsi, pour conserver un tel peuple , il ne faudra ni de génération ni de mariage. » Id. c Autrefois on était pendant toute sa vie le tnmri de sa femme , bonne ou sauvaise : même table , même demeure, nkème lit. « Labi. « Sophie n'avait plus ce gddt décidé pour la vie privée et pour la retraite.... Sfoi-^même je if étais plus son Bmilei jeii'ètaisiiue eon mari,3t J. J.Xab époux , de sponnis , promis ou 'fiancé , représente jdans rhonuae -uniie une femme le point tle vue supérieur *de' 1» moraHIé -ou du droit i œ n'est pas l'union ^des isexes qu'il indique , c^est ceSe des -coeurs , «vec la 'f6i jurée , l'éf^të des dnîis et la TéqiprocHé 'des 'devoirs. Montaigne a dit finement "en ceeens- : « Cest trtiiison de se marier sans ^^pouter.m «L'effet de cette société mutuelle (du .mariage) doit être une union des cœurs si parblte, que pour un époux Ton soit disposée à se détadier de tout. > Bounn. Uw femme dit , mon mon, sans rien ajouter , c'est le mot ordinaire ; mais elle emploie rarement époia sans y joindre une épithète, telle que celie de cher, "de djgàe/de fidèle. «Quoil c'est voas. mon tnort , mon cher époittî * Tolt. « Qœ diter vous de la 'Saiat4}éran, qui vient de partir avec son gros inorC?... Voyez .quelle'&figae pour k pas quitter ce cher épom» > Sâj. « A qui'&oi^^ dégiàser mesplus secrètes pensées? k If. de Wor mar, àmontnori, au plus digne ^poi» do/Bih ciel eftt pu récompenser la vertu d'une &e chast«1 » J.'J.
Mari est moins' noble qu'houx; il if est pis, comme celui-ci , du haut style ni appUcalde sa figuré en termes d'ficriture. «"Vme de Ifaini^ non, n'osant porter' les armes d'un tel cjpn» (Louis XTf ), -suppnma udles'de son premier varî ^arren). »'^. S.
^0 ciell que d'jdmsSIes.fareiMS
'D*un éfotac (Supiter sous les tnila A'AifvN-
• tryou) armûnent tfaéri !
lEl qoetmoirtralirede mari'ÇSmill^ 'Csi lehKde touiee ses tendresses !
(QKantbiajdsni ^t$mf^kr/mt),-ikm.
«^'Dans ces cinq lettres On vott que cet épaai^ qui se donne pour â sévère, n'était qu*un pAst mart, henteùx de sa très-honteuse condaite.> Bkauv. lé'Le sieur 'Komman dit que ses lettre> étaient sévères , celles d'un e^xx irrité. £t moi je prouve, en. les montrant, qu'elles sont les lettres d'un mari honteux de sa. .conduite et as ses indignes projets. > In.
Entre femme etépouee même rapport d'oppoBtion. Femme. est le mot commun : « Les femmes, dans les climats chauds , cessent de bonne heere d'être belles et fécondes. » Volt. Épouee est os terme relevé,. de choix, qtii annonce lermg. quelque qualité exc^ente, ou les seotîmeo^ distingués dont une femme est l'objet « Le rsog d'^ottfe. et de^n^ xhTêlève l'âme et. jae soatient > j. I.
Dans la Iragéfie àt'SffpkonUhe .de Tolttnei Hasinissa décrie, :
Arrêtez. . . . Sophohlabe ,est mM/immM, A quoi Lélie répond :
Saches que SophQpisbCy i nos chaînes livrée.
SYNONYMES 1 RADICAUX DIVERS
De ce titre dV/miM en teIq s'est honorée. Ua p»u plus loin Masiaiasa àii encore :
Dienx^^e jaBkfmuue Implore, Dooneiei-Toas la force à mon ime égarée De me sonfller da sang d*ime époote adorêè?
Dana le Tilimaque^ Tauteur met ces mots^ans la bouche du jeiiae héros : « Si. jamais les dieux ne rendent mon père, et qu'il me permette de :hotÂr ttxw (emtMy Antippe seca Aien ipouse, > TÉK. « Le pile de Samson crut .qu'A allait être ui-méme Imppé de mort avec sa/kmiiM, parce (u'ils avaient tu le Seigneur/ Hais son ^oule, ainte et éclairée , condamna sa défiance. » Mass. teas les pays où la polygamie est permise, Mites les f&mmes 4.'tin même homme ne sont pas *Ovdinaire élevées au rang de ses fpçuses. « Caibcrt donna trois indignes rivales à sa femme DS^berge, et toutes trois eurent le nom d'^ouc#.» Volt.
Dans le langage comitiun ^poiix et ëpouee on^ pO air d'afleotation 4m .lait liu'on ivite.das*ea ervir.
MARQttt, niDl00Slii.Di8l6NXR. Donne J iou de connaître.
Marquer enchérit sur indiquerai sur désigner ous le rappon de la précision et de la certitude^
XamargiM fait reconnaître, r^ndtce mat seule-» aent Air la vqie , et le signe donne seulement h xatendre. On donne à une personne des marjjues L*estii&e, et non pas seulement des'tndûM ou les signes d'esiime. Dans ses ÉlémenU de îiltéra-r UTe,UanBomel dit i l'article Comique: cGommq o n'ai ûiit qjïindiquer cette division dans Varti- .!« Comédie , je vais la marquer davant^e 'dan$ elQi<ci. » ^t. pour ce qui concerne l'opposition ^ fnarqiter et de désigner, Condillac dit dans omDiettefinat're que • marquer à tin^ personne e qu'elle doit fair^ , c'est le lui désigner expres4 àjnent. •
4>û marqua d'une manière âisfîncte , en Taisani Ttnarquer parmi las autres. Le cadran marqua sâ heures; on marque dans un livre un passage ui a frappé; on marque les particularités d'un^ istoire, les ten^, les lieux, 4ss penonnes, surs paroles. Mais on indique en enseignant , en LCQtrant du doigt (««dea;) de (quel c5té est rol>jet^ » chemin à suivre pour ie trouver , en aidant ou a apprenant à connaître. L'tndex d'un livre in^ €que la division et la place des matières ; une ùte vous indique votre route, des écriteaux tdiquent des objets à vendre. JKn marquant une bose vousla tirezdu milieu des autres et la met» z immédiatement sous les. yeux ; eu indiquant le chose vous ne faites que donner sur elle des oseignements , que guidîer dans la recherche de tte chose ou de ce qui s'y rapporte. — Le ba* mètre marque les degrés de pesanteur de l'air; ais il ne Ikit qu'itidiqtier les variations du mps. cil ne £aut pas mépriser les idées obscus ou confuses , ni rejetsr du discours les termes Li y répondent, parce que, d'un côté, ils mariant un effet manifeste hors de l'objet ; et , de ttttre , ils nous indiquent ce £tt!iliàut chercher us l'objet même. » Boss.
Désigner veut dire aussi conduire à connaître , ire connaître indirectem^t : c'est indiquer ^
mais indiquer par des ftpnef,.des expressions, des symboles. Xe& mâts «d^^i^nenf et on désigné par les mots, les mots sont des signes; le signa^ lement désigne la. personne; les pavillons différents désignent les nations; les l^gyptiens d^stgnaient l'éternité par la figure d'un serpent qui se iQord la queue; sans nommer une personne, on la désigne par une peinture significative, dont tout le monde entend le 4iens.
Une. girouette marque la direction du vent et indique le beau temps ou la pUiie; il se peut aussi que par sa forme emblématique elle désigne l'état ou le goût dominant de la .personne, qui l'a fait placer sur sa maison.
!• MATIÈIUS, SCJn;— 3*ClIJtmn, ARTI- CLE , MXUVr. Ce dont on traite ou dont on parle, ce dont en s'4)ecupe ou dent Jl est question dans «n ^rit , 'dans un: ewtufs , dans une dispute , danes«n discours ovnneHïeairvenatioB.
^Matière et si^et se disent d'un tout, de ce à quoi se rapporte tout .un livre, 4out un traité, toute.. une. pièce, toute une discussion, tout un entretien. IChçpitre , artiUest point annoncent , au contraire, une division', quelique chose de pattiel ou depatticulier. Un homme qui écrit ou qui parle .^aite telle. •matière ou tel sujet; et, quand il en vientà tel chapitre, à tel article ou àtelpotnl, n Ikit ceci ou cela, il se montre tel ou t4 ) fort ou fiuble, ignorant ou instruit. D'ailieuxSf-maiîère- et s^miet sont seuls employés en parlant d'une oeuvre d'art; ils désignent ce que laçonne l'-artiste. ou l'ouvrier , ce à quoi il donne une foime :. quand vous composez, vous cherchez à vous rendre maître de votre -tmttt^e ou de votre sujet,' Le chapitre, Vartitie et le point ne sont pas ainsi ^quelque chose qu'on manie et i^u'on transforme , mais ce sont comme des chefs auxquels ce qu'on dit est relatif : nous reviendrons sur ce chu^tre^ sur cet article ou sur ce point.
1« Matière , sujet.
'Matière elst générkl étvague; ni/n, spécial et précis. ISn iiïkt qu^esv-ce que la mnt^ef La substance ou le fond dé tous les corps. 'ït le sujet, subjmum, ce qui est dessoûla? La. portion de matière qui est actuëllBnmnt sous ia main du travailleur. On dit sans article, en matière ât, et avec l'article / c*6Bt-à-d9e d'xme manière déterminée , au sti^iet de.
Ou'un ouvrsge rotfte '%ar'ttJfie*fnoltére, cela indique le genre d^bjet «uquelll a rapport; on dit qu*il traHs de tel wujnt, quaiid'on "veut marquer positivemelit ce qui en est' IVibjet pàrticu- Iter. Le sujet est la mafldre prcrpre'd'un discours ou d'un écrit. On appelle ignorance' 'du sujet, et non de la vittt^e, le sot)hisrae'qui consiste à perdre de vue la chose précise qui 'est en question. Que de gens n'oublient, sur la matière dont ils parlesft, que leur M^'ss/.Uvproisswur donne des leçons, sur telle niattfr«,> la philosophie, l'histoire, ie droit, et disteX ses- élèves des sujets de composition». Les vérités de l'évangile sont la mattérs des sermons; un sermon a pour sujet quelqu'une de ces vérités. Parmi les matières des sermons on distingue des sujets plus favorables à l'éloquence, a Dans l'éloquence