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DEUXIÈME PARTIE

ne coBtiiiiiant pas à les portar oa à i^eo Btrrir; et powr des fondements (Acad. , Boss. , FAh.) , des limites ou des bornes (Volt.), nn principe, poar principe ou pour maxime (Acab.) , fût eon* ceToir quelque chose de ferme, de fixe, d'tmr muable. •— « Le hasard , répondrait oe philosophe, a élev>é les murs de cette maison, assemblé etportf U charpente, percé les fenêtres, placé Tescalier. • Fém. Un homme piaeé a un rang, un emploi dans une hiérarchie ; un homme poetf est tranquille.

On met une épitaphe sur un tombeau. Un général doit sayoir placer ses différents corps de troupes. Bn entrant dans certains lieux , les militaires posent l'épée , et , dans un autre sens, Tobjet qu'on poee^ on le met de manière qu'il ne tombe pas , solidement , ou avec adresse et précaution.

On met des colonnes à un édifice. On tes place avec plus ou moins de goût , de proportion , de régularité. On les pote plus ou moins inébranlablement, sur un fond ou une base plus ou moins ferme.

mLlTAIRB , GUERRISR , «ELUQUEUX , VAR- TIAL. Termes relatifs à la carrière ou à la profession des armes , et à ceux qui la suivent.

Militaire vient de miles , militis , soldat. Les trois autres mots ont rapport seulement à la guerre : ^uerrtef est formé de çuerre; heUiqusMx tire son Origine du latin belltim, qui signifie guerre; et martial^ c^est ce qui a rapport é Uars , au dieu de la guerre.

En conséquence , l'idée de miUlaire est bien plus étendue que celle des trois derniers mots. Elle embrasse tout ce qui concerne les achats et les armées hors de la guerre : exercices, pas, habit, vie, grade, service, titi^, discipline, honneurs, éloquence, ^ouTemement, administration, justice, récompense, punition militaires. « Scipion régla la qualité des viandes que les vivandiers pourraient apporter, et n'en voulut point d'autres que de simples et de miUtaifeM. « RoLL. « Gyrus fut accoutumé dès son enfiance à une vie sobre et militaire^ » Boss. « La vie d'Adrien, quoique dans la paix, était toute mUitaire. » Gond. « Les filles de Sparte s'exerçaient, comme les garçons , aux jeux militaires , non pour aller à la guerre , mais pour porter un jour des enfants capables d'en soutenir les fitti* gués.» J. J\ -^ Militaire est opposé à ototi , et ses trois synonymes le sont à paeifUjue. « Roomlus ouvrit aux vaincus l'entrée à tous les emplois civils et militaires. » Roll. « âaint Louis a été tout à la fois un roi ^«erner et un roi pacifique.» Bouhd.

Que si parfois miHtaire implique aussi l'idée de guerre, il exprime plutôt la théorie que U pratique ': art ou science miUtaire, talent wUlitaire; ou il a rapport en même tempe *à autre chose qu'à la guerre; les vertus milUaires peu^ vent être tout à fait étrangères à la guerre, et y préparer seulement, ou bien, outre la bravoure, outre les qualités développées sur le champ de bataille, elles comprennent, à la différence de la vertu ou des vertus guerrières , celles qui s^eiefctnt dans le camp, l'amour de la

pKne, l'exactitodo à obaerver les régi— <mi , h frugalité, U subordination , le conrags i nippor ter les ftitigoes et les rigueurs des saiseas. Ua est de même des exploits , des travaux et te jeux militaires à l'égard des exploits, éa tnvaux et des Jeux guerriers : les uns ne reçoit pas proprement la. guerre, ou ne regardeMpii uniquement la guerre , comme les autres. Lssiî- Itfatre appartîttit à telle classe de la loaétè: il porte l'uniforme ou Tépée; il ferait la gaem, a besoin ; mais il ne Ta peut-être jamais faite et m la fera peut^tre jamais. Le ftf«rrier fût wi fait bt guerre, et il n'est considéré qat souci point de vue.

MUiêaire est aussi le terme technique, le tiw le KoinB poétique , le moins noble , parce qel rappelle plntfit les soldats {milites) que les ùA. et qu'il ne signifie pas proprement l'occepitie réputée la ]^lus Ulustre et la plus gloriensiè cette professioQ.

Guerrier t en eonséquenoe de sa termioaiM (voy. !«• partie, p. 222, 22S) indique le métier, la pratique, les habitudes de la guerre; as lia que beUiqueu» et martial marquent leoieBat des dispositions à la guerre. Une répeut» guerrière (J. J.); des travaux guerrien [Boss> un peuple tout guerrier (In.); guerrier eifla* quéraot (Gonn.); nations plus cosunerçaatei^ guerrières (In.); Débora, la prophélesse ^• rière (Volt.).

El ne suis -je blanchi dans les inraux guerrim

Que pdûr wir en un jour flétrir laal ëolasioi^

Cou.

« Ge roi (Philippe) tout autrement guerrieffi exercé dans les combats qu'An (iochus. > Rou. oc Quand on considère chez les Romains la diso pline militaire et le courage guerrier portai un point qui surprend.... » In. — Un peopkcî un roi guerrier fait la guerre, vit oonti^wll^ ment en guerre; la guerre est son état, soo occupation principale. « Carthage fut toat » semble guerrière et marchande. » Bosi ^^ peuple ou un roi heUiqueua est plein d^tfM^ pour la guerre; c'est saa caractère , son hoioecr « Ceux qui ont bien connu l'humeur de Yî^ ont reconnu qu'elle n'était pas heWqftesK. > Boss. « Ija nation suédoise est née bellvpe^- * Volt.

Le cor exeUe an lola leur instinct heUifÊoa.

VOBT.

c Ce que tout le monde sait de Finstinet ^ queuK des chevaux. » Mark. « Les fitolies n'aimaient que la guerre. Les Acbéens, •«» bdKqueua?.... » Coirn. • Votre Majesté ordosn» dans cette plûne un tournoi; le jeune Rog^'W manquera pas d'observer ce divertissement •*■ tetre, et son humeur helliqukeuse le psrt«| venir y prendre part. » Las. « «tant nature»ment heHiquetw, Ninus.... » Roll. «Aisai^ les f ruicts et les animaux naissent divers •*'•"* diverses contrées, aussi les hoBUBse wwj^ plus ou moins hélliqueem. » Cbasb.— OBdeW ^umter , et c^est l'histoire qui neus tpi*«J qu'on l'a été ; on naît helUqueum, et c'est pir ■ connaissance du oanctère que nous ssrws ^rf 1 Test. « Croit-on qu'a soit tovjoao «^— i« ■

SYNONYMES À BâDIGAUX DIVERS.

abattre chez «oi pour derenir guerrier? » J. J." - On appellera les amazones des femmes guerières (Bi7ff. , Roll.) si on a égard à ce qu'elles osaient habituellement , par profession , et des îmmes bellifiueuses (Lbs.) qaand on considérera îur inclination ou leur goûx naturel.

La musiqne militaire est celle des armées en aix ou en guerre, des régiments; la musique Martère anime au combat (1. J. , Rag.); la mu- [que helliqueuwe est propre à inspirer la guerre : Des trompettes remplissaient l'air d'un son heU Iqueux. » Fb!9.

Guerrier diffère de martial comme de helUii^uj, c'est-à-dire qu'il désigne le f^it ou l'efTet, i manifestation , et martial la qualité qui y disose. Aussi J. J. Rousseau emploie-t-il avec une Imir :ble justesse dai}s la même page les exprès- ODS, Taleur guerrière et vaillance martiale. On ttribuera à des combattants une fureur guer- 1ère , et une fureur martiale à des gens qu'on rindra comme capables de bien combattre. Reste à séparer belUqueux et martial.

Belliqueux sert à qualifier les princes et les raples qui ont l'amour ou le goût de la guerre ; l martial ne s'applique qu'à ce qui annonce des nalités qui rendent propre à la faire. On ne dit as un prince ou un peuple martial , mais un air lartial, une fureur, une ardeur, des inclinaons martiales. « Il sortit du pré avec une conmance fière et martiale, s Les. c Les Gaulois vaient quelque chose de martial dans la pbyioDomie. » Roll. c Les vieux soldats croyaient oirremre, dans Ânnibal, Amiicar leur ancien énéral : ils remarquaient les mêmes traits , la léme vigueur martiale dans l'air du visage. » ). « Une seule parole sortie de la bouche d'Aixandre ranimait sur-le-champ ses soldats, et ur inspirait cette gaieté et celte ardeur ,m«ra{e qui paraissait toujours sur son visage. 9 Id. • Oue si belliqueux s'emploie aussi en parlant îs choses et des mêmes choses que martial , il arque la plénitude et la force du sentiment ou ila passion de la guerre, tandis que martial idiqne seulement l'apparence qu'on y est prore. Condé répand dans les rangs de nos soldats m esprit belliqueux (DoiL.); « Tout respirait ms les fêtes de Lacédémone un certain esprit artial convenable à des hommes libres; • J. J. rec l'humeur helKqueuse on est porté à la lerre; avec une humeur maritale, il semble l'on se distinguerait à la guerre, qu'on s'y gnalerait par des exploits , qu'on s'y montrerait 1 héros. « Nul mandarin d'épée n'a l'air plus artial et plus héroïque. » Tolt. — Martial silifiant un rapport plus éloigné à la guerre , à 1 point qu'il se dit même des grâces du corps ss grâces martialee de la noblesse française , 3LT.), et uns disposition à se couvrir de gloire, ressembler au dieu Mars, se prend très-bien oniquement. Mme de Sévtgné, après avoir parlé 1 courage que témoigne sa fille du coin de son a, ajoute : « C'est d'être avec M. le chevalier le vous vient cette bimieur martiale, » « Ra- )tin lui résigna l'épée et farme à feu, qu'il > mil sur le corps d'une ftgon toute martiale. »

ARLEOUm.

c Et comment vous appelez-vous?

NIGÀUDinST.

Christophe Nigaudinet , à votre service.

ARLSQniN.

Diable t voilà un nom bien martial. *

(la Foire Saint-Germain). Regw.

Ah* messieurs, sa folie à chaque instant aograentc ; Un transport martial à présent la tourmente. De l'habit, dont jadis elle coarait au bal , Elle s'est nrise en homme. En cet accès faUil , EUe a pris ansiitêt un attirail de guerre. Un bonaet de dragon , un large cimeterre , Elle ne parle plus que de sang, de combats. lo.

HISÊBICORDE, MERCI. Conune nous disons demander, crier miséricorde, c'est-à dire grâce, pardon, on disait autrefois et on pourrait dire encore demander, erier merci^ EnteUus s'écrie dans V Enéide travestie :

Si J'aTsis ma jeune vigueur.

Ce fanfaron qui fait le rogue....

De mille coups de poings (arci.

Serait vu me crier merci. Scias,

On lit dans une ode de Malherbe au roi Henri lY:

H n'est orgueil endurci ,

Que , brisé coiume du verre ,

A tes pieds elle (la Fortune) n'attère,

S'il n'implore ta merci.

Le sens des deux mots n'est pas exactement le même. On crie miséricorde quand on a besoin de pitié, pour de grandes fautes ou dans de vives alarmes. On crie merci quand on a besoin d'intérêt, de complaisance, pour les fautes les plus légères , dont le pardon vaut ou attire de simples remerciments . ou dans une situation seulement embarrassée. Dans une ville prise d'assaut, le peuple, craignant d'être passé au fil de Tépëe, crie miséricorde; si quelqu'un vous excède de linéique manière , vous criez merci.

On implore la miséricorde de Dieu, celle du prince, celle de tout homme qui peut punir et pardonner, perdre et sauver; on demande merci à l'homme auquel on est soumis . à la discrétion duquel on est, et qui. fait trop sentir sa supériorité. Le criminel ou le coupable implore la mis^ricorie; le foible demande merci. « L'état où je me verrais (coupable d'un soupçon mal fondé) , prosterné , fbulé sous vos pieds , criant miséricorde et faisant tout pour l'obtenir, publiant à haute voix mon iudignité , serait pour mon coeur un état d'épanouissement et de joie. » J. J. « Mon triste état, la rigueur de la saison . Fabandon général où je me trouvais, tout leur faisait croire, à Grimm et à Mme d'fipinay , qu'en me poussant à U dernière extrémité, ils me réduiraient à crier merct, et A m'avitir aux dernières bassesses, pour être laissé dans l'asile dont l'honneur m'ordonnait de sortir. » In.

Ces deux mots sont encore synonymes dans une autre acception. On est, on se remet, on s'abandonne à la miséricorde , à la merci de quelqu'un , c'est-â-dire A sa discrétion.

Miséricorde implique alors l'idée d'un sentiment de compassion, étrangère à merct. Vous êtes A la mtf^'cordé d'un homme, d'un être sensible, eapdde do oommiaération; vous pouvez

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