DEUXIÈME PARTIE
lenn regards, > Lbs. U suffit d'avoir lai yeux ouverts, pour que U douceur de Vœil doux, c'està-dire calme et serein , se manifeste ; mais on ne peut être dit avoir le regard doux, c'est-à-dire Insinuant, caressant, affable, plein d'aménité, qu'autant et dans le moment qu'on porte exprès les yeux sur quelqu'un.
Vaillide est aussi une action volontaire et £ûte à dessein ; c'est donc un regard , mais un regard accompagné de circonstances , de mines , de gestes , de mouvements de tète qui le rendent concret en quelque sorte, expressif, comme le sont , par exemple , Vembraesade et la rebuffade , mots de même terminaison et aussi peu nobles que celui dont il s'agit. Le regard est fort, il pénètre ou frappe; VaiUade est démonstrative et souvent affectée : généralement elle témoigne des sentiments de tendresse , afin de plaire, c On entre dans une assemblée : on regarde , on choisit entre toutes les dames celle qui revient davantage : on lui jette de tendres eiUodet , on lui Hait des mines , on cherche à lui plaire , on lui parle.... » Dest. c Je trouvai ma voisine si belle , que j 'en fus d'abord enchanté. Je le lui marquai aussitôt par des cnlladet si vives qu'il n'y avait pas à s'y méprendre. Hais elle n'était pas il lie à répondre à mes minauderies. » Lis. c La dame m'agaça longtemps par des regards où son amour était peint, niais je ne répondis pas d'abord à ses mllades.9ÏD. «Il lui lançait des regards passionnés toutes les fois qu'il passait devant sa maisoo. Ses an7tode« étaient quelquefois remarquées. »Id. Une femme agace les hommes par des œillades coquettes (In.); des csiUades agaçantes (In.) , séduisantes (Id.) , douces (ID.) , amoureuses (Acad.).
Si quelque auU«, affetée en sa douce maliee, GouTcrne son œillade avecq* de l'artifice , J'ajme sa gentillesse. RfanaR.
Loin ces études A* œillades^ Ces eaux, ces blancs, ces pommades....
(Maximes lues par Amolphe à Atones dans V École dês femmes), liox».
Un mari Tort amoureux.
Bien qu'il fût Jouissant, se trouvait malheureux. Jamais œillade de la dame.
Propos flatteur et gracieux , Mot d'amiiié, ni doux sourire, Déifiant le pauvre sire , KaTaient fait soupçonner qu'il fût vraiment chéri.
Laf.
La pauvre reine (Didon), embéguinée Des rares qualités d'Énée, Sur lui de grabat à grabat Décoche quantité ^"œillade* Propres à faire des malades. Scarr.
Le coup à! œil est un regard prompt, instantané, fugitif, sommaire, c Ces autorités despotiques se font obéir d'un coup d*œih » Les. « Calypso craignait que cette rêverie ne lui eût dérobé quelque signe ou quelque coup d*œil de Télémaque à Eu. charis. » Fén. « Je ne puis ouvrir les yeux sans admirer l'art qui éclate dans toute la nature : le moindre coup d'oni suffit pour apercevoir la main qui fait tout. » In. c Je la voyais jeter sur le jeune homme un coup d*œil à la dérobée. > J. J. c Après un assez léger coup d^œil sur cette demifoule , j'entrai dans le cabinet du conseiL » S. S. c S'agit- il des affaires du monde , il n'y a point
d'étude, point de contention d'esprit qa'QQM fasse pour les examiner à fond; mais 1*1^141 de la conscience, on se persuade avoir latitbit làdessus à son devoir , en jetant un eoap <f onlfoili conduite qu'on a tenue. » Boued. « Pour médire il ne s'agit que de s'énoncer, ou même, la défaut de la voix, un geste, un signe, on coip d'oni suffit, et dans un moment fait cooenoi: tout ce que la bouche pourrait exprimer. > b.
!• OFFEKSB, INJURE; — 2* APFROin,D- 8ULTB, OUTRAGE, INDIGNITÉ; — 8* AYAXII, INCARTADE, ALGARADE. Procédé blessant
Offense et tt^'urs se distinguent l'un et I'ibir des mots suivants en ce qu'ils sont simples, abstraits , sans rapport à quoi qucce soit d'effectif, signifiant la chose, en générd, comme maanâe au point de vue du droit et de la morale : la peis: doit être proportionnée à Y offense ou à ïù^nn, le pardon des offenses ou des tajuret est enmandé par la religion. Les autres mots de cetk famille expriment des espèces à* offense ou d'amure commises de telle ou telle manière, dus telle ou telle circonstance, et ils conriiiac: mieux dans le récit des faits.
1* Offense, injure.
On peut offenser sans le savoir ni le Tookir. comme l'indique l'étymologie o/fendere.trosnr en son chemin, heurter, toucher. L'tfijare.dea jus, contre le droit , est une violation da droii , ce action injuste et par conséquent toujours ftitei dessein. Dans tous les cas, Yoffense n'a ]ss ii gravité de rinjure : on dira plutôt une offeut'igère (Laf. , M^s.), faible (Hal.), ima^inm (Pasg.), l'ombre d'une offense (Mol.); etiiDe«jure sanglante, atroce, etc. (AcAn.). «Seloo^ morale de Jésus-Christ, c'est une béatitude p d'endurer les injures et de les pardonner; et.» Ion la morale du monde , c'est une lâcheté qv de supporter la moindre offense, » Bousd. Ce^ faire une offense à son ami que de le soupconoff de peu de zèle , et une injure que de le supposa capable de trahison. « Que vient demander u juge un solliciteur? de l'attention? ce serait a» offense ; de la faveur? ce serait une ti^Mrt.' Marm.
2* Affront, insuUe, outrage , indigniU.
V affront est une offense ou une tn;«ff ^^ présence , en face de témoins (d leur /rosf); ooj est d'autant plus sensible qu'on tient danatage^ l'estime des personnes qui sont là. « Ah! uDjif' tinente que vous êtes, vous me venex faire ds affrovU devant tout le monde. » (M. Jourdiisi lime Jourdain dans le Bourgeois genfiH^ff^ Mol. « Vulcain fit à Yénu» un cruel afffvA àen» les dieux. » Montbsq.
Achille déplairait moins bouillant et moins pro^^:
J'aime à lui voir Terser des pleon pour vA*Ji^
« Les Spartiates bannirent Archiloqne de 1^ murs. L'assemblée des jeux olympiques le »^ sola de cet affront. Il y reçut des «PP'»^ ments et une couronne. » Barth. « ^^JÏÏJJ vos excuses dans la maison où j'ai reçu I«P* et devant les gens qui en ont été les téiBOJi* J. J. Vaffront, étant public, amène d'ordiaiw* sa suite ce qu'on appelle im« »fl«rs d'hoi»»^'
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
c J'ai reçu un soniflet; doit-Je me battre pour me yenger de cet affront ? » Mol. « César enyoya-t-il un cartel à Caton , ou Pompée à César, pourtant d'aff^ronU réciproques? » J. J.
VinsuUe est une offense ou plutôt une injure qui consiste à mettre à ses pieds, à fouler aux pieds (de in salire, sauter dessus), à traiter insolemment, du haut de sa grandeur, avec mépris. Elle se fait avec dérision et moquerie , parliculièrement du grand au petit : il ne faut pas faire d'tnsuUe aux malheureux. « Aristippe tourr oait en raillerie toutes les insuUes et les infamies que lui faisaient les rois et les grands seigneurs.» Yiv. « Le peuple obtint des magistrats de son corps pour le défendre contre les insuUes et les injustices. » Mortbsq. c II jEàut que les rois soient extrêmement retenus sur la raillerie..., encore moins doivent-ils faire , à un de leurs sujets , une intuUe marquée. » In. « Aux pécheurs iiisolents est réservé dans le jugement dernier cette dérision , c«tte moquerie, cette juste et inévitable insulte d'un Dieu outragé. » Boss. « On accabla les Suédois d'impôts , et on remplit le royaume de troupes qui pillaient impunément les provinces : les soldats danois ajoutaient la raillerie et Tt nsulte aux violences. » Vbkt»
Outrage et indignité représentent le plus haut degré ou le comble de Vinjure» Ce sont les superlatifs de cette classe de mots.
' Mais outrage a rapport à l'effet , et marque l'excès du ioTi ou du dommage ; indignité a rapport à la cause et au sentiment qu'elle excite. L'idée d*outrage est celle d'un grand mal causé par quoi que ce soit, même par les choses : les outrages du temps (Acad.) , les coups et les outrages de la fortune (Mortbsq.). L'idée de rtndigfntt/ est celle d'un traitement qui tftdt^ne , qui soulève , vu les rapports de l'offenseur et de l'offensé , ou ce que mérite l'offensé. Voutrage est une injure sans ménagement qui , par exemple , perd d'honneur une femme (Rac. , Mass.), ou un mari (Rac. , Laf.) ; Yindignité est une injure qui excite Vindignation, comme furent celles qu'essuya Jésus- Christ de la part des Juifs avant de mourir (BouRD., Boss., Mass.), et celle avec laquelle Préron se déchaînait contre Voltaire (d'Al.)- L'oulra^e est violent, cruel, il va outre ^ au delà de toute borne, rien ne l'arrête; Yindignité est révoltante, odieuse, abominable.
3* Avanie , incartade , <ùgara4e.
Avanie, incartade et aigarade veulent une place à part : ce sont' des mots familiers, d'un usage et d'une origine vulgaires.
Aranie vient d'un mot grec barbare, &6avia , ou du turc avan, ou de l'arabe havàn. Il se dit d'abord et proprement des vexations exercées par les Turcs contre ceux d'une autre religion pour en arracher de l'argent, et puis des extorsions du même genre dans quelque pays que ce soit, et de quelque peuple qu'il s'agisse. « Pontcbartrain mit tous ces pays en proie aux avanies et aux vexations des gardes-côtes. » S. S. « Fabius, propréteur d'Espagne, ayant extorqué des villes de son gouvernement du blé qu'elles ne devaient point, C. Gracchus décréta qu'il lui serait fait une sévère réprimande pour avoir, par
de pareilles avanies y exposé sa république aux plaintes et aux mécontentements de ses sujets et de ses alliés. » Vert. < Il n'est point d'avanies ni de velations que Verres ne fit souffrir aux infortunés laboureurs. » Roll. — Mais d'ordinaire ce mot signifie un affront en pleine rue , qui expose aux huées , aux moqueries des gens du peuple ou des gens peu considérables qui se trouvent là. « La marquise de Charlus était toujours faite comme une crieuse de vieux chapeaux , ce qui lui fit essuyer maintes avanies , parce qu'on ne la connaissait pas. » S. S. c Si la charrette du pauvre verse, loin d'être aidé par personne, je le tiens heureux s'il évite en passant les avanies des gens lestes d'un jeune duc. > J. J. « Ils sont comme cela deux ou trois dans l'orchestre qui s'avisent de blâmer vos cabales ; mais nous comptons les faire bientôt déguerpir à force d'avanies. > In. « Il n'y eut sorte d'outrage ni d'avo* nie que Socrate n'eût i essuyer de la part de Xantippe. Elle en venait quelquefois jusqu'à cet excès de colère, que de lui arracher son manteau en pleine rue. » Roll.
• KADAMS LA RBSaOUILCB.
Quand vous résoudrez-vous à me payer ma somme?
• IM. MARQUU.
Pour me la demander tous prenez bien le temps.
MADXMK Ui aZISOURCE.
Je veux, aux yeux de tous, vous en faire aponie^ A toute heure, en tous lieux. Bjk»n.
Vincartade (action d'entrer en cartes hors de son rang) est, dans le style de la conversation ou de la comédie, une offense ou une injure brusque, faite tout à coup, inattendue, une boutade. Un jour le duc de Villeroi, gouverneur de Louis XV, se rendit chez le cardinal Dubois pour entrer avec lui en commerce plus intime ; mats, au lieu de se répandre en compliments , il se laissa aller à dire au fameux ministre les vérités les plus offensantes et à lui faire les plus sanglants reproches. C'était une incartade (S. S., Maric.).
Mon importun et lui, courant à rcmbras^^ade , *Ont surpris les passants de leur brusque incartade.
Mol.
Votre sincérilé, dont vous faites parade , N'est Jamais que l'effet d'une bnisque incartade,
DZST.
oc Dans le Philosoplie marié de Destouches, on voit les incartades et les brusqueries d'un traitant, qui.... » D'Al. < Dans le Jf ûanf^rope. Alceste , avec ses brusqueries et ses incartades , ne laisse pas d'intéresser et de plaire. » J. J. « On me fit un soir , à table , un^ incartade dont je me tirai mal, parce que je suis bête, sans aucune présence d'esprit. » In.
Algarade y espagnol algarada^ incursion de gens d'Alger, qui venaient sans sujet infester l'Espagne, est le nom d'une petite offense ou d'une offense plaisante fiute hors de propos, d'une taquinerie. Dans les conseils de la régence , Saint-Simon se plaisait à tourmenter le duc de Noailles par des chicanes , par mille petites difficultés, il le désolait par ses edgarades (S. S.). Il M. Dorât m'a galvaudé deux fois , sans que je lui en aie donné le moindre sujet ; s'il me fait une troisième algarade , je lui pardonnerai pour
iEinuÊME FAITQB ;
la troifiième fois. » Volt. « Qa'ailitf -mm ùàve dans ces jolis soapers ? me dit d'Alenbeit. Mais ja Yons gronde, repHt-iU Pavdon; reFenez dans trois jours , et oublies aoa ^iJçarade. » Mârii.
OFFBAMAE , (ttLATION. L*idée eemaiiuDe à ces deux mots est celle d'offrir, de présenter, afin qu'on agrée.
V offrande , offerenda (rec), «st la chose A offrir, et ensuite la chose offerte. Vohkttûmy latin ohlatio^ du supin 0hlatwm d* offerte^ est Taction d'offrir. Différence qui saute aux yeux et qui semble dispenser de toute comparaison ulté ' rieure. On voyait dans les cérémonies de Sparte des bandes de filles des premiers citoyens portant des corbeilles, des vases, des offrandes (J. J.) ; dans Tantiquité on rapportait à Dieu la gloire des succès par V ablation des plus précieuses dépouilles (Boll.). Lorsqu'on sacrifiait à Dieu, ï offrande était la yictirae, Voblation l'action d'en faire dpn ou de l'immoler. Jésus- Cbrist , dans le sacrifice de la messe , est la di> Tine offrande^ dont Vohlation nous rend Dieu plus propice (Boss.). Le jour de la Purification, la sainte Vierge eut honte de la médiocrité de son offrande (deux colombes) , et elle fit obUuion de son fils (Mass.).
Hais il arrive que les deux mots prennent la signification l'un de l'autre, qu'o/^Vande veut dire quelquefoii action d'offrir, et obiafien chose offerte.
Ce qui les distingue alors, c'est qu'o/)Vande rappelant visiblement le verbe français offrir^ est plus vulgaire ou moins noble qu'o5kifion, pris dtt latin, resté latin et sans rapport évident avec aucun mot de notre langue commune.
Kn conséquence , non - seulement offrande est du langage ordinaire, tandis que obUuion est plutôt un terme consacré en religion , mais encore o/Tratide s'emploie pour ei^rimer quelque chose de moins considérable ou d'un moindre prix. Dans la loi, ceux qui ne pouvaient pas offrir le sacrifice d'un agneau , on leur demandait Yoffrande de deux colombes (Mass.) ; les Juifs répandirent le sang du Sauveur, et Dieu père reçut YohîaUon de ce sang précieux (Boss.). La sainte Vierge, se présentant au temple le jour de la Purification , eut honte de sa pauvreté et de la médiocrité de son offrande (Mass.); Ptolémée offrit dans le temple de Jérusalem des sacrifices au Dieu dlsraël, et y fit des ohkktions et des dons considérables (Roli..). « Pourquoi le Seigneur avait-il ordonné que les premiersnés des hommes et des animaux lui fussent ofierts , comme pour racheter par cette offrande la vie et la servitude de tous les autres?... C'est parce que Jésus-Christ devait être présenté dans le temple , et par cette Motion sanctifier toute la nature. » Mass. c Les Juifs apportaient À Dieu des offtandes terrestres et corporelles : on chargeait ses autels d'agneaux et de bœufs , d'encens . et de parfums. Mais comme nous offrons dans un • temple plus excellent, sur un autel plus divin, aussi faisona-nous à Dieu de plus saintes obkttions. Nous venons avec des vœux pieux , et des prières respectueuses , et de sincères actions de gr&ces. 9 Boss. A la messe 9 les fidèles font à
Dieu Yoffremàe de kus «os» (Mas.), «tètent au piètre ées off^nmdee qvsad ils vont User la patène ; nais le prêtre renonveUe roUitios de la croix (Mass.) , ou (ait VobiaUon noa sn^ate daiMtn et du Yîn (Bass.) en mémone ës l'ekls- Imi vtoloBlaire et «anglanle da Jésus-(&iist m le€akaiM(lD«).
Voffremde peut ee faire mux komies; reUstto» ne se fiait ^lèse qu'à Dieu, et toat sapin à ses Ministrea.
ûMBRjkGOJX, «ipun, worçoraoDX. Il-
dj^ k eraiiidi» qMlqw diose de U pirt dei astres hommes.
Ce qui dieUugne nettement l'ofiilira^eiB, coi laeusceptôlnlilé, la fikdlité airec laquelle il i'e{> fraye: tout lui £ait peur, jusqu'à son raiire. tant est délicat cbez lui l'amour de soi oa f i^ stinct de censervvtioB. « Il éteit qudquefiK ombrageux et facile à offenser. » J. J. > Je k suis point \m dévot ombrageum et facile à kudaliser. » Fin. « Ne vous tenez point offeis d'une raillerie ! un amour-propre poiotilko. une vanité omirageMse rendent insupportibln Marm. a Nous sommes «a peu emira^euser, n fiUe : une poste retardée , une lettre trop comi. tout nous fait peur. » 6év. « Platon tniti ^ matières qui n'étaient pas sans danger diaii peuple aussi omttYi^aMfc que cehiî d'AtfaèoB v tout ce qui touchait à Im raligien. > Lab. «^ n'ai mis tant de Teditea dans le livre des M» mer que pour lever toute équivoque dsos » matière si délicate et où l'^n est si om&rs9esx.> Fén. « Le désir, devenu passion, se truûfiicv en fureur ou en une fantaisie ombre§eme chsgrine appelée jalousie. » J. J. « N'aves-we point remarqué que les hommes si osiira^w et si prompts à provoquier les autres soat, poa la plupart , de msdhoonètes gens? » Id.
Mais le mifiafA et le eouj^çommus le wniptôt par réflexion que par tempérament, et es mots expriment moins la facilité des impressiof que leur profondeur et leur gravité. L'aBM^ propre est ombro^éwc (J. J.) , comnae il estckitouilleux et irritable; la tyrannie est«f>»* (ÇoRn.) et soupçwoieme (Féii., Bon..), 000» elle est soucieuse et sombre. Un cœar senstiv est ombra^eus relativement à Tobjet de «a amour (J. J. , Boff., Marm.); les vieiUsrf$«iî méfiante et eoupçonnews (Mabm.).
D'autre part , raé^am^ annonce une di^ti^ de l'ftme, et towpçwnenas «ne dispositii» (U l'esprit Le méfiatU n'est pas oonfiant, pis lilDt* pas expansif, mais réservé, retiré, sur ses gw" des; le Mmpfonneus est ingénieux à denser, i présumer le mal, à fkire des snppositioBs iodiscrêtes. La méfante est une sorte de ii»ls^« qui a pour cause un excès de prudence; rt * soupçon du towpçofmefoai est une ^^^^Iz2 conjecture provenant de la licence de l'espr* Le tourment du fnéfiani vient de ce ^■^['jfj: ses sentiments au dedans de lui-mêine; eeto^ sowpçonnem^ de ce qu'il entrevoit P*'^^^ dangers et des pièges. — Ensuite , ^? .•^ doute des personnes et s'en éloigne, *"** commerce avec elles ; le «mpfoeiwM* " ^jJJ'J pas seulement, il croit à un oommeacc
SYNONYMES A RAIICAUX DIVERS.
ulpftfciHté, à des projets, à des efforts pour luire, à des embûches, et, eu lieu de Cuir, il ounait. Le fntf/icMl est A plaindre , c-esl ua lisanthrope, un sauTage : Marmonlel déplere i méfiance de J. J. Kousseau, laquelle le rentt ineociable el Tempècha de goûter les dou- 9UTS de l'amitié; Louis XIY, persuadé de empoiaonnement du daapkin, «umit useBé la te la plus douloureuse et la plus méfiante (S. S.). e soupçonneux est à craiudre : c*est un hosuue ni s'imagiue être menacé , et qui yeut préveair r coup de son «memi. « Narbal ne souflre-t-il oint qu^ue cruel traitement du soupçonneux et arbare Pygmalion ? » FAn. « Ségan jetait dans îme de Tibère, naturellenifnt eoupçoMMUx^ es haines qui devaient donner bientôt un libre )urs k sa cruauté. » CoRn. « Un censeur Apre, goureux, soupçonneux et implacable. 9 FAn. A quoi tient la fortune des plus fidèles sujets après d'un prince soupçonneu» et crédule I »