‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 363 sur 444 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

nous-mêmes. On peut être déâaignevm sans ot' gueil, sans fUrté, ni hauUvr : « Dieu nous délaissera par un sentiment de dédain..,. Comment supporter le d^dat» d'un Dieu? » Boss. C'est-à-dire que Dieu nous rebutera, rien de plus. Sans doute , on n'est d'ordinaire dédaigne%a que parce qu'on est plein d'estime pour soi; mais c'est ce que dédaigneux ne marque pas explicitement. Le dédaigneux voit les autres bien au-dessous de lui ; ce qui le frappe, ce sont leurs imperfections, leur bassesse ou leurs torts : le haut et le fier se croient bien au-dessus des autres , Us sont pénétrés de leurs avantages, de leur supériorité, de leur excellence. On est très-sensible au dédain^ on en est mortifié, vexé; quoiqu'on soit piqué de la fierté et de la hauteur , on ne peut quelquefois s'empêcher d'en rire. Aussi diton une sotte fierté et .une sotte hauteur. Le dédaigneux vous méprise, c'est un fait. Dans fier et dans haut , cette idée est accompagnée d'une autre dont il faut tenir compte et qui atténue l'idée de mépris par cela seul qu'elle ne la laisse pas pure. « Plein d'un mépris dédaigneux pour les coutumes de son pays. » Roll. c II témoignait du mépris pour tout le monde ; il écoutait avec un air dédiaigneux ceux qui lui parlaient. » In. «t Qu'ils étaient dédaigneux , et qu'ils méprisaient les autres hommes 1 » Boss. « Je ne veux point que les âmes humbles fassent ainsi les d^datgneuees et les dégoûtées. » In. « Qui ne dirait , à voir ces airs dédaigneux et malhonnêtes , que je me les suis attirés par quelque extravagance manifeste? » In.

As-ln vu M flroldenr ,

Ce courroux dédaigneux dont U m'ose accabler? Qu'ai-je donc fait, Tancrède? Ai-Je pu vous déplaire? Volt.

La ^té et la hauteur paraissent équivaloir tout à fait l'une à l'autre. Elles difièrent pourtant.

Le /ier est plus près du déàaigneux^ et le haïut, de l'imp^rteu^. Le /ier ne se communique pas , ne se commet pas, ne se familiarise pas, met une grande distance entre lui et les autres ; en effet , ce mot vient de férue , farouche , sauvage , qui'&'est dit surtout des animaux {ferx)^ qui fuient l'homme , qui vivent loin de lui , par opposition à ceux qui sont apprivoisés. Une femme /lére et dédaigneuse (Labr.) , un fier dédain (Mol.). Hais la hauteur consiste à se croire et A se tenir haut, au-dessus des autres, à affecter le commandement, a Si vous étiez de ces supérieures hautes et impérieuses qui pensent bien plus à relever leur autorité qu'à l'adoucir et à la temj|érer.... » Bouan. « La hauteur impérieuse du roi. > Volt. — Le /Ier n'a rien de commun avec Vimpérieux ; c'est, par exemple, un noble, qui, se figurant être d'une autre caste ou d'une autre nature que vous, ne veut pas entrer en rapport avec vous, ne veut pas que vous l'approchiez, se tient à l'écart et sur le quant à soi. Vier comme un gentilhoomie (Lab.). Le /iaul, au contraire, domine ou veut dominer : ce n'est pas de la distance qu'il met entre vous et lui, mais de la hauteur; il ne s'éloigne pas, il ne vous évite pas, il ne refuse pas de vous parler ou de vous saluer ,

mais il vous tient an-dessous de lai, il tend i vous maîtriser. « On livre en gros au premun de la cour l'air de hauteur , de fierU et de «mmandement , afin qu'ils le distribuent e& détail dans les provinces. » Labr. Air de jicriê et de commandement est évidemmeat mis ici après air de hauteur <i pour rexpliipier.- Si le f,er changeait, il cesserait d'être roide. rustique, intraitable, difQcile i manier, pcir devenir affable, accessible, accort, liant, fosiilier. Si le hauJt changeait , au lieu de preodn des airs de hauUur et d'empire, il se mettnii au niveau de tous , se ferait petit avec les petits, ferait sentir l'autorité le moins possible, et niai deviendrait, au besoin, docile et soumis. -l£ nobles et les riches sont fiers; les grands, ie supérieurs, les maîtres sont havU.

Haut , hautain et aXtier ont le même radkai. le latin aUue,^ et signifient essentiellement,^ a de la hauteur, qui se croit supérieur aui aste et tend à les dominer.

Baut et hautain ont déjà été distingués dm la I** partie, p. 260. Eaut est le mot sù^, générique ; il annonce la hauteur en soi , ms.sèque, dans l'âme, dans les sentiments. Bmtsf^ qui tient du hauH^ qui marque ou resiâred$>: hauteur, représente cette qualité extérieureiasi, dans le ton, dans les manières : un di<6Kii hautain (Volt.); une parole (Feu.), unesecteiis (J. J.), une réponse (Volt.), une conduite b hautaine. L'esprit h^ut a de la hauteur : \is^^ hautain se fait remarquer et déplaît pat ^ hauteurs, par ses manières hautaines; il bs^ feste toujours sa hauteur par des signes, f^ l'air, la contenance, les allures ;• quoiqu'il cii' pas peut-être autant de hauteur, au food : choque davantage. Mautain se dit surtout iii£ des enfants (Rac. , J. J. , Labr.}, parce qu'ils^ peuvent guère avoir que l'image, le ton, lei|«^ tes de U' hauteur : du moins c'est par là qi^ commencent. Enfin , ftaulatn peut vouloir diR une hauteur affectée , au lieu que celle fs est exprimée par haut est toujours nater^ « Bocchoris était bien fait , vigoureux , d's^ mine haute et fière. » FâN. c Une serai i^ saint Bernard vint un jour le visiter, It&as^ de pierreries , avec une mine hautain et ^ équipage superbe. » Boss.

AUier est par sa forme plus près du latin «jm le radical conmiun à ces trois mots. Aussi est^ le plus noble et le plus usité en poésie; et, qus* à sa signification, il peut passer pour le saperlatif de haut et de hautain. Le haut et le hem*' nous abaissent, nous hunûUent, nous znetter* au-dessous d'eux : l'altier nous intimidât etT^> nous asservir. La hauteur de VaUier est dQf| inflexible, violente, superbe, dominatrice, te dicative. « Humeur altière et violente. » ^ c L'âme de cette ligue était Pie V, pontife fli«^. ambitieux ,' remuant , sévère, cruel m^* CoND. « Le gouvernement ecclésiastique n'acea d'attter ni de violent. • Boss. « Saurin étut as esprit altier et inflexible. . Volt. « loaTS». dur et aftter, était né pour bien ^^^f!^C. que pour faire aimer son maître. » I»- « ^"^ Ueu, cette ftme aUière^ voulait absolumefl» «'-

SYNONYMES À lUlBI€àlïX DIVERS.

rAcadémie conduonât la Gid. » Id. c Calvin était un très-méchant homme, allier, dur, Tindicstif et sanguinaire. » In. On rabaisse la Haut et le ha^lain; il s'agit de dompter VaUUr : < Cette modération dompterait les humeurs les plus oitiéres, » Boss.

Fléchir ee eoBor éUiUr si longtemps indomptable^

La différence est tr^petite entre aUier et tmpérieux. Ils semblent pouvoir se mettre l'un pour l'autre, comme on le toit par cette phrase de Voltaire : « L'esprit vif et aUier de Patkul s'accommodait mal des hauteurs du général Flemming, plus impérieus et plus vif que lui. » Esprit aliûr et esprit impérUux; humeur altière et humeur impérieuse. ^

Cependant . impérieux , du latin imperium , empire, exprime positivement, spécialement et uniquement ce qu'aliter , tout comme haut et hautain , ne signifie qu'indirectement et avec autre chose encore à quoi il fisut avoir égard. L*tmpérieux veut être obéi , rien de plus ; peu lui impocle qu'on partage la haute idée qu'il a de sa peraction; qu'on lui cède, qu'on ne réplique point, qu'on ne le contredise point, c'est tout ce qu'il demande. C'est à quoi mène aussi la hauteur ; mais ce n'est pas en cela qu'elle consiste essentiellement. Elle consiste dans le sentiment d'une supériorité imaginaire ou exagérée et dans un certain effort pour la faire reconnaître aux autres. A l'égard de VirKpérieux , il faut nécessairement lui obéir; à l'égard de l'alféer, comme du haut et du hautain , il ftiut se faire petit, se soumettre, avouer son infériorité. Ce que prétend l'ai* Uer, ce n'est pas précisément, ni principalement , qu'on lui obéisse; il vous en dispenserait même, pourvu que vous fussiez bien humble devant lui. Dans les Femmes sanantest Philaminte est impé-^ rieuse ou absolue. Dans Esther, Racine parle de VcUtière Vasthi , sous les traits de laquelle toute la cour crut reconnaître Mme de Montespan. On De résiste point à ce qui est imp^rieud; : nécessité impérieuse (Agad.) ; joug impérieux (Mol.}.

UimpirUiuc effort de l'amour qui m'entratne. Id. Ces mots impérieux n'ont point trouvé d'obstacle.

Rag.

Lafontaine dit de la Loire :

A peine trréte-f-on aon cours impérieux^ Ze qui est aUier ou a de la hauteur domine ou ifTecte la domination ; il làut «e tenir au-dessous, jaisser pavillon devant

Venger l'humble vertu de la richesse aitUre.

Bon..

La colère est superbe et vent des mots altiert, Id.

c On avait peine à se persuader que, fier comme 1 était, plein d'un courage aZiter, Cassius fût létacbé de tout désir de«la domination. » Roll. — Il semble enfin qu'on est plutdt impérieux dans 'occasion , par caprice , et o/lter, haol ou hatuain, constamment.

De ses flerlés Vimphieux caprice. Moi..

: li avait été très^tmp^teii« dans le festin. »

2" Arrogant^ rogue, insolent.

La fierté ei la hauteur sont quelquefois pennies: il y a une noble, une Juste fierté (Acad.) , et

SVar. FRAKÇ.

une hauteur héroïque (Vott.}. Varragante etl'i»soknee sont toujours prises en mauvaise part et produisent dans l'esprit de ceux qui en sont l'objet un effet plus fort : elles n'humilient pas seulement, elles indignent. D'ailleurs, ce sont des usurpations. Un maître sera hautain, aUier, impérieux dans l'exercice de son autorité; on dira plutôt d'un inférieur ou d'un valet qu'il se montre arrogant ou tfisoJenl.

L'arro^anee , qui s'arroge (arroyar« «*W), qui s'attribue mal à propos , se distingue par ses prétentions.

Oser arrogamment se vanter à mes yeux

D'être Juste seigneur du bien de mes aïeux! Goiir.

Varrogantê (aéopàUre)! à l'ouïr, elle est déjà ma

reine.

(Ptolémée dans. la Mort de Pompée), Ip.

c Varrog&nce des princes, c'est-à-dire l'usurpa- * tion de quelque autorité, de quelques droits, ou de quelques honneurs que le peuple croit ne leur être point dus , ne lui est odieuse que pour ce qu'il la considère comme une espèce d'injustice.» Desc. Vinsoîence va plus loin. Ce mot est formé du latin in solere, n'avoir pas coutume , et signifie primitivement insolite, inaccoutumé, inouï; ou peut-être de maître ûi, sauter on marcher dessus, Comme insultans, Vinsolenee est donc quelque chose d'extraordinaire, d'inouï, ou bien une insulte. L'arropant ne craint pas de vous provoquer, se permet de s'âever en face de vous ou jusqu'à vous, c Le péché de Satan a été une insupportable arrogance. » Boss. Dans le Bour* geois genHlhomme , le maître de philosophie dit ^x autres maîtres de M. Jourdain : c Je vous trouve tous trois bien impertinents de parler devant moi avec cette arrogance , et de donner impudenuient le nom de science à des choses que ' l'on ne doit pas même honorer du nom d'art. » MoL. L'tfMolenl a l'audace de se mettre au-dessus de vous et de vous outrager, de vous railler. Vos ris ne sont point de mon goût , Et vos airs ituoUnts ne plaisent point du tout. Raoïr.

« Certains hommes insolents dans leur impiété; certains pécheurs scandaleux dont le caractère est d'insulter à Dieu même avec plus d'orgueil, a Bouan. c Chez les Carthaginois, les armées qui avaient été battues devenaient plus insolentes; quelquefois elles mettaient en croix leurs généraux. » MoNTBso. • M. de Cambrai est ou ram« pant,^ ou insolent outre mesure. » Boss. « Juba était arrogant jusqu'à VinsoUenee^ » Roll. « On m'avertit que Je ne me contentais pas d'avoir raison dans une discussion , mais que je devenais arrogant et même insolent. » FsAMKUir.

Bogue ne diffère pas essentiellement d'arrogaal qui a même radical. Mais il est du style familier, et marque plus de rudesse et de brutalité. « En vérité ces gens-là sont bien bêtement rogues. » J. J. « Si ces gens-là avaient été moins brutaux, moins rogues.... » « Je voudrais que les gens (en France) qui sont si fiers et si rogues sur leurs paillers voyageassent un peu dans l'Europe. » Volt.

Mais il faut tant d'argent pour se fkire soigner , Ces porteurs de seringue ont pris des airs si rogues f

Rfiox.

HEinifia^KuiTir:

• Il était r^guê-tia atnè des LtroehefoiiMttldk q«i r le sont tons psr nature, et par coneéqvMnt-tiée^ repoussante. » Su. Si • Laro^^, Je dor:, le déeag^^éable de H; de Laroehefomcaiiki n'était < pas peur le roi. » Ii>.* « Kooigsecg- emporta la répnta* tioB'd'uB homme sage el p&li , et.qni<serfaitiiien son maître, sana.aToîr ce lebat de fi«rté<etde rognen9 de presque tous les impériaox. »< Ibw « C'est un pédant rogut^ aussi gBOssier qu'inoan^ séquent. » Lab.

Du reste, Yimolent est pire qne le fo^vit comme il est pire que Varrogant, « Je m» complus à voir ce TÎsir si rogue^ si brutal, si tniolent , se jeter à mea pÂeds. » S. S. L'tfuotenee est le. comble de VorguiUi Y orgueil poassé jusqa*à ses dernières limites, c Vorgueil de certains comédiettf Ta jusqu'à VintoUn&ë, b I.1& ' OMBHT, LEVANT, BM. Le afité^ par «4 le sideil eommeoee i paraîtra»

Ortefit:esi le latiir oKena, qui a le taim» sas; IeiMmr<e8t.un mot français^ le participe présent du Teri» lemr: le leeoîrit, cfest^àhdire où/ le so*leil se lèd». C'eet pourquoi onear eetf^s noble, plus poétique ,. et s^appliqae pertiaiilîèraQienl aacieU « Le iMuCemain on rstanmeas même lieu avant que le soieil ee léfve. On leTdil s'an'^ noncerde kno par les traiu de feu <ya1il hmae att«devafit de lui. I/tacenâie gogmenta^r^oriciii parak tout.en flammée^» J«, J*.

L'imore ccptodsou an Yia^a. temell, .

OuTiait dans i'Onimt la palaiade Soleil. .Y«ui.

« Il.n*y ariaa de si aimaUe.que l*anfiîneede«88 princes. Gasont des aoieila dans leur oHeiil, qui r^ouissent lea yeux et ne les éftloaisaeal pa* , enaoie«» Flécb. Dansée pasaillea phraaes< leWHt serait sensièlemBnt déplacé; Il le snait aussi dana dee Umuttona oà. a&.T6iit daaaar un» gvande impartanoe aux choeea;, ou bien daasi callaa qui ont élè faites autant la formation de noir» langue : la questiûD.d^Qriem, l^empira ou l'égaie d'O^ riint.

. Une autre 'diilérenee plus easentielte,' <f est que le mot orteat est abselu , et cebii de iéooar tala*> tif < L*un s'ea&ploie laen sans yarticle, mais non pasratttra : tous dites d'orianl en ocddaat, et d» leoaiie jQsqu'aa couoliant ; voua' ditea en orimHy et daaa le: UemUk Une cboee est à Terient, simplement. «Les Yaitarea ae jetèmntà r^Mrtent'Ct au midi. » Volt. « Gea Samûèdes oa^ oidentaux- ne comiaiseent pas ceux qui sont à VariêtUi » Bbf». Mais une cfaoae est an levant de telle autre. « Ce pays est-41 an. nord ^ au midi, attoou^iaat ou^an ievani d'ithaipief €?est<ce que jignore abacdument* > BAhv •> La. riyièTe de Biaina eet ai» kvant de cet endtnit. » Bna)r. Dan» une même page de Taf ant-f ropœ de 1« JTa* «al iur les mmftfSy Voltaire, a. employé ersent et leoofiti sttifaAt ■ cette distinetio»^ savoir orieirt d'.une manièia T«a«a et illiaûtée , et levonti d'une manière- déterminée et lestreinta* « Vous portez d'abord votce rue sur l'Orient , berceau de toua lea arts ^ et qui a tout domié à l'Occident^ .... Tout le levant, depuis la Grèce jusqu'aux ex« trémitéa de notre bémispbèra» fut longtemps célèbre avant que nous en sussions aasas. pour connaîtra que nous étions barbares. »

Le mot orfeal a lepiu» gnartaélaéQe^ âgoifii qudqnaoiiosejde tcè!i^astevG<'ett»à«diivtoiUi que la aaleil éoiaôe d'abord au. ciel ou aa Ix terre^ et, poucooiqui eonosrae la tim, tosi» les ooiitrée»del!!Aaia^ métaoe les pios laiotaw par rapport à nous; au lieu que le test et notraiOrieiité'noaa, savoir la partie de l'Aiiib plus voisine de nous, celle à laquelle nouitoih cboBs de pksi pffèsir La com|^eroe d'<)nfitf se bii par l'Océan avea les payr de l'Asie les pi»

par l'ueaan avea laa payr

éloignés, la Beiae , .les lndes> Siam,.le ToDqia, la Gbine, le Xapon , eto. ; la coamMKt du ûmt se fiait par la Méditerranée amo les pays de l'Asie occidentais, c'est^A-éire le loag des côte, depuis- AlànndrSe en Sgypte jusqu'à la as Noire. Saint François Xavier, l'apétredes&ida, a coo^vertL rOfienl (BouaDu); L*eaq>ire roaùi duré cinq cattta ans^ Bome, et piès de quatazt sièclea dana lelienyie, au milieu de» sàditûs

£fr,.cda l'aUemandi ûÊt^oéUr esiunteraea^ traêt et pnaque tecitnique det géographie, taa relatif à UtaitaaiiaB ai; à 2a diieciion. la «: d'eat» Danela roae dea venta^ leurs direodi sont/ maoqnées par les mots art, oaea, et « L'Ataxe cottla da^ Uouast à l'est. » Kesta^ < L'A&ique est. traversée . de L'ert à l'ouea pv uœ.kmgne' suite' de; montagnes. » Bon. «U pkarlaiigé deces îlaa B^a;pae»septeu)nutiifle de largotridaneladireotioa delM iY(MA* Id; • Letaaaégatsur.Oilièaedépassa le cap M et din^sa aa navigation < à l'art. > In. « La diài dea GoaDdillàiiesamnaa vers l'ooest, reiam»! l'att aoprèèdePopayan.... > In..

Même diatinction: à ëtadilir entra les ttoii0« oeeidena, .eoMbonr et €meit, qui indiquent k cte où le soM.ea lès asirea samUeat tenainer ks co«Bsa« âttêdffif^ bitîn ovoUsiiai est^ATii^^ cotÊchÊtntt met tout français* noblev absolu, si^K* fieaai£(teipwlquecbeaad'indéfimmeDt éteods^it èiMil^ de- l'alkmand «ai*, a cela de prof* qu'il sert à-.déeigner, sur la terre, d'une nuii;' précise et en {quelque aorte scientifii|oei bp» tionr das> lieuit et lai direction das^vAts^tt^ cbosea oUideepersQuaeeé.

ORMHt, DECORER, PARER, - BMBKU* Ajouter à l'agrément d'une diese on ^I^JT sonne; fairequ'eUé paraisse • d'mia OMBièie F avaBta^BHse oU'plus dislîaguée.

OrmTi du latia ornera , fournirde, peu*^' munir, éqrnper, a cela de toat à fait pnp»' qu'il marqua TeddlUon d'une cliose solide e même temps que briUante : ce qui orw ^^ avec de rèeiat une valaar d'utilité; ce <1^ 1!^ omMmre ne donne qee de l'éoUt, q^'osejw^ purement estbétiqne, < La terre de Crtf» maatiait fertUe et omrfa ^ toualea/mite^^ travail de seababitants*' Fés. *^^^°Zim la tête eat erurf deabevaux qui serveet en ««» temps à fortifier la tête contre les im«i» J l'air. » B). « Oa vaut nn roi dont le c«p5 »; fortet adroit, et dont l'âme soit erse* «a*-

gesse et de la vertu. » In. ..^ *».

Madame, cent venus oriKB* volée beeie»

On dirait plutôt que la beaaté V*r*fJ^ lu vertu. La. tète da bœuf est enUaw''^

SYNONYMBrl HâBIGAUX DIVERS.

cujiuui notrV' boacba^ an dtanls (Kén.) , nos jaw ' de sourcils (Id.); ca sont choses qui sonrent; mais Bvlfon fait obstr?er que la tète du cerf «est paerém phiM qv'^inQée ch» bois Tivant. > G» bois n'est pour l'animai d'anoun' usage» 1^ cequt déoome est onftiaaiiegKBt invCila, da même que» ce q«i pore : tela sont he ouYcagesr de seuipture et de peinture, das' ojgaes sur use pièee d'eau, etc. — Qfner^. impliquant une idée da force,. de qualité abstraito, Futtlilév ameius ez-*> clusivemeat npport à Tain, h rextérieur, et. se prend plus Toloatiers au flgnrék « En d^eoraiU les temples, on se oroit dispensé d*eraer son âxne. ■ Bobs. — D*ailleun,. l'actioa d'ofnsr peut s'appliquer à une partie, à.un.dèlaU; au lieuiquo' celle de parer eft da déeotmr eonvieat mieux pour un tout, pour un ensemble^ pour caqui se !»• préeente par une image oollectûre. on syntbé** tique. «Ces galères Âiaient riehament porte, ométi aux proue»! dféclataBlea baoadmlesL a- Roix. < Salomon, dans tonte sa ^ire, et areo. ce beau diadème dent as. mère a mrtU m tâle, n*est paaat richement fmré qu'unedsioea flauii.» Boss.

Ka mère Jêsabel derent moi s'est* montrée, Comae tujoor dosa mort, pMBpeuseaNnlpffr^..., M^flia eUe et ait eneor cei éclai empcoDkà Dont die eut soin de peindre et d'orner son Tissfe^

ÏU<k.

« La nature sembla avoir pria idaisiv h à/koivf cet (MMau par un luie de plumes qui n'est point ordinatra; indépendamment d'un» huppo dont elle a vni sa tète , elle lui a donné une queue d'une forme remarquable. » Burr.

JPmvr sa dit dans le petit, et dtertr dans, le grand.

Forer, du latin parafe, préparer, apprêter, signifie donner un air d'apprAt ou d'apparat, de cérémonie , de fête, comme est celui que se ctannent particulièrement les femmes. IMeorvr, dseorore, de decue, gloire, honneur-, c'est donner un air grandiose, illustrer, faire paraître' su* perbe ou resplendissant. Richement pof^; magnifiquement ddeofi^. On pore nna dMonbre Mol.), on d/eore un pslaia (X. J.). La porar» satisfait la Tanité; la d^eeroliofis l'orgneil. Buf* fon parle « des riches couleurs qui 'pwtvA le plu* mage des perroquets, » et IfassiUoa «de cette multitude d'étoiles qui d^eerenl avec tant de splendeur le firmament, b Un homme partf est bien ^^%\k : « Thëognis est reoherohé dans son ajustement , el il sort ^ré oomme^une femma. s Labk. Un homme âécori a reçu une distinction glorieuse : « Lucullus rendit à Scîpion tout rbonneur qui Itti était dû, et le décora d'une couronne murale.» Roll.

Parer et porurt mnportent une idée de grÉce et d'élégance : de jeunes et belles dames parmi les premières loges d'un thé&tse (Volt.). «. Cette femme ambitieuse el vaine oroit valoir beascoup quand eile a'est chargée d'or, de pierreriea et de mille autres rains ornements; toute la nature s'épuisa pour la porar. » Boss. «.Je via dans nie da Cypre dea femmes et de jennea filles Tainmnent portée, qui allaient, en diantant les louanges da Yéntu, sa dévouer à» son tem>-

pla. » F^- « CMte* ooqnetta était bella et paréû^ avea art. » MoimsQ. « J*ai du regret de voit: Tito Live jeter ses fleurs sur ces énormea oo»» losses de l'antiquité : je voudrais qu'il eût fatti comme Homère qui négUga de les ponr. »ID.

Ce ne sont que seigneurs , qui, des pieds à la tète^ SèntheiUaels el mriê' eoamie an jour d'une Me.

MeL«

Kaisàdtefferetà'dteralîoii est attadiée une idée.- da gnmèsut v da gloire et de noUessOi « L'inqiiété , qui devrait avilir l'éclat mémo da; la naissanoe<et de la glaira, décore et ennoblit robsemité-etla roture. »> Mass. «Si les Otien* taux n'ont pas. d^oof^, oemme nous, le grand édifiée dea arts, ils l'ont construit. » Volt,

Portés dans* rhippedrome , ils (les empereers de

Gsasiantiaoplo) n*avaleDt qu'à paraître JDéesm.daU penipse eÉida- seepire d'un malUa^

la.

«t Les'Jtthéntena d^oférenf avec magnificence Im tombeauE de ceoa qui étaient morts dans la guerre- oontra les- Perses. » Boll. — ■ Le corps da Brutue (tué dans ona bataille) fut porté à Bo«me.... Ce sénat sertit fbrt loin hors des portée avea tout Féclat et' Vap^rei! d'un triompha, dont* il vaulnt dMorer les funérailles da ce gvandP homme* Le censnl exposa dans la place publiqnai le eorpe da Bratus sur un Ut riohement pnH. ». Rota.

0 modestlar

T\ïMc&f0s Ufvaisuv mena,

QsuDne tu par«rt la beautéb Voui

Ces églisea sont: oméêi de tous les- objets^ da belle apparence qui servent au culte ou au son** tien, da rddifice< Btles sont pat^M de fleurs a» printemps eH pendant l'été, grftce à certaines persennea dévotes r qui souvent aussi porent da petits ajustements et de broderies plas ou moins précieuses la statue db la Vierge ou celle de tel ou tel saint. Slles sont détoféu, au moina leo principaées^ de» tableaux et de sculpturea qui na plaisent pas seulement, mais qui imposent.

£inMMr>, rcnéra beau, exprime l'eflét que tendentrà produira bs trois autres verbe». Os orna, on pare et^on dëton afin d'emheHir; aussi ca dernier mot se met-il très-bien après diaqua des trois premiers.

Le poète* s*ésaye es ndlle inventtons^

Omof éAèfe, muMlii^ agimodit toutes choses B^*

«Attale avait fait orner et embeUtr, danarAcor^ demie, le jardin où' Laeyde foisait ae» leçons. » RoLL. « Combien voit-on.de femmes uniquement appliquées k pmrer le corps ^ à ie nourrir, à l'em6«ttif , à laplitrrerT'» Beimn. « Getle moda^ tonte bwarreiqoViUa est, poraet êw^tUit pendant qi^ella dure. »• Labb. « Le cygne plaît à toeslesyeun; ildlkore, emMIili tous les lieux qu'il fréquente. » Burr. Et ca qui montre oom* bien cette distinotienest ftmdée, c'est que Vwa-tion.peot ne paa anivar à ion but, c'est que les dhosea era^, porte ou décù9ée$y ne laissent pas'.quelquelbis de continuer à être laidesi Ool^* diUao dit que^ du temps des Romains, • le» lieux le» phM ingrats fnreart omdr , s^ils na Airent pa» 0mMlit.9 Uno' femme aifreuse* ou décrépite a bean être por^, la pamra ne Vsmèeail point

DEUXIÈME PAKTIB :

« La mémo parure qui a autrefois emh9ÎU sa jeunesse (de la coquette) défigure enfin sa personne.... Elle meurt parée et en rubans de couleur. > Labr.

OSCILLATION, YIBBATION. MouTement alternatif ou de va-et-vient.

OteiUaHon a été formé du latin acUlumy balançoire; et vibration, de vtbrare, brandir, agiter, trembler, scintiller. Voseillation est un balancement; ce mot s'applique proprement au pendule. La vibroiion est une trépidation, un frémissement , et c'est surtout en parlant d'une corde sonore que le mot de vîbratiùn s'emploie.

Le mouvement adUatoirê est assez lent pour qu'on puisse aisément le suivre de l'œil , et évaluer le temps que met le corps pour aller d'une position à une autre; mais dans le mouvement vibratoire les allées et les venues se succèdent avec une extrême rapidité ; c'est à peine si on les aperçoit, quelquefois même on ne les aperçoit pas , et c'est par le son ou d'autres phénomènes accessoires qu'on Juge qu'elles ont lieu. « Ce mouvement (de l'aiguille aimantée) ne peut pas être considéré comme un grand balancement, qui se ferait par des otciUaiions régulières , mais comme un mouvement qui s'opère par secousses plus ou moins sensibles.... Si nous considérons les mouvements particuliers de Taiguille aimantée , nous verrons qu'elle est presque continuellement agitée par de petites vibrations. » Bdff.

On dit les otcillatûmt , et non les vibrations , du flux et du reflux, d'un bateau, d'une lampe d'église, d'un oiseau posé sur une branche flexible; mais on dit les vibrations^ et non les oscUUUions , d'une corde tendue , d'un corps à ressort , des fibres nerveuses. On dit les oscUlatUms d'une cloche en branle , et les vibrations d'un timbre que frappe le marteau.

OURDIR, TRAMER, — MACHINER, BRAftSER.

On se sert de ces verbes en parlant de mauvais desseins , de desseins dont le but est de nuire , pour dire les former.

Ourdir et tramer ont beaucoup de rapport ensemble. Ourdir vient du latin ordtrt , conunencer, qui lui-même a pour racine ordo^ ordre, disposition , arrangement; et ourdir en français, comme ordiri en latin , signifie particulièrement disposer les fils pour faire une toile , les mettre en état d'être montés sur le métier. Tramer, de rra, Iraiu, entre, à travers, marque au propre Taction de passer des fils entre et à travers les fils tendus sur le métier.

Tramer enchérit donc sur ourdir. « Prenant enfin mon parti sur les manœuvres des hommes, je les laisserai désormais ourdir et Iramer leurs iniquités. » J. J. Ourdir, c'est commencer, Ikire un travail préparatoire, le premier travail, un commencement de projet, tramer de loin, ou même seulement se préparer à tramer, car on dit bien ourdir'uno trame. Ourdir la perte de quelqu'un, c'est seulement la méditer, y penser; la tramer , c'est y travailler déjà ou être à la veille de l'opérer, a Voilà ce que la réforme méditait dès lors; voilà quel fut le dessein des protestants lorsqu'ils ourdirent ce noir attentat de la conspiration d'Amboise. » Boas. « Ces ministres ourdis^

sent la honte et les malheurs d'un rn qu'Os torment à la tyrannie. > Goho. « Elle n'aTût pu moins d'esprit, d'entreprise et d'intrignstqiwioQ mari , ni moins de capacité à les wréàr et 4 In conduire. » S. S. Tramer une intrigue , c'est tout à la fois V ourdir et la conduire. « Poor lare tomber une pièce on emploie plus d'intrigaei que les whigs n'en ont tramé contre les torys , et la guelfes contre les gibelins. » Volt. • Daubenton crut que le régent lui pardonnerait toutes le intrigues qu'il avait plus d*une fois trom^ à Madrid contre le ministère de France. » b. - En général, tramer annonce des apprêts plu avancés et une exécution, sinon actuelle, is moins prochaine. < Cette mort de lésus^hnt était déjà présente, pendant qu'on tramait le noir complot qui le devait mettre en croix le leQd^ main. > Boss. * Sa perte était réfolue, tnmk pour le lendemain , et on allait dans deux henrei commencer à procéder à l'exécution. » Id. < il v parlait déjà que de sa mort prochaine, de U tnhison qui se tramait contre lui. > In.

Tramer enchérit encore sur ourdir en un aoiR sens : il se prend plutôt en mauvaise part, et ea plus mauvaue part. U se dit toujours de ({ael^ chose de mêlé, d'entrelacé, de compliqué, d^ secret, de noir; au lieu que ourdir ne nppeSi quelquefois que l'idée d'arrangement et ne présente rien d'odieux à l'esprit. « L'artificieaieet fine contexture des tragédies de Radoe, les seoles peut4tre qui aient été bien ourdies d'un ^i l'autre depuis Eschyle jusqu'au grand siècle et Louis XIV. » Volt, c Songez à être simple, i ourdir votre ouvrage d'une manière bien naturelle, bien claire.» In. « Le remis sait osréff comme les pies-grièches les matériaux dont il compose son nid. » Buff. — Et quand osrèr sert, comme tramer, à désigner la formation d'Isa dessein mauvais , seul cas où ils sont vérittbk» ment synonymes , ourdir indique un desscà moins mauvais ou de moindre conséquence, eti! se rapporte particulièrement à la façon plus os moins habile dont on a su y ordonner les choses- «Mensonge grossier, fable mal ourdie. *yoLt «Chaque page du prétendu testament politiqce de Richelieu décelait la fraude la plus mal vffdie, » In*

La rose la mieux ourdie

Peut nuire à son inventeur;

Et Bouvént U perfidie

Retourne sur son auteur. I^>

Que ne sait point ourdir une langui tnttrcsic

Par sa pernicieuse adresse ! ^'

Je connais le complot. Se peoMl Qu*on en ait pu si mal ourdir le fil? V«t.

« Quelque hardies , quelque finement ourdi/s^ fussent les friponneries de ce bon ecelésisstiqîi^^ elles ne furent pas heureuses. » S. S. < Yoilidf quoi on espère éblouir l'Eglise romaine; et p>f ces subtilités on croit lui avoir ourdi un tisfl que, avec toute sa lumière, elle ne pourra juB*^ démêler. > Boss. < Ourdir une petite brigue poer faire jouer une pièce. » Volt. « Quand on est* cent lieues de Paris, il est difficile de prèroifc' de parer les eflists des petites cabales , des ^^ intrigues, des petites méchancetés qu'on 7'"'^

SYNONYUES À RADICAUX DIVERS.

dU saïki oeiM pour s'amuser. » Id. — Ce ne sont pas des ruses, des fourberies, des friponneries, des sophismes, et toutes sortes de petits mauYais tours, mais bien toujours des complots, des Con* spirations, des crimes qu'on trame ^ et on le fait toujours dans les ténèbres. « Ne ferait-on pas accroire au roi que le duc d'Orléans tramerati des mouTements et de dangereux complots? » S. S. c On trame une conspiration ; le complot se découvre.... » J. J. « S*il pouvait jamais croire que ses crimes sont connus, il se prévaudrait de l'indulgence dont on les couvre pour en tramer de nouveaux. » Id. « Il se trame ici quelque borreur. » Bbauh. « Jésus-Christ montre qu'il connaît bien la politique d'Hérode , et ce qu'il tramait secrètement contre lui. » Boss. « Si l'abbé de Prades STait en effet (ram^une trahison contre son bienfaiteur.... » Volt. « Quel tissu de fourberies , de calomnies , de larcins , tramé par les fanatiques ! » In.

Poursuis, irame sans mol les complots ténébreux.

(Aurélie à CatUina dans Bç/ne ttui^èe). lo. Non , plus J'y pense encore, et moins Je m'imaf^e Qae mon fils des Romains sit tramé la ruine.

(Brutus). lo.

Et qui croira qu'un cœur si grand en apparence Renonce à tant de gloire , et dès le premier Jour Trame une perfidie inouïe i U cour? Rac.

Ce qui prouve, du reste, que Cramer exprime ridée conmiune d'une manière plus complète et plus forte , c'est qu'il s'emploie bien absolument : on dit tramer^ sans régime , comme on dit coti" jpirer et comploter. « Villeroy avait tramé en secret contre M. le duc d'Orléans, dès le premier jour de la régence , sans cesser un moment depuis. » S. S. t Voyant alors qu'on tramait pour diminuer son autorité, Catherine de M édicis s'at« tacha le roi de Navarre et l'amiral. » CoNn.

Cependant tramer le cède , à son tour, à m^j^ chiner. Les machinoAione sont plus sourdes , plus profondes , plus essentiellement mauvaises et destructives, et par conséquent plus odieuses que les trame*. D'ailleurs, ce mot suppose un plus grand appareil et fait concevoir un projet plus vaste, oc Quand vous machines quelque crime , et que vous faites cependant bonne contenance , Jésus ne vous voit-il pas f > Boss. « Thémistocle , Athénien, était banni de sa patrie comme traître : il en machinait la ruine avec le roi de Perse. » In. «Les inquiétudes causées à Henri IV par l'ingratitude et l'ambition du maréchal de Bouillon qui machina sans cesse contre lui et contre Louis XIII , et dont le but était de se faire chef des huguenots, en France. » S. S. « Agamemnon dit aux Grecs assemblés que Jupiter machine contre lui la plus noire des perfidies. » Volt.

Braeser est un terme familier ou peu noble, qui exprime plutôt le dédain que la haine contre ceux qui font l'action marquée par ce verbe. Il se dit bien surtout de la formation ou des mouvements d'une cabale. Saint-Simon l'emploie plusieurs fois en parlant des démarches et des complots du duc et de la duchesse du Haine contre le régent. « Mme d'Aègre m'avertit de la dangereuse cabale qui se braxsatt de longue main , qui se fortifiait- tous les jours, et qu'il était giand

temps d'abattre. » S. 8. « Le régefft voulait enfin faire quelque chose pour se tirer des pattes de la cabale et de celles du parlement. Depuis le jour de son arrêt célèbre, nous étions bien avertis de ce qui se \>ranait pour aller vigoureusement en avant. » In. t On peut deviner quelle peut être U justification du cardinal de Polignac à tout ce qui se hraesait et qu'on n'apercevait pourtant que fort imparfaitement encore. » lo. « Diderot et Grimm avaient eu de fréquents et secrets colloques avec la mère de Thérèse , sans qu'elle eût pu rien savoir de ce qui se JtrassaU entre eux. » J.J.

U lui cria : quoi donc ! méchante femme , A ton mari tu brassait un tel tour ! Lap.

OUTRÉ, INDIGIli. Violemment affecté contre quelqu'un à cause de sa manière d'agir.

Ouifé, porté wXre^ poussé à bout, au delà des bornes , par un o^trage , par quelque chose qui nous blesse personnellement, marque un soulè^ vement de Tamour-propre, un sentiment de dou* leur et de colère; tndtyn^, outr^d'tndt (/nation, outré d'une chose indigne^ ou comme d'une indignité, marque un soulèvement de l'amour du bien ou de l'honnête , un sentiment dS mépris et de colère. « Mme du Châtelet est cruellement outrais de cette lettre qui la compromet. » Volt. « On m'a dit qu'on avait été indigné de la feuille de ce malheureux Fréron ; mais quelque horreur qu'il inspire , on le tolère, et il se fait un revenu du mépris qu'il inspire. » In.

La chose qui excite notre mdtflfnalton peut n'avoir aucun rapport à nous. Que si elle nous touche, ce n'est pas en tant qu'elle nous est nuisible, mais en tant qu'elle est moralement blftmable , que nous en sommes indignée.

« Il est ùutré de vos refus, m Acao. « Antoine refusa à Octave l'argent laissé par César. Octave fut wiré de ce refus. » Cond. « La duchesse de Uontpensier, ùutrée contre Henri III, qui avait révélé quelqu'un de ses défauts secrets» le troubla pendant toute sa vie. » Mohtbsq. < Alviane fut ottlr^ de trouver le combat achevé ; de dépit il s'attacha à tailler en pièces deux compagnies qui se retiraient plus lentement que les autres. » Boss. c Lucullus , oulr^ contre Pompée qui lui enlevait son emploi.... » Vert. « Don Bertrand a été otttr^ de voir les spectateurs d'un sentiment contraire au sien. » Las. « L'ennemi de Brandimart» otUré de ne pouvoir se venger de la dame , tourna toute sa rage contre lut » In. « Le roi fut oiiCr^ d'une telle résistance. » S. S. « Brûlart était outré de se voir un évêque du second ordre. » In. « Le maréchal de Montrevel fut enragé, outré (de ce que j'avais obtenu la place qu'il demandait), et ne put se tenir les deux premiers jours. 9 In. « Outré de voir ces gens-là disposer arrogamment de mon bien. » J. J. « Cet illustre poète Roi , ottlr^ de ce qu'à la comédie on avait préféré ^antne à une excellente pièce de sa façon , m'a honoré d'une lettre. » Volt.

Non, Je serais outré d*6tre heureux malgré mol. lo.

De perdre ainsi ses pas notre bizarre outré ,

Voyant Tan du trépas de uyn père expiré,

De son autorité pressa notre byménée. Laf.

« La cour, Paris, le monde furent étrangement

inàigng^ 4e ^'iafâme l>nw(Hûtisn fltt Bitnéctel d^uxelles. » S. S. « f^lcu ^nâigné de etftte bassesse (iu*afrecté pair mon propiv'intèrM. je njet^ hautement sa proposition. * J. ?. -«à peine -lenr libelle a paru , qû'tiult^ntf d« eiflle infamie, je brodie ma première Téponte, > BftAiMc. «'¥ro«s ftti<ms indiçnés , au moX^Ufifêr {àmta Y^my^npi-^ die), de lire que...: une fausseté si èfidettte vévoUe. » Volt, c On eat toi^ours Anûigni id de Tabsurde et abominabie jvigfement de Touhmse.» In, « Ce que tous faites est si criminel , que J'en suis tfKfi^n^. » Lès. « Il ne lui dit pas un seul mot, tant il était indigné de sa lâcheté.'» &>. « Les .Français, indignés 'à*nat ti nirire "perfidie.» Boss. « Le parlement , indigné de îinsoleoce des huguenots et de leurs sacrilèges.-* lD.*«9ntf^grn^ d'une injustice si criante. « Hdel. Indigné ie Cette ingratitude (In.), de cette supereherie (&>.} , ^e cette mauTaise foi (Id.) , «te.

t)TJVRA6B , ntODUCTION. Oe qui l«aiiHe i^m tnrail.

L'ovvnige résulte d'im'tnYail dss mains, tui- Tant le sens du latin opéfa, d^)ù Tient outrage^ La production, du tatin producerv, mettre eu %TUit, au dehors, vu Jour, engendrer, donner naissance, tirer de soi, résulte dSm'trttfâil d^-^ lttl»ion ou d'enlàntemeUt. VvmragwmppMt vu 'WMiir qui 'foçonne 'une -matière ; et ' la 'pralliictAm, nni pincipe -prottedif , géuératesr du 'fécond , 'â*où elle émane , ^oii - elle tire son ' être ou sa substance mime. Vmwage .est un t>b}et "d^rt, et la produetàm un fruit; enssi dit-on 'proprement les ovuroyei 'de ^^I^industrie 'et les produtHûns de la terce. IMen , 'le suprtme««rti* san , fait des wsvrages ; la nature , du "«eln-^e laquelle sortent tant de dmses, doone "des ^nsedutUnïns, « Denoutes les parties 'de l^un&Ters, «ussi bien: que de toutes les firodwéHoiutle la nature, la sagesse de Dieu sah Ibmer'vn ewvm^e tmlque, et composer tm*tott ptffaitcnent'négu* 'Iter. » RoLi. — «'PàHàil-il décorer une pliee, un édifice publicT Plusieurs artistes traitaient le même sujet : ils exposaient leurs ^«uvntgef eu leurs plans. « Bautb. « On tirait des «utpss sa* ' trspies des troupeaux, de la .Isiae, de l%bèiw, lies ^enU d'éléphants, -et difiéremes «eertus de lyruducltofit. « Id.

Que si tmvrogese -dit quelquefois de i» qui *proTient de la nature , et pradvettèn de ce qui mn dû à l'art ou auxurts, o'est que, d'ua dAté, hi nature est considérée dans ce «as comme ou- Trière, comme industrieuse, comme se bonnnt k composer ou à transformer , et que , de Vautre , Yart se présente dans ce eas comme uréateur. Les matières calcaires sont V9uvra:ge de l^u (BuFF.); une machine Ingénieuse est > une belle yroductionût Tart.

{\)Ur ce qui concerne les récitals de l'activité de l'homme en particulier, cette disthxetion lest d'une esactitude figoureuse. Ce sont des ouiTTogef, Vils sont 'formés par une opération 'men«elte, et ées|nredusiienf, s'ils naissetft de la fécondité de IVisprit. « On juge des prodiiclionf de l'esprit comme ides ouvrages mécaniques. » Vaut. — ou bien on appelle ouvrages ceux auxquels le leœur a part, et produe)Hon§ ceux que

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