DEUXIEME PARTIE
laisser périr de calamités et de besoins? » Bouro. c Abraham prenait pour son partage le soin et l'obligation de servir les néuisiteux. » Boss. « L'homme est , de sa nature , indigent et nécettiteux; la société n'est autre chose qu'un cercle de besoins et qu'un échange de secours. • Kark.
PAUVRETÉ, DISETTE, INDIGENCE, MISÈRE, BESOIN, NÉCESSITÉ, DÉNÛMENT. Eut d'une personne qui est sans biens.
La pauvreté consiste à en avoir peu. Pauwitéy paupertat, de paulum et de parum^ un peu, est l'expression ordinaire , la moins déterminée et la moins forte de toutes. Le pauvre n'est pas riche, est malaisé ou insuffisamment pourvu; et peut-être l'entend-on relativement à sa condition ou aux mœurs du pays , en sorte que ce qui est pauvreté ici serait richesse ailleurs et qu'on appelle pauvre un homme possédant un bien qui ferait la richesse d'un autre. « L'ftme regarde comme un néant tout ce qui doit retourner dans le néant, les biens, la pauvre!/, la disgrftce, la prospérité.... » Pasg. < Les Cyrénaîques disaient que la liberté ni l'esclavage, les richesses ni la pauvreté ne faisaient rien pour le plaisir. » FâH. • J'ai épuisé ma fortune , dit Nérestan :
Une pauvreU noble est tout ce qui me reste.
YOET.
La disette est une espèce à l'égard de la paU' vreté : elle consiste dans un manque de vivres , et n'a aucun rapport à la richesse proprement dite. Elle résulte presque toujours d'un accident, d'un déCsut d'approvisionnement ou d'une mauvaise récolte. « Mériter de trouver, au lieu de l'allégresse et de l'abondance, la faim, la soif et la nudité , et une extrême disette, » Boss. c Louis XIV avait donné du pain au peuple dans la disette. » Volt. « La crainte de retomber dans la disette ferma nos ports à l'exportation du blé.» lo. «Quand l'Egypte éprouva la disette ^ Pharaon aurait dû ouvrir ses greniers gratis. » In.
V indigence (tndtgentta , d'egere, éprouver le besoin) est la pauvreté qui se fait sentir, dont on souffre, qui consiste en une privation. ■ Les riches vivent dans l'abondance, tandis qu'une multitude presque innombrable ù^indigents ressentent toutes les rigueurs de la pauvr e(/ et de la disette, > Bouan. « Cette tq^dresse de charité et cette disposition sans réserve à secourir les indigents et ceux qui étaient dans la souffrance. » Id. c Sachez que Vindigence est moins dure, moins cruelle i supporter que la réputation littéraire. 9 J. J.
Ces trois premiers mots se disent au figuré, et ils y gardent les mêmes rapports d'opposition : pauvreté d'idées, disette d'idées, tndt^ence d'idées. Pauvreté marque le peu ; disette , le manque; indigence, Tétat pitoyable de la chose par suite du défaut dont il s'agit.
La misère est une extrême indigence. « Jésus- Christ cherche ces forts et ces courageux qui ne rougissent pas d'être compagnons de son tndtgence et de sa misère,* Boss. On ne souffre pas seulement de la misère , on en meurt. Si Vindigence nous touche , la misère nous fait saigner le cœur. On dit les peines de lïtidi^ence (J. J.) , et les horreurs de la misère (In.). « Je connais Vindigence
et son poids, mais jamais elle n'a sofii seote pour déterminer un homme de bon sens à if^ la vie.... Il est pourtant des cas où la mûèreest terrible, insupportable....» Id.
Le bef om et la nécessité, au lieu d'être sobjeo* tifs comme l'tndtyence et la mttére, sont aaeootraire objectifs , c'est-A-dire relatifs aux secous qu'on attend, au soulagement ou au remède dont il est besoin , qui est néceuaire, qu'on àtache et qui doit venir du dehors ou des autm: subvenir à des beiotiiSi i des néeestiUs. Seule ment le besoin, moins urgent que la nécessiU, constitue aussi un état moins complet et moîBi durable , ce qui est prouvé par cela seul qae k mot besoin s'emploie de préférence au pluiiel « La nécessité de ces pauvres nouvellement envertis est très-pressante, et si l'on ne pounoiti leurs besoins, U est évident qu'ils doivent biesltl tomber dans l'extrême misère.» Bourd. >Ii nature instruit les animaux à mesure que U ut cesiité les presse , mais cette science fragile e perd avec les besoins qu'ils en ont. » Pasc. le besoin peut aller tout au plus jusqu'à être pissant : un pressant besoin (Boss., Yolt.,J.J| L'épithète d'urgente s'applique plutôt i la s^ site : une nécessité urgente (Volt. , Mol., S. S.).
Le dénûmeni a cela de particulier, qu'il suppose un état antérieur d'où on est dédiu : c'st un dépouillement. « Un philosophe jeta dus la mer tout ce qu'il avait amassé d'or et d'argeol, et se réduisit dans le dénikment le plus réel et k plus parfait de toutes choses. » Bourd. c Le d^ nâmetil que Dieu vous demande (iune religiew) est quelque chose d'inconnu.... On profite iniiment en se dépouillant de plus en plus de reUtchement à ce que l'on est et i ce que roa l> Boss. c Lorsque Jugurtha eut été dépouillé dVgent, d'hommes et d'armes, il tomba dans a trouble aflreux.... Reprendre les armes daoïit dénûment général où il se trouvait lui paraistfl de tous les partis le moins soutenable. » Bou.
PATER, ACQUITTER. On paye et on ac^ une dette, c'est-à--dire qu'on donne ce qu'il £Kt pour la faire cesser.
Payer, c'est satisfaire ou apaiser, pacon, I( créancier, ou remettre ce qui a été conTeas. quod pactum est. Acquitter y rendre çsitt^» tranquille , quietus , c'est libérer ou déliner d'oa fardeau , ce qui revient au latin solvere, délier. affranchir. On poye une dette en payant w» somme d'argent, le prix de la chose, lapersoBBC à qui on doit, en lui donnant tant en retour «e ce qu'on a reçu ; on acquitte une dette en s^* quittant, ou en acquittai un devoir» une owgation. Paiyex vos dettes, vous aures donné « qu'il fallait, on n'aura plus rien à vousrédaaier; acquUtex Yos dettes, vous serex libre, vousnijrez plus de souci à cet égard. Le payesmi art» les poursuites commencées ou possibles, conteBtf le créancier, opère la remise de ce dont on» d'accord; VacquiUement opère U <1^^^?J débiteur, l'acquit ^e sa conscience. U «w pay^e est éteinte; la dette acquittée vm degigt Il faut poyer d'abord les ûc«tes qui vont toujouii grossissant d'année en année et celles qu^ faites avec des gens peu aisés; oc doit scg»»*^
SYNONYVES À RADICAUX DIVERS.
d'abord les dettes d'honneur et celles qui pèsent le plus. On paye la dette de la nature , on acquitte la dette de la reconnaissance : l'une est forcée et non pas à notre charge; l'autre dépend de la ▼olonté et constitue un devoir.
Condé se retranchait pour payer ses dettes , ne ▼oulant pas soutenir sa condition aux dépens d'autrui (Bourd.). c On ne dit pas que ce jeu a empêché de payer ses dettes. > lo. « Il se peut faire que les l^es du purgatoire n'ayant pas achevé de payer à Dieu ce qu'elles doivent i sa Justice , souffrent au milieu des flanunes qui les purifient. » ID. — Qui acquitte ses dettes se soulage d'un poids plus ou moins grand. « Mes dettes de Tenise , dettes d'honneur , si jamais il en fut , me pesaient sur le cœur. Je saisis le moyen qui se présentait de les acquitter, s J. J.
On paye ses dettes sans les acquitter , sll en reste quelque partie dont on soit encore chargé , et par conséquent acquitter veut dire payer entièrement, c Mon fils trou? e l'invention de dépenser sans paraître , de perdre sans jouer , et de payer sans s'acqutlfer. » Ssv. « Voilà une dette bien établie (celle de la charité) , mais il ne suffit pas de la payer une fois , et elle ne peut être acquittée que par une affection constante. » Boss. «La dette de la charité fraternelle a cela de propre, que, quelque soin que pous prenions de la bien payer, nous ne pouvons jamais en être quittée. » In. « Une loi de Seztius touchant les dettes portait qu'on déduirait sur la somme principale les intérêts que les débiteurs auraient déjà poy/t, et que le reste serait acquitté en trois années. » Cond. « Cette loi regardait les dettes, et portait qu'on retrancherait du total et du principal de la dette ce qui en aurait été pay^ en arrérages, et qu'on aurait trois ans pour acquitter le reste en trois payements égaux. » Roll. « Commençons par payer les dettes de mon fils , dit-il. Toutes furent acquittées dès le lendemain matin.» Volt.
L'athlète ayall promis d'en payer on talent (de son éloge fait par Simonide) :
Maia , quand il le vit, le galant M'en donna que le tiers ; et dit fort franchement Ooe Castor et PoUnx acquittassem le reste, hkw,
PATS , CONTRÉE , RÉGION. Ces mots servent à désigner les grandes divisions de la terre.
Pays est le plus général des trois et peut toujours se dire à la place des deux autres, quand on ne tient pas à s'exprimer avec une entière exactitude : beau pays , pays fertile; paye élevé , chaud ou froid. Mais il a aussi une acception propre et distihctive. Comme il vient de pagus, village, il se rapporte aux hommes du lieu qu'il signifie, à leurs relations, à leurs mœurs, à leurs institutions , à leur manière de vivre et de se gouverner: pays civilisé, pays libre; pays catholique ou protestant; les vœux, l'esprit du pays , c'est-à-dire de la patrie ou de la nation ; avoir la maladie du pays, nul n'est prophète en 8on pays, « Kotre foi est de tous les temps , de tous les pays , de toutes les nations du monde. » BouRD. « Les pays même les plus dissemblables pour l'humeur et les manières ont produit des saints qui se sont tous ressemblés. « Mi<s,
Contrée, de contra, contre, vis-à-vis, en face, comme l'allemand yeyend , de gegen, équivalent du latin contra , signifie un pays relativement à son aspect. « Lorsque Moïse voulut établir Sléazar grand prêtre à la place d'Aaron , il le conduisit sur une haute montagne, d'où l'on décou* vrait tout le pays du Jourdain , l'abondance et les délices de cette terre sainte qui devait un jour être son partage, et ce fut à la vue du lait et du miel qui coulaient dans cette contrée heu-> reuse , qu'il le revêtit des ornements sacrés. » Mass. « Loth leva les yeux , vit à l'entour une contrée fertile, deuce, aimable, riante, et se détermina là- dessus pour le pays de Sodomie , sans examiner s'il y avait de la sfireté pour lui. > In. «Tous avez préféré à toute autre contrée les rives de TEuphrate pour y élever un superbe édifice. > Labr. c Voyez ces plages désertes , ces tristes contrées où l'homme n'a jamais résidé, couvertes ou plutôt hérissées de bois épais et noirs. » Bu». « L'aigle , planant au-dessus des différentes contrées , peut s'en former un tableau dont l'homme ne peut avoir d'idée. » In. « Le jour suivant, dés le matin, le consul se trouva au haut du mont Ciminien. Contemplant de là les riches contrées de l'Ëtrurie , il fait descendre ses soldats pour aller piller le pays. > Roll. < Marcius avait eu la précaution de s'emparer d'une hauteur, d'où l'on découvrait tout le pays des environs de Dium et de Phila; ce qui anima beaucoup les soldats, qui avaient sous leurs yeux des contrées si opulentes où ils espéraient s'enrichir. » In. — Une seconde nuance de contrée tient à sa terminaison : ce mot se dit d'un pays considéré matériellement, eu égard à ce qui le compose on à ce qu'il contient , à ce qui en sort. « Ces couches de pierres calcaires com* ^ posent nos collines, et s'étendent sur de grandes contrées dans toutes les parties de la terre. 9 BuFF. «Les Açoresy les Canaries, etc., paraissent être les restes des anciens continents qui réunissaient nos contrées à l'Amérique. > In. Le même écrivain dit à chaque instant : ce minéral ou cet animal se trouve dans telle contrée. « L'espèce primitive et principale de la poule sultane est originaire des contrées du midi de notre continent. » Id. c La eonfr^e de l'Afrique la plus riche, ou du moins la plus anciennement célèbre par son*or , est celle de Sofala et du Monomotapa. » Id. « L'Amérique , surtout dans les contrées méridionales, est assez abondante en sel marin. » In. « Les peuples de la Macédoine étaient très^ propres à la guerre ; et il fallait bien qu'ils tins*« sent cette qualité du climat, puisque encore aujourd'hui lès hommes de ces contrées sont les meilleurs soldats de l'empire des Turcs. » Mon- TBSQ. « Les peuplades de l'Asie Mineure ont trouvé dans ces contrées (la Thrace et la Grèce des montagnes et des bois, des plaines plus petites que celles de leur patrie. » CoRn. « On ne parle plus d'hommes dans vos contrées, mais seulement de renards et de loups-cerviers. > Labr. Une contrée riche , fertile , abondante , ou le contraire. « Les fleuves arrosent la terre et répandent dans les diverses contrées la fertilité l et l'abondance. » Labb.
BEUXlËlfE •PABIBB :
Mégiat^ latin ngio^ éê regêre^ diriger, marque d'abord la direction (oa xeprésente un pays quant à aa aituation haute on haase , méridionale ou aeptenUionale , orientale ou occidentale, et par auite quant à aa températare. C'est un terme» non plus concret et pittoresque, comme le précédent, nais abstrait, un terme de géographie physique, qui n'est relatif qu'au degré , au degré d'élévation ou de chaleur; et cette idée acees" soire ae «etrouve même au figuré : les moyennes régionê de lascienoe (Acas.);
Lee hsniea r^MiM de la philoiopfaJe. Hol. « Le lama et le paco habitent les régitmi les plus élevées du globe terrestre et semblent avoir besoin de respirer un air plus vif. » Buvf. « Les élans et les rennes auront d'abord abandonné le plat pays, et ae seront retirés dans la région des neiges, sur les hatttea montagnes. » Id. « Le feu de l'Etna n'agit plus avec violence au sommet, et toutes les éruptions modernes se sont faites dans les régions plus basses de la montagne. > ID. « Les régions qui sont sous la zone torride. » Id. « Le magnétisme vient des émanations de la chaleur propre du globe, lesquelles, partant de l'équateur et des régions a^jacentea, se portent en se oourbant et se plongeant sur les régions polaires, où elles tombent, dans des directions d'autant plus approchantes de la perpendiculaire , que la chaleur est moindre. » In. c On peut se servir 4e cette diaection de l'aiguille aimanté^ pour oonnattre les régions du j monde., et pour savoir par quel ruinb de vent on doit. naviguer. » Boll. Lea mines où aa travaille à extraire les métaux sont des régions sotttecraines (Rioiu). D'autre part, on dit les r^flriofiaanstrales ou boréales ; desr^gtofu glacées ou i^iales, tempérées, brûlantes, etc.
L'ËQfpte et l'Asie Mineure étaient des pays gonvernés par des rois; c'est de ces contrées que la Gréée tira presque tontes ses colonies; et c'est dans ces régioM, loin des incommodités causées par ^l'Mcès du chaud et du l^oid , que l'esprit huBudn s'est développé d'aboTd*(GoirD.).
La Chine, ce poyi très-anciennement policé, eaS peut-être une contrée qui abonde en mines, d'or intactes et riches;; car i'or qui circule à la Chine vient du dehors, et c'est une région qui a joui à l'origine, comme toutes les autres, d'une chaleur suffisante pour donner naissance à ce métal (BuFF.).
PÈNATBS, LAMES. Dieux iiomeatiques des anciens.païens.
les |>^natef , de penm , pxoviûoa , comestibles , richesses, ou depenitta, bien avant, au fond, étaient les dieux pourvoyeurs du ménage , ou les dieu: intérieuss, eeux çu'on honorait dans la partie la plus retirée de la maison. Les lares ^ du mot étrusque tort, gui signie un chef mUi-' taiie, un seigneur , et peut avoir du rapport avec Tanglais lord et récoasaieiiiîrd» étaient les dieux défenseurs ou gardiens.
Les péna$es^ d'une origine divine, veillaient sesffètement à l'abondanee, à la prospérité du dedans, à l'acquisition 'et à l'accroissement des richesses; leskuret , qui le plus souvent avaient une origine humaine, n'était pas autre chose
que les mânes des héroe, des anoêtns ot du justes, devenus géniss «utéUans dm Timdi, veillaient A la sûreté , A ceQe des ^emBSein* tout , écartaient les périls du dehon.
« Avertie qu'on allait venir A elle (pour l^ger) , cette inliortanée princesse (Héndée, ieam de Zoïppe) s'était oéfngiée avec sas deu fin» dans le lieu le pins fetiré de sa maison, tabiv dieux pénaiei. » Unix. « Les dévotes ^inaia^ avaient parmi leurs pénates le dieu de Uchiêe percée, deum ateraUttim. » You. « La piei ËDée , en fuyant de Troie tu.milieu Sss flaim» ne manque pas d'emporter .ses pénates, tes petîH dieux. «In. — « Chaque citoyen, dit Honaei Auguste^ voua inrite comme un dieu tulê* laire... , et il ^ous rend le même culte qu'à m dieux lares, comme la Grèce recanaaiiigairti i divinieé Castor et le grand Hercule. • Rou. <0a i(ppelait les Ames (des défunts] de noms qui agnidaient ombres, mftnes, génies, déàdu, 9>ectres, Zor^er, larves , farfadets, eaprits, Mci Volt. « Demandez A oes sots (les jansénistes) rïi ne se croient pas les dieux de la Jranee, m dieux tutélaiiNs^ ses dieux vengeurs, set ëea lares^ surtout depuis qu'ils ont chassé las dies Inres des jéeuitest » In.
« Les deux rois (Rosuibis et Tatias) sa nadi* nent à.Larinium au sujet 4'nn sacrifice ga'ik devaient ofrir en persoime aux dieu k leurs pères « c'eSKA-dire aux dieux péwUaéÊ Troyens, pour le bien de l'ËtaL » RoluL» qu'U s'agissait, non pas du bien de l'fitat, aas de sa défense, c'est aux dieux fores qa'oa adBi' sait ses priècea; ce sont les dieux 2ai«f qulai»qua Décitts (Roll. , Cou n^} an jnnmeat de at êw)uer j;>our procurer la victoire aux RQaiiBS> Les Romains abandonneat leurs ma» p<0 courir A Phansale-c^cun d'eux n'est nten ni ipar les gémissements d'un pèse^ ni par 1« larmes d'une épouse , ni j>er ses larai qv'il sabrasse et qu'il appelle au secours de jai joso menacés, s Uaric.
Pénaus est devenu un nom commun «mr aprimer la maison de quelgu'nn et rnuM e meubles : (savoir ses pénaUs., emporter ses fénates* « Vous veilleseK l^uneur l'autre, «a laile que vous vous rendiez toua deux A ViOsp^faolSi sains et saufs. » I. JL Laires est resté on tm de mythologie; un aeul exemple de Xafioatai» Un rat,
Des Utret paternels on Jour se trouva saél» n'autorise pas A dire^ d'une mamère^géoénleinç rAcadémie (t835) qu'en poésie m emploie va» lares .pour désigner la maiaen,.la demeura.
PENDANT^ DUEANT. Ces deux pcéposîlifl»
marquent simultanéité entre un événemestitOB autre, ou entre un événement et ime eeiw portion du temps : telle cfaose.est arrixée P*"^ eu durant votre voyage , pendant on istnef !> ver.
Mais pendant exprime uns simultanéité ia^> une rencontre en un seul point qui n'est p» ^ terminé , une époque. Telle personne est m^ pendant votreToyagevpendoal l'hiver. JSnOneDj on se baighependaia le jour, et sur ie soiroB^ lave les pieds (Boa».), c Pendafitacs trois tss^
SYNONYMES i, RADICAUX DIVERS.
de sa prédication, JésvA-Gbrist appelle, à sa compagnie et choisit pour ses apôtres des gêna sans science, sans étude, sans crédit. » Pasc. « Louis XIY a bien faif parler des gens pendant sa vie; tout le monde 8*est tu à sa mort. » Mon- TSSQ. — Durant indique une simultanéité continue, une coïncidence exacte, une rencontre en tous les points, en sorte qu'il signifie tout pendant J'ai toujours habité la campagne durant ▼otre Toyage ou durant l'hiver. Attacher les spectateurs durant cinq actes dUc). « L'eaclavage où la crainte de la mort m*a tenu durant .tout le temps de ma Tîe. » Boss. « La déclinaison de l'aigu itle aimantée s'est trouvée constante à Québec durant une période de trente-sept ans. » BvvF. c On Jeta , pendant la marciie , beaucoup d'argent au peuple, et, durant trois Jours,. on & de grandes réjouissances. ' Lbs.
Une seconde différence consiste en ae <)ue <lt^ mnt arrête l'esprit sur tous Us points tdu temps ou du second événement, et le lui fait sentir comme durant, comme étant ii'une longueur insupportable.
... .Oh ! que J'ai ioulTert ^ur^n^ cet entretien 1 Uoi- C'est-à-dire, j'ai sonfîeTX pendant cet entretien , et il a été bien long 1 « Durant ces journées et ces nuits, où, séparés de toute société et de tout commerce, les prisonniers n'ont, dans l'horreur les ténèbres, qu'eux-mêmes avec qui raisonner.» Bonan. « Les homicides étaient soumis à la pénilence durant toute leur vie. >iUsc. « Estrcelà ;out ce qu'on a pu faire durant si longtenxps? » D. « Corruption souflerte durant .trop iongemps. » Id. c Elle a contrecarré, une heure lurant , les choses que je veu^c faire. * Vol. Cette ptitude même du mot durant h se mettre i^prés e nom qu'il régit prouve qu'il est .propre h U^e afllir, a grossir la chose désignée par ce.Aemv-* »n dira, au contraire, avec pendant ;
P4ndani oet heureux lemps (cebii de-eonimartigi^,
passé comme un éclair.
Je me coucha^ sans feu daxis je fort de l'biver.
Mol.
Ouand même les preuves de Pieu métaphjsiues serviraient k quelques-uns , ce ne serait que endant l'instant qu'ils voient cette démonsttik OD. » Pasc. c Tendant le peu de jéjour que Je isais prés de mon pète , c'était & qui me fête* lit. 9 J. J. — c Cyrus passait trois mois à^uiïS} TTidant le jprintemps ; et deux mois & JEcbatape , Ârant les grandes chaleurs de l'été. » Roi^
Pendant ces Jonift, <ifM4nf «04» trietes acénesy Que faisies-vons dans vos clollrea déserts ^ CliasteB Iris du couvent de Nevers? 6&vss^.
TEïlDANT QUS, TÀIUUS QUS. .Ces adverbes pri méat .tous deux qu'une action a Ueu.daqs le ôme temps qu'une autre. Pendant gue ou tans que Jésus-Ghxist vécut parmi les hommes , il s instruisit. Kais il se trouve, en$re eux | deux fférencea.
D*abord, pandanl g»^, marque siraultanéilé,'^! ndis que , simultanéité complète , entïè^ jcoîndence de deux événemeols. Fondant que, 3st>à-dire durant le temps que; tandis que y 3s t'a -dire durant tout le temps que. Tandis gue t le tamdiu dfi* lAtins, lequel signifia tonf que.
autant 911e, aussi longUmps q^e, m Ton! eetnaiB conjonction* dit Voltaire» quand il signifie Conéif que : elle sera aimée tgnt qu'elle sera joUet ^'est^ à-dire tandis ^'elle sera jolie. » Les exemples qui suivent serviiront 4 éçlaircir et 4 jtMtifier oette distinction.
FÂNSLoiT. 1« « Pendant que Mentor parlait ainsi avec Nestor, Idoménée et Télémaque les re^r« daient du haut des murs de Saleute. 9^* « Quand le vaisseau fut parti , nous ne eesiions de bous regarder, tandis que nous pûmes nous voir. » c Tandis que S9B Cretois conserveront ces passages , nous croirons .toiûouf s. qu'ils Yeul^it usurper nos terras, p «- HonTMQVian. U m Pendant que Thémire était oeoupée a» culta de la déesse, j'entrai dans un bois solitaire. » « Darius avatl laissé rfigypte dégarnie de troupes, pendanl qu'û assemblait des armées dans un autre univen. » 2' «c Le sénat awt ceifufié k Pyrrhus de HEÛse aucun aceommodenient, Candis qu'iX serait en Jta^ lie. 9 9. Tandis que le peuple de Borne ne ftit corrompu que par ses tribuns t le sénat put aisé*ment se dé(endre«»^BougpÀioua. V « Madeleine se dévoua à l'homme-Dieu, pendant fu'U vécut sur la terre, fille s^attai^it À écouter Jésus- Christ, pendant que Marthe s'empressait i le servir. » 2^ « Ifeos aimons la laédi^anoe, tan^ iQfu'elle s*attaq^e aux autres. > « Taadis quê oe^ compagnie (le parlement) subsistera, il (Lamoignoo) y sera en vénération. » '^Is iti^ystére de la descente du Saint^;s^rit subsistera, tandis ^*'û y aura des fidèles en 4ta^ d'y participât, p «- Ypv TAiBjE. 1* §■ Pendant «Ne iCharles XII a'éloignuiit, les Russes saisirent son artillerie dans le camp devant Pultawa, son bagage, sa caisse milir taiige. # 2« Dansle Triwmirait, Julie denaoïleda ;mort Ji Octave et ajoute::
Tandis fite Je viin)ai« 4es jous sent en duiger.
DaiM les,itfissves<cit^ ici, où se trouve tondes que , pendant q^e aurait impropre : il n'indiqfue^ Tait pasjque la «iconde action est exaetement de la même dnnée que la pmmiére , ^u'il y a corres- !Pondan«e parfaite lenlm Tnae H J'autjce sous le {rapport du temps. oe^ f&'eet une préaima «iMPtlelle daus ces ej^emplffif
Bn .second .lieu . pej^ifiM ^qufi diésigne unn aimultanéité entre deu^ actions quakonflues, et landûaue convient mieuY p<)uf marquer uiM.^ifmuUanéité entre des aiptiona «ivasétef <IW Qt»trastent l!uu« ave» rai«U««
C^est ce mafbeerenwlà qui , pemdamt que j'éei4e, Mi'eéihirrasae l'esiNBiiide sesiiœpertiMBces. AeMi. Tas^^ q*¥ de<vppp veir je meav d'impslieBce, \ops ii^jnoianfB^, inQ^siewr» i^Mude t'ipdtfE^eeee.
In»
Ce même caraotère distinHif ^ taadis gue se montre dans les pasttges suivants. « Dans les geuvernements despotiqHes» iln'ya qu'on hopne exorbitamment favorisé dp la JQortune, laadtf fue tout le aeste^n eatpuii^gé.,» M(^t«q. « J4s Vé^ nitiento prol^teiept de JM»r fidélité à obserwr la neutcalitÀ, tandis fly'ils ftmxnisaaient publiquement 4«s «munitions mx, itiroupes autrichiennes* » J. J. « On ne peut entrer d^s les intérêts du pio* chain» londû qu'on est rempli des siens propret.» Bouan. f Les £gyptiqps étaient plongés dans les
DEUXIEME PAMIE :
épaisses ténèbres de la nnit, îandU que les Jut& jouissaient du plus beau soleil dans la petite contrée de Gessen. > Volt. « Assujetti à la frugalité et à la modestie de sa république , Jean de Witt n'avait qu'un laquais et une servante, et allait à pied dans la Haye , iandit que , dans les négociations de TEurope , son nom était compté avec les noms des plus puissants rois. » In.
PÉIfÉTRABLE , PERMEABLE. Adjectifs qualificatifs d'une chose dans laquelle une autre peut entrer.
La chose pénétràble , de penetrore , fait de penittu , au fond , ou de pandere, ouvrir , en admet une autre dans son sein : une forêt est pénétrable, quand elle n'est pas trop épaisse, et une éponge est de sa nature pénétrahle à Peau. La chose perméable^ du latin perm«are, traverser, en laisse une autre non-seulement s'introduire en elle, mais encore aller au delà; c'est comme un crible : l'eau est perméable à la lumière , la toile non cirée l'est à l'eau. Dans le sanctuaire impénétrable (J. B. Rouss.) on n'est point reçu^ à travers une chaussure imperméable (ACAn.) l'eau et l'humidité ne passent point.
En physique, la pénétrabilité est une propriété imaginaire qui consisterait en ce qu'un corps pourrait céder la place qu'il occupe A un autre sans cesser de l'occuper lui-même ; ce qui est visiblement contradictoire et oblige à considérer tous les corps comme impénétrables. Mais la perméabilité est une qualité réelle, conséquence de la porosité , et en vertu de laquelle tous les corps permettent une entrée ou un passage plus ou moins libre, sinon aux liquides et aux gaz, au moins à la chaleur ou à la lumière.
1« PENSÉEg, RÉFLEXIONS, CONSIDÉRATIONS; — 2* OBSERVATIONS, REMARQUES, NOTES.
Ces mots sont pris ici dans leur acception littéraire , c'est-à-dire en tant qu'ils signifient tous des fruits du travail de l'esprit, déposés dans des ouvrages qui en tirent quelquefois leurs titres. Les Pensées de Pascal, les Pensées d'Epictète et de Marc-Aurèle ; les Béflexions et Maximes de Larochefoucauld , de Vauvenargues ; les Considérations sur les mœurs de Dudos, les Considérations de Saint-Evremond sur les Aomains , les Considérations de Montesquieu sur les causes de îa grandeur des Homatns et de leur décadence ; nous avons de Mme de Staël des Réflexions sur la paix intérieure et des Considérations sur la Révolution française, — D'autre part, Voltaire, dans sa correspondance, appelle tantôt observa^ tions , tantôt remarques et tantôt notes ce qu'il a éorit dans ses Commentaires sur Corneille ; rarement un traducteur peut faire entendre un texte sans observations, sans remarques ei sans ftofes ; l'Académie a donné des observations sur quelques odes de Malherbe (Fân.)* des remarques sur le Cid (In.) , et ses nolef sur les Cornmentaires de Voltaire ont été très-utiles à celuici (Volt.) ; il y a de bonnes observations dans les Rjemarques de Vaugelas sur la langue française, auxquelles Thomas Corneille a ajouté des notes