DEUXIÈME PARTIE
la terre, semblent offrir leurs fruits à rhomme.» Id. « L'archimandrite reçut un présent fort honndte, et, de plus^ sur Tesprit de son secrétaire, des compliments.... » J. J. « Flaccus avait une avarice insatiable...; de plus <, un commandement capricieux et fantasque. * Roll.
Rest, selon l'usage.
Venu maint créancier; déplut^ un gros visage, Un maître de trictrac qui ne m*est pas connu.
RXOR.
D'ailleurs annonce une autre raison, quelque chose d*espëce différente , et emporte une idée de diversité. « Lo chancelier ennemi des supplices, «t d'at{^ur« assez favorable aux protestants, conseillait c^tte douceur à la reine, s Poss. c Ce n'est pas pour rabaisser Aristote , que l'on a tiré ces exemples de soj livres; et il est visible d^aUleurs que les points où on l'a repris sont de trèspeu d'importance. » P. R. « Travaillez avec confiance, et n'allez pas tous figurer que tous manquez de talent; vous en avez p'us que vous ne pensez. D'ailleurs l'amour du bien , la Tertu , la générosité, vous élèveront l'âme. > J. J. « Comme je regardais cette condescendance de ma part comme un acte de lâcheté , et que d'ailleurs je ne voulais pas donner au peuple (en ne communiant pas) un nouveau prétexte de crier à l'impie , je refusai net le ministre. » Id. c On convient que Pyrrhus aurait pu tailler entièrement en pièces les Romains s'il les aTait poursui- Tis plus vivement. Mais sa coutume n'était pas de pousser les ennemis vaincus à toute outrance. D'ailleurs la nuit qui survint arrêta la poursuite et mit en sûreté les fuyards. » Roll.
Outre cela emporte une idée d'abondance ou même de surérogat'on, et indique une raison qui va outre , qui enchérit , qui augmente la force de celles oui suffisaient par elles seules. « Je tous demande si je dois être garant d'autre chose que de ce que je cite d'EbCobard, et 8*11 faut, oulre cela, que je réponde des.citations qu'il fait luimême dans les passages que j'en ai pris. » Pasc. « L'anonyme dit : J'aurais souhaité que M. Bossuet nous eût rapporté les termes d'Ama larius. Aussi Tavais-je fait; et autre eela^ j'avais expressément marqué l'endroit où il les aurait pu trouver. » Bosa. c M. Despréaux n'a pas seulement reçu du ciel un génie merveilleux pour la satire , mais il a encore, ouire cela, un jugement excellent qui.... » Rag. « Je n'avais pas un sou de rente ; mais j'avais un nom, des talents , j'étais sobre. Outre cela , quoique paresseux , j'étais laborieux cependant quand je voulais l'être. » • . •.
2* Au reste ^ du reste, au demeurant^ au surplus,
La différence entre au reste et du reste a été établie dans la I** partie, p. 67.
iltt demeurant est familier ; circonstance sufSaanament caractéristique et qui rend superflue toute autre détermination. « Cet bonnets, homme m'avait ci-devant escroqué dix louis. Il fut chassé de la maison. C'est au demeurant un homme d'honneur, loué dans les journaux, et à qui Rousseau a, je crois , adressé une épître. » Volt. « Mme Clôt, bonne femme au demeurant^ était
bien la Tîeille la plus grognon que je eonims de ma Tîe. » J. J. « M. Le Maître, bon composites, fort Tif , fort gai, jeune encore, aisez bien fait. peu d'esprit, mais au demeuranl tiis-bc: homme. » In.
Or bien, dil-il, qui Ta bit si se Uise : A» dematrami , qa*il n'y reloonie phH. Ur.
Voilà quel est en bref le compagnon.
Au demeurant, assex haut de sUlore, Large de croupe, épais de foemilore, Flanqué de chsir, ^Sonné de Isrd. J. B.kca
Marot termine ainsi le portrait de son valet:
Sentant la hart d'une Uene à la ronde; Au demêuratU^ le meilleur fllsda monde.
Buffon se sert de ce mot, non pas famUièremei mais pour exprimer la familiarité à h fin (k i description qu'il fait de l'oiseau appelé parki moqueur : « Au demeurant , c'est un oiseaa asc fomilier qui semble aimer l'homme, s'afffsd; lies habitations et vient se percher jusqae ssls cheminées. «
Au surplus s'emploie surtout quand il e: question de choses qu'on compte ou qu'oaipp cie. « Je fis l'amant (le héros de la ifovveOf i' loue) aimable et jeune, lui donnant aafip^> les vertus et les défauta que je me sentais.*; ' Don Diégue, sûr du courage de son fils,içf vient d'apprendre son affront et de comisaDà!vengeance , poursuit :
Meurs, ou tue. Au surptut^ pour ne te poiolfldf Je te donne i c<unbattre un homme i itàxfSe.
Gmi.
Après avoir fait connaître extérieurement ps'date de l'impression , ainsi que par les dods^ imprimeurs et des auteurs, deux réponses êék à l'un de ses traités, Bossuet dit à la fin: <i> surplus , j'avouerai que ces réponses loot tec^ deux de bonne main, toutes deux mo,ViSi deux .savantes. » « Il a quelques déiaots, se-' au surplus il est honnête homme. » AciD.
PLUS , MIEUX. (Aimer PLUS, aimer WS^ Plus et mieux sont des particules compan^ Aimer plus et aimer mieux emportent au^ idée de comparaison et quelquefois de ]S» rence.
Maispliu a report à la quantité, et «tfv* la manière; de là une différence soaTeDljRf remarquable. « Jamais injustice ne futpiitfv^ reuse ni mieux colorée. » Volt. « La moaq*» la poésie par excellence, c'est U poésie oi^ musique qui peint le plus et qui exprinx ' mieux, » Mark. « L'amour qui se cache k^** n'est pas toujours celui qui se cache le •*«*' Jd. « Il faut s'enquérir, non quel est le frftf*»" vaut, mais le mieux savant. » Montaigv.
Vous tèmoignex en tout une bonié proA»^» Et joignes aux bienfaiu on air fi gncieoXi
Qu'on ne vit jamais dans le monde De roi qui donnât plus, ni qui sûl donner "J"
Aimer pluf et aimer mtnwdilBrenl de loê* La mère aime plus, le père aime niei^^ mère a plus de tendresse; le père a une *fl««^ mieux entendue, il aime bien, et qui aïoe bien châtie , emploie au besoin les correo»f Dans les Fdeheux de MoUère, finit«i ><^
se prononcer sur la question de savoir n Tamour du jaloux vaut mieux que Tamour de celui qui n'est point jaloux, 8*en tire par cette adroite et juste distinctioa :
Le jaloux aime plu* , et Tautre aime bien mieux, « Si, ayant acquis la connaissance d'eux-mêmes, les hommes ne s'en aiment pas j'iitf, ils s'aimeront beaucoup mieua^ plus utilement pour euxmêmes, et plus agréablement pour tout le monde. * P. A.
En fait d*amour , la quantité ou le degré dépend de la sensibilité, du cœur , et la manière, de l'esprit ou de la raison. De là une autre différence entre aimer phu et aimer mieux ^ quand ces deux locutions marquent une préférence.
Aimer pZiM indique une préférence de goût, UQ plus grand attachement. « Elle a perdu son fils aine qu'elle aimait plut que sa Tie. * Séy* « Je me sens pour vous de la tendresse; et, après mes chevaux, vous êtes la personne que j'aime le plus. » (Maître Jacques à Harpagon, dans VAvare), Vol. « J'aimais l'auteur de cet article , mais j'aime encore plus]», vérité. > Volt. « On dit que les mères aiment plut leurs derniers enfants qu'elles ont dans un âge avancé. » Roll. « Diane de Foiliers fit donner la charge de grand maître de l'artillerie à Charles de Gossé de Brissac, celui de tous les seigneurs qu'elle aimait le plui , et qui avait le plus d'agrément. » Boss. « Plus d'une fois Mithridate, au moment d'un danger ou d'une défaite, fit périr celle de ses femmes qu'il aimait le plus, » Lah.
Aimer mieux signifie une préférence d'option, déterminée , npn par le sentiment , mais par l'in. telligence, par des raisons, et qui consiste à prendre une chose et à rejeter l'autre , au lieu que, quand on aime pltn, on préfère l'une, mais on ne rejette pas l'autre , on accorde seulement à celle-ci une place inférieure dans son affection. Aimer mieux la mort que l'esclavage. « Ces peuples belliqueux aiment mieux la mort que la paix : les autres aiment mieux la mort que la guerre, toute opinion peut être préférée à la via dont l'amour parait si fort et si naturel, a Pasc. « Est-il permis de s'abandonner à une philosophie sauvage , de se préférer à tout le reste du genre humain, et d'aimer mieux sùxx, repos que le bonheur de ses concitoyens? » Fâm. Dans {* École des femmes , Chrysalde et Arnolphe disputent sur les avantages et les inconvénients qu'il y L A épouser une femme d'esprit ou une femme >ête. Chrysalde dit à Arnolphe :
Une femme slapide est donc votre marotte? L quoi l'autre répond :
Tant, que j'aimerais mieux une laide bien soUe , Qu'une femme forl belle. STec beaucoup d'esprit.
PLUS , DAVANTAGE. Adverbes comparatifs, qui aarquent une supériorité.
Maia plus sert à établir explicitement et direoement une comparaison; davantage ne fait que .ooner l'idée d'une comparaison implicite , qu'il brége. qu'il clôt, qu'il renverse ou qu'il raplelle. Plus est pour l'ordinaire suivi de la con- 3nction corrélative que, qui amène le second erme ou le terme conséquent du rapport énoncé ans la phrase comparative; davantage s'emploie
d'une manière absolue, et après lui il ne faut jamais mettre de que , parce que le second terme est sous-entendu ou énoncé auparavant. L'aîné est plus riche que le cadet; le cadet est riche, mais l'atné l'est davantage, a Y a-t-il plus de perte que de gain? Il y en a davantage, »