DEUXIÈME PARTIE
•ngloutlr des colonnes de harengs. » lo. « On s prétendu qu*il y avait dans le voisinage de Kilan deux gouffres où les eaux de la mer Caspienne étaient englouties. > Id. « Quand il tous faudrait être jeté dans la mer et englouti par une baleine» le sein affreux de ce gouffre vivant sera un temple pour vous, a Boss. c Notre navire devient le jouet et la victime du violent Zéphire : il nous porte dans le gouffre de Gharybde. » Fin. « Plusieurs (des assiégeants) tombaient des rochers dans la rivière, qi4 les engloutissait dans ses gouffres. » Roll.
Vàbime^ est d'une profondeur immense ; on ne peut le sonder, en trouver le fond, on s*y perd. Etre caché dans les plus profonds abîmes (Mass.). « Il parut i Pyrrhon que la vérité était cachée au fond d'un abîme, > Fén. «L'impiété se creuse elle-môme un abîme sans fond. » In. < Fussiez- vous au fond des abîmes ^ la main de Jupiter pourrait vous en tirer. » Id. « Ces vallées de la mer semblent être des abîmes de profondeur. » BuFF. c La lumière du jour (dans les déserts) étend autour de l'homme l'aMme de l'immensité qui le sépare de la terre habitée. » In. Dieu ouvre un chemin aux astres dans Vabîme immense de l'espace infini (Volt.).
Je firémis quand je voi Les ahîmss profonds qui s*ofllrent devant moi. lUc. Au figuré i mêmes nuances.
Précipice annonce une chute , une ruine , une disgr&ce, un renversement.
Crois-tu que , toujours ferme aux bords du préei-
piee^ Elle (ta femme] pouira marcher sans que le pied
lui glisse? Bon..
Vois-je rÉiat penchant au bord du précipice? Rac.
Xafontaine dit en parlant du malheur de Fouquet disgracié :
VoUi le pridpwe od l'ont enfin jeté
Les aUraits enchanteurs de la prospérité.
L'hymen
Pouvait lui préparer des destins plus propices
Qu'un rang plus élevé, mais sur ùmprécipicet.
Volt.
Do son malheur prochain nous sonunes les complices,
Nous ratons amené an bord des précipices, Biow.
Gouffte donne l'idée de voracité, de quelque chose d'ouvert, de prêt i recevoir ou à prendre et à consumer sans retour. Le gouffre de l'oubli , du passé (AcAD.). « Les villes sont le gouffre de l'espèce humaine. Au bout de quelques généra* tiens les races périssent.... » J. J. < L'Allemagne devint un gouffre qui engloutissait le sang et l'argent de la France. * Volt. « Ces maisons (les couvents) sont toujours ouvertes comme autant de gouffres où s'ensevelissent les races futures. > MoRTBSQ. 11 se dit particulièrement bien de ce qui absorbe beaucoup d'argent; les maisons de jeu sont des gouffres (Agad.); c'est un gouffte qu'un grand dissipateur (Acao.). « Le jeu engloutit tout ; ils jettent dans ce gouffte des sommes immenses. » Boss. < Je ne m'étonne pas qu'il y ait des brelans publies, comme ^e^ gouffres où l'argent des particuliers tombe et se précipite sans retour, s Labr. Dans un gouffre de malheurs, de maux ou de misères, on est dévoré
et comme anéanti; biens, joies, félieii&, «p^ rances, tout y passe.
Ce qui caractérise l'aMme, c'est l'iUioititimi, rincommensurabilité. < Les Juifs trouvtieQtbaa de se perdre dans un abîme infini de temps qai semblait les approcher de l'éternité. » Bûss. « L'homme considère avec curiosité les sMsui presque infinis dont il est environné de toutes parts. » Fin. « Il y a entre telle et telle conditùn un àbime d'intervalle si immense et si profenâ, que les yeux soufl'rent de voir de telles extrémités se rapprocher. > Labr. « Une fatale réTolntbo entraîne tout dans les Mmu de rétêraité :1« siècles, les générations, les empires, tout n» perdre dans ce gouffre ; tout y entre et rien n'es sort. 9 Mass. — Abîme désigne ce qu'il y a de plus vaste, de plus étendu, mais sans l'idée funeste de destruction attachée à gouffre. Les Utiments sont des abîmes (Acad.), on y dépens énormément, mais non pas tout à.lait en vain: au lieu que dans le gouffre du jeu les fortooe vont se fondre et se perdre (Mass.). Dans m abîme de malheurs on est au comble de IIoIk* tune; dans un gouffre de malheurs, qnoiqK peut-être l'infortune soit moins grande, moias signalée, on soufire davantage, on est en praei des maux plus sensibles, plus dévorants : Maritt, i Minturnes , se trouve dans un abime de misé» (ROLL.); le mauvais riche en enfer est daose gouffre de tourments (Mass.). On dit an sMae de délices (Fén.), et un gouffre d'boimr (Corn.). — D'ailleurs abîme a cela de particoiier, qu'il s'emploie quelquefois en parlant de chfl» difficiles à comprendre, où l'esprit se perd j; trouve pas de fond. Un dbîme de ténèbres (FiiA un abîme de mystère (J. J.); l'infini est nnsMw pour l'esprit humain (Acao.). « Voulons-nous p^ nétrer dans ces abîmes de la métapbysiqiM qc n'ont ni fond ni rive ? 9 J. J.
Que sert i mon esprit do percer les aAts Des mystères les plus sublimes? Bac
PRÉCISION , ABSTRACTION. SéparatioO &^ par l'esprit dans la oonsidération des objets.
La précision sépare des choses véritabieiBei distinctes, et empêche qu'on ne les coi^oo^: c'est une sorte de discernement, de distiocliai exacte. < Il ne faut pas s'étonner que Renier w» ait raconté plus exactement qu'aucun sotre le différences des sectes de son temps. La preaièR dont il nous parle est celle des pauvres de Ip^' et il en rapporte tous les dogmes jusqnes ai' moindres précisions. » Boss. « Il faut receroi' avec respect ce qu'enseignent les prêtres, siv prendre garde à ce qu'ils font. Mais parce que le conmiun des hommes n'est ni asses spintael,fii assez équitable pour faire cette prédsù^i^ juge communément de l'un par l'autre. > Boai».
L'olwtracltoii, au contraire, sépare des choseï réellement inséparables, et les examine i ptf<indépendamment les unes des autres; c'est i0| sorte d'analyse mentale. « Le peu d'étendue* notre esprit fait qu'il ne peut comprendre p«» tement les choses un peu composées, ^I^.'^ considérant par parties , et comme par les diTfl* faces qu'elles peuvent recevoir. C'est ce <ni«8 peut appeler généralement eonsaitreparsof^'*^
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
on. » P. R. « Ainsi par une nouvelle perfection ' oraison il faudrait adorer Dieu dans une abraction de tous ses «déorets , par conséquent ins une ahitraetion de Jésus- Christ même. » oss«
La précision , de prxddere , retrancher, est un QTet de la justesse et de la netteté de l'entendelent , qui écarte tout ce qui est étranger ou snerflu : elle convient partout , dans les affaires mme dans les sciences. Vdbstraeîion , du latin bstrahere^ tirer à soi en arrachant, marque effort d*un esprit spéculatif pour détacher des tioses, par une espèce de violence de la pensée, n point de vue particulier. — La précision père le dégagement, l'épuration des idées; ce tôt ne se prend qu*en bonne part; ce qui est réds est clair. Vàbstraeiion produit des idées ictices, d'une entente difficile» parce qu'elles ne [>rrespondent pas à toute la réalité , à la réalité ille qu'elle est; ce qui est ahsiraU peut être iibtil, insaisissable à l'esprit, faute de rapport vec les perceptions des sens. Une idée précise st démêlée de toute autre , et par conséquent istincte ; une idée abstraite est une idée simple, ,ui peut être obscure , parce qu'elle donne une xi&tence séparée à une qualité , à une partie qui tans la réalité se trouve jointe à d'autres. Une oestiott précise est énoncée en termes qui ne ermettent pas qu'on s'y trompe; une question bstraile est relative i un si:get purement spiriuel , conmie sont ceux que traitent les métaphyiciens, les mathématiciens, les savants. • Tout e que vous venez de me dire est furieusement hstrait , et j'ai bien de la peine à le fixer devant loi. » Mal.
Du reste, jn*^cmon n'est plus employé aujour- *hui dans le sens à*àbstraction, comme désinant une faculté on une opération de l'esprit : n n*a jamais dit faire précision d'une chose , et présent on ne dit plus même faire une préci- Ion ou des pr^cictons , les sciences spéculatives i servent de précisions (Boss.). En logique nous e donnons que le nom é^ahstraction au procédé e l'esprit que Port-Royal et Bossuet appellent idifféremment abstraction et précision. Le mot reciftofi est réduit k ne signifier qu'une manière 6 faire ou d'exprimer les choses : parler, écrire , [écuter des manœuvres avec prédeion, — Et lant à précis et abstrait , leur différence saute IX yeux : précis marqtie une exposition, une incation, une détermination, qui montre juste, )t, exactement un objet; au lieu que abstrait nporte d'ordinaire l'idée de subtilité, de proodeur impénétrable , ou du moins de dispute , hypothèse, de quelque chose de transcendant qui demande une grande contention d'esprit. U ne s'agit pas ici de disputer si Dieu pouvait «olument créer l'homme mortel. Indépendament de ces questions abstraies , et en regardant alement les choses comme elles sont établies ins l'Ecriture , il est certain que la mort y est arquée comme la peine précise de la désobéis- Bce d'Adam. » Boss.
PHEDIGTION , PROPHÉTIE. Annonce des choses tttres.
Pr^dictton n'iyoute. à cette idée aucun acoes-
soire. Lespr/dtcttofi» sont faîtes par toutes sortes de personnes , savants, astrologues, fées, devins , aruspices. La Bible rapporte les prédictions de Joseph à Pharaon (Boss.), et l'Evangile lapr^diction du vieillard Siméon à Marie (Boss., Mass.) , ainsi que les prédiaions de Jésus-Christ touchant la ruine de Jérusalem et la conversion des gentils (Booro., Fin., Boss., Mass.)- Les apôtres eux-mêmes (Boss.) et plusieurs saints ont fait des prédictions (Bots.). « Les pr^dtctions des oracles étaient comme celles de Talmanach de' Liège.... » Volt. « Les Chaldéens et les sages d'Egypte, et surtout cette secte de philosophes indiens que les Grecs attellent gymnosopbistes , étonnaient les peuples par des prédictions trop précises pour venir purement psr la connaissance des astres. » Boss. « Catherine (de Médicis) , qui croyait aux astrologues , les avait mis en vogue i la cour, et ne s'en désabusa pas , quoique toutes leurs prédictions s'en fussent allées en fumée. > In. « La mère (de la jeune fille) qui comptait sur les pr^dtcNofU de la fée la regardait déjà comme une reine. » Fin.
Les prophéties sont les prédictions des prophètes, des prédicêions révélées i des prophètes. Les prophètes étaient chez les Juifs , avant la loi nouvelle , des hommes choisis de Dieu pour apprendre d'une manière plus ou moins enveloppée l'avenir à son peuple, surtout pour ce qui regardait les destinées de la nation et la venue du Messie. Ils ne parlaient point de leur propre mouvement ; ils recevaient l'inspiration de Dieu et étaient des instruments entre ses mains, f Ëlie montant au ciel promet i Elisée seul son double esprit de sèle et de prophétie. » Mass. « Jérémie voyait que ses prophéties ne faisaient qu'accroître les péchés du peuple. » Boss. c L'esprit de prophétie ne quitta point Jonas dans le ventre de cet énorme poisson. » In. Quoiqu'il n'y ait point eu de prophètes chez les païens , on appelle quelquefois prophéties les prédictions de» personnages, comme les sibylles, Cassandre, qui ont passé pour être inspirés. Depuis Jésus-Christ il y a eu de faux prophètes et de fausses prophé^ ttet, d'abord à l'époque de la prise de Jérusalem, et ensuite vers le temps de la réformation.
On oppose très-bien les prédictions de Jésus- Christ aux prophéties des prophètes , et en général les prédictions aux prophéties , comme quelque chose de plus moderne à quelque chose de plus ancien. « Indépendamment des anciennes prophéties tX die ses propres prédictions, Jésus* Christ fait entendre à ses apôtres et leur explique comment il 'était nécessaire que le Christ souffrit. * BovBD. « U y eut de tout temps de tels imposteurs, et non-seulement des misérables qui faisaient des prédictions^ mais d'autres misérables qui supposaient des prophéties faites par d'anciens personnages, » Volt.
Entre les prédictions de l'almanach, dont quelques-unes sont fondées sur des calculs certains , celles qui concernent les éclipses , par exemple , y en a^-il que U, crédulité populaire prenne encore pour des prophéties , comme au temps de Nostradamus ?
Quand ces mots expriment nos conjectures sur
DEQXltaiB PARTIE t
lei évéatmeata ott Tiisoe dat^ afflôres d«-]à m, pi^iiîeltoii las ropréstate comme élaal le frait de cartaios calculs, et propjWtta, comsie de pur» praaaentiments. Les aruapices ellea astrologuet' avaient fait ua art de IkprëdietUm. Les prophètee amient le don ou Tesprit de propà^iie.
Prtfdtctûm ayant du rapport à. un verbe, prm* dîcére, prédire, s'emploie bien avec le nom de la diose prédite pour ré^^tmn. La prédietimi d*ttne éclipse, de l'avenir (Mass»), de la, demiàr» car tastrophe de l'univers ( Boas. ).
PREMIER, PRIMITIF , PRIHOEIUAL. Ces trois mots ont la même. racine, le latin prtmus , et lesdictionnaires les dé&nisaent Ton par l'autre; ce qui prouve suffisamment leur synonymie. On dit éfpabment* et sans différence bien apparentCi les pnmUres montagnes, les montagne» primitives^ et les montagnes prtiaordtalef (Buff.)»
premier est un adieclif ordinal : il ne fiait coninaltre les choses que relativement à leur ordre, à leur rang, sous le point de vue du temps ou de l'espace ; c'est un terme abstrait qui manqua, l'époque ou le lieu. Les premiiru montagnee sont les plus anciennes, ou callea qui sont devant: les antres, celles qu'on rencontre d'abord. « Dès le temps de la première chuta dee eaux. » Buff. La pr$mière ville qu'on tronva en antiMt dans' le royaume (Acun.).
P-rimùif et primordial ^ au coniraife, Baa$ des adjeotifa qualificatifa, qui. ont plus, de rapport entre eux qu'avec le premser. Oatre qu'ils se mettent toujours après le nom, à la différence de ptemiêr^ dont la plaae d'ordinaire est avant, iU font considérer les choses^ non pas extérieurement, mats en elles-mêmes;, ils n'expriment .pas o4 elles sont , mais ce qu'ailes aoBt. .
Us tUff&reat néanmoins.
Primitif est un mot simple ,. un radîcallavae. une terminaison' qui déeigoe la faculté^ l»pnK priété, l'état.. Prfmordta^ est. composé de la racine commune , primui , et d'un autre mot latin , oedium ou ordia , qui signifie commeocement ou origine. En sorte que ce-q^i estpn'iaifs/est tel, a telles propriétés, est dans tel état, et ce qui est primordia/ est. de première origine. on de première formation. Les. montagnes prtmtltaaf-, comme les races prtmilteea, comme lea. langues primitives^, sont les montagnes natives ou de nature, avec les qualitési du. commencement, les mantagnes telles qulellee sont en sortant des mains da la nature, et avant d'avoir été changéesrOU< modifiées^ Lee montagnes prtmordûiks. sont les premières qui aient. été produites. On décrira. la forma primitive de la terre (Boff.) ; on racontera comment la terre a reçu sa forme jin'monitaie: (B(7ff.). Le fer, l'argent, l'or, l'aimant primitifs (Boff.), ont telles qualités originelles auxquelles le motprtmia/ (ait penser; le.fer, l'arigent, l'or, l'aimant primordiaux (Buef.) sont ceux de ces métaux qui ont été. les premiers formés awaain de la terre.
En conséquence, l'épitbiètadefHrtflM^i/'sIappUque mieux aux qualités, parce que d'ordinaire on ne les» conçoit paa comme ayant une origine:, comme recevant une forme. « L'attraction est. un&psDj^M primi<w»b..»<BffSF..a.Le.blano..pa-
ndt ètre-la ooaiêvr primiNae de la nature qM le climat et sa nature altèrent et changent, ib. Par una raison semUable , on dira la clnknr primiêive éa ^obe(BsFF.)i le feu prttitft'f .>.), un devoir primitif (Mass.) , cl non pas priaofw dtoi. PrrâioraKai^ convient aealemeDt<iaaDd a est question da matières^: roches, susses primordîafst (Bdi^f.). — «La lumière peat se diviser en sept faisceaux primordma dont efaicoa est: le véhioalft immuiibla d'un» ooalenr ptim Hve, • T0L.T; « L'émeril peut être mis an naffibn des mines primordiaiee fimnéés par la feupri^ flttlif. > Bvff.
Qaelquefais primordtot ne. sa prend pas dus le sens passif, pour signifier de première origioe, mais dans le sens actif pour indiquer es qui cooetata^ attesta ou explique la première erigine, cad'où les autres choses tirent leur origine» «I^ titre jnrtmordiai de cette donation de Cbarlemignax an saint-siéga n'a Jamais paru. * Volt. c Toiiias les couleurs nous viennent du mèlangi des sept couleurs primardiaies. * lo. « Il bot chaiehar la fondement da cette justice dans la là primiUve da la nait»re<iui veut que le fUs^icois l'être de son père<et qua le père revive danses fils» Las lois civiles ont imité cette loi prtsup' dtaif. » > Basa. « Le noyau de cette montagne etf sa4U'douta4a^fer primordiai produit parlefn prtvwcif, duquel lea autres métaux ferrcgiotoi ne sont qaa des exsudatians, dès ooucrélioa, des stekatitesv » Bufp. « Le monflon est latip uniqua et) primordiale- de toutes les autres bnbisf »Ifir^ • Da qui las aninaux tiennentrils ioste oe» hnultés , siaoft de la oatne prtmonitsif, ^ principe d'action , du grand Etre qui anime tostt la nainref » Volt. « Le Verbe divin, en tantqw raison universelle, renfarrae dans sa sutotai» les idées primonKolet de tons les êtres et aie et possibles. » Mal.
Premier indique où sont lea choses, op biea le tempe où elles se sont passées. Prini^f )» fait connaître quant à toutes leurs qualité: ei primordiai quant à l'origine qu'eUes ont ieç« on qu'elles donnent.
PRBPA1IAV1F6, APPBÈt»,— APPMi»L ^ suces'Ott dispositions qui précèdent l'uéovtitt d'un .projet*
Les pn^parert^ , da prm pevrare, se proconr d'avanoe, se • rapportent à im événement futv: et\e»4ippréU^ qui coasêsteat à tenir les clK»a prêtes^ en état pour l -usage qui va en être Wannoncent un événement proebain^ On dit de prépamtifs àe guerre (Acao., Boss:, Fék.. J-^*' ROLL, , S; S; ) , et Ics eupfréts d'un oombat(V0LT., Les., La»j). On fait de loin les pré^eirm d'une guerre ou d'tm siège qui aura petit-^ lieu. «Henri IV employa quinze- ans de paiii faire>dee pr^MMtrtif^ldignes de l'entreprise qn^ médftaiH 9 J. X. « Cyro» tourna ses vues ei a marobedu côté da Babyiona, non pow TaW* quer encore, mais pour faire da loin lesdi^ sitionaet lea pn^paiwli/^du siège qirtl méditart » RoLL. Mais on se hâte de faire les oippréuà^ guerre ou dMin sîégaqui va commencer îBxm' nent. « Rien ne'les embarrassait , pas mêmei» mttrmures> de là tatlen, quHayait arecp»»*
SYNONtHES À BADICAUX DIVERS.
les apprêts à*hne garnfe prochaine avec fEspagûe. » S. S. « Crésus fit dresser ses machines contre* les rourailles comme pour Tassaut. lîais pendant qu*il amusait les Sàrdicns par tous ces apprêts i la nuit suivante il se rendit mattrè de là citadelle. » Koll. — Ou hîen les préparceîifi sont Ite mesures les pi as antérieures à Tévénement, les premières, celles par lesquelles on se procure lès choises nécess^aires, de manière k n'être pas pris au dépourvu , à ne pas manquer de ce qu'il faudra avoir au moment d'agir. lies apprêts , au contraire, sont des mesures voisines de l'événement^ oui y touchent de près , qui disposent tout pour ramener aussitôt. Les préparatifs d'un îestin se font plus ou moins longtemps à l'avance par Tassemblage des meta et des ustensiles nécessaires ; les apprêts se font peu avant qu'on se iiîette à table par Tassaisonnement et la cuisson dès mets ainsi que par l'appropriation des ustensiles.—Les préparatifs supposent de la prévoyance, produisent un amas, une provision, quelque chose d'titilè; les apprêts demandent et impliquent de' Tatttotion , du soin, et aboutissent plutôt à q;jel4ue cho&e d^gréable. Aussi ditK)n les prêpcemîfs d^une opération de chlruti^ie (ACad.) et les apprêts d'une parure (t. J.) ou d'une toiletté (J. B: Roirss.) ; des préparatifs de guerre ou de voyage , et dès apprêts dk noces. « Tbus ces grands préparatifs persuadèrent à l'amiral qu'on voulait tout de bon faire la guerre au roi dfEspagne.... La reine de Navarre mourut le 4 juin à Paris, où elle était venue pour faire les apprêts de la cérémonie (da mariage). » Boss. c On fît les apprêts (du marfage) avec toute la tfiagnitfcence convenable à la qualfté desépoux.... Les préparatifs du départ de ces époux furent ïiemôt faits. » Les.
Appareil diffère bien des deux premiers mots.
)CQ lieu d'être dfstributif et de ne s'employer
(u'au pitiriel , comme ceux-ci , ir est collectifet
le s'emploie qu'au singulier. St , ainsi que tous
esmotscollectifii, il est synthétique, relatif à
'appannte, à^l'aspectdes^ choses, à l'impression
)Tt)duite par leur ensemble. Les* qualifications
tes préparatifs et des apprêts se tirent des
:huses préparées ou apprêtées; celles de l'appa-
ttl, de Teffet que la vue de leur réunion f^it
ur le spectJLteur : les préparatifs sont suffisants
01 insufilsaiits , les apprêts minutieux; recher-
héi, faits en plus ou moins de temps; mais
'appareil est lugubre, pompeux, magnifi^iue,
Qperbe, terrible, effVoyai)le. « Cette paix ne
Assura pas les Athéniens par rapport au roi de
'erse. Les grands préparatifs qu'il faisait leur
onnaient de l'ombrage, et leur faisaient craindre
ue le but de ce formidable ap^^areil ne fût
'attaquer la Grèce. » Roll. — Il suit de là encore
Ue appareil , à la difTérence de ses deux syno-
Tmes, est' un tenue poétique , distingué ou de
SYit style. On dit les préparatifs (Acad.) et les
? forêts (Laf.) d'un repas , mais l'apparet'I d'un
s^in (J. X.); lès apprêté d'une mort (Volt.,
<>XL.) on d'un mariage (Les.) , mais Yappareil
U.Û trépas (Volt.) ou d'un hymen (Rac, Volt.).
Il ne mêlera pas ^^*app«treii des festins i celui du trépas. Tolt.
Quel est cet appareil terrible et solennel? I».
Quel osi donc oe«pecUicle nouveau?
Pourquoi ce livre saint, ce glaive , ce bandeau? Depuis qoe le Seigneur itf^tt^^ dans son temple. D'un waAAs^eapparrH je n*af point ru d'exemple, (isM^à JMiAet'dÉMuiMiilitf). Ras.
Préparatifs de guerre ou dé la guerre , est Texpression simple et commune : « Par une sage prévoyance . on voyait dans une profonde' paix tous lespr^parot»'/'- de la guerre. » Fbn. Àppch reil de guerre ou de Is guerre « est une expression grande, sensible, propre à relever les choses 'et à fi^apper : « Mars commençait par Ifi bruit des armes et parTapparetl frémissant de la guerre à semer la rage dans tous les cœurs, » In.
PRÉPAREll , APPRÊTER, DISPOSER, Mettre les choses dans un état convenable pour un certain usage.
JV^arer^ de pr«, parare , amasser ou acquérir d'avance, marque nn usage futur ou simplement éventuel et possible. ÀppftteTy accommoder, rendre ou tenir propre pour, de ad\ vers, pour, et dé prxsto , d'où vient prit à, près de, sur le point de, marque im usage prochain. disposer, de dis , de côté et d'autre , et de pantre, poser, marque une multiplicité de choses à ordonner pour un usage quelconque.
iV^afer apour accessoire l'idée de prévoyance; apprêter^ celle d'attention et de soin; disposer^ celle d*ordre et d'arrangement. On pr^are pour un usage qui doit ou peut avoir lieu \ on apprête pour un usage qui va avoir lieu, on dispose pour un usage qui demande l'ajustement ou le concours d'un certain nombre d'objets ou d'opérations.
Les intendants mitiuires pfq^arêfU des munitions pour une campagne phis ou moins éloignée; la veille de la baUille , les soldats apprêtent leurs armes ; le général en chef dispose le camp • les troupes , des sentinelles. De même , on prépare des subsistances et des vins bien avant la consoUmation , au moment de la récolte ; on v^ apprête les mets que quand on va les servir ; on dispose la salle ou le repas* en rangeant tout ce qui doit y être employé, y figurer, y trouver place.
Qui veut la paix se prépare k la guçrre, la guerre fût-elle encore incertaine et peu probable. Kfen de plus f&Cheux que les visites qu'on reçoit à llnistant même où on s*appf é<e à sortir. Il y a des promenades pOMv lesquelles les femmes se disposent comme pour le baL
On est" piypar^ à une chose qui' peut artfi^r, quand on s'y attend , quand on a pris d'avance ses mesures poifr n*en étte pas surpris dans le cas où elle arriverait. On est pf« à faire une chose qu'on va faire, quand* on peut l'exécuter dtos le moment et qu'il n'y a plus rien qui soit capable de retarder. Disposé à une chose se dit d'un homme qui s'est intérieurement composé de telle sorte , qui a tellement réglé ses pensées , ses affections , ses désirs , que tout en lui y tend, y incline ou s'y porte.
PRÉROGATIVE, PRÏVTLÉGB. Ces moU donnent l'idée de quelque chose dont jouit à Texclusion des antres un ordre , un corps , une magistrature , ou un simple particulier. A Kome les pa-