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Ce sont eux que l'on voit, d'un discours Insensé , publier dans Paris que tout est renversé. Boxu
PUNIR , CHÂTIER. (SÉVIR , PAYER). Paire subir iclque peine à quelqu'un qui a commis une ute,
La punition peut venir de nous-mêmes , d un pal, d'un inférieur, ou même du seul événeent des choses. Un gourmand qui éprouve des digestions est puni paj où il a péché (Acad.). Chci les Carthaginois , les armées qui avalent é battues mettaient quelquefois en croix leurs jnéraux , et les punissaient de leur propre lâleté. s MoNTESQ. Le châtiment est toujours hi-
fligé par un supérieur. Las pères et les maîtres
sont assez souvent punis par l'ingratitude dee enfants et des élèves, de la faiblesse qu'ik ont eue de ne point les châtier.
Lorsque punir, et c'£st le cas le plus ordinaire , exprime aussi, comme châtier, l'action d'uno personn/d sur une autre qui lui est subordonnée , il n'annonce d'autre intention que celle de faire expier le crime par la souffrance. C'est tout ce qui résulte de l'étymologie de ce mot : puntre pour pcenire , de pœna , peine , tourment , expiation. Mais châtier t lutin casiigare, de eastum agere^ rendre pur, irréprochable, bon, marqua le dessein de rendre bon ou meilleur celui qui subit l'action. Qui aime bien , châti > bien (et non pas'puntt bien), dît le proverbe; nouvelle preuve de l'intérêt que porte la personne qui chdxie & la personne châtiée*,
On fmiiil en rendant le mal pour le mal, afin de tirer vengeance , de donner aatisfaction à lu lot offensée , de faire un <xem(>le , mais point du tout afin de corriger la personne punie. « Diay n'ast pas mcins Dieu quand il afflige et quand h punit, que quand il console et use d'indulr gen«e. yPASc.A Dutt rend le mal pour le mal, le sii^pUee pour le péché . quand il pu»i$ les pécheurs ûiapéniUnU, parce qu'U est juste. » Bot*. «Pieu «oodamne le «èle qui cherche à pw^ir plutôt qu'il eorriger. » Mas». * En imposant la reiiait« comme une peine publique à certain» prêtres impénitanU , nous voulons les punir ^ noua n'espérons pas de las corriger. » In. « Les honœw ont oublié Dieu.... Ils sont punâ, «ans êtra eorrigéSt p Fb». « U Cillait essayer dtf oornger œ i«i>ne banwae, au lieu de le punir. » Voi.?. La eorwciiou, au contraire, est le but unique du ^Mlimenf . « Vaus avez besoin de croix aus« bien qua moi. Oh ! qu'il est bon de nous cMlttr pour noua oorriger l » Fin. « On châtie un homme qui a fcilU , parœ qu'on veut lui &ira coooaUt« sa faute pour la corriger. » Bose. « Seigneur, vous ne cessiez de châtier mon cceur, y opérant aana cesse par une sévérité miséricor^ diause des remords cuisants.» Mass. « Dieu, pour fléchir mon cœur reUUe, et pour me faire rentrer dan» le devoir d'une obéissance filiale, m'a chA^ié par des adversité» et des souffrance».» BouRP. « Le Seigneur, noWe Dieu, pour noua cMÀier et nous corriger, s'est mis pour un peu de temps an colère contre nou»« * R01.L,
c Souffrons avec amour et confiance ce que les impies souffrent avec révolte et désespoir. Quelle différence entre ceux que le père châtie comme ses enfants bien^més, et les ennemis aui sont punis sans con»olaUoa et sans espérance! » FA». « J'ai mal usé de ma santé , ô mon Dieu , et vou» m'en avei luetemant puni. Ne souffrez pas que
j-use mal de votre |>untfion. Faites que votre grâce me rende tos i^âiimenU salutaires. » Pasc II feut savoir cMtier à propos , et punir eu proportion du crime.
La tendra»»» éhêLie, U jurtice puniA, Dot U suH qu'en général eWlier signifie quelque chose de moins rigoureux. « Il faut lui apprendre (ft J. J. Rousseau) que, si on chérie légèrement un