‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 383 sur 444 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

femmoT » Makit. < D&ns 1« plaidoyer d« Ckéron pour Muréna les qwUitét da coBur se font admirer encore plus, que les êalenti de Tesprit. • RoLL. « M. le Prince avait hérité des grandeurs, des lumières du prince dei Condé , des rares kilenii de son esprit, et de tes qualUét héroïques. » Booan.

Les quàliUê penrent «roir été apportées en naissant ou contractée^ par rhabitnde; les la- Unie sont plutôt des dons de la nature. « Que la natnre nous ait doués des plus belles guolil^x, ces qwêlités natarelles sont des uUenU , mais il les faut cnltiver. » BovaD. c Dans le chien, les UdenU naturels se réunissent aux quaHité» acquises* » Bunr. c te' chien de berger est de tous les chiens celui qui a le moins de qwUitéê acquises et le pins de uUentt naturels, s In.

QUAND , L0K8QUB , €0S1IE. AdvorbU de tempv.

Entre quand et l&ftque la diffàreiioe est bien simple et Uen évidente. Quand est général, vigue, hypothétique, relatif à un fiit possible ou idéal. En effet il s'emploie seul toutes les fois ^'il f a doute : Quand viend«e»*vo«sT A quand la partie T Je ne saiï quand je pourrai sortir; j'irai vous trouver, mais Je ne puis dire quand; quand on découvrirait votre démarche, on ne pourrait la blâmer. « C^est presque toujours la faute de celui qui aime, de ne pas coonaftre quand on cesse de l'aimer, » Larocb. s On ne peut rien apprendre qui nous instruise quand, comment, de quelle manière, et pourquoi les anges ont été créés. » Volt. Au contraire , lorsque est précis, positif, historique, relatif à un âiit réel : lorsque Alexandre pénétra dans llnde (AcAD.) ; lorsque le siège de l'empire fut établi en Orient (Mostesq.) ; lorsque Auguste eut conquis Vfigypte (ID.); lortque je làs un instant votre voisin (J. J.) ; lorsque SaQl fut déclaré roi (VoLt.). ^ Quand y quandOy annonce un temps on un fût e» question ^ quelconque , indéterminé , incertain; et lofsquej alors que, à l'Aewns que, un temps ou un fait particulier, fixe, positif, assuré. Si vous venez, apportez-moi telle chose quand vous viendrez; puisque vous devez venir, apportez-moi telle chose lorsque vous viendrez.

Dans les propositions générales où il est ques^ tion , non de ce qui est arrivé , mais de ce qui peut avoir lieu ou de ce qui a lieu parfois, où on parle d'une manière absolue, indépendamment des cas ou des événemeuts particnli^rs, quand est le seul moi qui convienne. « La première chose qui s'offre à l'homme quond il se regarde, c'est son corps. » Pasg. e Quand on se porte bien , on ne comprend pas comment on pourrait faire si on était malade. » In. « Quand nous vou^ Ions voir, il faut ouvrir les yeux. » Boss. « Quand on veut se prévaloir de la décision d'un légi^ateur f il iàuC que cette décision soit précise et claire. » Volt. « Quand nous sommes las-d'aimer, nous sommes bien aises qu'on nous devienne infidèle. » Lakoch. Mais dans le» propositions panicvUères , où il s'agit de oe qui s'est effectv- Tement passé , où Ton raconte, c'est larsquw qui doit être préféré. • Les aneiene n'avaîenVils pas sttjet' de dire que tous les carpe eormptiblek

'. étaient renfermés dana la sphère dn ciel et de U lune, lorsque , durant le cours de tant de sieclo, ils n'avaient point encore remarqué de comi;». tion s ni de générations hors de cet espace? Mais ne devons-noua pas assurer le contraire, lori^ toute la terre a vu sensiblement des comèia s'enflammer , et disparaître bien knn &a deU k cette sphère T » Pasc c Êzéchias ne se rendit ;« moins célèbre lorsqu'il assembla les lévites pc? les obliger à purifier le temple. > Boss. cil pani! certain que Ior#que Arbace révolta les Mèds contre Sardanapalj, il ne fit que les affranchi:.! Id. « Tous ces contes furent écrits dans des p^ tas , et entièrement ignorés de l'empire roc2<i Lorsque ensuite les moines furent établs, \i augmentèrent prodigieusement le nombie de es rêveries. » Volt, c Les Romains reçurent tj leur ville les dieux des autres pays; mai s hn^ les étrangers vinrent eux-mêmes les rétablr, i Les réprima d'abord. » Montbsq.

Cowumê est très-propre k éclaircir et à co^mer au besoin la distinction ci-dessus éiaîj car, sans être synonyme de quand, il M'i lorsque , dfont il pos6èd« à un degré supénwif caractère distinctif, étant encore plus ^wàtr, plus déterminé que lui. Vous direz en géoen quand on entre, c'est-à-dire, si on entre, tôs les fois qu'on entre, à l'église, on doit être :»• peetuQUx; ou, en parlant de l'habitude,^: a conduite ordinaire d'une personne : qu»i i^ entre à l'église , elle est respectueuse. ïbk dans une occasion particulière on dira : krr;« cette personne entra dans l'église , elle ténk^' beaucoup de respect. Que si on veut hut' plus rigoureusement encore qu'au moment leâK de l'entrée d'une personne dans l'église, tel ëf^ nement eut lieu, on se servira de comme : tcwi ello entrait dans l'église , je l'^ordai , le pieii glissa, ou autre chose semblable. « Poopa^^ fut arrêté à huit heures, comme il seleni> S. 3, « Alcée, qui était auprès de PisislnU.' soutint comme il allait tomber. » Fzk. < C^ je fermais la lettre que je vous ai écrite, je '^ visité par H. N. » Pasc. • Comme on \ti»f au supplice ,... » Boss. « Comme nous pïtiat pour noiis en retourner,... » J. J.

QUERELLER , GRONDER , — GOUBlUiBS VAKCER. Maltraiter de paroles.

Quereller marque plus de bruit que gronitr,^ annonce de l'aigreur : qui querelle éclate, t^ pête ; qni gronde murmure , fait un bruii joyri-

Pendant ces moU l'époux groûM i part Ni. Magêelelne est en un courroQx eatrAme, Qmerelle Pierre, et lui dit : Ifalbenreoi! Tu ne seras qu'un misérable gueux Toute U vie I ï^'

— On querelle en public, ouvertement .; «Cla> bule disait qu'un homme ne devait jamais cïî* eer sa femme ni la quer eKcr devant le* ^ gers. » FéR. Maie on gronde da« l'intima-

De ces miria ««**'«»

Qui jamais sans ^y^Éi^i* ne mieiMeat eb^

TaRt qve le Jour est long, il grtmie eetre i«^ Voua êtes irrwf moi toqjouss proie i r**^'

SYNONYME» À RABiGAUX DIVERS.

i« puais tonte sotte slors qo'oo mo §ÊterelU,

Reoii.

- Le quertUtur est un emporté ; le grondeur^ ua

rognon.

Voir on prince emporté.. «•

Qui, dans les soii» |aloei oA son Éme se noie,

QuêrelU également mon chagrin et ma Joie. Mou

vtt% le Diitrait de Regnard, Mme Grognac tmde sans cesse sa fille et ses valets. — En un ns, quereller enchérit sur gronder ^ puisqu'on tereUé à Toix haute , vivemenlf en faisant des aintes, en poussant des cris, et qu'on gronde demi-rpii, entre ses dents : « Tiens, ma Julie, t>iide-moi , ftierel^e-moi , bats-moi ; je 80u£Erirai ut , mais je n'en continuerai pas moins à te dire t que je pense. » J. J.

On querelle tout le monde , tqut le monde poumt être l'objet de notre humeur et de notre spit : « L'abbé d'Andigné nous conta tout ce le je Tiens d'écrire ; ce ne fut pas sans le que- Uer avec dépit, d'avoir brûlé de si précieux émoires. s S. S. On ne ffronde que les penonnes mtre lesquelles on ne crie pas fort , les mis , les irents, et, ce qui fait qu'on les gronde, c'est intérêt qu'on leur porte plutôt que l'envie de ispater, de décharger sa bile : « Quand nos mis nous manquent , il faut les grûnéêf, » . J.

On querelle qui peut «e défendre, répandre, itrer en querelle ou en dlseussion , soit par sofi iiig. soit parce qu'on nt lui impute que des irts imaginaires ou trèff-faibles. Cest ainsi que, e sachant plus à qui i^en prendre d'une chose , Q querelle le sort (Mol.); c'est ainsi qu'on qm-^ jlle les malheureux pour se dispenser de les ai'ndre (Vaut.). Au coutraife, on a loejours t>tt de gronder , soît paroe qu'on a Ifkntoritè, STi^riorité , soit parce qu'on se fond* sur des iefs incontestables ou de eonséqtssnor. Un ari , un père, grondent k Feccaiton de fliutss >miiiises , dont ils espèrent prévenir k iretour. -Quelquefois on querelle oomme on ehJeane, onr rien; on ne gronde guèns esni un sujet, mince qu'il soit, sans rabon an moine app»mte.

Gourmanâef , e'est queRilef on gronder nvec iireté et impérietnement, comme onftiitàréird d*un cheval qu'on mène rudement après ivoir gourmé ou à l'aide de la gourmette* On ')urmande , non pas seulement comme on ^ns- 'lie y d'une manière vire et emportée, mais en

à la vigne (vendanger).... Madame d'Orbe se charge de faire avertir et tancer les paresseux. i»

Un paysan son seigneur offensa :

L'histoire dlt^ioe c'était bagatelle; Et toutefois ce seigneur le tanfa VoTi mdement. Lif .

tJn jeane ennint dans l'eau se laissa choir.... Le magisler, se toornant i ses cris , D'un ton fort grave à contt'e^temps s'aviM De le ianeet. In.

« En chaire on ose bien tancer de petites faiblesses et des fragilités communes; mais les passionti désastreuses « les fléaux politiques, qui ose les attaquer? s Maric.

i*ai voulu prendre un peu de liberté.

Ciell comme elle a taneé ma hardiesse! Volt.

(QUITTER, ABANDONNER, RESONCER. Ne pas

tenir davantage à une chose, cesser de la garder, de s'en occuper ou de la demander. « On n'était reçu dans l'Eglise qu'après avoir renoncé au monde. Entra ces deux partis on quttlati celui-ci pour entrer dans celui-là : on ahandonnaU les maximes de l'un pour suivre celles de l'autre. » Pasc c Les thérapeutes ohandonnenf leurs biens à leurs parents ou à leurs am.is ; ils quttrsnl leucs pères, leurs mères..*; ils renoncent y en un mot, à tous les atta^ments terrestres. » Cond.

initier et abnndofuter se distinguent nettement de renoncer. Ils peuvent exprimer une action tavolontaire, et se rapporter à ufte position mauvaise aussi bien qu'à quelque chose d'avantageux. Cufttsf et obnudenner une position, une étude, un dessein, un ouvrage, marquent le simple fait de ne plus s'y adonner, et les choses ainsi qeàttiee ou nèondonn^es peuvent être d^aisantes ou nuisibUe. Au contraire , on renonee toujours volontairement, expreasénoeot , avec quelque peine, à quelque choee qui est cher ou qui doit l'Mre. Ce n'est plus seulement une séparer tîon, c'est un sacrifice. On renonu à regret, en se faisant une sorte de violence, mais résolument , & une profession, à une étude, à un dessein, à un ouvrage qu'on aimait, ou bien qui rendait ou prometteit beaucoup. On renonce au plaisir, à des sitaohements , à des espérances. « Il n'est^ pas si làcile qu'on pense de refioncer à la vertu : elle tourmente longtempi eeux qui rudandonfien». » J. l^ « Le», jeunee Athéniens fntilaiMl père et mère , et renon^tenf à toutes leurs parties de phiisir pour s'attacher à Socrate et pour l'en* tendre. » Roll. « Christine, reine de Suède,

aîlre , sans ménagement , dfune munière deep'

que, inflexible, impitbyable. C'est ainsi que vint à Paris. On admira en elle une jeune reine ,

acien et Boileau ont (/otirmancRT les vices (Fé«,, qui à vingt-sept ans avait remincé i la souverai-

oïL.)- «* (Tounrnmdsji-tons vous^'mênMr sans lié sur la vie molle , oisive et afonsée. » Tt». C'est ainsi que Ifontaigne gowrmemde si forte>ent et si cruellement la raisou dénuée de la i, que.... » Pasc. « Alcestô ne peut supporter s vices des hommee et les gawWfomde ateo une greur intraitable, t Lab. « H est fort impéeux y 0 veut gourmand/tr tout' le monde. »

Tanmer est funâier. H ne se dit que dans la nv«fB8tion, ou en plaisantant, ou en parlant ï lègetv dèAïuflr. « On se nasMobl» pour aUar

noté dont elle éUit digne, pour vivre libre et tranquille. Il est honteux aux écrivains protestants d'avoir osé dire, sans la moindre preuve, qu'elle ne qetiita sa couronne que parce qu'elle ne pewaitplius la garder. » Volt.

Xalvvorant d^ses yeex tous lés brillants baissa. Au monde qui la quiite elle veut remoncer^ Bt duw voile pompeux d'une haute sagesse De ses altmits usés déguiser la faiblesse. Mol.

La diftérenee entre quiUer et abandonner consiste en ce qu'en qtntte de toutes les maniérée, t» Uen qu'on n'okuMkmne que pas intioucianCe

DEUXIËVB PARTIE :

ou par mollesse. « Il fout quitter tout ressentiment.... Voudrais-tu iû*abandonner, Scapin, dans la cruelle extrémité où se voit mon amourT » Mol. c Nous sommes assurés qu*apTès avoir été si favorable à ses enfants ingrats, Jésus-Christ ne nous abandonnera jamais qu'après que nous l'aurons abandonné, et que sa grâce ne nous quitte jamais la première. » Boss. « S'il y en a qui m'ont abandonné comme des ingrats et des mbérables, tu m'as quitté, comme j'ai quitté moi-même, en honnête homme qui croit avoir raison. » Ham.

Je quittai mon pais, yabandonnai mon père. Rac.

On quitte une religion , quand on cesse de la professer; on Vabandonne^ quand on la quitte

par laisser-aller , par indifléreoee; oa y rmoiee quand on la quitte formellemeat, en le décUrant, et quoi qu'il en coûte ou qu'il sa ààit coûter.

Tout homme qui va vivre dans la retraite, quitte le monde. On ahandonne le inonde par négligence , toute de prendre intérêt à ce qtii s'y passe. Il tout à une jeune fille du courage ^XHir renoncer au monde et aller s'ensevelir dansa

cloître.

Les apôtres quitUrenl tout pour suivre Jéns- Christ. Ils oboRdofifièrenf tout pour se consiciif entièrement au soin de propager la foi. 11$ r^ noncèrent à tout pour le seul bien véritibie.k salut , la félicité éternelle.

RACE, SANG; — FAMILLE, MAISON; ^ LI- GNÉE. Espèce ou classe particulière à laquelle on appartient par la naissance : race royale, sang royal, famille royale, maison royale, lignée d'un roi ou des rois.

Race est le terme commun et le plus général. Il se dit des animaux comme des hommes, en mal comme en bien; et même il i\e suppose pas toujours aux individus , auxquels il s'applique , communauté de naissance ou d'origine : c'est en se fondant sur une ressemblance de profession , d'inclinations ou d'habitudes qu'on dit de certains hommes, race d'usuriers, race de fripons, race de pédants, race de vipères. — De plus, le mot race , de radice , racine , a particulièrement rapport à la souche ou au chef : race capétienne, dérivant de Hugues Capet ; race mérovingienne , descendant de Hérovée; race des. Héraclides, Issus d'Hercule. — Enfin la race est essentiellement bonne ou mauvaise , c'est-à-dire qu'on en considère surtout les qualités naturelles, transmises par la génération.

Sang ne diffère guère de raee\ que parce que étant un terme figuré il s'emploie surtout dans le style noble, et, par suite, pour exprimer une race grande , distinguée , excellente. « Ménélas dit à Télémaque : par tous vos discours vous faites bien sentir la noblesse du eang dont vous sortez. V Fiir.

S'il en est temps encore, épargnez votre race,

Respeetex votre san^,

(Phèdre é Tbésée). Rac.

n (Mardochée) descend coomie moi

Du sang infortuné de noire premier roi....

Plein d'une juste horreur pour un Amalécite,

Baee que noire Dieu de sa bouche a maudite,

n n'a devant Aman pu fléeiiir les genoux.

(Esther). Id.

« Bon chien chasse de race, se prend plutôt an mauvaise qu'en bonne part ; bon sang ne peut mentir , au contraire.

La famille et la maison sont des roeea d'hom. mes qui ont même naissance ou même origine , mais qu'on n'envisage point spécialement par rapport à la source ou au fondateur. Ajoutez que la famille et la maison sont sociales , et non pas

naturelles. Quand on est de race royale «i sang royal , on a Ulles qualités ou tels instincts quand on est de la famiUe ou de la m» royale , on se trouve classé par sa naissance to telles de ces petites sociétés ou de ces société élémentaires f dont se compose la grande sociTi appelée nation. Ha race ou mon xony&itcGnaître ce que je suis , ce que je vaux ; n» /a»û ou ma maison indique avec quels honuDfiS naissance m'a plus étroitement lié. La nia* vient de la iwe, est dans le sang: on *w« dans sa famille ou dans sa «Mtsoii des eusp de valeur.

La famille peut n'avoir ni feu ni lieu, on» peu^étre habite4-elle une cabane. U «wwj est une famiUe qui a pignon sur rue, nn ctf soi grand, considérable, c'est par conséqjs une famille noble ou Ulustre, ou quelque ci» de plus étendu que la famiUe. < Claudius fat s tige de la familU des Claudes, qui se distJDfJ entre les plus illustres maisons de Rome.» Bat a Q. Pompéius est le premier de son nom et u sa familU qui se soit élevé aux grandes chargei La maison des Pompées , qui bientôt éefia^ si puissante, n'est pas d'une plus ancienMîfiblesse. » In. Chez les Romains, « le nom man;» la maison dont on descend ; et le surnom ceq* convient à une famille particulière ou i ^ branche de cette maison,.., Tiie LiveadiJ'î* la maûon des Potiliens était divisée en Jm« familles. » lo. « Les prêtres étaient de la {^ d'Aaron.... Les rois de Juda éuient de la««* de David. » Rac. « Dès que la Suède awi»*^ des disUncUons de rang, de grade et d hoonoentre les famiUes, il devenait avantageux pourti-* qu'il y eût une matsofi privilégiée qui portât^ couronne. » Cohd. '.— D'aiUeurs, familU o^P

I . Si on en crott l'Académie, le mol de «»(* » s'emploie point en parlant des grandes ne» w j tiquité grecque ou laUne , et on lenr doonep exceplion le nom àe familles, C'esl là ooe i*^ que rien ne jusUfle et qui est démenue P»^'*^. n Alexandre ne croyait pas IravaiUer V^^, laines j ni ruiner sa «««» par •«•^^^^JT^tf Boas. « Yespasien se moqua pdbaqu«i"«i» *

SYNONTHES À JUDICAUX DIVERS.

9 membres, le contenu; et mai<on, le eon* nant, ce par quoi la famille paraît ou brille us ou moins. Une famille est nombreuse, sureuse, honnête; une maison est grande, acienne, souveraine, auguste. Les famiUet épuisent, les maisone tombent. « Ne leur imnmez-70us pas, Seigneur, ces caractères de laJheur et de désolation qui vont tarir la source es familles j qui amènent les disgrftces édaintes, la décadence et l'extinction entière des taisons P » Mass. La ruine d'une famille excite otre compassion pour ceux qui en sont les vie- [mes. La ruine d'une maùoirvous représ^te la bute d'un grand édifice , ou l'extinction d'une rande lumière. « La médisance flétrit des faciles et humilie des maisons. » Bouan. Qu'un ersoonage vienne à mourir, sa famille le pleure, a maison est en deuil. Sous la tyrannie des 'rente, < chaque maiion était en deuil, chaque %mille pleurait la perte de quelque parent. » lOLL. Une bonne famille se fait estimer par ses lœurs, sa politesse ou son union; une bonne laûon se distingue par l'éclat du nom, des lires, des emplois ou des exploits. « M. de Laaoignon naquit d'une des plus nobles et des )lu8 anciennes maisons du Nivernais , qui a souenu dans le parlement la gloire qu'elle avait cquise dans les armées.... Mais ne louons de sa laissance que ce qu'il en loua lui-même , et di- OQs qu'il sortait d'une famille , où l'on ne emble naître que pour exercer la justice et la harité; où la vertu se conununique avec le aog, s'entretient par les bons conseiU et s'excite irles grands exemples. » Fléch.

Lignée , ce qui est en ligne , ce qui forme une le, une série, a cela de particulier qu'il marque filiation, la descendance^ les enfants. Une ice, une famille^ une maison est ancienne; on leurt sans lignée , ou sans laisser de lignée. La ee, la famille et la mcnson se compose plutAt ec ancêtres, et la lignée n'est autre chose que i postérité, mais la postérité formant une halDe , susceptible de se rompre ou de se coninuer. « La naissance du prince de Galles causa e la joie en Angleterre , par la satisfaction de oir continuer une lignée dont ils pussent tou- )ors menacer leurs rois. » S. S. — Outre cela , ^ lignée, comme la branche, est presque touiurs relative ou opposée à d'aulres. « Dans la 'gnée où s'est conservée la connaissance de 'ieu, on conservait aussi par écrit des mémoires es anciens temps. » Boss. « Le landgrave , connut de la lignée des princes que lui avait donnés & première femme , ne recherchait dans la seonde, que lui accordaient les réformateurs, û'un moyen d'assouvir sa convoitise. ■ Id. lUPlÉCER, RAPIÉCETER, RAPETASSER. Racommoder un vêtement en y mettant des pièces. Rapiécer exprime cette idée simplement. Ra-

^iiparune fausse généalogie, voulaient faire remonîr la Hte/jo» jusqu'à Hercule. » Roix. « Galba dit i ■^aon : Si je tous adoptais, il nous serait honorable , moi d'admettre dans m^ famille un descendant de ompée et de Crassus; i tous, d'ajouter à votre noi«S8e celle des maUon» Lutalienne et Solpitienne. s • J.

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