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DEUXIÈME PARTIE

Bifarre s'emploie plus proprement au physique , en parlant de l'extérieur , de la forme , et , dans le sens abstrait , il dénote un ridicule plutôt qu'un défaut , une manie plaisante ou inoflenstYO, une irrégularité qui excite à rire, plutôt qu'un dérèglement odieux ou un mal qui inspire la crainte. Couleur, forme, habit, plumage, mode bicarré (Jlcxd.). c Comme il est accoutré! son habillement est bixarre, » Dbst. « On ne peut employer avec plus de goût un habillement plus hixarrB. » J. J. « On trouve en Lapqnie une race d'hommes d*une figure hixarre. » Buff. « Les femmes sont des animaux d'un naturel bixarre ; nous les gfttons par nos douceurs. » HoL.

Un âne ne va point de sa bizarre yoix Défier aux chansons les oiseaux dans les bois.

Bon..

RATA6ER, DÉVASTER, DÉSOLER, RUINER, SACCAGER, FOURRAGER, INFESTER. Causer du dommage , les armes à la main.

Bavager , de rapax , qui saisit rapidement , qui ravit, qui enlève de force et emporte avec précipitation, exprime l'impétuosité et l'instantanéité de l'action. Le ravageur fond comme un torrent sur un pays et y laisse partout des traces de sa fureur. « Des peuples barbares, dit Mentor à Aceste,' viennent comme un torrent du haut des montagnes pour inonder votre ville et pour rava^ ger tout votre pays. » Fân. « Peut- on appeler autrement que fureur ce mouvement impétueux qui poussait Alexandre dans des pays éloignés et inconnus pour les ratager ? » Roll. « Aétius , qui défit Attila dans les Gaules , ne put l'empêcher de ravager l'Italie. Les lies de la mer Adriatique^ servirent de retraite à plusieurs contre sa fureur. » Boss. « Turenne permit k sa cavalerie de ravager la Lorraine. On y fit tant de désordres que l'intendant lui écrivit et lui parla souvent pour arrêter ces excès. » Volt.

Dévaster^ devaitarey rendre désert par la destruction tout un vaste pays , annonce une action qui s'applique à une grande contrée , où on ne laisse rien subsister , ni hommes ni choses. « Le czar Pierre engagea Charles XII dans des pays qu'il avait fait dévaster. » S. S. « Chirac ne mit rien au jardin des simples, n'y entretint quoi que ce soit , en tira pour lui la quintessence , le dévasta y et en mourant le laissa en friche, en sorte qu'il fallut le refaire et le rétablir comme en entier. » In. « L'empereur Charles-Quint fut obligé de sortir de ce pays dévasté. > Volt, c Des barbares, Gépides, Francs, Germains, inondèrent l'Italie. Tout l'empire occidental était dévaste et déchiré par des sauvages. « In. « Le royaume d'Allemagne ne fut pas dévasté, et , pour ainsi dire, anéanti, comme le fut celui de France, par ce genre particulier de guerre que lui firent les Normands et les Sarrazins. » Mon- TBSQ. « N'a- 1- on pas vu de ces débordements de l'espèce humaine , des Normands , des Alains , etc. , sortir tout à coup de leurs antres, tout opprimer, ravager les cités , renverser les empires, et après avoir détruit les nations et dévasté la terre , finir par la repeupler d'hommes aussi nouveaux et plus barbares qu'eux 7 » Buff.

Désoler, desolare, d'où deioïâtuc , rendu seul,

délaissé , abandonné ou privé de coiuolatios (^ latium), est le seul de ces mots qai ait un canetère moral , qui se rapporte au sentiment. Ce qui désole fait éprouver de la d^<oIa(t<m, ansort funeste, un désastre; c'est un fléau, quelque chose de déplorable. « Tant de troubles affretn ont désolé toute l'Europe depuis plus de vingt ans. 9 Fin. < D'horribles dévastations ditùlimt l'Angleterre. » Volt, c Les descendants du grud Noushirvan, indignes d'un tel père, éésoloxai la Perse par des guerres civiles et par des pimcides. » In. « Quelle place (dans CEdipt) ponrli galanterie que le parricide et l'inceste qai désolent une famille , et la contagion qui ravage u pays I » ID. « On voit ici la désolation des Iwk vivement représentée par la comparaison à'm belle et riche campagne que la grêle aurait Unies; mais on va voir quelque chose de plosiffreux. » Boss. « Dieu nous afflige des ménks misères. Tant de malheurs publics qui désdut les Etats, tant de fléaux..., ne sopt-ce pas souieii les effets de la licence des peuples? » Bouu.

La peste sévit dans le pays qu'elle ravo^^; elÀ dévaste de grandes contrées , toute une partie ds globe; dans le pays qu'elle désole eUe répand !i désolation^ le deuil, une affliction extrême.

■JRtttner, de ruina ^ ruine, chute, marque Tépuisement des ressources, l'entier appaunisKment. C'est d'ailleurs un terme abstrait qui, n lieu de peindre l'ennemi à l'œuvre, signifie fr»dément le résultat des excès de la guerre, i Ce pays est toujours désolé; le siège de la citdsiîs de Tournai continue.... Tout ce pays est tv» sans ressource par les troupes, quelque Inoof* dre que nos généraux tâchent de faire garder.* FÂif . « Charlemagne visita en personne tous îs pays ruinas (par les ravages des Normands etie Sarrazins) pour remédier k ces désordres einp^ rer la perte des siens. » Boss. « Lorsque toatii campagne fut ruinée et toutes les villes détniiteion regarda ces malheurs comme ne laissant pla» aucune ressource. » Roll. « Timoléon (w^ aux villes ruinées par la guerre tous les mof^i de se relever. » In.

Saccager , mettre à sae , c'est piller en esployant le fer et le feu , ^mme le font des mdats dans une ville qu'ils viennent de preodit d'assaut. « Cromweil rançonna, pilla i «|^' pendant la guerre, et fit observer les loispeft^ dant la paix. » Volt. « Des habitanU du Palianat se réfugièrent dans les pays voisins, ftïM que le soldat brûlait et saccageait leurpainc In. « Au même temps que les princes et les ^' rons chrétiens baignaient de sang le rojitf' de Naples , la Grèce , etc. , l'Asie éUil satto^ti par les Tartares. » In. « Les villes n'étaiect (tf moins saccagées , les villages brûlés (par les i^bares). » Montesq. « Jésus-Christ annonça <I^ des étrangers assiégeraient Jérusalem, qu'ibu pilleraient, qu'ils la saccageraient, qu'ils Urt^* verseraient de fond en comble. » Booiu). «1^ députés des alliés se plaignirent que leurs t&'i^ étaient brûlées et saccagées par les Étrusques 4» voisinage. » Roll. . >.

Fourrager veut dire aussi Élire du buli». "T non plus dans une ville où on met tout ^^^

ang pour s'emparer des richesses, de Tor, de argent et des autres effets précieux ; c*est faire lain-basse sur les fourrages ^ les grains, les loissons , toutes les récoltes. « Les soldats de loriolan fourragèrent le territoire des ennemis, oupèrent les grains et firent la récolte Tépée à ». main. » Vert. • Une partie des Gaulois se disperse pour fourrager la campagne et piller les ourgs. » RoLL. c Les Gaulois revenaient chargés e butin après avoir couru et fourragé tout le •ays. » In. c L'empereur, qui commençait à oanquer de yi?res, s'avançait lentement; mais m ordre mal exécuté lui ouvrit un pays qui nV ait pas encore été fourragé, > Boss. c Eu auomne on prend beaucoup de chardonnerets larmi les oiseaux de passage qui fourragent alors es jardins. » Buff.

Infester^ latin infeitare, est fréquentatif dans es deux langues : U indique , non pas une seule ixpédition , mais une suite de coups de main ou i'actes d'hostilité. • La Sicile éUit infestée par es descentes continuelles des Arabes. » Volt. i Les villes étaient sans police , les chemins im- )raticable8 et infestés de brigands. » lo. « Crasius réprima les courses de quelques montagnards ]ui de temps en temps infestaient la plaine. » iloLL. c Timoléon purgea toute la Sicile des ty- 'ans qui l'avaient si longtemps infestée, » In. c Pompée venait de purger les mers des pirates tui les infestaient. » In.

1* RÉALISER , EFFECTUER ; — 2* EXÉCUTER , iCCOMPLIR. Faire être quelque chose qui avait ^té envisagé d'avance , le réduire à l'acte , y lonner suite.

Mais d'abord on réalise et on effectue ce qui a ;té conçu : ces deux mots regardent l'entendenent, et signifient transporter du monde de la »ensée dans celui des objets. On exécute et on aC' mnplit ce qui a été décidé : ces deux mots ont apport à la volonté et signifient la traduire en ictions, faire que ce qui a été arrêté soit. Je éalise ou j'e/feelue, je vois se réaliser ou s'effeeuer un projet doift l'idée m'était venue; fesécute »u y accomplis un projet dont j'étais convenu avec noi-méme ou avec un autre, en conséquence l*un parti pris par mol ou par quelque autre à [ui j'obéis : on exécute et on accomplit^ mais on le réalise ni on n* effectue^ une résolution ou un >rdre.

!• Réaliser ^ effectuer.

Réaliser j rendre réel, c'est donner l'existence lors de l'esprit; effectuer, c'est en venir à l'effet, .î TOUS réalisez , la chose est , prend corps , se oatérialise en quelque sorte , comme quand vous éalisex votre fortune, des chimères ou desabtractions. Si vous effectuez, la chose se fait, se tasse : on effectué un changement , une révoluion , une prédiction , des menaces. Réaliser imtlique un objet, quelque chose qui est; effectuer nnonce un fait , quelque chose qui arrive. C'est me chose que vous faîtes être en réalisant , et ^est à une action que vous en venez en effectuant, ^uand vous réalisez vos promesses, vous donnez 'objet promis , vous ne vous contentez pas d'en ivoir inspiré l'idée et l'espérance ; quand vous les effectuez , vous ne vous en tenez pas aux paroles ,

vous faites ce que vous avez promis de faire. Ce qui se réalise prend place parmi les réalités ou les existences , cesse d'être seulement en idée, en théorie ou fictif ; "ce qui s'effectue se passe, arrive et cesse d'être attendu.

2* Exécuter, accomplir.

Exécuter convient pour toutes sortes de choses, particulièrement pour les plus petites, comme une partie de plaisir (Laf.), un stratagème (Mol.), des fourberies (BooRD.), les ordo nuances d'un mé> decin (Mal.). Accomplir parait plus propre pour celles qui sont grandes , extraordinaires , pompeu* ses ; aussi est-il plus usité en poésie : accomplir des prodiges (Rac. , Laf.) , une cérémonie (Laf.). « Pour accomplir les plus grandes choses, rien ne devait manquer à ce digne fils (le prince de Condé) que les occasions. » Boss.

Voilé le châtiment de sa basse avarice,

De Toir qu'avec éclat cet hymen à'aceompliêsê. Mol.

Ensuite , exécuter ne contient rien que de physique dans sa signification, et se rapporte aux moyens qu'on emploie; mais oceompîtr se dit surtout bien de l'œuvre ou de la conduite d'un agent moral. On accomplie un précepte (Mal.), un devoir (Èoss.), le sacrifice de ses affections (Bac); on ne les exécute pas. Le serviteur qui exécute votre ordre s'y prend de telle manière; celui qui accomplit votre ordre s'en acquitte avec telle disposition, docilement*^ fidèlement, votre volonté fait loi pour luL — « Les bêtes, sans raisonner , exécutent à toute heure ce qui parait demander le plus de choix et de justesse. » FÉH.

Une esclave empressée | Qoi eonrait de Roxane accomplir le désir. Aux portes du sérail a reçu le visir. Rau.

RECEVOIR , ADMETTRE. Donner accès ou entrée.

JReceootV, c'est accueillir, laisser ou faire entrer. A dmedre, c'est, comme permelire, accorder la permission, la faculté, la lib^té. Recevoir a rapport au fait , et admettre au droit. On est reçu partout où on a accès ; on n'est admis que dans les sociétés dont on est reconnu capable de faire partie. Celui qui est reçu entre; celui qui est admis est jugé digne d'entrer, ou il entre en même temps que et parce qu'il est jugé digne d'entrer. « Romulus reçut les peuples vaincus comme membres de l'Etat , et les admit k tous les privilèges des sujets naturels. » Roll. « Ceux qui étaient admis à l'audience de Tarquin le Superbe , loin d'y être reçus avec un favorable accueil, ne trouvaient dans son abord qu'un regard farouche et des paroles menaçantes. » lo. « Celui qui veut être admis dans ma maison , y sera reçu s'il est sage et utile. » Volt.

Cette distinction est si véritable que quelquefois il y a de la distance entre Vadmission et la réception. On est admis dans une société, à la chambre des députés, par exemple, ou k l'Aca* demie , du moment qu'on est déclaré avoir les pouvoirs nécessaires ou un mérite suffisant; on n'est reçu qu'au moment de l'installation. Il y a plus : on peut être admis sans être jamais reçu; en sorte que la faculté ne devient pas effective. Le sénat ayant consenti à ce que les plébéiens

Mt

I^E€XiÊlIfi tAUTH-t

fiuaant admit à la dovgtf de tnibups mfliteiree , aucun plébéiea D*y fat rupu (Roli..)»

Ea ^aéral, admettra aaprime qu'on aaamina , qvf tn Gonataie les tiirat ; recevoir ne déngoe (|U0 le fait de laisser Tenir, de laiaaer prendre place. c On délibérait en plein lénal, s'il liilail odmtiUre un dieu dana le Gapitole on non; et selon ka goûts et lei avia dlŒàrenta, ce dieu était eselii on était .rep». » Boona On adm<l une ▼éiité dér montsée; on rteoit une opinion sur parole, aireu>> glément. A la' Chine, lea lettrés mépriseatt et ifadmeHent paa la métempsycose qui est enoora vêptê chez le peuple (Volt.)<

eenune admettre suppose Texamen , la discnaaion des qualités ; il se dit bien pour une société plus intime , qui demande plus de ohotx, ou pour une société dans laquelle on entre plus difficilement. AdmeUre dana sa fiimiliarité(FiN.), à ses entretiens les plus familiers (Bourd.), jusque dana son domestique (Labb.)-, on r^^ott dans un oerele ou dans une maison tous ceux qui y sent présentée. Le roi admet à son audience lea mi* BÎetrea étrangera , et reçoit k sa cour un personnige oélébre qui voyage. « J'ai commeDoè d'être odmta dana dea sociétés moina nombreuaes et pli|8 cbeiaiaa. Je ne m'étais trouvé , jusqu'à pré^ aent, qu'à des dîners réglés, où toua lea dés* QMuréa de Paria sont repi^ nl^hti Ctrands du monde , voua ne traUea paa arec les petite et lea pauvres. A peina daigaez^voua les favoriser d'un mgard , bien loin de 1 es admettra auprès de vos peraonnae et de voua familiariser avec eux.... Jésus-Christ les reçoit , et leur dispense la pavole du salu). «1 OauRa.

On dit anasi figuriment daa choses, qu'elles reçomsMHt et qu'elles advMttent. Alors la difféoonca- est tonjonrs la même , c'est celle du fiiit au droit. Ce qui ne reçoit point de contradiction e«tr isDontaaté; oe qui n'odmal point de oontradiciioQ est inooatestablè.

JUùevable appartient au langage commun et se mpporte à toutes sortes de qualités qui rendent bon à recevoir: dea marchandises, dea offres, dos excuses « des auteura (Eoea.) recevablec. AdmiesibU est plutôt un terme de palais et signifie vaiabie, qui a le droit d'être reçu en juatice, qMÎ a pour être mgn les qualités légalea néceasaÀrea. Dea moyens de requête ou des moyens dq £»ux sont jugée admisnt^lcM,

WCEVOUI , — ACCEPTER , AGBÉER. Prendre UQ, don ou oe qu'on veut nous donner.

JieMWHT exprime simplement ce fait ou cette aiHio»; accepter et agréer y «joutent l'idée de consentement, «i Le Sauveur veut aller dana la maMon du ceatenier , et le centenier ne croit pas pouvoir accepter oet honneur. Il est prévenu pour le Messie d'une idée û haute et d'un res- PI9PI si proCondv qu'il ne peut même consentir à refet otr sa visitfu > Bouan^ Ainsi accepter, et il CQ eat d» m^me ii^agréer, c'est consentir à recevçir'^Mgcewnr est le mot propre, quand on parle 4a choses pouc leaqit^ea le consentement va sins dire; on reçoit , par exemple , des grâeea ou d^ hienfaita, au lieu qia'bn accepte ou qu'on agfr4e dea offres de services. C'est aussi le seul mai ooftTenable quand il «M question de choses

qu'on laisic voir isoi , mm tratafeis m ^stm volontairement à lea prendre : on juge n^ qnelquefoia dea poésents , qu'A ne vea( pas jiraltre asasplsr ni o^réEsr. En ne «afosantpas^M reçoit; pour «^capter ou agréer, il hat iatm une approbation expresse. On pem écoe fMmir sans accepter ni agréer, — D'autre part, sa petf aeeepter et agréer sans reeewrir, c'est-à-dire me entrer en possession. Yoiie n'aviei lait qa'autoriM ee que voss avez aeeepîé en. agréé; vous avn daa ▼os mains, nom tenez ce que voua avesrefs. »cepter une lettre de change ou un combat, sm^ ter on agréer des offres de servioes on mène de services, accepter ou agréer quelqu'un povrg»dre , signifient , par rapport à rvoevotr , des ûife préparatoires ou préalables qui ne sont pu iamédiatement suivis et qui peuvent même d'Br jamais suivis de l'effet. «Au jour do la Puhfieate, Jéstts-Christ ne reçoit pas eacora daas le tmfn le coup de la mort , mais il Vaccvpte , vais 9 1^ prépare, mais il s'y dévoue. » Bass.

Accepter et agréer ne diSbrent pas netasenK eux. Noos aceeptont tontes sortes de cbofc$,a. par exemple , des conditions très^uies qu'il mk feut sabir : noua fi*agréom qne las cboea ^ sont de notre godt , que nous tseuvoDS boni»: en sorte qvL'agréer , c'eel avoir pour egréék. accepter bien volontiers. On peut acf^tfrpvk nécessité d'obéir (Mol.) , avec aeomisaioB ftfèé> gnation (Bourd.); on agrée toujenra avec pharil^^erenehérit donc en un oerlain sens-nxvoepler. « Les Mages de l'Orient oflHreataa9» veur dea présenta qu'il acsapfa et quHlH^f^* BoORD. « L'exemple de Jésus-Christ daitsfli préparer anx affronta et aux mépris. On'i^tt que de nous y préparer? BsWe d'occfpNr dil main de Dieu- et volenttairement toutcaUÎ^^ n'est point ensove à quoi je me barne; d'sffr tout cela, de Vhonorar, d'en faite gloind* le rechercher? Voilà le point où nous àem tendre. » In. — Àeeepter est plotêt un tara» i* faire : dans nos traasaetsona, nous aeceptema qui nous eat propoaé d'avantageux pour v^ Agréer appartient plolAt au langage da mi' ment : dana nos ra9>port8 de sodété, bm agréont oe que les autres font pour noas ^> leurs soins, leurs attentiena, lanrs téBioieDi|> d'affection et d'estûne. « Dieu o^rda les fictioa d'Abel, et eut en horreur celles de Caii.» BouRD.

RBCHOTC, RÉCnNYS. Action deretooiler.<^ retomber dans le même mal.

La rechute est une seconda cMvIs , et la «ksfr consiste à choir, à êtm porté de haat ao M ^ manière i se Messev, en bien c'est une fti^: principalement envers Dieu, une flùblesse. à^ reckuU eat-il un tanne de médecine et de eeraie : un malade ou un pécheur t^ v»^ ckute. JWddtca, formé dn latin rectders, r»"^ bar, est nn terme de juriapnidenae cAàem pénalea : nn coupable, un détiaquant M^

La mscfailf eet «ne maladie du ooipt ^ * l'âme , qui nuia à la perfection de ran w» l'autre. « Le fiU d'Ulysse se letira dam »^ hontmix da sa faute. U gémissait de as ptm^

SYNONYMSS À RADICAUX DIVERS.

ide..*. Il rdconoaissait que la vérltabic gniftdettt '«8t qii6 dans la inaéératioa..*. Il le voyait; lais il n'o«ait espétfer de te cotriger a|iràB ta&t e rechutes, » Fér. « La eoti^Btr Aé ca prèédeote baseesee peut servir de préeerVattf coMre ue rechute. Hier on était abjeot el faible» ai^lurd'hui l'oti est fort et magnanSnie* :« J. i. « Si )ut cela n'a pu prévenir ^a première iaiite (iftfi^ élite de Sophie), qu'eet-ce qui prèfienârait Aes fchutesqai ne coûtent ploa rienT » It» «t Nous >mmes consternée de nos rechittês, et devoir ne nos malheun mêmes n'ont pu ndus corriger 9 nos défaute, i^ Vadv* « Peu s'en fatlut que Ue d'Hamilt(ui ne lui causât une rechuté de ten^ Ksse^ * Hau. « Cacher ses rechutes fréquentes : un confesseur) pour cacher la grandeur de m péché. » P^ee* Boseuet a fait un eermon sur !s rechutes.

La réciâive^ uniquement relative à Vftme, est Q délit , une faute socf aie et par conséquent paissable selon la loi ou Topiflion. « Il n'y a point a France de loi eipresse qui condamne à mort our des blasphèmes. L'ordonnance de 1^66 rescrit une amende pour la première fols, le louble pour la seconde, ete., et le pilori peur la isième rédâive. » Volt. • Don Quichette dré» hargea sur la tôte du fils du concierge un terihle coup de ses menottes ^ il allait méâeteorameneer , quand le concierge prévint la éddive par une demi>dotkzaine de gourmades. » ES. « L' Académie avait aveiti l'abbé de Sainte "ierre de ne plus retomber dans la môme faute myoir de parler contre le feu roi) : ainsi les ou veaux traits contre Louis XIV, répandus dans )l?(«courf etir la poZy«ynedte, étaient regfardés ammre une récidive et comme un oubli imparonnaMe du repentir qu'il avait paru téimoigner.» 'Al. • L'abbé Trublet dit que s'il avait eu tort 1 sujet de la Henriade (en la critiquant), il rait le nouveau tort de persister. Néaiunoint il it ses précautions pour que cette petite rétive ne lui fût pas aussi nuisible que sa preaiière lute. 9 Id.

La rechute est plutôt un malheur ; on en gémit i on en est honteux. Là f ^eidtee , plue dépeninte de la volonté, suppose aussi plus de malice ; plus d'obstination.

l'RÉGOMPEISSB, PRIX, RÉMUNÉRATION; — * RÉTRIBUTION , HONORAIRB , SALAIRR , PATS , H.0E, GAGES, APPOINTEMENTS, TRAITEMENT, MOLUMENTS , PENSION. Avantage qui arrive ou l'on fait à quelqu'un en retour d*ttn bien fait ir lui.

R^eompefise, pris et rémunérûU(M^ marquent 1 supposent des avanti^ee de toutes sortes, tels le des objets désirés ou désirables quelcooqueSi is plaisirs , la santé , des couronnes , des ep' audisaements , la main d'une femme , dee faoa* mrs, l'estime, la paix de ?ime, l'approbatiov i la conscience, les félicités ou la gloire du el. Mais tous les mots qui suivent désâgneat un ^antage exclusivement pécuniaire, ou de Tar-' ait. Le guerrier, l'homme qui eipœe sa vie >ur défendre la patrie , obtient souvent «e ré" mpense ou pour prim de ses services du butin, is distinctions , de la gloire ^ des aeelamationa

et des féticitatibne pubti<fue8, expression de la reconnaissance uniVernelle ; l'Ëtot , dU ye^e , pourvoit à sa subsiMànce j^ar une pdt^é, une soldé ^ dès appointements ^ une pension» «Aûnibal promettait aux troupes auxiliaires, outre leur paye ordinaire , de grandes récompenses k prendre sur les dépouilles des ennemis. » Koll. . i* kécompense , pi^j ^^^^^^^f^^^on.

Èécompenie et prix diffèrent en ce que l'un a une signification générale et vague , et l'autre une signification particulière et précise. La récompense est Taction ou l'effet de l'action de r^compenset, tout ce qu'on donne par comp^niattofi ou par reconnaissance. Le prix, proprement ce qu'on donne ou ce qu'on rend pour une marchandise, la valeur vénale d'une chose, est une récompense arrêtée, fixe. Cette distinction est confirmée par la différence même de genre des deux mots, fun féminin, l'autre masculin. La récompensé est l'objet de notre espérance , et le prtx 1 objet de notre espoir. On mérite, on reçoit, on obtient récompense et non pas prix , mais un ptix ou lé prix : le mot prix vetrt toujours être détermhiÀ par l'addition de l'article. « Jésfis-Christ nous fait entendre que la gloire future est une r^cotnpefue, et que cette récompense est surtout le fruit et le prix des souffrances. * Bourd. — La récompeniè est due et se donne au mérite; le prix^ à la và^ leur, qui é^ <îhose plus facile à apprécier nettes ment que le mérite. « Il semlilait que Céasit té conservât taut de richesses que pour en foire là récompense du mértte et le prix de la valeur, i Vert. « Il semblait (;f(/Alexandre ne conserva ces trésors de k Perse que pour en fafre le pHx de la valmr et la téctfmpensé du mérite. » Roll« Les récompenses sont , comme le mèrile , quelque peu indé^iees et arbitraires, Variablea et dépendant du bon plaisir. Lespftop, au coDtrtiire, Sont réglés et tonstihfevl um véritable dette et «a véritable droiu « L'eUfant doit concevoir que les plaisitv et les douceurs sont les suites mtarelieÉ de la sageeee et de la bonne conduite , et ne tes patf regarder eomme des rétompenéei «rbitrainii qui peuvent dépendre du e^^irice , et qui , dani le fond , De doivent jamais être proposéee pour l'objet et le pris dé l'étude et de la vertm* J. I. Vous doûnex ime rémmipénsé honnête k qui téUf rapporte un objet perdu ; vous paye< à tu méf^ chaud le pri» de sa mercbandise. Ce ^e voU^ donnez à un domestique pour vous servir^ seka dee conVeûtioDs primitives, est le pWjD.de téâ services; ce que voue y ajoutet quelquefoi» dt votre plein gré, quand voua ètee content, ert U T^ompenae do aes bons servicee on de ce <|i'il voue a bien servi. Les vainqueurs aux jeui de là Oréce remportaient des prûr, et obtenaient) em outre, pour fécômpenêtë des applaudissementi et différentes sortes d'honneun (Roll.). -^ ToUs donnée une réiompenêé^ o'eet équité,, et le pria convenu , c'est justice. On obtient , on reçoit uM récompense s on gagne, on remporte ira pfi«. La r^compefi«e est réservée, et lé prix proposé à celui qui fait bien* Il est rare qu'un service rtndu à k patrie reste sans rétompémàei à la Chine il n'y a point d'action patrioti^M qui n'ait un pft« quel les lois y ont affecté.

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