DEUXIÈME PARTIE
Je Tient tcmu demander le frix de mon serrice; Vous me rtrei promis, et ]e dois l'espérer. Je ramène les miens sous yolre obéissance; Zélide esl en mes mains, nos troubles sont finis;
Et Zélide est l'unique /rrur
Que Je yeux pour ma réeompetue. Volt.
c Je vais aux joutes de Saragosse disputer le prix qui doit être la récompense du vainqueur. » Las. « L'iionneur, répondit le chevalier, est le seul prix que je me propose dans mes entreprises. Toute autre récompense ne saurait me flatter. » Id. — Le vague du mot récompense se montre quelquefois en ce qu'il signifie quelque chose de plus abstrait ou de plus éloigné. « Les chaînes et les prisons devinrent pour Jérémie le prix de la vérité , dont les persécutions des méchants sont toujours ici-bas la récompense, » Hass. « Les remercîments des chambres du parlement, ceux des villes et des bourgades, les acclamations de l'Angleterre furent le premier prix que Marlborough reçut de sa victoire (de Bleinheim).... Le poème du célèbre Addisoa est compté par la nation anglaise parmi les récompenses les plus honorables de ce dup. » Volt.
Rémunération y latin remuneratio, est peu usité. Il ne se dit guère que dans le style soutenu de !a théologie naturelle en parlant de la dispensation qui sera faite dans une autre vie des récompenses méritées dans celle-ci. Du reste , ce mot indique moins des avantages donnés ou obtenus, que le fait ou Taction d'en donner ou d'en recevoir : la rémunération des bonnes œuvres aura lieu, se fera, à la fin des siècles.
3* BétrtbuHon^ honoraire , salaire ^ '— paye ^ solde , gages , appointements , traitement , émoluments , — pefwîon.
La rétribution , Vhonoraire et le salaire peuvent se donner, se. donnent presque toujours pour un bien unique, accidentel; au lieu que la paye, la solde ^ les gages, les appointenients , le traitement et les émoluments supposent et récompensent un bien habituel, un travail continu. Vous donnez une fois pour toutes une rétribution , un honoraire , un salaire i quelqu'un qui vous sert, qui fait pour vous quelque chose d'utile dans un seul cas ; un auteur, qui vient de publier un livre, obtient une rétribution, un honoraire, un salaire plus ou moins considérable. Vous donnez une paye , une solde , des gages , etc.... à un homme qui vous sert, qui vous a loué ses services pour un temps , qui est à votre service , à votre solde , à vos gages,
Rétribution , honoraire , salaire,
Rétribution, re ou rursiis tribuere , donner en échange, est le seul de ces mots qui exprime, avec récompense (compensation en retour), un bien rendu , un rapport entre le mérite ou le service et ce par quoi on le reconnaît. La rétribution est un revenu qu'on tire de ce qu'on fait, de ce qu'on a fait d'utile, ou de la peine qu'on a prise. C'est une remise , une restitution , une réparation, quelque chose d'ordinairement juste ou légitime. • Quiconque sert à l'autel doit vivre de l'autel. Qu'un ministre du Seigneur, en faisant lès fonctions de son ministère , reçoive donc certaine rétribution qui y est assignée, c'est ce que
rfiglise approuve. » Bovan. «Ce âl^re n'est q»' la Juste rétribution des services que vos domestiques vous rendent. > lo. « L'anteor da Siètlt de Louis XI7 avait droit apparemment de tirer iu» Juste rétribuiion du fruit d'un travail si looget si pémble. » Volt. « Les messes privées sont use légère rétribution y un faible honoraire doDtnbsistent les pauvres religieux et les prêtres habitués. » In. «Diderot m'avait promis de U put des libraires une rétribution (pourarticles fonmis à YEncyclùpédie), » J. J. c Qu'y a-t-il de phs juste que de tirer une rétribution honnête de m travail?» In. «On est étonné de voir les petita rétributions dont les anciens se conteotaied pour leurs peines dans les fonctions pubbqw et pour les services rendus à l'Etat. » Roll
Hofioratre et saJLaire sont opposés l'on i latre.
L'hoiioratre est une rétribution fconorskk. méritée par la science, la capacité, par Xoscice d'un talent, d'un art noble ou libénl « l^*honneur on a fait honoraire. Pour bononr une profession au-dessus des arts mécmiqvi on donne à un homme de cette profession c honoraire , au lieu de salaire et de ge^tt qs offenseraient son amour-propre. > Volt. Oq l^ pelle Jumoratre la rétribution d'un avocat, (fc médecin , d'un prêtre , d'un auteur, etc. «iocs des avocats consultés n'a voulu recevoir Xv^* consigné entre vos mains pour leur fcoaorsrrt.* Volt, c Le médecin est autorisé par l'osagi i régler ses honoraires dès le commeocetDent & la maladie. » Barth. « Je vous rappellerai db règlement sur Vhonoraire des pasteurs daos les» fonctions. » Mass. < |'ai perdu rhonneur ^ méritait mon ouvrage (le libretto des ttia ^ Ramire) et l'/ionoratre qu'il devait me prodttiit* J. J. « Il s'est élevé une espèce de procès eutn les auteurs dramatiques et les comédiens rela^ vement à l'/ionoraire des ouvrages des prcmien-» D'Al. c On a fait un fonds pour donner à M. Pig>^ (sculpteur qui avait fait une statue de Voluin. un honoraire convenable. « Volt.
Mais le salaire est la rétribution du tranil,<is travail des mains : l'ouvrier a un salaire. *^^ geons pas le salaire avant le travail > J- ^ c Voyons ces mercenaires qui , pressés par le b^ soin , donnent leurs peines pour un «aiaire temporel. » BouRD.« Ces ouvriers s'épuisaient pour r^ de travail, et n'ont jamais eu devouslenr* laire,* In. Au figuré, le mot solairt anaon» quelque chose de bas ou de mauvais. Uq pro^ salaire (Mass.), un indigne Mtotre(RotL.).tta™ salaire (Bbaum.). le salaire d'une prwtin* (Volt.). « C'est un scandale d'en traiter (do Jtfvice des autels) comme on traiterait d'un «nj» terrestre, et de prendre des précautions poor s « assurer un salaire et ime récompense sordide.» Mass. « Le magistrat intéressé veut que chni« jour, chaque moment lui apporte le latotrr « ses peines; véritablement digne de ne receî jamais de ses travaux qu'une si ba«e r^^ pense. » D'Ao. « Si le vice-roi rient à MWir qw tu ménages à son fils des téte-à-téle av« ^^ dîne, un triste salaire pourra bien et» i« F* de tes services. » Lis.
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
Paye^ solde, g^Hl^y appoinUmentt , $raiUnenty émolummti,
La paye et la solde sont la rétribution habituelle le gens qui portent les armes pour le senrice d'un irince ou d'un filât. « Les soldats indiens sont iniquement occupés de leur payé, qui est tou- DOTS fort au-dessus du salaire des laboureurs et les ouvriers. » Volt. Une première différence onsiste en ce que paye seul signiGe aussi quelque- 9fs le salaire habituel d'un ouvrier engagé k traaîlier longtemps pour le même maître. — En larlaot des gens de guerre, la paye est relative .'i soldat, et la solde relative à celui qui le souoie, c On donne la paye aux troupes, on lésa sa solde. Ainsi paye se dit de la somme par report aux troupes à qui elle est due, et solde se it de la somme par rapport à celui qui les entreient. » Gond. La paye apaise (pacal) , satisfait le oldat ; la solde acquitte , libère [solvii) celui qui st obligé de pourvoir aux besoins du soldat. On it la paye d'un soldat. « Il faut chercher quelle tait la paye du soldat romain. » Hontbsq. « Les Avaliers et les capitaines ne voulurent point re- «voir leur paye. » Roll. Mais on dit la solde d'un ) rince.
Le dernier des Persans , de ma ioldâ honoré , Est plus riche et plus grand que lu ne saurais Tètre. (Albamare dans les Scythes). Tour.
La plupart des troupes ennemies ne chercheaient qu'à piller; elles n'auraient plus besoin de a solde de la Hollande , dès qu'elles entreraient ^n France. • FAn. Un général doit s'informer de a manière dont les troupes dépensent la paye, aire des retenues sur la paye, et songer aux doyens de fournir la solde. « Sous les empereurs omains, les soldats, à force de détruire (les gens iches), allaient jusqu'à s'ôter à eux-mêmes leur olde. 9 MoNTBSQ. On reçoit une paye; on donne ne fo^de. — Ensuite , solde est plus noble que oye, et c'est pour cela sans doute qu'il ne signie jamais le salaire réglé et habituel des ouriers ; il se dit particulièrement bien des offliers et des troupes d'élite, c Ce mutin disait aux oldats qu'ils devaient exiger un denier de paye; ue les prétoriens qui avaient deux deniers de olde couraient apparemment plus de dangers. » ^'Al. « Il fut résolu de donner la paye à tous les olontaires qui se rendraient au siège de Véîes. ^n assigna en même temps une solde particulière our les gens de' cheval , et ce fut pour la première fois que la cavalerie commença à être ayée des deniers publics. » Ybrt. « Chez les Germains , la table des grands tient lieu de solde ^K officiers. Les soldats n'ont pour paye que 2Ur part du butin. » In.
^es gages sont le salaire habituel des domesti- ^^sou de gens d'une condition semblable à la ^^^. c II faut que les gages ou récompenses des ^^nestiques soient sur un pied raisonnable. » '^R. a Ce domestique ne gagnerait que ses ^ ges , quarante ou cinquante écus. Je crois que n fils ne plaindrait pas de plus gros gages pour oir un vrai bon cuisinier. » Sàv. « Je rendis clefs de l'Hermitage, après avoir payé les ^ges du jardinier. » J. J. c Le disciple alors re- '^l'cle son maître comme on homme à ses gages ^
une espèce de domestique fait pour lui obéir, s Id. Anciennement les officiers de la maison du roi et même les officiers de justice recevaient des gages y parce qu'ils étaient regardés comme les gens du roi, comme étant à lui, ainsi qu'on disait alors.
Les appotnfemenis sont les honoraires habituels des personnes en place ou en charge. Les ministres, les préfets, les généraux, les magistrats , le clergé reçoivent des appointements. On appelle aussi appoiiUemento par extension ce qu'on donne annuellement à un homme qui gagne des honoraires, et dont on s'est assuré les services continuels, à un précepteur, par exemple, et même à un commis de négociant ou autre. « Supputation exacte de tous les appoin" tements des gouverneurs, lieutenants généraux, etc. , des états-majors , etc. » Fén . « Avez-vous donné à tous les commis des bureaux de vos ministres, et aux autres personnes qui remplissent les emplois subalternes , des appotnlemenff raisonnables? » Id. < M. le comte de Hontbiron a de gros appointements de charges. » In. « Tout se réglait sur le premier pied de la maison de feu Monsieur pour le nombre des charges et leurs appotnfementf . » S. S. c En Turquie , les appointements attachés aux plus grandes dignités sont très-médiocres. » Volt. « Les appointements de toutes les grandes charges ont diminué de valeur réelle. » Id. « Les appotniemento militaires de milord Maréchal étaient fort modiques. » D'Al. « Attila recevait les appointements de général des armées romaines. » Mortbsq. « Mme de Broglie , sachant que l'ambassadeur cherchait un secrétaire , me proposa. Je demandai cinquante louis d'appotntemenfs. » J. J. « Il m'est dû (comme précepteur du fils de l'alcade) près de mille écus d'appotntetnenCs. » Les. « Les pasteurs calvinistes et luthériens ont eu partout des appomfemento qui ne leur ont pas permia de luxe. > Volt. «On supprima à Mézerai les appot'nfemento d'historiographe. » Lab. < Le médecin Démocède fut appelé à Athènes, où l'on fit monter ses appointements à cinq mille livres par an. » Roll.
Tratlemenf , mot qui ne commença à être employé que vers la fin du xviu* siècle, veut dire la même chose ; seulement il ne s'applique qu'aux fonctionnaires de l'État, et il a rapport à la manière plus ou moins généreuse et plus ou moins satisfaisante dont on eh use à leur égard, c Quintilien fut le premier professeur d'éloquence qui eut un trattemenf de l'fitat. » Lab. « Si Ton supprimait des professeurs du collège royal, il serait juste de leur laisser leur traitement pendant toute leur vie. » In. « Le traitement d'bistorioi^jraphe de France qui , autrefois , était de mille écus, avait été réduit à dix-huit cents livres.... M. de Calonne voulut savoir quel était le traite* ment du secrétaire de l'Académie. Je lui répondis qu'il éUit de douze mille livres. Il trouva que c'était trop peu. » Mark. « M. de Foncencx est actuellement sur mer, employé dans la marine du roi de Sardaigne, où il est peu satisfait de son frattement. » D'Al.
Les émoluments sont comme l^ traitement des honoraires habituels, atUchés à une grande place ;
BEUXIËHE PARTIS
mai» ils comprennent de plus ou ce sool iiiii(|ue* jnent des profUs éventuels et Yariràle». « Louie XIY fixa kâ éptces des juges, les cas où U le«r est permis ée s'en attribuer ^ et les oas où il leur est défenâtt de prendre «ee ém$kmentê. » Volt. c Sous Philippe de Valois , une grande partie de nos re^eiMis consiste , dJeaient les prélats , dans les émolmmef%ts de née justices. » Comd. « Seoré» taire général des galères, Campistron négligea même les émoluments considérables qu'il lui était le plus légitiment pennie de tirer de cette place.» B'Al. — D'ailleurs émdument > letin emolumwntum, est vieux. Il ne se dit pW guère que quead il est question d'usages anciens. « Ceux qui obtinrent les fiefs , en tirèrent tous les firuits et tous les émolumentêy dont les plus considérables étaient les profits judiciaires {fr^da). » UwnMao*
Pension,
La pension , de pensio , payement, est aussi de l'argent, de Targent donné, non pas une seule ibis comme la ritribution , Vkonofawe et le «aluire , mais par année ou par quartiers , oomane les offpointements ou le traitement, par exemple» Son caractère particulier , c'est qu'elle n'est pas le prix d'un service , oa au moins d'un servioe actuel, mais une récompense toute gratuite, eu une récompense accordée à ua aiieiea serviteur ou à un ancien fonctionnaire. Autrelbis c'était use pure gratification réglée et annuelle, viagère ou réversible; aujourd'bui, c'est un supplément de traitement, ce qu'on donose pour remplacer le traitement à une personne qui quitte le service, ou à une personne après qu'elle aura quitté le service; pentto» de retraite WL de Téforme; Aiire une pension au précepteur de ses enfante. « Je donnerai au précepteur ma table avec cioquaDte pistoles ^'appointements, et peut-être, l'édacation finie , lui ferai -je avoir un bénéfice , eu le gratifièrai-je d'une petite pentio9^ viagère, m Les. La dépense de Mme de Haiatenon n'était qu^en bonnes œuvres et en gmges de ses domestiques. Outre les appointements de seconde dame d'atonr de Mme la dauphins Bavière , elle a? ait du r«i quarante-huit mille livres de j^entton (S. S.). ' RECTITUDE, DROITURE. Qualité fi'ètn dfoit ou non eourbe» d'aller & un bot sann détour, sans obliquité.
Jlectitud£ylaA\ikfeeîitudo» se dHsenl m pfopve, surtout en termes de sciences. « La plupart des modernes croient que la transparence est reflet de la reciOude des pores. » Moutxsq. « Les caiaolèves commune à ces qwtre fiimillea d'oiseaMz iiont la longueur da cou et la rsOituds du bee. » BoFF. « Un moyen pour eonnattre la recttinde d'une ligne, e'est A'eiaminer si les pointe de cette ligne se cachent lee uns les autres, quand l'œil est placé dans son proliengeinent. » (Eléments de géométrie). D'Aï.. « Le soleil, quoiqu* éelipsé^ et malgré sa défàiUanee, ne laiss^pas de conserver la rectitude de son mouvement. » Bounn. « Ces chemins (chet les Romains) étaient tiré» en ligne droite.... Des pierres étaient placées de mille en mille , et portaient leur noméro. Cette rectitude (•es lignes, et ces divisions, en pavties aaSes petites par rapport à l&longuenr lot^, rendaient les ., .„ -..^w.«— .-^ ^ .«— .- , ,
mnsures itinérairee tet sûree. » BotL. — J>«»-| que rejetait VnlUire. U vient de féal»i ^
tuTf , formé de direetus , direct, n'tst i'unge qu'au figuré. •
Mais comme vBefjhidèB'cmplûieansnattigttè.
qnelle diflérenee le sépare alors de soi ip»nyme? B se rapporte à la faculté théorie « spéculative, à U faenlté de savoir, i ïmêàgence, à l'esprit, sas, jugement; ai lieuqmli drofCwre regarde la pratique, la fae«ltéàiTOi> loir, d'agir, ou la conduite. Lafsetitade eittfn bon esprit; la droiture, d'un cœur hoDBèt!.Ii rvettfiMle marque de la justesse. «N'ayant ra apprit dans son enfance, riagéan n'sraitpàË appris de préjugés; son entendemeDt a'affli point été courbé par l'erreur, était demsuvè da tente sa rectitude, é Tolt. « Pourquei la ééfi^ tione sont-eUes si ûratives dans rappltcatînt Est-ce erreur néeessake* défaut de reetitMÀiim l'esprit Mmain ? > Borr. « Il ne dépead psè nous de donner à née jugements une rec^ constante. » Lan. « C'est surtout à la soLidriéà jugement et i sa rrcfitnde qu'il fantosasi» cher. » Mark. La droifure marque de la josiitt On dit la droitmre de la volonté {Yi».), daem ,(ID., MAsa., fiouno.), des intealioBi (Un.. Mark.), des actions (Boctro.), des wm (Mârh.). « Il a autant de rectitude dsasïef^ que de droiture dans le eœur. » Acan.
Ca A>st peint encene aesec; car le mot r«Kitude se prend lu^mônw quelquefois àasii sens moral. Dana ee eâs,^ ce qui le cliactériK! e'est qn'H est absehi , au lien qus Mn est relatif. Gala tient à la tenninaissn de tf deux terme»: celle de rectituds etprisK f^ eu In manière d'être $ ta celle da és^tm, l'effet, iepredavt, le féeultat d'nne attisa. tt dit la r^clttude de la régie, et la dreifsre dis qui est lait conlbraiément à la règk; la n^ laidt, mais non pas In <lreiliire, est une (flitt constante., kimanble', parfiàee. < Diea et ï règle. : eonitte cstie règle est parfaite, droite ff iaitement, sans la moindre courbure, tout oe# n'y convient pas y est brisé et sentira l'effort è Vinvinnible et immuable rêstitude èe la régla) Boflfl^r «Dieu a fait rbomme droit, dit le n^i Cette tsctiiuds de llromme oonsistait à Ù0 Dieu de tout son eosur.... Voilé la drsilart^li rectitude de l'âme : voilà l'ordre; voilà Ujntiee. » In. « Ge plaisir nail, non de la fnteirii' qniète et toujours changeante des désin^ l'ftme , mais de la recéitiitfe immuable de ■ <•* soisnoto. * In. « Redresser ses inclmatioos (»• rompnee selon la reetitude de la r^le diTioi'' Nie c L'bemme sera bon , a rien n'aliire a>* la rectitude dn sens intime. > Mabk* Pèâfifiteét à Alceste dans le Jfifantfurafie.
Maie mte reaksitt Qùo vena vevdea en tonc avec eeastiCDde, Celle pleme dniture oà vous vo» renfeniiei, La K«uves*veua ici dans ce qee voos aîaea^
BBCGSILLIR, ttàGOLTE». Prendre, W0^ dans le lieu de leur production les fraitsa"» terre ou de la terre , et les serrer.
Récolter est un mot nouveau qui n'a été idiis dans le DicSionnaire de l'Académie qa'eo 17tf«
SYiNONYBKS À AAMCAUX DIVERS,
ni est justement le radical de r$omiiUr» MeeueUlir eel ici lia not gtaëral et ngue; ttf- Hter, le tenue propre et précis. Oxkitemeille^ >mme on xiassenible, aon^eolemaDt des biene > la terre, mais encore beaueeoii d'autres ïœee , tellee que des raretée, des euffrages , det ouvellee, des débrie, dee aentenees, des fakt , :o. ; relouer y au oontnûise, coaBDe meiseoaner \ réodanger, appartient eaekiatvemeot au lanige de rôcoaomie mxale » et il u*y eet applicable a'à ce qui croit et poueee 4 la auilàee da sol : 1 lieu qu*oa reevetJle des iaiaes, dte eeiee«^ 4, on Ti€oU9 du blé, dea graines» dee ibins, du in. Et même poar ee qui regarde ces dernières ■irèes, on ne les réwlU Téritablement que iiand on les rtaumUe en nasse, sur pied, dans aaiaoQ de leur natarité, en disant l'opération » ragricttlture qui termine toutes les autres : le lanaurreeuefttf, et ne r^cotte point; denuSme, leiennevient» le décimateur recuetÛ«t^ du blé 1 du vin qu'il n'avait pas fécêUé, liéeoUvr est tellaaient spéeiaî , teUesenl m ffme d'art, purenoit significatif d'un dee tra< aux de la culture , qu'il ne s'emploie point au guré coiune muéiiUf. Àueei ne pourtaitH» le ubatituer k r0au$iUir dans la phrase suivante. Voua a?es beaucoup cerné, et vous «res pan 9cuêiUi : o'esVé-dire tous voue étea bien tour> usitée , TOUS avei bien fait das efforts , il yeus en coûté bien dea bassesses « et tout cela c'est terliné à use vaine et wiséiable fortune. » Boor»% •es productions que récolte le cultivateur sont le nx ou le fruit qu'U rfcuattfe de sea sueuraet de is dépanaea»
Parla mtaft njeoa« an diia d'uaa manière gééiale, absolue, sans rapport à rien qui ait eu su , et pour marquer la nature des productians un pays : en y recuetUe du blé^ des fourrages, 1 ^n ; ft, dans un ses- particulier où il s'agim exprimer une récolte effeotWe , qui a été t^e ou IkB : on y a fé€oké cette année beauaoup da blé, m de fourrages , d'excellent via.
RBCULBR , RÉTBOfi&AIMiR. iilar an amàre^ A. pc^rement parler, reouier» c'est aUer en Tière^ ce mol n'indiquant qu'une direction, la rection opposée & celle du visage; et pétroffr^ T , c'est retourner en arrière^ ou sur sea pee, prendra ea sens coalraira la chemin qu'on ait Ait. Le canaa, au moneat do aon ezploon, recule; on reeuh pour mieux sauter; ou tcule d'épouvante ou d'iilarreur; dans U rie, les lux ooins de la bouabe fscvisNl (Boff.). « Las irthaginois remportaient sur Isa Bomaina par la gèreté de leurs vaieaeaux, par l'adresse al la cilité qu'ils avaieBl tantôt, à appioaber» tantôt tecMler. 9 Eei.L. Maia une année rétfo^rcde Kind, s'étant avaacée. jvaqu'à un certain eurait, elle se, reanet en marche vers le point d'o4 te était partiew « À suivre la marebe de If oIse ma les déserts de Sur, de Sin, d'Oreb, et à Ls nr Pétir9gÊader jusque vers Veadroil d'eu il était arti, il aérait difficile de le negarder comme un rend capitaine. » Volt. « A. peine eua-ie fait uelques pes que je m'arrêtai; Ja fua saial de ■reus; ja f^MroyradCy je sers , je ma mata à ftiir
toai tremblant. » J. J. « Chaque chose a son pé-* riode, où elle n'est pas plutôt parvenue qu'elle rétrogradé ^ et je n'aimerais point une vertu qiii reviendrait sur ses pas, » Dbst. La chose qui re* cule étût en repos , n'avait point comaienoé à se mouvoir ; U chose qui rétrograde avait déjà Hait dea pas ea avant. Voua faites reculer une voituse qui stalÂonne» afin de l'éloigner et de débarrasser la place ; vous faites rétrograder une voiture qû est venue, en la renvoyant dans le lieu d'où elle eat venue. Un jour qu'on devait représenter pour la première foie le Mariage de Figaro , ais cents veitures défilaient de tous les quartiers de Paria, lorsqu'à onxe heures un ordre du ministre les fit toutee rétrograder : défense de jouer la pièce (Lab.). ■— D'ailleurs , on recule d'ordinaire en marchant à reauUmSf sans se retourner ; mais an ne peut rétrograder qu'après avoir exécuté un mouvement de conversion : c L'éléphant peut i peina tourner la tête ; il ne peut se tourner luâmAme , pour r^lrogroder, qu'en faisant ua cîr' cuit. s-Bdff.
Au figunft , même différence.
Qui reeuie évite , saigne du nez^ n'ose antre^ prendre ou y^n venir au fait ; qui rétrograde cesse d'avaaoar et prend une marche contraire. « Le régent voulut que Law et le duc de Noailles le raccommodassent : Law s'y présenta de bonne fSu , Noailles ne put reculer. » S. S. « Les gens sensibles commencent par ne suivre que leurs penchants et finissent par vouloir rétrograder^ quand leur raison les avertit qu'ils s'égarent. » J. l. Ce peut être par lâcheté qu'on rsctcie, et pajr inconatance qu'on rétrograde.
Une autre différence tient i ce que les deux verbes n'ont pas la même noblesse. Reculer est un mot vulgaire , parce qu'il a pour radical un dea termes les plus bas de notre langue; au lieu que rélrof^ader a une origine relevée, U vient immédiatement du latin retrogradior* « Le prophète Isaîe demande à Ëzéchias s'il veut que l'ombre de son cadran au soleil avance ou recule de dix lignes; le malade répond : Je veux qu'elle reeuie.... ]>ans la suite , il y eut des savants juifis. Ils n'auraient pas fait rétrograder le soleil conuite Isûe. » Volt. Kn conséquence, on dit reculer en parlant d'affaires, de choses communes, etr^ trogradef en littérature , en matière de spécula* tiens , dans le plus haut style. « U fout que les en* fants récitent les temps des verbes tantôt de suite, tantôt en réirogradant. » Roll. « Quelques esprits singuliers veulent qu'cm étudie l'hia^ teire en réVragradant , c'est^é^ire en remontant de notre &ge jusqu'aux siècles les plus éloignés.» D'Ao. « Avec cette méthode , on avance peu (dans l'éducation des enfanU) , mais on ne fait jamais un pas inutile , et l'on n'est point forcé de rétrth grader, v J. J. < Faisons mainUnaat une paaaa, et réVrQWfadione pour voir ce qui s'était pasaé hors de l'Espagne depuis le commencement de cette année. » &. S. « Jean-Baptiste Rousseau s'avisa^ dans ses t^itree de rétrograder jusqu'au seiaèma siècle (en remetUnt en vigueur le style marotique). » Lab. « Danton succomba, et de vait succomber avant Robespiene : il rétrogror doit dana la crime, et Robespierre y avançait