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DEUXIÈME PARTIE

prince ripaire les églises qui se dégradent, et restauft les sciences, les lettres, les arts, le comxùerce, qui sont, non plus florissants, mais languissants ou en décadence. — Que si les deux mots se disent en parlant d'un objet de sculpture ou de peinture , ils sont même alors faciles à dis* itDguer. On répare les statues et les tableaux qu*on raccommode , qu'on rend de nouveau entiers ou complets ; on ref totire les statues et les tableaux auxquels on rend, non pas leurs parties, mais leur éclat, leur fraîcheur. Lar^raitoM regarde l'intégrité de la chose, et la reiiauralion sa décoration , sa beauté. On répare un b&timent quelconque ; on restaure un édifice , un temple ou un palais.

On rétablit ses forces en rétabliuant sa santé rainée; on répare ses forces en regagnant ce qu'on en avait perdu; on restaure ses forces en les ranimant , en reprenant une santé brillante.

Les papes avaient à rétablir dans Rome des obélisques renversés et ensevelis sous des décombres , et des fontaines qui ne servaient plus depuis des siècles; ils avaient à réfMJ^rer des places fortes , des digues , des canaux , des fossés à moitié détruits, qui s'en allaient en ruine; ils avaient à restaurer de ma^f^ques monuments, des arcs de triomphe, des^^phithéÂtres, des aqueducs, qui n'avaient pas; moins souffert, ainsi que les arts de toutes sortes, la littérature, l'industrie, et tout ce qui constitue la civilisation, qu'il fallait faire refleurir *.

RETENDE; — MODiRATION, HODESTOB, ME- SURE. Qualités du genre de la tempérance, et

4 . Réparer et retiaurer désignent proprement une minière de rétablir, savoir par enlrelien, ptr raccommodage, en rendante la chose ce qu'elle a perd*. 1 Il y en a plusieurs autres. — Ainsi, par exemple, relever indique la façon la ptas ordinaire, mais non pas la seule , de rétablir, c'est-à-dire en redressant, en faisant que ce qui est tombé soit de nouveau debout : relever les murs d*one ville, une Ikmille ruinée, etc. cCes grands corps sont trop malaisés i relever étant abattus. » Disc. — Remettre, c'est rétablir en replaçant : vous vous remettez d'une maladie qui avait dérangé votre santé; vous remettez l'esprit d'une personne qui extravsgue ou que la colère fait sortir d'elle-même , conune le chirurgien remet un membre démis ou débotté. — Bamener, c^est rétablir ce qui s'en était allé : la paix ramène l'abondance, une amnistie la confiance, la tranquillité, le printemps les beaux Jours. — RAabUiter est primitivement un terme de chancellerie et de JoriapriHlence qui au figuré et dans un style commun, presque technique, rappelant toujours un peu la procédure , signifie rétablir les personnes ou les choses dans l'opinion, leur rendre estime ou crédit. Tenter de réhabiliter la philosophie de Descaries (Volt., d'Al.). « J'ose implorer quelque marque de bonté de votre part qui puisse me réhabiliter aux yeux du public. » J J. « Si la proFession de comédien est déshonorante , nous aurons beau statuer qu'elle ne Test pas, au lieu de la réltabiliter^ nous ne ferons que nous avilir nous-mêmes, » lo. « Je souhaitais de vous» avoir pour confrère , vous (Laharpe) et M. de Condorcet; car il faut absolument réhabiliter l'Académie. » Volt. Dans Turearet, Marine dit i la baronne : a Vous trouTerex quelque gentilhomme capricieux ou malaisé , qui réhabilitera votre réputa^ lion par un bon mariage. » Les»

consistant à ne pu se laisser aller ou entrah» i certaines choses.

La retenue fait qu'on ne prend pas la libellé de faire les choses , empêche de commence: ï agir; elle est négative absolument. La modtntûm, la modestie et la mesure ne sont que restrictives, empêchent seulement d'aller trop loia. font rester dans certaines limites. En effet, çs retient ses coupe ne frappe pas, et qui modén ses coups frappe doucement La retenue z.^ interdit l'usage des choses mauvaises ; la im4> ration nous prescrit la sobriété dans l'usage ja choses bonnes ou indifférentes. Une femme hlî retenue se croit tout permis; un conquérant s:2 mod^ation ne connaît point de bornes. A Vég» des choses susceptibles d'être dites, la reka commande de les taire en tout on en partie, t la modération de les dire sans passion , sans »greur. La retenue peut dégénérer en timidité, a modération en lâcheté (P. A.). Abstiens-toi, is: la devise de la retenue; rien de trop, ceLei; la modération.

Modération , modestie , mesure. L'idée casmune à ces trois mois est celle d'éviter Teuà de ne pas trop faire.

JTodifralton a une très-grande et mcdeitiea très-petite étendue de significauon. Nous poon? être modérés dans toutes nos actions ; dcqs :< sommes modestes que dans celles qui ont rappi*à nous-mêmes , à la manière dont nous nous lii tons : vivre avec modestie, être d'une gra^ modestie dans sa dépense. « A Venise, les îu forcent les nobles à la modestie. Ils se sont tel^ ment accoutumés & l'épargne, qu'il n'y a quifi courtisanes qui puissent leur faire donner de Fr gent. » ICoNTBSQ. La modestie n^est guère opfosif qu'au luxe , au lieu que la modération I'^ ' l'excès, à la violence, à Femportement en tût» choses.

La mesure est objective :'c*est quelque ck» qu*on prend en dehors de soi pour se rc*i^- Modération et modestie annoncent un esf^^ douceur et d'humilité; on perd toute modérm ou toute modestie. Mais mesure désigne qutn^ chose d'extérieur, d'emprunté , qu'on a ou <i^''^'^ n'a pas , qu'on garde ou qu'on ne garde pu. ^' homme est sans modération ou sans modt^i ses actions, ses dépenses, ses critiques soct sacs mesure. Un homme modéré ou modeste s tel c»* ractère ; un homme mesuré tient des propos, U^ des démarches, où on remarque beaucoup^ ménagements.

fREVÊCHE, REROURS;— 2* RÉTIF. RÉCUr CITRANT. Ces épithètes servent à qualifier ^ homme qui n'est pas facile.

Le revéche et le rebours ne sont pas faciles* manier, sont intraitables, manquent de douceur; le rétif et le récalcitrani ne sont pas lacii^'^ mener, sont désobéissants, manquent de àc> lité. Il faudrait apprivoiser les uns, et don;^ les autres.

C'est ce qui résulte évidemment de la cm^' raison de revéche et de rétif pris au ^ropff- ^ ajîpelle revéche une matière , pierre ou wn^' qui ne se laisse pas traiter, travailler aisêic-Biou bien ce qui est ru^ie ou &pre au goût, cos^

STN0I9TMES A RADICAUX DIVERS.

jrtaîns fruits ou certains vins. Maïs réHf se dit rimilÎTement d'un cheval qui reste ou s'arrête 1 lieu d'avancer, qui se roidit et se cabre , qui îfuse le service. Donc« Thomme revêthe doit :re dur, rude, rébarbatif, aigre, acariâtre, qucilleur, f&cheux. et il en est de môme du rebours; rétif, de son côté, ainsi que le récalcitrant n lui ressemble beaucoup, est opiniâtre, têtu , tbelle , il n'écoute ni la voix ni l'éperon. !• Revéche^ rebours.

Revrche est bien plus usité que rebours. Dans . z* satire . contre les femmes , Botleau dépeint revécke bizarre , avec laquelle il n'est point de pos ni de paix :

Qui sans cesse , d*an ton par la colère aigri, Gronde , choque , dément , contredit un mari, ms le Démocrite de Regnard , Strabon dit qu'il fui sa femme ou plutôt sa furie, et il en fait le )rtrait suivant :

Jamais un tel démon ne sortit des enfers. C'était un rrai lutin, un esprit de travers, Un Yienx singe en malice , insolente , rwéehe , Coquette, sans esprit, menteuse, pigrièche. La mère Agnant est brusque, emportée et rWcfte, Sotte , un oison bridé devenu pigrièche. Volt.

Le Distrait (de Regnard) se soutient par le con- •aste de l'humeur folle du chevalier et de Thuleur revéche de Mme Grognac , à qui Ton fait irser la courante. » Lab. c Avec moins de sévèité, il en devenait amoureux. Mais une beauté ?véehe ne prend point un cœur farouche , et les ouces manières sont les amorces de l'amour. » . J. « Des animaux ont une nature revêche, imânétrable aux affections douces. » Bupf. < Ces srroquets sont de si mauvaise humeur qu'on e peut les adoucir même avec les camouflets de imce de tabac, dont on se sert pour rendre )ux les perroquets les plus revéches. » In. — ebouTs ne se trouve point dans les écrivains du ni* siècle. Louis XIII reprochait à des magisals d'être rebours, Àmyot, vie d'Agis, parle Ëpitadeus comme d'un nomme rebours^ fier et iperbe de nature. Voltaire dit dans la comédie 1 Femme qui a raison :

Son cher correspondant , Mattre Isaae Gripon, d'une âme fort rebourtê^ Ferme depuis un an les cordons de sa bourse.

ins son J^mt7e, J. J. Rousseau ayant représenté >phie recevant mal les compliments des damoiaux, ajoute : «Demandez à vos agréables s'il il aisé d'éuler longtemps son caquet avec un :prit aussi rebours que celui-là. »

Cependant rebours mériterait d'être rajeuni. Il \t plus expressif que revéche , dont on ne conlit pas bien l'étymologie. te rebours est un >ixrru qui ne peut être ^ris qu'à re&rotM«e-poil, est comme un hérisson ou un fagot d'épines; ai s'y frotte s'y pique.

2* Hétify récalcitrant.

Le rétif y restivusy de restare, rester, s'arrête, ppose une force d'inertie. Le récalcitrant j de ?ealeitrare^ regimber, se débattre , donner des )ups de pied, rue, s'insurge, se révolte. L'anilal rétif est têtu , reste à la même place , et reise obstinément d'en changer; le récalcitrant iagit| manifeste de la violence. Sur un cheval

rétif Où n'avance pas; sur un cheval récalettram on est agité en tous sens et en danger de tomber: « Il me semble que votre ancien disciple est un peu remonté sur sa bête; mais je crains qu'elle ne soit un peu récalcitrante, et je ne le vois pas bien affermi sur ses étriers. » Volt. Il y a des mémoires paresseuses et rétives; des humeurs irritables et récalcitrantes.

Outre cela, on est plutôt rétif par nature ou par caractère , habituellement ; c'est ce que marque la terminaison du mot. « Il y a de certains esprits qu'il ne faut prendre qu'en biaisant, des tempéraments ennemis de toute résistance , des naturels rétifs que la vérité fait cabrer, qui toujours se roidissent contre le droit chemin de la raison.* Mol. « Les pinsons sont d'un naturel un peu rétif, » BoPF. « La caille a les mœurs moins douces (que la perdrix) et le naturel plus rétif. » Id. € Les autruches sont d'une nature rétive, ■ In.

Plus on la flaUe, et plus elle égratigne ; C'est un esprit rétif, et qu'on ne réduit pas. Riox. La nature envers moi moins mère que marâtre , M'a formé très-ri/i/'et très- opiniâtre , Surtout lorsque quelqu'un veut m'imposer la loi.

Dut.

Boileau, dépeignant les mœurs du jeune homme en général, dit qu'il est

Eéti/i la censure.

— Récalcitrant, au contreire, ayant la terminaison du participe présent, est plus propre â exprimer quelque chose d'accidentel, quelque chose qui arrive dans une certaine occasion. « La proposition a été unanimement acceptée ; cependant Laurent Batteux aurait été récalcitrant^ s'il l'avait osé. » Volt. « On nous condamne à une forte amende; et pour peu que nous soyons ré" caldtrants^ on nous envoie à Toulon boire de l'eau de la mer. » In. • Vous êtes bien récalcitrant de refuser de voir Mme de Jaucourd, la meilleure de mes amies, qui m'avait priée d'obtenir cette faveur. » DtinEFF. c Si les souverains savaient dire je veux â cette troupe { d'évêques) récalcitrante quand on la prie, mais très-docile quand on lui commande....» D'Al. « Sitôt quu m'entendit parier d'eau chaude, il se montra si récalcitrant contre ce «pécifique, qu'il se mit â jurer. » Les.

Pnlsqu'aujourd'hui votre humeur pétulante Vous rend l'âme aux leçons un peu récalcitrante, Je reviendrai demain pour la seconde fols. Regn. REVENIR, RETOURNER. Se rendre ou se transporter de nouveau quelque part.

I Jlewntr signiBe une rentrée, un mouvement qui ramène au point de départ ou à l'endroit où se trouve celui qui parle ; «tourner , au contraire, exprime un njouvement par lequel on tourne de nouveau le dos, on s'éloigne une seconde fois du point de départ ou de l'endroit ou se trouve celui qui parie. Allez, et revenex vite; si vous regrettez la terre d'exil, retournejf-y. Je reviens ici, je retourne là; le voici reveitu, le voilà retourna; revenir sur ses pas, retourner en arrière. Télémaque attend que son père, qui est allé à la guerre de Troie , soit rerenu , pour ordonner aux poursuivants , qui sont venus envahir son palais, de retourner chacun dans sa

naMOtt (FAv.). A la sowelle de la arart de sa appointements an des ^pensions, cbos« kak.

fnère, saint Loois revim de la croisade; il y reiwina quelques années après , malgré les représentations du pape, Clément IV. Mme de Sé?igné ^crit de Paris à sa fille qu'elle va laire un nouveau Toyage en Bretagne, y retourner, mais qu'elle feviendra pour la recevoir. « Je ne répète point ce que j'ai mandé par mes précédentes -(lettres) de mon voyage à Fontainebleau, peur revenir ici (à Germigny, d'où il éorit) célébrer h Toussaint, et le lendemain relouraer à la cour, pour ne la quitter que tout ne soit fait. » Boss.

La différence est capitale, et ne pas l'observer c'est commettre une grande incorrection. Cepen-

dant on s'y trompe; on emploie quelquefois'; plutdt tounné du cAté de la vUle; de rutre

relotimer pour revenir^ surtout en Provence.' Une personue de Marseille vous dira d'une autre : elle est allée en Italie , mais elle r^loumera bientôt. C'est une façon de parler vicieuse, quoiqu'on pût alléguer pour l'autoriser des exemples tels que les suivants :

Le soleil baisse fort, et Je sois étonné Que mon valet encor sie soit point reioumà, JIol. Obéissons plutôt i la juste rigueur B'Âmurat qui s'approche et rgùmrne vainqnenr.

lUc.

« Turenne revenait de ses campagnes comme un simple particulier qui retoumeraii d'nne premenade. » Roll. Mascaron s'était servi du mot pro-' pre, nonobstant la répétition : « Turenne revenaii de ses campagnes triomphantes avec la même fh»ideur et la même tranquillité que s'il fût revmu d'une promenade. »

EKVENU , RENTE. L'idée commune à ces deux mots est celle d'une recette annuellement renouvelée.

Mais revenu exprime cette idée dans sa plus grande généralité. Le rwenu d'un homme est, sans exception, tout ce qui lui revient chaque année. Aussi revenu est-il un terme collectif qui s'emploie d'ordinaire au singulier d'une manière absolue, et presque toii^ours en opposition avec dépense.

Selon mon revenm Je légle ma dépense. Kiev. «La dépense de nos ancêtres était proportionnée à leur revenu. » Labr. « La dépense excède le revenu. «Acad. « Y a-inil quelque prédicant qui ait perdu on florin ée sa pension par le débit des œuvres de Spincsa? Y a-t-il un évêque dont les wntef aient diminué? Au -contraire , ienr revenu a doublé depuis ce iemps-lÀ. » V01.T. — Le mot wnte, de son côté, a un sens particulier, et on ne dira jamais la retile d'un homme pour marquer la totalité de ee qu'il recueille de J^iens annuellement. « Je vous le donne pour un homme magnifique, et qui a un revenu considérable, puisque, sans parler de ses autres biens, sa commanderie loi rapporte dix mille écus de renie. » Lss.

La rento, ce qu'on vous rend^ ce qu'on vous paye en retour comme une dette, est une partie du revenu fixe et réglée par un contrat, partie qui est proprement le prix ou l'intérêt d'un fonds ou d'un capital aliéné ou cédé. Mais le revenu

ment fixes , mais non pas aussi rigoureoienci dues .et exigibles^ aperce «qu'elles ne répooâsi pas comme les rentes à quelque chose de prèi ou de cédé^ ensuite quelque chose de ranki. des émoluments, et c'est à quoi se rapporte répression revenus casuels ; enfin et turtotu £ produits des terres , les fruits qu'on en retirt

C'est lorsque revenu désigne spécialercst e retour annuel de cette demiëpe sorte debie qu'il diffère le plus notablement fle reste. ^ on a des rentee , on est rentier, on s i£Eure lie débiteurs, on perçoit des droits; quand oc t;^ revenu ou des revenus , on est propriétaire h domaine, on lait des récoltes. J)'une pan,<n6

Test toujours du côté de la campagne. « Nefe^ lez pas à ces femmes de vexAe de blé, de este; des terres , des différentes natures des rem» de la levée des renies et des autres droiti sgneuriaux. » FÉR. c Apprenez inné flleFc nomie d'une maison "bourgeoise, les soios ^^ faut avoir pour les reveMU'de la campagu, pelés rentBB «et pour les aaisens ^ sont lei nn nus de 4a ville. » In. lie imaltie d'un tàM^'* d'un domaine paye une rente qui y est it^ en prenant sur ses revenus. Urne la àuàesi Cbaulnes écrit à Mme ^de Sévigné, qae t* Chauloes vient de faire l'acquisition du diis> de ûampierre et qu'une des conditions est ^ pendant un ciu^tain nombre d'années , K <is ^ vreuse prendra cinq mille liyres de reait^ leurs revenuf. Les revenus, dans l'àcceptico^ ticulière dont il s'agit, sont des denrées, aals d'être , comme presque toujours ks raitt. * l'argent. J. J. Rousseau fait dire à mp?^ taire qui exploite ses terres lui-même :*U^^ port de nos revenue s'évite en les emploiu^^ le lieu; l'échange s'en évite encore en I0 ^^ sonunant en nature, » ParâllemeottOnliti^ une lettre de Bussy.Kabutin i Mme deSénp: « On vit de ses revenus quand on les cotasse soi-même; et traneporiéa, ils ne reTieoiiefil?<^ que à rien. »

REVOIR , — RETOUCHER , - CORRIGER. CBt TIER, — LIMER, POLIR^ RABOTEIL Tût»* verbes expriment l'action d'un aateur q» tnvaille à rendre son ouvrage le meilleur poss^

Revoir, par rapport à tous les Tcrbessoio:-^ marque une condition, une action P^f*^ On revoit pour s'assurer s'il y a lieu de rrt<w0^' de corriger , etc. « On ose dire que Newios u rait corrv^ oette idée, s'il arait eu k tanjj la revoir. » Voï-t. « Virgile, après avoir t^ l'Enéide vavait destiné une retraite de tfolstpour U revoir et la poitr. • RotL. Um «^ revue et corrigée a été soumise de wo»*! l'attention de l'auteur, qui l'a pung'i* dew^ les fautes qu'il y a trouvées « Parloas d« *-j édition jiouveUe: C'est la plus coirectc qiat encore paru : et non-seulement je l'ai ^^ beaucoup de soin , mais j'y ai retoutht d« veauplusieurs endrnits de mes ouvrages. »^ Un auteur revo«i sans retoucher , si "V*!^ examen ne lui découvre aucun cbaDgeo^

peut comprendre , outre des rentes, d'abord des tageux à faite; un critique, consulté ptf""*

SYNONYHffîS À HABIC^UX DIVERS.

teiuTy revoit TouTrage de cdui-d ^aasie rttou- \ cher^ son rôle est purement .théorique , le rôle pratique ne le regarde pas., il 4i*e8t.pas£haisé de mettre lui-même la main à Vœuvre*

M.etouchtr, toucher de nouveau,, xemanler, par rapport à tous les verbes suivants, est un genre. Ce mot ajinonce un second travail, mais Û ne le détermine pas, il n'indique jias quelle aorte de qualités il a pour but de produllre. Au contraire, corriger et chdtier^ 4}*est toujours améliorer négativement, iaire diijparaître des ^ Dautes; et Itmer, polir et rahùtar, c'est amélioi3&r positivement, perfectionner, achever, finir. "^ Au reste , retoucher se distingue de ses syno< nymes suivants par i'étendue de sa signification; il se dit bien d'un tableau et de tout ouvrage des mains. «Chaque chose (de la création) se {trouvait chaque jour bonne et digne de Dieu; mais il la tendait dans la suite encose jnellleure .en la retouchant. 9 Fén. En retouchant xm apporte un changement quelconque., qui ,peut se rapporter aux pensées, par exemple ; .au Uea que corriger tt châtier , liiaer , polir et rahotar regardent plus particulièrement la forme ou le style. « Huart veut faire une nouvelle édition des Lettres periones; mais il y a quelquesjuveni^ que je voudrais auparavant retoucherai» Hontesq. « On a cru que Grotiusavait dessein de retoucher ses Oommentaires,y et de les purger touit à fait de ce gu'il y avait de socinien , et , en quelque manière <ine ce fût, de moins pur -et de moins correct. » Sofis. a Saint Augustin, dans ses Rétractations, &-t-il retouché ces paroles de son Commentaire ? l^on ; il ne change rien, il n'adoucit xien, j^n ei^plicAtion était correcte.» In.c Ia Réforme a été bâtie mur ce fondement, qu'on pouvaitretoucber toutes les décisions de l'Eglise. 9 In. « Je vous envoie ixn mémoire avec Je projet un peu rjetaitché. y> IFén, c M. l'archevêque de Paris me rendit le livre (des MaaAtMs des saints) en me montrant des coups de crayon qu'il avait donnés dans tous les endroits qu'il croyait que je devais r£touc/t«r pour une plus grande précaution. » In.

Corriger^ châtier. Retoucher le style déléc- ^tieux d'un écrit, et travailler à le rendre. irr^ré- Ixensible.

Corriger fait penser à l'ouvrage qui devient correct; chdiier^ k l'auteur qui se montre in £lexibl6 , qui ne se contente pas aisément. « Lafontaine était bien moins correct dans son kml^age , et bien moins chAHé dans son style que Coileau. » Volt, Ensuite, châtier dit plus que esorriger ; car c'est comjfer sans ménagement, 0ivec la pï&s sévère attention. « Dieu a permis c^ue cee traits d'une édoqvenoe affectée aient échappé à saint Cyprien, .pour i^pprendre à la postérité combien l'exactitude chrétienne a chAtxé dans tout le reste de ses ouvrages ce qu'il y avait d'omemenis superflus dans le .style de cet orateur. » Fén. « Les Français n'ont point d'auteur plue chAtii en prose <que Racine et 3oileau le sont en vers. « Volt.

hivMT , poitr , rébokfT. Retoucher je style d'un éccit qui n'est qu'ébauché, et travailler à le finir.

L'action de liam enlève seolem^ ks aspéri-

téa, ne fait que débrutir'Ou dégrossir; Taction de po/tr donne de la netteté, du brillant, de l'éclat , du lustre,; celle-ci ajoute donc à celle-là. Enftmanl <p rend moins rude; en polissant on àte toute trace de rudesse, on met la dernière main, on perfectionne, on accomplit, c Selon Vincent de Lérins, on Kme, on démêle, on polit les dogmes; on y ajoute la justesse , la Tonne , la distinction , sans toucher & leur plénitude €L 'i leur intégrité. » Boss. « Le temps presse , et si j'avais voulu limer ^ polir , achever, avant d'avoir consulté, j'aurais attendu un an.» Volt. c7e puis bien vous promettre une cinquantaine de vers bien placés et vigoureux ; je pourrai limer, poitr, embellir; mais comment intéresser dans les deux derniers actes? > 1d. — Outre cela, Vr mer exige plutât de la peine , et polir du soin , sans compter que les deux verbes ne se disent pas des mômes choses. On lime les ouvrages de l'esprit , ceux dans lesquels il y a plus de solidité que d'agrément. « On dit qu'il s'agit de certains canons sur la vie spirituelle , dressés il y a longtemps par H. de Cambrai lui-même, limés par le P. Charonnier et proposés par M. le cardinal de Bouillon. » Boss. c Je me flatte toujours que notre avocat, à force de limer son plaidoyer, le rendra un peu supportable pour Fontaine* bLeau. » Volt. « Ayez le courage de limer cette production vingt fois. » 1d. > On convenait généralement qu'aucun autre écrit , quelque travaillé et quelque Umé qu'il fût, n'approchait de la beauté des Commentaires de César. 9 Roll. « Sans dire mot à personne, Besmarets fit son pro* jet (d'impôts) , qu'il donna k examiner et à lirMT à un bureau qu'il composa exprès. » S. S. On polit , au contraire ^ les ouvrages d'esprit , ceux dont Le mérite consiste ou doit consister dans la finesse, les ornements et l'élégance, et particulièrement les discours d'apparat et les poèmes. « IkOs pasteurs n'ont pas le temps de préparer leuEs discours; mais il ne s'agit pas ici de pièces d'éloquence travaillées et polies avec un extrême soin, » Roll. « Votre ouvrage étincelle partout de ces traits d'imagination; et lorsque vous aurez achevé de polir les autres vers qui enchâssent ces diamants brillants, il doit en résulter une versification très-belle. » Volt.

Si deux Jours seulement, libre du jardinage, Tout i co^p devenu poêle et bel esprit, Tu Callais engager k polir un écrit. . . . BOIL. Sophocle enfin , donnant TesBor à son génie. Accrut «KQT la pompe , augmenta rbtunBOSMi, Bes vers trop Taboteox polit l'cspreMion.... I». Reçois , avec les vœux de mon obéissance , Ces vers précipités par ma reconnaissance ; L'impatient transport de mon ressenliment N'a pu pour lés /w/ir m'accorder un moment. Coax.

Hahoter^ c'est se servir du ro&ot, comme limer^ c'est se servir ti« la lime.

L'autre, en vain se lassant i polir une rime, Et reprenant ringl fols le rcibot cl la lime,... Bon..

Mais , au lieu que limer , Itmore , se disait déjà figurément en latin, rahoter dans toutes ses acceptions est un verbe purement français , et de là vient que, dans le sens dont il s'agit ici , il ne s'emploie que Xamilièrement « On m*accu?e d'avoir robots quelquefois des vers de ce diable

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