‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 426 sur 444 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

« Tontes les actions de respect demandent nhe | contenance remise et poi^e. * Boss, « L'homme se connaît à la yue; on remarque un homme sensé à la rencontre : Thabit, le ris, la démarche, découvrent Thomme.... La sagesse reluit sur le Tisagë de Thomme sensé; les yeux du fou regardent aux extrémités de la terre. Voyez comme Tun est poté; l'autre, pendant qu'on lui parle , Jette deçà et delà ses regards inconsidérés. » In. < C'est un homme fait comme je veux que les hommes soient faits , ne prenant point de manières bruyantes et des tons de voix assommants , sage et posé en toutes choses. » Mol. ti Les personnes dont l'extérieur est posé et réfléchi n'ont d'autre avantage que de garder constamment les mêmes travers. » Gono. « Pour ce qui est des traits du visage , du regard , de la dé marche et de tous les mouvements, Tibérius était plus doux et plus posd, Caïus plus vif et plus véhément. > Roll. « Une jeune fille doit être vive , enjouée , folâtre : le temps ne viendra que trop tôt d'être posée et de prendre un maintien plus sérieux. » J. J.

J'ai l'air d'un étourdi ; mais, ô falur bean-firère ! L'air ne décide pas toujours du caractère, Et souvent les plus fous ont l'air le plus posé,

Diffi.

Rassis , qui a repris l'attitude du repos , suppose un état antérieur de trouble et d'emportement, d'où on est revenu, c Un homme enflé d'espérance nage déjà parmi les délices. Mais lorsque , forcé par la rencontre des choses , il revient à son sens rassis..,. » Boss. « De peur que dans la suite son discours ne vint à se relâcher , sachant bien que Tordre appartient à un esprii rassis , et qu'au contraire le désordre est la marque de la passion, Démosthènes poursuit dans la même diversité de figures, s Boit. « Il faut laisser calmer ces premiers bouillons (de la jeunesse) , et attendre que hi raison plus roxsûe soit capable de quelque chose de plus sérieux et de plus solide. » Mass. * Après la chaleur et le feu des disputes, lorsque les esprits, tranquilles et rassis, sont en état de juger sainement des choses , le peuple était tout autre que dans les disputes mêmes. • Roll. c L'âge avait tempéré tous les mouvements de son âme (de Mairan) , et ce qu'il lui avait laissé de chaleur n'était plus qu'en vivacité dans un esprit gascon, mais rassis, juste et, sage. > Marm.

L'homme heureux est tranquiUe et calme : tranquille^ c'est-à-dire disposé par caractère à ne jamais se donner trop de mouvement ou d'inquiétude, et mis dans un état où il jouit d'une paix inaltérable ; calme , c'est-à-dire sachant , dans l'occasion, et malgré les impressions les plus violentes , rester froid , imperturbable , inaccessible aux émotions de la crainte , de la colère , ou à d'autres semblables. — L'homme sage est posé et rassis: posé y c'est-à-dire que ses mouvements, ses démarches , ses manières et toute l'habitude de son corps ont un certain air de solidité et de réflexion ; rassis, c'est-à-dire qu'il n'est plus agité d'aucune des passions qm l'emportaient autrefois ou qui auraient pu l'emporter plus ou moins longtemps auparavant.

tftANQUILLITÊ, CALME , PAU» HKPOS. (QCIÈ TUDE). Appliqués à l'âme, à un Etat, ou à quelque société particulière, ces mots signitot également une situation exempte de trouble et d'agi sation.

Tranquillité muqoB la posssession d'une qualité , et par conséquent quelque chose de mstant, de stable. Caimey au contraire, anno!» quelque chose de passager et d'accidentel; caret mot désigne primitivement un {ait, U cessitiK du vent. On a un fond de tranquilliti, on pis» la vie dans une grande îrûnquUlUé; on éccvK quelqu'un avec wlme. La tranquiUiU fût w entendre, tout recevoir avec calme. — Il soit ^ là que tranquillité enchérit sur calme, pu»l« le calme n'est qu'une tranquHUti de cirtxstance, un moment de tranquilUti. c Lenot^ franquillité dont retentissaient les écoles éï: favorable au dessein d'Ëpicure. Il dit donc ci? le bonheur est dans la tranquillité de lis: mais il le dit dans un sens bien différent. Cr^vainçu que nous sommes nés pour agir, et pir conséquent pour sentir et pour croira, il k songea qu'à régler notre sensibilité et nos ^• nions. Or, le ecUme auquel il invitait n'est que état moins agité. » Coim. Une âme calmA tr» quille (J. J.); rendre un esprit ealwti^ quille (BouRD.); s'endormir dans le sein d. calme et de la tranquillité (Mass.); perdre (bs le jeu habituel le calme et la tr(»qâl'^ ^ l'esprit (In.) ; jouir du calme et de la tTavfêSiH (BoFP.). — U tranquillité éUnt essentielle, «s ne dira point une tranquillité apparente, w tranquillité trompeuse , comme on dit oqcs^ apparent (Mark.), un calme trompeur (U^j Et, d'autre part, comme la iranqiiiUUé t^état absolu, qui existe de soi, on la conside» Indépendamment de toute relation ; an lie^^le calme se conçoit bien comme ayant lien o:s-* développant au milieu de telles ou telles circci stances , ou comme succédant à une sittuti^ orageuse ou agitée. « Tant de malheurs n-^rèrent pas l'âme du monarque. Les bcaa«? dans un rang éminent veulent tous pinit'e a ébranlables, ils affectent le calfM au maieo^'^ trouble; mais Louis XV n'affectait rien; :1b cherchait point la tranquiUUé, il U titinii dans son caractère. » Volt. On dira pl'Ji^t c séjour tranquille, et un asile calme; niJin'fl^ la tranquillité dans un État, et y ri^' calme.

La pat* est l'opposé de la guerre. C'est uoîa; tuntion des personnes ou des sociétés par ra,T' à d'autres. La tranquillité ou le caùw <1royaume exclut tout mouvement ou troab.e ijtérieur; la paix d'un royaume le préserre* toute hostilité ou agression, de toute art*?' venant du dehors. « Ayant la pais arec D-îîquel calme et quelle aimable tranquiUtU a» nos âmesl> Boss.

Nulle paix pour l'impie. H la cherche, elle ^

El le calme en son cœur ne IrouTe poinl d< P-** ' Le glaive an dehors le ponrroil ; Le remords an dedans le glace. ^

- Ensuite, paix implique l'idée d'amitié. «^"^ nion, et non pas seulement celle de sOrelecow

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

ne agitation ou un soulèvement. « Comme le rincipe du gouvernement despotique est la rainte, le but en est la tranquillité; mais ce 'est pQÎnt une paix, c'est le silence de ces villes ue Tennemi est près d'occuper. » Uontesq. Le repos est l'opposé du travail. C'est une silation succédant à une autre, qui a été laboieuse et fatigante. Il opère le relâche , le soulaement , on en jouit. « Je m'engage , a dû se ire un homme élu roi, h ne vivre que pour mon euple ; j'immole mon repoi à sa tranquiUité. s

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