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La tranquillité et le eàlmê sont des situations olitaires , l'une constante , l'autre accidentelle , une absolue, l'autre relative. La paisù, au conaire, est une situation mutuelle, et une situaon amicale entre une personne et une autre, ne société et une autre. Le repos est une situaon réparatrice.

Comme une eau immobile , la personne ou la >ciété qui est dans la tranquillité ou dans le lime n'est en elle-même ni émue ni tourmentée, omme un peuple qui a fait un traité d^gpaix vec un autre, dans la pais on est bien avec les litres, on n'a & craindre avec eux ni guerre, ni issension, ni brouillerie. Comme un homme ui , après avoir travaillé , prend et goûte du reos , dans le repos on se délasse , on détend avec laisir les ressorts de son activité.

Pas de tranquillité pour les caractères inquiets t remuants; pas de calme pour les gens irritâtes , peu maîtres d'eux-mêmes , qui , dans Tocision , venant à se trouvei: aux prises avec les rénements , ne savent pas rester froids , impash\ea; pas de paix pour les gens querelleurs; as de rfpof pour les gens ambitieux et qui en- 'éprennent sans cesse *.

TRANSB, ANGOISSE,— ANXiiTÉ. Vive OU exsssive inquiétude éprouvée dans une position ritique où on se voit menacé d'un grand danger.

4 . Quiétude a le même sent général que les quae mots conlenus dans cet article. Mais il ne sa dit lie de l'âme ou de l'esprit. Il appartient proprement 1 langage mystique. « Oui , grande sainte Thérèse , ) vol de l'esprit, dont vous nous parles, ce sommeil • toutes les puissances, cette qmiéimd^, cette sos- BOftton de rame tout entière, ces assauts, ces blésires intérieures ; tout cela ce sont des secruts que oui révérons. » Buuno. « La foi nue, selon tous les lysiiques, est celle par où commence la contcmplaon, ou Toroison de recueillement, de quiétude^ de m pie présence. » Boss. c II est évident, dit-on, que [me Guyon veut dispenser les chrétiens de tout coite msible , en réduisant pour toujours les Ames i une *iet»Jê oisive , qui exclut toute pensée de l'entcnement, et tout mouvement de la volonté. » Fan.

Dans la langue commune, où on le reoconlre raïment, quiétude exprime un état pleio de charme et 'abandon. « Vos bontés ajoutent infiniment à la \tiétude de ma douce retraite. » Volt, c Tourmenté, ittu d'orages, fatigué de voyages et de persécutions, I sentais vivement le besoin du repos; je soupirais lus que jamais après cette aioiable oisiveté , après ;ite douce quiétude d'esprit et de corps, que j'avais nt convoitée, s J. J. « Le charme le plus touchant î3 ouvrages de Fénclon est ce sentiment do q'*iié- \de et de paix qu'il fait goûter i son lartear. » Al-

Quelle que soit l'étymologie de trame, il signifie à peu près la même chose que trcrMem^nX, dont les deux premières lettres sont les mêmes : on est \ran»i et on tremble de froid , comme on est tranti et comme on tremble à la vue ou à l'idée d'un mal qu'on redoute. Ânqoitst, latin angof, allemand anysf, vient du radical anq (allemand enpe) qui se trouve dans angere , et âfx«»v, serrer, presser, suffoquer, gêner; il marque serrement , oppression, détresse.

Dans les (rani e; on appréhende ; dans les angoisses on souffre , on est oppressé , et on appréhende. « Angoisse^ dit Voltaire, exprime la douleur pressante et la crainte à la fois. » IVan^f n'exprime que la crainte.

rran«e est pour les états heureux dont il se pourrait qu'on fût tiré, «c Le roi s'amuse à donner des transes au prince de Gonti (amoureux de Mlle de Blois) : il lui fait dire que les articles ne sont pas sans difficulté, qu'il faut remettre l'affaire à l'hiver qui vient , etc. » Sir, « Le cardinal Dubois était marié , sa bassesse ne lui laissait que les élévations ecclésiastiques , et il était toujours dans les transes que sa femme ne l'y fit échouer. » S. S. « Le duc du Maine vivait en des trafues mortelles pour toutes ses grandeurs, et 11 avait trop d'esprit encore poiu ne pas trembler pour ses énormes établissements peu sûrs. »' lo. « Quand les petits canards couvés par. une poule vont s'ébattre ou se plonger dans la rivière voisine, c'est un spectacle singulier de voir la surprise, les inquiétudes, les transes de cette pauvre nourrice; elle s'agite incertaine sur le rivage , tremble et se désole. » BuFF. — Angoisse est pour les situations malheureuses ou pénibles dans lesquelles on est ou on se croit exposé à une augmentation de son mal ou à un mal encore plus grand. Ce mot se dit , par exemple , d'un homme à l'a^onte (Fbn.) , d'une femme en couche (S. S.) , d'un pécheur affligé de ses fautes et effrayé de la justice divine (S. S., Mass.). « Les angoisses du remords. » Harm. « Un état à*angoisse épouvantable.» Lah. « Oreste ne peut pas résister longtemps à des angoisses si déchirantes. » In. « Florian passa de la prison dans son lit de mort , où il fut emporté en peu de jours par une fièvre chaude, suite des angoisses et des hoireurs de la situation dont il sortait. » Id.

Au reste, transe a plutôt rapport à des maux qui regardent les autres et que nous ne ressentons que par sympathie, c On me mande que Mme d'Argental est à l'extrémité. .. Mme d'Argental est-elle en vie?... Nous sommes dans des transes mortelles. » Volt. Ou bien transe suppose des malheurs moins accablanU , des pertes , une simple disgrâce, un funeste succès.

Anxiété a le même radical qu'an^ome, et en diffère très-peu. Cependant Vanxiété est moins vive et plus consUnte; c'est un état d'onyoûse, mais un état affaibli. On ne vit pas dans Vangoiue^ elle a trop de violence pour pouvoir durer; mais on vit dans Vanxiété, « Le héron nous présente l'image d'une vie de souffrance,

d*anxiété, d'indigence Willughby attribue lu

maigreur du héron à la crainte et k Vanxiété

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