DEUXIÈME PARTIE
C'est ce que signifie dans toute sa généralité le mot viscère , qui est un tenne d'anatomie : les viieèret sont toutes les parties intérieures de Torganisme dont le jeu importe à l'entretien de la yie. c La médecine nous a fait connaître clairement la place et le jeu de nos viscères. « Volt. « Je ne prétends pas ùiire ici une leçon d'anatomie ; TOUS savez assez qu'il n*y a pas un viscère qui ne soit nécessaire et qui ne soit secouru dans ses dangers par le jeu continuel des viscères Toisins. 9 ÎD. a Dans les insectes , au lieu de cœur et de poumons , on trouve des parties qui servent de môme aux fonctions vitales , et que par cette raison Ton a regardées comme analogues à ces viscères. » Buff. Parmi les viscères on compte le cerveau, les poumons, le cœur, le foie , la rate , les reins , la vessie , et Torgane digestif, d'un orifice à l'autre.
EntraiUes est un mot de la langue ordinaire , qui désigne les viscères contenus dans le ventre. Il ne s*emploie qu'au pluriel, d'une manière collective, générale et vague, et représente les organes abdominaux , en gros , sous les points de vue des gens du monde , relativement à la santé , à la sensibilité morale , ou comme étant cachés , éloignés de la vue , enfoncés. Inflammation d'entrailles , douleurs ^'entrailles; avoir pour quelqu'un des entrailles de père, ou simplement avoir des entrailles, émotion d* entrailles , les remords déchirent les entrailles; fouiller dans les entrailles de la terre.
Les intestins sont uniquement et précisément les viscères digestifs qui font suite à Testomac , sortes de conduits longs et ronds dans lesquels continuent à s'élaborer et à cheminer les matières alimentaires. < Le diaphragme sépare transversalement te corps entier de l'animal , et le divise assez exactement en deux parties égales , dont la supérieure renferme le cœur et les poumons , et l'inférieure contient Testomac et les intestins. « BuFF. Ces organes portent aussi le nom de loyaux. « Le ventre enferme l'estomac , le foie , la rate, les intestins ou les boyaux, par où les excréments se séparent et se déchargent. » Boss. Vais intestin est un terme scientifique , comme viscère, au lieu que boyau est un mot commun. Ce que les médecins et les savants nomment mtettin , rhomme du peuple l'appelle boyau. « Ils disent que tous les boyaux d'Arius lui sortirent par le fondement; cela est difficile : ces gens-là n'étaient pas anatomistes. » Volt. « Il fallait entendre le bruit que mes boyaux faisaient dans mon ventre creux ; on eût dit qu'ils s'entre- mangeaient. 9 Les. Ou bien on préfère intestin & l'égard de l'espèce humaine , et boyau quand il est question de la bête. « L'homme ne pourrait pas se nourrir d'herbe seule ; car , n'ayant qu'un estomac et des intestins courts , il ne peut pas , comme le bœuf, qui a quatre estomacs et des boyaux très-longs, prendre à la fois un grand Tolume de cette maigre nourriture. » Boff. Dans une description anatomique du corps de l'homme Descartes dit : « Je compte entre les muscles , non- seulement tous ceux du ventre et de la poitrine , et le diaphragme , mais aussi presque tout le corps des intestins et du ventricule; et j*ai re-
marqué dans les chiens ouverts toat vlb ^ leurs boyaux ont un monvemeDt règli <ias comme celui de la respiration. »
Boyau n'appartient pas seulement iUlaogv conmiune, comme entraiUes, qui t de lia»blesse , et peut trouver place dans le baQtstjfa; il est vulgaire; il se rapporte non pu aux éo»tions de l'âme, miais à la forme du coodoit iatestinal, ou aux usages qu'on peut frire, dui la arts, de cette partie des animaux. Cette silk n'«st qu'un boyau; corde à boyau, c La brebis foonit à l'homme de quoi se nourrir et se Tètir, sas compter les avantages particuliers que Ton »t tirer de son lait , de sa peau et même de se boyaux. -» Buff. « Les boyous des pboqvei. bien nettoyés et amincis, sont, cbezletGroêalandais , employés au lieu de verre pont Inn fenêtres. » In. Boyau entre dans pksieun pverbes populaires , et il se dit trèi-bien en btdinant ou en parlant de choses de peu de uinr ou dont on fait peu de cas.
VISER, MIRER. Regarder avec attention fei^ droit où on veut porter un coup.
Viser , de videre , visum , voir , est le ter» ^ néral , celui qui s'emploie en parlant d'os tciç quelconque , d'un coup qu'on veut frapper i^ même sans instrument , ou d'un coup de pion d'un coup de flèche , etc. Jftrer vient de wàt, nom d'une espèce de bouton placé rert le l>3at d'un fusil, d'un canon, et qui sert i wir;f^ conséquent on ne mtre qu'à l'aide d'une ara i feu , pour atteindre d'une balle ou d'uo boekt Les oiseaux de proie visent de loin les inisuD qu'ils veulent tuer pour s'en nourrir (Bct?.\ « Les Francs, dit Sidonius Apollineris, den» nent si adroits , qu'ils frappent toujours oà ib visent. » Vhht. — « Un archer eut recoan i fl carabine, et mtranl au visage de don Qûdu'ti' il lui perça la tète de deux balles. » Us- Un énorme boulet, qu'on lance avec Itacii, Doit mirer un peu haut pour arrirer plui bu.
Volt.
Ensuite le verbe viser, tant à cause de sa g? néralité que parce qu'il dérive évidenuDOl f latin, a un certain caractère de noblesse- « Ji' promettre de grandes choses pour en renir ac médiocres, et viser bien haut pouratteindu» moins au milieu. » Mass. « Les flèche «^j^ sont dressées et ses arcs pointes; il viu et n» signe l'endroit où il veut frapper. » Boss. Mau contraire , et par la double raison conûwt convient au style familier principalement, «f uniquement. Voltaire écrit é son ami Dasf ville : « Nos infâmes ennemis se déchireul » uns les autres; c'est à nous à tirer sur ces b»
féroces pendant qu'elles se "^o^ ^*^^ *' '"^ pouvons les mirer à notre aise. » — ^y^ viser est le mot de rigueur; que ai on dit »* mirer une place, un emploi, pour y •***'^ comme a soin et raison de le remarquer il* demie , une locution fttmillère.
VISQUEUX , GLUAIff , Ces mots serrent i ^ Ufier un Uquide épais ou un corps moa'^ s'attache aux choses ou auquel le3 choses*»»' chent de façon qu'il est difBcUe de les sépaifr
Ils ne diflèrent point par leur fadical, "^
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
parleur terminalMm. Yisqueu», viiconit, tient de viteum , gui oa glu ; et glMaiU a été formé de glu , en latin §hu.
fttfveiur est un adjectif, et gluant an participe : ils eipriment, le premier une qualité naturelle , essentielle , constante; le second, une qualité da moment, temporaire, accidentelle. fuquêu» s'emploie quand on yeut caractériser les cboses, en déterminer la nature. « Si la terre est tenace, vtiqiieuM, c'est de la terre glaise. » Volt, c Les matières bitumineuses sont ou solides, ou liquides, ou visqueuses, c'est-é-dire d'un« consistance moyenne entre le solide et le liquide comme l'asphidte et la poix de montagne.» huvr. • L'asphalte que l'on recueille sur l'eau ou dans le sein de la terre est gras et visqueux. » In. « Le» phalènes qui donnent dans le large gosier des engoulevents s'y trouvent prises à me espèce de glu , de salÎTe visqueiue , dont l'intérieur du bec est enduit. » In. « Les pieds de mouton sont une chair visqueuse et adhérente à l'estomac. » Lbs. Mais on se sert de gluant dans les récita, quand il est question d'une chose à laquelle il arrive ou est arrivé de montrer, de développer cette propriété. « La paysanne devient reine; elle tousse à crever; elle crache sur son menton; elle a au nez une roupie gluante qu'elle essuie avec sa manche. » Fén, « Le ver à soie conduit ainsi un fil gluant qui s'épaissit à l'air. > In.
Deux assiettes sulvident, dont l'une était ornée D'une langue en rsgoût de persil couronnée ; L'autre, d'un godirean tout brûlé par dehors , Dont un beurre gluani inondait tous les bords,
BoiL.
a Dès que les perroquets ont mangé du persil , il coule de leur bec une liqueur épaisse et gluante, et ils meurent ensuite en moins d'une heure ou deux. » Buvp. « Sueur gluante, s Acad. On a les mains gluantes dans un cas particulier, quand on a touché à certaines choses ; on les aurait visfiueuses si on les avait dans cet état naturellement et toujours.
D'autre part, la qualité représentée par visjueux n'est qu'une puissance, une faculté; au lieu que gluant signifie quelque chose d'actuel et l'effectif. Aussi gluant peut se mettre après vulueusf pour marquer la réalisation de l'eflet dont la matière visqueuse est simplement capable. I Le tamanoir ne se nourrit que par le moyen de ;a langue , laquelle est enduite d'une humeur visqueuse et gluante , avec laquelle il prend des osectes. > Buvf.
Quant au degré , visqueux l'emporte sur jluani : il annonce quelque chose de plus telace , quelque chose dont les parties sont plus ortement adhérentes entre elles : on dit une téincité visqueuse (Bupf.). « La liqueur contenue lans l'amnios laisse sur l'enfant une humeur vis* lueuse y quelquefois assez tenace pour qu'on soit >bligé de la détremper avec quelque liqueur louée afin de la pouvoir enlever, b Bupf.
1* VITESSE; RAPIDITÉ, CÉLÉRITÉ. VÉLOaTÉ ; - 3* ACTIVITÉ, PROMPTITUDE, DILIGENCE, EXPÉDITION , CÉLÉRITÉ. Ces mots désignent un node de développement plus ou moins vif et >ref de la puissance.
Mais vitesse, roj^diié , eéUHU et vélocité se disent du mouvement des corps et des animaux. Un corps tombe, une rivière ou le temps coule, un animal court avec «itesie ou rapidité; la «tfeite ou la rapidité d'un trait. Quand ib s'emploient en parlant des actions de l'homme, ils sont objectifs, ils ne font pas connaître le sujet lui-même : aussi no dit^on point un homme vite ou rapide.
!• Vitesse, rapidité, eélérité, vélocité.
Vitesse est le terme positif, celui de la physique. La rapidité est une grande vifette , et d'ordinaire une «iteite foite , impétneuse , qui ravit {rapere, d'où mapide) , qui arrache, emporte, eiH traîne. La vitesse dW corps qui tombe, d'un corps qui roule, la vitesse du son, de la lumière, « Rodmer déteimina la vitesse des rayons solaires. » Volt. « La vitesse de la main. » Acao. c On n'ignore pas avec quelle subtilité et quelle vitesse la médisance se communique. » Bouiin. Mais rapidité convient particulièrement bien en parlant d'un torrent et d'autres choses semblables. La rapidité d'une pente (Bdff.) entraîne, c Les générations des hommes s'écoulent comme les ondes d'un fleuve rapide. » Féir. « Une voix appelle Bernard au désert : en Tain ses proches et ses amis veulent l'arrêter, il les entri^e par la rapidité de sa fuite. > In. « La rapidité de son éloquence entraîna l'auditoire. » Acao.
Célérité, eeleritas, signifie aussi une grande, même une très-grande vitesse , mais sans l'idée de force et de violence , qui est propre à nipidité. «Voilà ce qui fait dire à ce sublime poète, pour exprimer la célérité d'un mouvement, qu'il est vite comme la pensée. » Boss. « Le vaisseau qui porte Ulysse fend les flots avec rapidité; le vol de l'épervier, qui est le plus vite des oiseaux, ^ n'aurait pu égaler la célérité de sa course. > Piv. — Outre cela, célérité seul s'applique parfois à un travail, à une t&che, à une action proprement dite,' auquel cas il devient plus synonyme des mots de la seconde série. « J'ai fait établir deux de ces martinets, dont l'un frappe trois cent douze coups par minute ; cette grande ror pidité est doublement avantageuse, autant par l'épargne du conU)U&tible et la célérité du travail que par la perfection qu'elle donne aux iers. » BuFF. « Les pieds et les ongles des marmottes paraisent être faits pour fouiller la terre , et elles la creusent en eflet avec une merveilleuse célérité. » In.
Vélocité, latin vélocUae, sans iàmille, et comme dépaysé dans notre langue , où célérité se trouve au moins reproduit dans accélérer, y a toujours été d'un usage très-rare. Nos bons auteurs s'en soiil servis uniquement en termes d'astronomie et de cosmogonie. « Dans ce théorème. Newton prouve que la vdodié d'ime comète dans son espèce de parabole est.... » Votr. « La condensation des parties solides du globe diminua, dit-on, sensiblement avec la vélocité du globe même. » Buff. « Suivant le système d'fipicure, les atomes parcourent en un instant le plus grand espace possible. On ne peut pas dire que les uns aient plus de vélocité que les autres. »
GOBO.
9Ein(Ittl& F Aâm*:
célériU.
hn 6tD«c, niaoeptiUat tmbmeni d* m Bttor TOUT, f'eat^Mira Im Mcp« «I.U0 aaimauK», 1« foat areo viltfM^ roptdiftf , c^IMt^ ou.«^ctltf, qiftnd M B*é8t pas aree IsBteui. Dtos Ub akM eii«OQstaD«», tos étrts capabltt d?agir,.d'«xéct]r ter un daneiD , d*acoon^ir w» amne , o*ett-^ dire les hommes, le font avec activité ^ iwwMfrttr tude, dili§0im, expMHm û« Olàriié^
]laû.d*^)Md on peut d'un mal éctfrtv eUMté, IL R'eet point mbjwti/, il ne tkk point pensera ragent , et c'est pour cela, qu'il' n'a pas d!a4te«tif correspondant qai puîsso sarrir k qoalifiar Ir siyetde l'aetioa. C'est sur l'ouvoiga que. ceoftot appelltt raUentioik» et non sur l'oanier. ««La; 0^ lérité du. traTaih » Bovr. « Jamais grand aimement ne sa fit , ai«s tani da oéUnté, » Voltv «Xlela rend croyable OO' qu'on rappjorte des an^ ctennea villes de TiAe eida Tfigypta, conelniitca afec tant de célérité. » In. » Partout, au eoùr traire» où on remarque de raelMitl^,.de lA<pnsfiifi* Ittiida., de la diiigcnee ou de VgupédMian^ on conffoU et on iàit eonoevoir un. homna atâif, prompt^ diligênt{<M tapéditif,.
Activité exprime du zèia, deil'^adfliB; prawnih tiêiêde^ da la. soudaiaaté; dHigmmÊ^ duaeia; et eap^diitoft , du dégagement. •— L'homme* actif n'est pas lâcha, froide langinssant; Ifiionnne prom^ commence et finit tôt; l'hoonae Alifrat n'as! pas négligent, imi^uoyant, iaattentif; I rhonme capédiiif ne se laissa: paa aoêtar par les . iaoident&
Quoique Fidéa devifacM et^calli éa brièvoté amant oommuaes à tous* ces mots, c'est suf^out la Ti?acitÀ qui asteipriméa par activité, «Ouelie actitritâ et quelle vigueur ne demandai paa la gloire du cicil » Boas. « Les plus impaufaits et les pteipicifluzjontles'plua ardents à s»p«iur- Toir dr> places, cens qui oat sur oala^plasd'asfivice. » Boaan. « Que signifient aatta* assiduité, cotte a»tévité, cette chaleur et catts ftprefé «vec laquelle noua entrons dans tout oe qui est das intérêts du mondef^'lDj «iOn ramarquuit-ddns U. duo de Vendtoa un. mélange dTooliutftf -et dln* dolence. »Volt.
C'est, au contratret, lii^ brièvalé, le peu de teof» mit à^ oomanencer oa à; eiécater , qui prédomine dans- proiNf fitttda. Vacticité ne* mollit pas^ la pwmpcitiukf ne temporise pasoU' ne lambine pas. c Le grand talent du> pi^Bce de Condé dans la guerre. était do prendns en un* instant les. résolutions leS' plus hardies-, et de les aiéoutev avuc non moin» do cmduite' que de fffompêitmdc, • Yo&r. «t Honloosa< de n'envoyer que cent' mille livres au» roi, ello llb envoie du moiMBveo une incroyable 'pfwnpttSudk. » Boss. «Le» princes peuvent agir aveo prcmptiMè^ parce qu'ils ont les- forées de l'fitat dansleure matas V les wnspirsteurs' sont obligés d'agir len«tenant, parce que tout leur manque. «'noNTasQ. « 'Gésar^.dont les vues et Vctctivité étateot incom-^ parables, résolut de> prévenir ses ennemis par la hardiesse' et la promptitude de sa marche. > Vtafs
L'accessoire de diligence se tire de son étyvUK
logîti, dal09tf«,. ahaiBir\ ofpslir b< M9ii|M, neulsgMns, nepaaeboisss.'^esblavigilaiMi^U précaution , la prudence. « Ces sigi» ntnlKot, et l'eilrlma dstfyiisg dut. ils «sent oàaatait une paeuve. de- leur sagesse que de ï^ûtÊôU è leur zèlev B'Boohd. « Ttel fat UefiBt ds la éi^ j gcnm d'Aaa. On irsUàriofini siL'oikTOilùti» pester las eaemples à^aUMé, de<ngilun,4i pséoautiona qu'ont donnés les gnnds capitdM de Vhistoise flainlCi » BesÉ^Gn^n dsniB» échappées* àla 4Wtpsn« du vendaiwrar.i Km L'accasaoira d'asfiédilioa (es^, fii lire m pssdsdev qui sa dépêtre), c'est daicdésigeiè tout oorqui peut .causer da retardenot Uni se dié. presque uaiqiiement en parlant (i'ifhi»r comme- le verbe espédier, « Que ne^éamcaaji point., mon. cher dac; pour vooi w é^ prompl-etaiDii^dtltf / »'Féav ciaaunlBtéei» tesse- et.da prompUiuéi dans le»r«^rUB,tai de facilité, et .de soUdité dansle trarail^tiBtfo péditsoiK, ». (Bortrait dn dianoelisr Padcàf^ trai&)w S..Si « Miniatmedela justïM, écoatals cris dis paavR «et* du vriséraÛe qutTon dsi» dettt.une.pi9om|»ta ss^nMilteii. » 0'ift*« fflm»* sonv garde- de» ooeauii, était' un taemnM i'w eapédétmn prompte^ A)oa travail inbtigitàt Volt.
TURBULENCE. GEandoiaclifité;.
Mais vtnaai^ et . prompfitMdt eipiiiiat « activité léactivav pélÊilmtcc et turtoiane. « activité spontanée. La eteocif^' et laprouf^ âont dea qualités* de» relation, des ëffoiàmi être excité ; la pétulance et la iurJndenei sont de qualités absolues., des dispositioBS i eottir* soi*méme en mouvement L*hoBnneei7oBfna^ eitjsusoeptihie , impatieat, ddémn viadiaiif.*fl est oeotain que ma résignation n^ ps 1»^ relln^, à moi né tnf , prompt et s«iiiide.>Bi» RABunir..
lliis.t<Mii ceUBurseit^quUttsfiiheeBii^
Je sois vi/, Je suis ^rampr. k^*
L'homme p^Mani- ou- twbulmt est rontfi.
indiscpet, ne reaUnt paa et ne laissant put»quiBe; il prend l'offensive, au lieu d'être «a défensive comme le premier : lap/fiiMeMfl^ buieuff jeunesse* tmsase, est eommiedii^ et cooMue tourmentée du besoin dvie ooti"'-
1* Tivmité , promptitude,
Laneadti^est raotivHédes'aetsi,etlf^ Ittud9 celle détections ; l'une regante IlotM l'autre l'extérieur. Ft/Sr regrets (Aaa.), »**• prompl««'(S. SJ. F^è ooncevcir, frtmptt0[ cuten. « Le prince Bugène tmtfmvtf[ prompte d'aiécution. » Voir- L*how-*^ peut retenir ses sentiments; Vtaaaieprmi^ peuti retenin sai main ou* sa«lsagve.«naio^ était prompt, otsl peu qu'on- eadiit sa i»s»*» on lui fàiaait.dire ce qu'il aiait résolu dt ta»» r*w. U vivacité tient plus de la «le»: Vj douceur , vertu chrétienne, réprime dins »»f de l'âme toutes les vivaeùée et testes lis ««m|» excitées par la colère. » Banan» Mais ItfW' fude ressamUe^davantageà remportMtf:
Hais au seul nom* da roi, ttcf f^ ^ ^ sineére.
SYNO^*YlfES À RADICAUX DIVERS.
loai
Esclare d'an courroux qii*il ne pouraii dompter, Josquet i la menace il osa. l'emporter. Volt.
— Tivaeité a rapporta Tintexisité, et promptitude au peu de temps qu'on met à faire une choM : l'homme ti{ n*y va pas mollement, froidement, languissammant; l'homme prompl a bientôt fait.
— D'autre part , la %\vaciié dépend do l'esprit, et la prompiitude de l'humeur : on est vif et délicat, brusque et prompt. La wvaciU suppose peu de réflexion, Ik^ompUtude peu de sangfroid.
2* Pétulance^ iwrhukncê,
La pétulanee , de pelere , se jetev sur; assaillir, attaquer, est agressive, harcelante* La turliUf' lenee^&e iurba^ trouble, tapage, est inquiète et brou illonne. Le péiulant vous saute dessus, tous obsède, vous agace; le twrbuUfd s'agite sans cesse, fait beaucoup de bruit, de tumulte, et met tout en désordre. La p^dUasee peut être effrayante ; la turbulente est toujours importune. "Pétulant est opposé à retenu ;
Le pètuUuU guerrier, le grave magisCrati. Datv.
fur^Unt est opposé à paisible :
JLb turbulent marquis , le twMble bourgeois.
Rien.
Des sylvaitts (Rmif.), un' bélier (BeFr.) pétuhknts. « La pintade se fait craindre des dindons même; et, quoique beaucoup plus petite, elle leur en impose par sa pétulance. » Bdpf. * Ce petit animal (une belette) avait conservé son caractère pétulant : il mordait sans discrétion tous les étrangers. » In. « Je me suis déchaînée contre lui. Je l'ai chargé d'injures, et laissé dans la me , étourdi de ma pétulance, u Lis.
tE CHEVALin.
«Achève, on Je t'assomme; Expliqw^tol tout àriieare*»
FROHTIR.
m Diable l voilà nn homme bien pétulant î 9
Dbst.
B H. Chalmette a pensé, à cause de sa modique taille , être accablé par une multitude de petites sues pétulàntii^ qui voulaient l'envahir au caté*shisma. » FéN. ■ Son intention n*est pas seule* ment d'empêcher que lej esprits pétiHantt, c*estk*dire hardis, téméraires et lioendeux, ne s'élèrent contre les choses déjà- décidées. » Boss. — > Des passions tu9^lentes (Boimn.), une joie' fiiriulente (J. J.). «Je oraignaie de tomber bien plutôt lans rincurie et le quiétisme, que de devenir 'actieux , tmfntUnt et brouillon. • l. J. «La pinède est un onean vif, inquiet et turbulent , qui l'aime point k se* tenir en place. » BtTFF. « Les )artialîtés se multipliaient, et les esprits turrulents y trouvaient de nouveaux moyens db yrouiller et d'entreprendre. » Boss. a Les faussée eligions neeonsistaient que dans tin zèle aveugle, iéditieax, turbulent, intéressé, plein d'ignorance, :onfus et sans ordre ni raison. » In.
J'abhorre le fracas, le bruit, la turbulence. Rigm.
DOUA BÉATSU.
J'appelle tout le monde, Je vais, Je viens. Je cours, et nul ne me seconde. Je n'en pois phn. Mon soin met tout en moave-*
ment»
.Et .vous, vons d«Mwesici traafP^'
Mais devant dom Louis soyez moins turbulente.
Dut. ;
!• VOCAriôIf; — 2- CAPAaTÈ, DISPOSITIOHf -- 3* APTITUDE, TALWT, PEffCBANT, IMUr NATION , GOÛT. On se sert de ces moU peur ex* primer A quoi un sujet est bon ou propre , à quoi il peut être convenaUement employé. En choisis» sant une profession , un homme doit bien considérer sa rodUton , sa eapamté , ses 4(spes«4oM , son aptitude^ son tarant, son penchant, son su* dination^ aon-^^a^
V FoMlion.
FoceiuMiestle seul de ces motsqui soit objectif, qui' fasse penser à la chose, à l'état, et non à l'homme, au siqet. Aans iwealton, on est dent rimpossibiliié de réussir; sans copoctl^, dûposîtion, etc., dans Timpuissance. On s'oppose à la vocaiton de<|uelqu'un en lui fermant la oairière; on rend inutiles sa eapecif^, sesdwpoetttons,et6., en les empêchant de se développer, lia voeeliOR m'appelie, c'est une voix qui m'invite ; ma eopo^ ciiéf mes dtfposittonr, etc., me portent, ce seul des tendances, des manières d'être prédàtenoif* nantes'de ma nature. La vocatiw est un attrait du dehors; on la suit comme on suit sardestinéet la capacité, les dtsportfttont, etc., sont desmodif intérieurs, des affections; on les exerce oomne on exerce ses facultés ou ses sentiments , sa clè4 mence, sa ferveur, etc. « Les diracteor» s« croienV4ls%és pour nn emploi si rel«pré, si diiflFcile , et se persuadent-ils de ne faire en cela qam suivre une «oc4kito» ordinaire et qu'exercer lemv talents naturels ? » Lann. « Nons disons qu'un tii a vocation pour le siècle, pour le cloître, 1» robe, l'épée, c'est-à4ire que chacun eet appelée à un certain étatque Dien lui a marqué. » Bouns. « Abandonner l'oraison commune pour se jeter dans d'autres voies pour lesquelles on n*a ni «o** cation ni dispotHiùm » In. •
2* CttjkukéldiêpoÊiîion.
Capacité signifie , au propre , comme copcMClsft en latin , la. contenance, la. qualité d'an vast de contenir plus on moins^ Au figuré, dans le se» où il esl prisiici , ce uot exprime qoel(fuc chos» de grand , de large , de considén^le-, d'éminenir) ou il-srditdans le grand , et particu4ièreneitt>ev parianidesemploiepubiies. Pour devenir tmtiotf; généndou'ministrohabile , il fant delà C9pmi9éi Une grande, une haute, une vnsto eopeetftf; noi capmiU étendue (FlAcb»), • fiiait-ce dans' c«e deux personnages éAimnoe d^esprH, profim^ capoûUé? -» Lasr. «Qm de dons do ciel ne fsul41 paspour bien, régner ?:«.. Une vaste capuàité^ qA s'étond non'àseutament aur affaâras du debora^. au commerce, aix maximes d'Etat, aux vnes'dv la politique, au reoulemtnt des frontières, nAis qui sache aussi aerenfsmer an dedans, et comme dans les détails de tout uor royatRue*. » !»• • Aprèt' la< mort do duc de Braganoe, sa femme fait éclA^ ter sa eapooil^'dans le grand art de régner peii<* dant une régence tumultueuse* » Vert, a En estampe, Miohel Le Tellier, encore mattredes rtquêtes, était intendant de justice en PiémoDI. lfa«rin fut ravi d'y trouver un homme d'une si grande copac^ »Bof8^ « Les afliklrea étant «a
DEUXIËHB PAUTIB :
état d'aTaneer à Constantinople , on conseilla an ; roi (François !•') d'y enyoyer Paulin , homme d'une condition médiocre , mais d*une grande eapaeité. » In. « Il ne manquait pas de capacité pour l'emploi de premier ministre. » Roll. « Ëpaminondas n*ayait point encore été en situation de donner des preuves bien éclatantes de sa grande capacité pour commander des armées et pour manier les affaires publiques. > In.
Disposition indique quelque chose de Tague , une puissance éloignée , qui demande à être cultivée, et qui donne simplement des espérances de succès. Il suppose une application peu prochaine et se dit bien surtout par rapport aux enfants et à la manière dont ils répondent au soin qu'on prend de les instruire. « Helvétius affirme que tous les hommes sont nés ayee les mêmes disposiiions à tous les progrès de l'esprit. » Lah. « Il y a des enfants sans génie, qu'on voudrait former afin de les avancer , mais auprès de qui tous les soins qu'on prend sont inutiles par le peu de disposition qu'on y trouve. » Bourd. a £levé avec Britanoicus , Titus eut la même éducation et les mêmes maîtres; il montra de bonne heure des dispositions à tout. » CoHn. < Christian IV avait de l'esprit, des connaissances, des dispositions heureuses pour tout et cultivées de bonne heure par des hommes célèbres. » lo. • On aurait pu faire de Denys le Jeune un assez bon prince , si d'abord on avait pris soin de cultiver les heureuses dispositions qu'il avait apportées en naissant. » Roll. c Cornélie éleva ses deux fils avec tant de soin que, quoiqu'ils fussent généralemc3|t reconnus pour être nés avec le plus heureux naturel et les meilleures dispositions du monde, on jugeait qu'ils devaient encore plus à l'éducation q^i la nature. > Id. « Les dispositioni sont plus passagères (que les habitudes) , et n'ont rien de fait ni de constant ; tels sont les commencements de la vertu et de la science. » Boss.
3* Aptitude , taUni , «»- penchant , inclination , goùi.
Tous ces mots marquent des spécialités; en cela ils diffèrent des deux précédents. La capacité et les dispositions sont générales; on peut avoir de la capacité et des dûpon'ttont pour tout. L'oplilude, le talent ^ le penchant^ VincUnation et le goût sont particuliers; on n'en a que pour un certain genre d'actions. On dit absolument avoir de la capacité ou des dispositions; et relativement, avoir de Vaptitude, du talent, du penckant , de Vinclinationt du goût^ pour telle chose ou pour faire telle chose. « Chaque grand homme , outre sa capacité générale , a encore un talent narticulier dans lequel il excelle , et qui fait sa vertu distinctive. » Montesq.
Mais ensuite aptitude «t talent ont rapport à l'homme intellectuel et aux ressources de l'esprit; penchant, inclination et goût^ à l'homme sensible et aux attachements dont il est susceptible. Avec de Vaptitude et du tdlent pour une chose, on la fait facilement, on a par rapport à elle ce qu'on appelle aujourd'hui des moyens; avec du penchant, de VincUnation, du goût pour une chose, on s'y livre volontiers, on prend! plaisir h la laire* « C'est dommage que je me '
sois trouvé peu de talent poor Tait du desic, Vinclinaiion y était tout entière. > ]. J. c Campistron se livra à la poésie pour laquelle il se croyait du talent et se sentait du goii. i D'Aï. a Le (oient pour un ministère se manifeste souvent par le goiU qui nous y détermine; isaisil ne faut pas que lui seul décide de sescboiLi Mass.
Aptitude^ taltni.
Aptitude est an mot formé par les saviatsda latin aptuSf auquel ils ont donné une terminais.^ imitée du latin. Aussi ne l'emploie-t-oD gaè.'eijv dans le didactique ou en parlant d'oceiipsiioss scientifiques ou littéraires. C'est le motqœcoË' vient le mieux dans les définitions on qnudca traite en métaphysicien des différentes propnètcs de l'esprit. « Le goût est une opiitudei bien juger des objets du sentiment. » Yaht. c La présence d'esprit se pourrait définir une qrtildri profiter des occasions. > lo. « L'eptitvde à emparer des idées et à trouver des npport$.iU. « Il y a des singes, des éléphants, quioQtib d'esprit que d'autres , c'est-ft^ire plus de eemoire, plus d*aptitMde i combiner n^ofiabn d'idées. » Volt. « Le lama ressemble aa cbsaca par la douceur du naturel, par l'esprit de scrritude, par la sobriété, par Vaptitude au tnTtU Bu FF. c II ne faut pas juger de l'utilité daiitii par ceux qui n'ont reçu de la nature audaetptitude aux connaissances littéraires. >UB*(li talent est une disposition particulière et iutituelle à réussir dans une chose; à l'égirl de lettres il consiste dans l'apCttud* à donser u sujet qu'on traite une forme que l'art approort-i Marm. — Talent est un mot comnaQ,deti^ les styles , significatif d'une dispositioo i RuâÈ dans un certain genre de travail, quel qu'il soit, ordinaire ou relevé.
Penchant j inclination, goût.
Le penchant est plus fort, plus déeidé u^ l'inclination < voy. , p. 692 et 693 , InàiMi»^ penchafit, pente ^ propension). l^goitiApis faible que l'un et l'autre. Le penchast doqs «traîne; VincUnation nous pousse; le^odts^ détermine et nous incite.
VOIE , CHEMIN, ROUTE. Espace par où 08 n d'un endroit à un autre.
Voie, éUnt formé du latin «ta, ne se dit u propre que dans un petit nombre d'exprès® consacrées. Il désigne d'abord les mUt roœanés. c Les voies de l'empire romain. » Voit « Les voies militaires romaines n'étaient W que de seize pieds. » Id. La we Appieofle. J loie Fkminienne (In., Acad.). « Le ?«»«'* tous les Romains qui s'est rendu célèbre p» construction d'un grand chemin est le «fi* Appius Claudius. Cechemm fut appelé, d««» nom , la voie Appienne.... C'était la plus «««« de toutes les cotes romaines. ■ Roll. « Ucfifl* M. iEmilius conduisit un grand chemin di{«B Plaisance jusqu'à Rimini, et le joignit à i* J^ Flaminienne. » In. — On s'en sert aussi en wj» de jurisprudence dans les locutions, fgtfF*' que, via publica, et voie privée, wtf!»^' dont la première a passé dans le ^»^^^^^ mun : n'embarrasses pas la voie puWiqBe(Aa»v
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
K Dans les Pays-Bas , on exige de toutes les Toitures un péage modique pour l'entretien des voies publiques. » Volt. — En termes de TÉcriture et dans le langage de la dévotion , non-seulement il est d'un fréquent u^ge au figuré, mais 3ncore on l'emploie quelquefois au propre. « Les fsraélites , échappés de la mer Rouge , trouvaient es voiet arides du désert douces et agréables. » tfAss. — Hors de ces cas particuliers et faciles à reconnaître, vote est inusité au propre, si ce l'est dans des acceptions étrangères aux deux lutres mots. Ainsi il signifie l'espace qui est en- :re les deux roues d'une Toiture, et, d'autre )art , le mode de transport pour les voyageurs m pour les marchandises : aller par la vote de erre , par la vote de mer. Il est Trai qu'on dit )ien , dans un sens analogue à ce dernier , la 'Otite de terre , et la route par eau ou par mer. liais on emploie alors une expression moins proire et moins choisie.
Chemin et route sont Tulgaires; ils ne Tiennent tas d'un mot latin correspondant qui ait le même ens.
Chemin est plus général : il y a des chemins lour les gens de pied comme pour les Toitures ; L n'y a de route (de r ofa , roue) que pour les Toiures. Un sentier est un chemin , et non une oute. La route est un e^emt'n long, large , droit, ixe, tracé pour toujours, construit de main l'homme , et très - fréquenté , très - passant, t Faut-il de si grands taftnts et une si bonne ète à un voyageur pour suiTre d'abord le grand hemin , et , s'il est plein et embarrassé , prendre a terre et aller à travers champs , puis regagner a première route ^ la continuer , arriver i son erme?» Labr. Routes royales ou impériales; hemins vicinaux , chemins de traverse ; route /Allemagne ou d'Italie, chemin du village. « N'y -t-il pas dans leur pays de grandes routes et des hemins de traverse à construire 7 » Volt. On dit i route ^ comme le cours, du soleil ou d'un euve *, c'est quelque chose de réglé et d'invarialement suivi. Mais un torrent s'ouvre un chemin t dans sa course renverse tout ce qu'il renconre. « Toutes ces eaux sont d'abord descendues ans les plaines, sans tenir de routes fixes.... :iles se sont ouvert des chemins jusqu'à la mer.» ;dff. — Ensuite, la route se considère phiX6\ 'une manière extrinsèque et abstraite, par raport à sa direction , à son tracé, aux lieux qu'elle raverse ; aller de Paris à Lyon par la route de iourgogne ou par la route du Nivernais. Le ehelin , au contraire , est considéré intrinsèqueleiit, matériellement, par rapport à sa nature: hemin raboteux, ferré, solide, rompu, glissant, ingeux , g&té par les pluies ; chemin de fer.
Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire.
Laf.
•n trace une route ^ et on fraye un chemin, Penant la nuit , on s'écarte de sa route, parce qu'on e voit plus le chemin (Boss.). On tombe malade n roufe (Acad.) , au commencement de la route 7oLT.)', on trouve des pierres en son chemin ^CAD.) , à l'entrée du chemin , ou un précipice [ans son rhemtn ^oord.). Une route est belle ou »onne à riison des agréments qui s'y offrent à la
vue et des commodités qu'on y trouve dans les h(^telleries ; un chemin est beau ou bon i raison de la focilité dont il est pour la marche. Chemin est tellement relatif à la matière qui le compose qu'il se dit pour la quantité qu'on en parcourt. Faire bien du e^emtn (AcAn.). < Sous nos premiers rois , les charrettes faisaient à peine en un mois le cXimin qu'elles font aujourd'hui en une semaine. » Volt. Faire route est une locution tout abstraite qui signifie voyager; faire chemin n'est pas usité. Mais on fait un chemin , c'est-àdire qu'on le construit, et on fait du chemin, c'est-à-dire qu'on parcourt une étendue de terrain plus ou moins longue.
Au figuré , dans le sens où ces trois mots expriment ce qu'on doit foire, la conduite qu'on doit tenir pour arriver à une fin, route et chemin rappellent le sens propre, savoir l'idée de quelque chose d'ordinaire, de tracé, de frayé, de battu, de déterminé, de connu , de fréquenté, qui mène à un but commun : le chemin ou la route de la vertu , de la gloire. 7ot> , inusité au propre , signifie un moyen particulier pour arriver à une fin particulière. On enseigne ou on suit le ehe^ min ou la route qui conduit , qui a toujours conduit à tel but , la gloire , le bonheur , la fortune , la perfection : on ouvre à quelqu'un une vote pour réussir dans telle entreprise. On dit bien des voies indirectes, souterraines (Acad.), extraordinaires (Mass.), singulières (In.); se frayera soi-même des voies selon sa vanité et son caprice ^ID.). « On cherche à vous tirer du grand chimin battu par nos pères ,'pour vous jeter dans les vote* obliques et détournées de la séparation et du grand schisme. » Boss. « Du temps de Roger Bacon , on était sur la vote de cette horrible découverte (celle de la poudre à canon). > Volt. Dans cette phrase, chemin ou route ferait un contre-sens, puisque personne n'ayant encore trouvé la poudre, il n'y avait aucun sentier tracé ou frayé qui y conduisit.
Quant à chemin et à route, ils diffèrent comme au propre.
La route est plus grande et plus commune; c'est pourquoi ce mot a servi à former routine. Elle semble aussi plus certaine et plus sûre, a Le chemin de la vertu n'est pas de ces grandes routes dans lesquelles on peut s'étendre avec liberté. » Boss. < L'homme qui nous montre le but , nous indique la véritable route , nous détourne des chemins trompeurs , nous marque les écueils ne^ rend-il pas un service important 7 » Lah. c L'amour règne au théâtre. Les femmes ont réduit tous les auteurs à ne marcher que dans ce chemin qu'elles leur ont tracé, et Racine seul est parvenu à répandre des fleurs sur cette route trop commune. U est à croire que le génie de Corneille aurait pris une autre vote , s'il avait pu secouer le joug. » Volt. — D'ailleurs, on suit la route et on marche dans le cAemtn. « Remontrez-leur qu'ils suivent la même route que les réprouvés, qu'ils marchent dans le même chemin, » BouRD. « Suivrez-vous une route plus solitaire ? Irez-vous sur le chemin de moins de gens? » J. J. Route a rapport à la direction uniquement, en même temps qu'au grand nombre
lOdfr
DEUXIÈME PKVtm :
de ceux qui la suîreat , et éhmniu est relatif à la fociHté ou à la diCfiouUé. « S'eurichir. par uDe longue épargne oa par ua traFail assidu^ c'était l'ancienne route que Ton suivait; mais de noa jours on a découyert dt».chenmnt raccourcis «t plus commoies. » Bouai»« On, marqua* on montes, la roula; on afdanit le chemin,.
YOIB, MOTENt Quelque okoaa àu|Uoion. a.re«> cours pour accomplir ua daaaeia, i^ur faîM.ce. qu'on a en yue.
Voie^ latin via^ signifie au propre chemin, route. Jloyen,du latiamadsum, ce qui est entro deux ou au milieu ^ exprima un intecmédlaire ^ un instrument, une faculté, une aîde. On suit les voiss^ ; on ae sert dea moyeM. On.ouf re une vote ; on propose un moneii;.
Par la voû on arriva; «< On. peut arriver à la gloire par plna d'una wni» » Bac Par le moyen on réussit : « C'est un excellent moyaupoui: réus* sir. » AcAD. On prend une. vota pour atteindre un but; on prend un «ioy«ii> dans l'intérÂt de la fin pour laquelle on agit. Qui entre- dans la voit e^t mcore loin du. but; qui vaut la fin veut < les
L'idée de mafcbe, d 'espace paicoam. on à. parcourir, étant inséparable de. voia, on dU bien une voie courte ; mais, comme moyen atrapport à une exécution, à la production d'un effet, on dit mieux un moyen. prompt..La nature agit toujours par les voies Us plus courtes (Volt.); le désintéressement est le plus prompt may4fi.p|pui. ooncilier les cœurs (Boaan.)..
Par la plus coula mm. on j eherJwi eae flaoe:
(dans la grâee des»reis)'f Et le plas prompt, mo^m da gagner leur fisTenry Cest de flatter toujours le faible de leur cœur.