AVOIR NOUVELLE, AVOIR DBS NOUVELLES
La première expression est plus complète et plus vague; la seconde est partitive, délimitée et précise. On a nouvelle d'un événement , quand on l'a appris, quand on sait qu'il a eu lieu, mais sans plus, sans pouvoir en rien dire de particulier;
4. 2>», étant pour de !«, c'est-A-dire renfSemiant rarttcle, semblerait devoir être plus déterminé que de. Et cependant il l'est moins, cêx foamir du sel^ c'est en fournir une quantité qui n'est nullement spécifiée , ei/oÊwnir de sel , c'est en fournir une quantité déterminée par la consommation, qui est une mesure approximative, et variable sans doute, mais enfin une mesure. Mais il est A remarquer que du définit bien ici la seule chose qne l'article soit chargé de définir» l'espèee signifiée par le nom qu'il précède.
SYNONYMES QUI ONT LE MÊME RADICAL
a OTOtr du «OMMBea , e'eet en savoir telles cirsoostancas , de manière à être capable de les décrire , d'en rendre compte. On disait au temps de Taogelas et de Bonhours avoir nouvelles , au pluriel; c'était à tort, car le vague produit dans eette location par l'absence de l'article s'accommode mieux du singulier , de sa nature général , comprèheDfiif, complet, mais impropre à marquer les
S n. Article numérique un.
Comme Tarticle défini , il donne aux substantif qu'il précède un sens précis et déterminé. Ainsi, lorsqu'il se rencontre deux expressions synonymes renfermant le même substantif, mais ams article dans l'une et avec l'article numériqee dans l'autre , ce substantif a dans la première une signification indéterminée , vague , qui iif^lle la primitive, mais en l'étendant et en l'aibîblissant , et dans la seconde , au contraire , il reproduit la signification primitive dans toute a force et dans toute sa rigueur. On peut être eomplatioiit , sans aller Jusqu'à être un complai- SMI QlàaM.).
?AI1S AFFRONT , FAIRB UN AFFRONT : FAIRE UUURK, TAIRE UNE INJURE. Offenser quelqu'un dans son honneur ou son amour-propre , lui causer une mortification.
Les mots affront et injure dans fatre affront et feire ù^ure n'ont plus qu'une signification étendae et vague , en vertu de laquelle ils exprineot une légère offense , ou quelque chose qui tient de l'offense plutôt qu'une offense réelle; mus dans fatre un affront et fatre une injure, ils conservent toute leur force et demeurent synonymes d'outrage et d'insulte. L'action de faire êlffront consiste quelquefois uniquement à marquer peu d'égards ou à reprocher quelque chose en public de manière à inspirer de la honte. Quand on nous fait affront, nous rougissons, rien de plus; quand on nous fait un affront, nous frémissons , notre sang bouillonne et nous courons à la vengeance.
Oam'%/kii UH mffnmt^ et je veux m'en venger. Bist. D'un autre côté , nous disons continuellement en conversation, et sans conséquence : c'est me faire injure que de croire , vous me faites injure en me supposant de telles intentions.
C'est moi qui tous l'assure; A ri vous en doutez, vons me/aites injure. Diar*.
feire une injure aurait une toute autre portée. On fit une injure à Dion en donnant le commandenent de la flotte à Héraclide; car Dion aupannnt avait été déclaré généralissime des troupes àè terre et de mer. (Gond.) AVOIR RON ESPRIT, AVOIR UN BON ESPRIT.
tedis que ^ ne la définit pss, ou ne la définit pas n Hen. Pour la quantité, s'il l'indiqoe plus vague- OKM que de , c'est qu'il n'est pas comme dé destiné niqwnenl à esprimer ce rapport. La Justesse de la Rfie a*eiige pas que l'article donne de la précision , anateglement à l'idée que représente le nom devant la^od il se place , mais encore à toutes les idées acccMoires spécialement marquées par des prépositions Mxqaelles il se trouve mêlé.
tTK. FBAKÇ.
ÂMir hon etprit est une expression parement formelle : elle annonce une capacité générale , vague et plutôt spéculative que pratique. « Votre fiUe se porte bien , elle est à Paris au milieu de tous les secours; j'ai eu bon esprit de la laisser là. 9 S^v. « De mon avis sera tout philosophe sans préjugé , tout homme de l>on esprit qui voudra lire avec attention ce que j'ai écrit sur ce sujet. » BuFF. « A cet extravagant discours de don Quichotte, don Alvar, qui avait bon esprit ^ donna dans le vrai de la chose. » Lis. < Û y a des opinions très-fausses , qui ont été approur vées par des personnes de fort bon esprit. » P. R. Avoir un bon esprit a plus de rapport à la réalité et marque de la solidité , du bon sens , un talent qui va plus aux aflÎGLires et A la conduite. < Le coadjuteur a tout ce qui est nécessaire pour vous bien conseiller; car il a un grand sens, un bon esprit ^ un courage digne du nom qu'il porte. > Sév. « Il faut lui laisser passer ce voyage comme il l'entendra : il a un 5on esprit, et sait bien ce qu'il fait. » ID.
A-t*elle H» bon esprit ? Est-elle douée, sage ? Dtsr. « On essaya de les brouiller ; mais ils avaient un si bon esprit , que jamais leur bonne intelligence ne put être troublée. » Las.— Cette distinction, proposée d'abord par Bonheurs, s'applique également aux expressions a/ooir bon tour et orooir un bon ccBur, La première se dit en général, sans qu'on insiste , sans rigueur , sans conséquence : c On sait bien que je t'aime, que j'ai bon conir, que je désire de te voir tranquille et contente. » Marx. La seconde exprime une bonté plus positive : « Elle a un très-bon cœur et une véritable générosité, s Sév. — Même différence entre oootr bon jugement et avoir un bon jugement»
S m. Article défini comparé à Vairtiele numérique.
Tous deux font connaître les substantifs qu'ils précèdent dans leur sens précis et rigoureux; tous deux les mettent en relief, et appellent sur eux l'attention. Mais souvent il arrive que l'un détermine le genre , tandis que l'autre détermine toujours l'individu, ou tout au plus l'espèce; le premier alors empêche de confondre la chose , dont il rappelle les caractères propres, avec toute autre , le second empêche de la confondre avec une autre de la même espèce ou du même genre. Ainsi , 2a naïveté indique un genre qui diffère de tout autre , la simplicité , le naturel , etc. , qui a ses qualités constitutives, sel règles. Une naioet^ signifie individuellement ou distributivement un trait de naïveté qui diffère ^e tout autre. la naïveté est d'un homme naïf : une naïveté vient d'un homme qui , parmi les choses naïves , en a dit une ; on ne la définit pas , on n'en donne pas les règles; on la raconte, on n'en dit point les caractères généraux , elle n'en a pas , mais seulement les qualités individuelles , les particularités. — Cependant l'article défini ne détermine pas toujours nécessairement le genre , mais parfois aussi l'espèce ou l'individu, tout comme l'article numérique; c'est alors que leur distinction devient difficile. Cherchons néanmoins à l'éteblir en pre-
PREMIÈRE PARTIS
nant p&at exemple les deux expi^essions synonymes un champ et le champ : un champ ou le champ bien cultivé paye le laboureur de ses peines. La première expression fait penser à tous les champs parmi lesquels on en choisit un. La seconde concentre l'attention sur la notion du champ en lui-même, et ne rappelle en aucune sorte les autres espèces du même genre , c'est-àdire les autres champs. On parlera donc avec une entière justesse en disant, un champ bien cultivé rapporte beaucoup plus qu'un autre', et le champ bien cultivé rapporte beaucoup. — La différence est la tnême entre un roi toge et la rot sage , et ainsi des autres exemples.
•TRONTICIB DBS NOMS COLLECTIFS AU SINGULIER ATBC DES NOMS ORDINAIRES AU PLURIEL.
Chetelvre ^cheveux. Feuillage , feuilles. Plumage , plumes. Branchage , branche*. Armure , armes. MoUlier , meubles. Crinière , crin*. Bétail , bestiaux. Entourage , entours. Campagne , champs. Sumanité , hommes.
Us expriment, les uns et les autres, nne réunion de choses. Mais d'abord les noms collectifs sont plus généraux '^ ils comprennent absolument et complètement toute une classe de choses ; au lieu que les noms au pluriel s'entendent souvent dans un sens partitif et incomplet. Les cheveux et les feuilles ne sont souvent qu'une portion de la eJievelure et du feuillage , au lieu d'en être la totalité. Des harengères qui se battent s'arrachent les cheveux et non la chevelure; mais c'est en secouant sa chevelure (FéN.), et non ses cheveux y que Jupiter fait trembler l'Olympe. « Je ne veux point me parer des plumes du paon ; )è suis un pauvre geai qui 's'est toujours contenté de son plumage. » Volt. Et nonseulement le nom collectif s'étend & la totalité des choses , mais encore il ikut que les choses qu'il exprime soient nombreuses. Une rose a des feuilles et non un feuillage. Une chevelure est une réunion de cheveux longs et bien fournis; on n'appelle de ce nom ni les cheveux courts du nègre , ni les cheveux du vieillard à demi chauve. D'un autre côté., une conséquence de ce premier caractère distixTcHf , c'est qu'il faut se servir seulement du nom au pluriel toutes les fois qu'on veutexprimer une réunion de choses sur lesquelles une action est produite par parties et successivement. Un arbre p«rd ses feuilles , ou ses feuilles tombent plutôt que son feuillage. On coupe les cheveux ou les branches plutôt que la chevelure ou le brancha{ge. c L'homme vain consacre à Apollon la chevelure d'un fils qui lui vient de naître , et dès qu'il est parvenu à l'âge de puberté , il lui ooupe les cheveux et les dépose dans le temple. » Labr. cDon Quichotte voulut voir les armes pièce à pièce. Varmure était complète : cuirasse , brassarts , etc. Pendant qu'on remettait les armes dans le cofTre, Sancho entra.» Les. L'expression, vendre le mobilier, désigne comme unique #t indivisible l'effet marqué par le verbe, et vendre les meubles le représente comme appliqué en détail à telles et telles choses particulières.
c n était riche de quannte^trols minions, sans
compter son mobilier. > VbLT. « Je rencontrai avant-hier des chariots chargés de ses meubles (de M. de Pomponne) , qu'on ramenait de Saint- Germain. » SÉV.
Une différence plus considérable consiste en ce que le nom collectif n'a rapport qu'à l'ensemble , et le nom pluriel aux individus qui font partie de l'ensemble. La chevelure , le feuillage , etc. , deviennent un être simple , un nouvel individu dans lequel les éléments se dérobent à la vue. L'un fait considérer le tout et les qualités qui en résultent d'une manière synthétique et complète ;rautre les présente d'un point de vue analytique et dans le tout fait songer aux individus pris un à un. « H faut qu'il y ait peu de chair auprès de la crinière , qui doit être médiocrement garnie de crtn^ lon^s et déliés. » Buff. « Tous les ornements du plumage des oiseaux ne sont que des prolongements des mêmes' plumes plus petites dans le commun des oiseaux. » In. La beauté àelà chevelure , de la crinière , du feuillage , du plunuige , de Varmure , etc. , est la beauté qui résulte de l'assemblage des cheveux , des crtn« , des feuilles , etc. , objets qui individuellement peuvent bien n'être pas beaux ou avoir une autre sorte de beauté ; tandis que la beauté des cheveux , des crins , des feuilles , etc. , est la beauté même qui se retrouve dans chaque cheveu , dans chaque crin , dans chaque/eu tV/e , etc. oc Un beau rouge éclatant est la seule couleur qui paraisse sur le soui-manga : chacune de ses plumes est cependant de trois couleurs différentes: preuve décisive, entre mille autres, qu'il ne suffit pas d'indiquer les couleurs des plumes pour donner une idée juste des couleurs du plumage. » BuFP. De là vient que le nom collectif est plutôt poétique et pittoresque, et le nom pluriel plutôt scientifique et abstrait. Les épithètes qu'on joint au premier sont générales , vagues , et n'expriment que des qualités apparentes qu'on aperçoit à la première vue ; celles qu'on ajoute au second déterminent les propriétés précises , la nature de chacun des individus de la classe. Le mot feuillage, par exemple, ne rappelle pas les idées de la forme , de la couleur , de la grandeur des feuilles. Le feuillage du saule est clair , et non touffu; ses feuilles sont amères. «Une plante n'est pas plus sûrement reconnaissable à son feuillage qu'un homme à son habit. » J. J. Elle est beaucoup plus sûrement reconnaissable à ses feuilles.
On dit le murmure du feuillage ^ et non des feuilles, parce que les feuilles ne murmurent qu'ensemble. On se met à l'ombre sous le feuillage , et non sous les feuilles : c'est l'ombre de l'ensemble que l'on recherche plutôt que celle de chaque feuille en particulier.
Nous croyons que les distinctions précédentes s'appliquent exactement à tous les synonymes de cette classe. Il en est toutefois auxquels la règle paraît ne pas convenir aussi immédiatement.
BÉTAIL, BESTIACX. Bétail se dit du genra : gros bétail , menu bétail. Bestiaux se dit des individus dans le genre : les bestiaux mangent plus l'été que l'hiver. Toutes les fois qu*il est question de r^pèce ou d'une collection , bétail est le mot
STNONTXES QUI ONT LE MfiHE RADICAL.
propre. Noarrtr &a hiiaU (Boss.). « Le dao de Rnsue payait un tribut aux Tartares en argent , «t pelleteries et en h^îail. » Volt. « Le cinquième ordre de Linnœus ^ peeora ^ ou le héîail , comprend le chameau , le cerf ^ etc. » Buff. < Au isoyen âge le plus grand nombre des hommes était mie espèce de bétail. » Volt. « C'est un bétail eenrile el sot que les imitateurs. « Laf. «e Les filles sont un maudit bétail à gouremer. » BE61V. Mais s'il s'agit d'animaux considérés distrilatirement ou suceessivement*, et non plus ensemble . le terme conyenable sera celui de betfMvj. c Joseph en Tendant du blé aux Égyptiens dorant la famine acquit pour le prince tous leurs Vxttaiix. 9 Bose. « Toutes les fois que les bês- (taux Tenaient lécher la statue de sel , en laquelle anit été changée la femme de Lot , elle represait sur-le-champ sa grosseur ordinaire. y> Volt. «Cette inondation fit périr une infinité de heifûiur. » Buff. — « Les sorciers avaient , diton. le pouToir de ftdre mourir des bestiaux; et il fallait opposer sortilège à sortilège pour garantir son bétail. » Volt.
IirroCRAOB, EirroURS. Ventowrage est plus comprtensif ; il s'entend do toutes les personnes avec qui Wxa est en relation , de prés ou de loin; les entom sont plus intimes y et le mot ne se dit guère que des parents ou des amis avec qui l'on ▼it fiuniiJérement. c Le père TelUer me courtisait par rapport au duc de Bourprogne et à ses plus intimes enloiirt. » S. S. « Philipeaux voulait pour rien cette fille à marier , à cause des alliances et des eiuoiirt. » In. Entourage , d'ailleurs , signifie plutét rensemhle des etUotir^, et les entoun s'emploie plutôt quand il faut qualifier les indi- Tîdns qui entourent. Vous avez un bel entourage! se TOUS laisses pas influencer par tos «entourv. c Le caractère et les entotir i influent beaucoup en bien ou en mal sur le talent de l'écrivain. % Lah.
CAHFAGMB, CHAMPS. Bonheurs et Beauzée ont défi marqué la différence qui existe entre ces deox mots dans les expressions j maison de eamftbgne et maison des champs.
Bouhours dit simplement que la première expreulon est plus noble que la seconde. Cela doit ^re, puisque, suivant la règle, le nom collectif est pies pittoresque et plus poétique. Beauzée aj: 'Jte qu'une moâon de eamfogne est une babitïlioB :ivec les accessoires nécessaires aux vues i^ libellé , d'indépendance et de plaisir qui en ont »^n«ré l'acquisition, comme, avenues , remise, jardins, parterre, bosquets, parc même, etc.; ia lieu qu'une maison dits champs est une ^itatioQ avec les accessoires nécessaires aux Ties économiques qui l'ont fait construire ou acheter, comme un verger, un potager, une fcasae-eour, des écuries pour toute sorte de bétea, un TÎvier, etc. Il n^ a là rien que de cseforme aux distinctions ci-dessus établies.
lieampoffne doit donner l'idée de quelque chose de trës-^nuid^ de très-étendu , où l'on se meut libreoenC, et aussi de quelque chose de grarieez et de poétique , où l'on goûte surtout les piaisirs de la me. c Nous apercevions sur les (icox rivages du Nil des villes opulentes et des da lyiHRJlut agréablement iitvées. »
Fin. « Le logement ds l*évêque d'fivreaz est très-beau , l'église des plus belles , la maison dé campagne est des plus agréables qu'il y ait en France. » Sév. Mais les champs doivent réveiller les idées des qualités physiques propres à chaque champ, lesquelles sont d'être cultivé et de porter des fruits d'une certaine espèce et sa plus ou moins grande abondance. Ssope , acheté comme esclave , fUt envoyé par son mattre à sa maison des champs pour labourer la terre (Laf.)» « L'enlant prodigue se mit au service d'un des habitants du pays , qui l'envoya à sa maison des champs pour y garder des pourceaux. » Mass» «c Ces hommes appelés au festin regardaient comme un inconvénient; l'un, d'abandonner sa maison des champs; l'autre, son commerce. 9» In. — «c On exige que vous qui profitez des travaux de tant d'infortunés qui habitent vos terres et vos campagnes , connaissiez ceux qui traînent au fond des champs les restes de leur caducité et de leur indigence. » Mass.
HUMANITÉ, HOMMES. Vhumanitént se prend Jamais , comme les hommes , dans un sens parti* tif , relatif, successif ou incomplet. Vhumanitê ne meurt pas, quoique les hommes meurent. L'hitmamt^ comprend tous les individus du genre mâles et femelles ; les hommes se prennent quelquefois par opposition aux femmes. Ce qu'on dit de l'humanité s'applique à l'ensemble des hom-^ mes , mais non pas toujours à chaque homme en particulier; ce qu'on dit des hommes s'entend des individus de l'espèce. Le seul moyen de concilier la providence divine avec la liberté humaine , c'est d'admettre que Dieu règle d'avance les événements de Vhumanitê ^ sans prédtormi» ner pourtant les actions des fcotiunef . Les Commet passent par trois ftges, renâmce, laviriUté et la vieillesse.
8T50irrHia DBS SVlfTAIITIFS OaniHAIBIS ATBQ DES jyriNinrS pus aOBSTAVTIVBlCBirT.
Sortie y sortir. Volonté^ vouloir. Sensation, sentir. Usage, user. Couchée, coucher. Pensée, penser. Bâ, rire. Stc.
L'infinitif est une forme abstraite du verbe , ou une formule du veriïe dépouillée de toute modification de temps , de modes , de personnes , de nombre. Pris sutwtantivement , l'infinitif signifiera donc l'abstrait , l'indéterminé , l'absolu. Il ne particularisera rien , il n'aura rien de concret, il présentera la chose en eUe-méme , sans détermination accessoire , et ne recevant de qualifica*tions que celles qui la font connaître dans sa nature ou son essence. Les synonymes des noms infinitifs se distingueront par des caractères opposés : au lieu d'être abstraits , ils seront con* crets , ils exprimeront la chose avec des circonstances et des déterminations particulières, et leurs qualifications beaucoup plus nombreuses marqueront , non pas seulement ce qu'est la oiiose en elle-même , mais ce qu'elle est dans ses rapports de temps, de lieti, de personnes, de contenu, d'étendue on autres, suivant que leurs terminaisons leur imprimeront l'un ourautre deces seoi. L'usage de tiensiMaMr idnn les in-