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EXPÉRIMENTAL, D'EXPÉRIENCE

Une preuve expérirnentale n'indique pas aussi positivement , aussi rigoureusement qu'une preuve à^esffpérience , une preuve tirée d'une ou de plusieurs expériences. Elle n'a avec les Ibils qu'un rapport peu prochain.

BAPnsUlAL , DE ou' DU RAPTÊSE. Qui a rapport au baptême.

Baptîtmal ne se dit que des choses qui ont aru baptême un rapport éloigné , qui en sont des circonstances ou des accessoires : robe baptismale, îonis baptismaux; ou bien on s'en sert encore au figuré pour qualifier relativement au baptême d'une manière large et étendue , la gfftce baptismale^ l'innocence ou l'intégrité baptismale. "De ou du baptême , au contraire , s'emploie pour exprimer quelque chose d'essentiel au baptême : tes paroles du baptême , nom de baptême , extrait de baptême, les vœux du baptême. Les parents d'un enfant nouveau-né assistent aux cérémonies ou aux pompes baptismales , et le sacrement du "baptême efface dans l'enfant la taôhe du péché originel. — Toutefois on dit également fonts bccptismaux et fonts de "baptême , eau baptismale et eau du baptême. La différence alors 'est analogue à la précédente. Baptismal est toujours général et vague; de ou du baptême est toujours particulier et précis; ce quiest baptismal servira, peut servir pour les baptêmes , ou bien sert pour tous les baptêmes; ce qui est de ou du "baptême sert ou a servi pour les baptêmes , ou plutôt pour un baptême spécial, dans un certain cas. On dira en général , l'enfaUt est tenu sur les ibnts baptismaux pSiT le parrain et la marraine ; et , en parlant d'une personne, c'est moi qui l'ai ienue sur les fbnts de baptême. L'eau iMptismale se verse sur la tête de l'enlkut; saint ?ean-Baptiste -versa sur J. G. l'eau du baptême. D'ailleurs baptismal qualifie les fonts et l'eau d'une manière moins étroite par rapport au baptême; 11 les désigne eomme faisant partie de la cérémonie : au lieu (pie d^Ou du baptême réveille l'idée du sacrement lTi:-même. Dans l'expression qui contient baptismal ce qui est en saillie , oe n'esfpas l'idée du baptême , qui n'est représentée que par un mot accessoire , un adjectif; mais dans celle où figure de ou du "baptême , le baptême étant rappelé par UU'

I mot prindpal , un substantif , «ttrre'totlte Tattention. Jjes fonts bapîima/ua de tâk église sont de marbre ou de broUxe et plus ou meiins ornés; en sortam des fonts du baptême l'âme « perdu tome souilhire. L'eau baptismale doh -être pure; l'eau du bapéême -est bénite et consacrée pour cela , et aussitôt que l'enfant a ireçu l'eau du baptême , il «st régénéré et admis au nombi« dès-Chrétiens.

COURTISAN, DE COGRTISAN. Qui a rapport à la -cour oU à ceux qui la fréquentent.

Courtisan marque relativement à la cour une «mpierreHKmblaBee ; Mie tmarUsan^etprime nvec la oouT un ffiiiport plus -étroit, celui «L'appartenance. Un langage '«euf>tiscm est ^lui d'un bomme de etwr, tm lamgage de eimrtisasi est celui d'un homme de laeeur. Le pnemierest tenu par quelqu^n qui n'ayant 'peut-être jaBiais mis le pied à la cour en a œpendttlt la finesse et la flatterie adroite ; le second est d'un homme qui «vit A la cour. — Du reste, eoit qu'il s'agiese ou non de personnes qui approchent les prinoes , l'adjectif exprime toujours quelque chose de plus faible que la locution adîjeetive : avec un ton couflûon'vous parlez comme un courtisan; avBc vn ton de courtisan voue parlez tout comme ou absolument comme un courtisan. L'esprit courtisan est quelque chose de plus suparfioiel ou de moins «eissentiel que l'esprit de courtisan. ^e fut pour plaire au roi de Suède, que Regnard, dans son voyage en Laponiey s'astreignit à faire des observations exactes; « et cet espsit eourlûa» qfue l'on prend toujours auprès des rois-aaservit pour un moment l'humeur indépenda&le et libre d'un homme- absolument Uvrti à ses goûts. » Lab. Au moment où Britanaicuâ tombe es^poisonné par Néron, Tacite hmis dbépeint les courtisans restant immobiles, les y«us attachés sur César. « Demeurer maître de soimême à ua semblable spectacle est i» deFiûer effort de l'habitude de servir et le sublime de l'esprit de courtisati. » Lah.

H(Nnœ I£TTRÂ, HOMiœ DE UBTTRBS . ficuBU&c qui a des oonnaissances littéraires, foi n'est pa^ étranger aux belles-lettres.

Mais le leUrë^eàt avec les lettres dons un rapport plus éloigné que lliomme de lettres; il a seu lemeat quelque teioture des lettres. «L'homme d< lettres, au contraire, cultive sans cesse les lettres; il en fait son occupation habituelle , unique il y est entièrement adonné. Le lettré a de la lit térature; l'homme de lettres suit.U carrière de: lettres, fait des lettres sa profession, et en vit. JU premier est un érudit; le second, un auteur L'un a du savoir; l'autre compose, produit de œuvres littéraires. L'instruction du lettré est plui superficielle, a A une certaine époque du moyei êge, les gens d'église seuls avaient quelque teiu ture des lettres , et de là vient que le nom d^ dere devint le synonyme d'homme kltré, et s* dqpna même par extension à quiconque savai lire, a» Lab. Gicéron plaidant pour le poète Archiai appelle son client un homme de lettres et se féli cite d'avoir affaire k des juges qui sont des hûmraei lettrés (Lab.).

HOMSIE COURAGEUX, HOHHE DE COURAGK Homme incapable de crainte et de timidité , ia< capable de trembler et de Aiir derant le danger

SYNONYMES QUI ONT LE tÊME RADICAL.

L'homme eourageux n'est pas un poltron; rhoinme 4e courage est tout près d'être an héros : 00 honore l'un , on admire l'autre. L'homme couse conduit dans Toccasion en homme de *: il sait au besoin attaquer on se défendre : fhoDnie de courage a le courage en partage ; le coan^est sa qualité constitutive, essentielle; il a Tlne plus fortement trempée et plus de con- Usaee. hur un coup hardi et soudain , à la guerre prineiftement , il faut un homme courageuse; poir une entreprise longqe en même temps que difidle, dans quelque genre que ce soit, il faut m homme de courage , car l'homme de courage a de laperséTérance et ne redoute pas les obstacles. I^fHomie courageux se montre plus ou moins tel , et par accès; l'homme de courctge est vraiment Goungeux daîns tous les genres et dans toutes les ôfconstances ; il a un fonds et une continuité de valeur .qui le rendent ferme contre tout événement.— La même différence existe entre l'homme râoiv et l'homme de résolution,

■OBME SENSÉ, HOUXE DE 9ENS. Homme qui dans sa manière de penser , de parler ou d'agir , tût preuve de réflexion, de discernement, de raison.

On est plus ou moins sensé, on l'est peu ou beancoap; de sens forme nue expression absolue qui marque la qualité au comble. L'homme sensé tient le langage ou la conduite de l'homme de as», il montre du sens, quelque sens dans l'occasion, S n'est pas dépourvu de sens ou insensé; mais le sens dans l'homme de sens est une qualité essentielle , prédominante , constitutive de son caraetère on de sa nature. L'hosome de sens nonsealement a du sens , mais en a au suprême degré et tonfiouTS; il en est pétri , pour ainsi dire; ce xfest pas chez lui comme che2 l'homme sensé me qaaÛté accessoire et accidentelle , c'est une partie de sa substance, et en effet elle est exprimée par un substantif, de sens, au lieu de fSlre par un adjectif, sensé. L'homme sensé ne fiât pas de folie; c'est là une qualification commune : l'homme de sens est un sage qu'on va consulter; c'est là un des plus beaux éloges qu'on paisse faire d'un homme. L'homme sensé est la copie, et Khomme de sens l'originaf ou le modèle. — On trouverait une différence semblable entre ïïmunc judicieux et l'homme de jugement , entre Fhcsmne entendu et l'homme d'entendement.

Vautres exemples pourraient encore être ajoutés an précédents. 11 suffira d'en citer quelques-uns , les arts agréables et les arts d'agrément; objet prénatt et objet de prix , pays conqtiû et pays de amqmitey pays montagneux et pays de montafwf , etc. La même règle de distinction s'y apjliqae aussi aisément, et de nouveaux détails selaioBl, sinon ftstidieux,,au moins superflus.

Il est à remarquer que la différence est la Bteie quand le substantif de la phrase adjective est précédé non plus de la préposition de , mais de la préposition -à. Exemples : arbre fruitier et wtrr à fruits; hooune systématique et homme à sgstèmes; homme prétentieux et homme àjpréten-

L'adjfecttf a totijours un sens plus étendu et plus ^"i^w, et U phrase adiJective un sens plus res-

treint et plus rigoureux. L'un marque plutôt quelque chose de possible, une disposition, et ramre qu^quc ohose d'actaellemant effectif ou réel. L'arbre /riMliar est propre ou de nature à porter des fruits; Vm'hre à fruits en perte. L'homme sysi^Mtique est méttmdiqae; dans ce mot l'idée de système est affaiblie et peu pnèoise : l'homme à systèmes a proprement prodnit ou produit présentement des systèmes. L'homme prétentieux est plein de prétention ; l'homme d prétentions a des prétentions, affiche des prétentions. — L'adjectif se prend d'une manière toute générale et absolue; la phrase adjective détermipe davantage. On connaît les fruits de l'arbre d fruits, on pourrait les décrire, au besoin, en disant,, par exemple , un arbre d fruits routes , comme on dit un homme d grandes prétentions , des plantes d fleurs labiées; au contraire, l'adjectif fruitier ne spécifie rien et ne peut recevoir de spécificatif. De même systématique et prétentieux ne font allusion à aucun système , à aucune prétention en particulier , mais laissent entendre toutes sortes de systèmes , de prétentions ; au lieu que à sf^stèmes et à prétentions donne l'idée de certains systèmes, de certaines prétentions, qui se sont produits dans certaines circonstances.

Toutefois une seconde différence s'ajoute à cellelà , lorsque la préposition de la locution adjective est d , au lieu d'être de. A est alors proprement indicatif : il sert à exprimer ce à quoi on reconnaît les choses , ce qu'elles portent et présentent {pr^ se ferunt) comme une enseigne : hétes à cornes^ chaise à bras , chandelier à branches,, damas à fleurs. L'adjectif qualifie; il marque la qualité dans le sujet 34a phrase adjective dépeint; elle représente la qualité au dehors , extérieurement. Ainsi arbre fruitier signifie la sorte d'arbre, la nature de l'arbre ; arbre à fruits exprime l'idée ou l'image de la chose que porte effectivement l'arbre : un pépiniériste tient des arbres fruitiers; il faut étayer certains arbres à fruits , de peur que les branches trop chargées ne rompent. Demandez à im jardinier , qui sait parler sa langue , qu'il vous fasse voir ses arbres fruitiers , il vous mènera à sa pépinière ; demandez-lui à visiter ses arbres à fruits, il vous introduira dans son verger. L'homme systématique ou prétentieux a tel défaut : l'homme à systèmes ou à prétentions lait ou dit telles choses. On plaint l'homme systématique et le prétentieux, ou on en rit^onne voudrait pas leur ressembler; on attaque et on réfute l'homme à systèmes, et on ne peut souffrir l'honmie à prétentions, on l'évite ou on le relance.— L'arbre fruitier et l'homme systématique ou prétentieux sont tels en eux-même^, quant ^ la nature; l'arbre à fruits, et l'homme à systèmes ou à prétentions sont tels de fait, se montrent tels. — Cette distinction est si vraie , que dans les locutions adjectives composées de à et d'un substantif, ce substantif se met au pluriel, à fruits ^ à systèmes , à prétentions; or c'est un des caractères du pluriel de marquer la manifestation , le phénomène, la réalisation, l'action extérieure. (Foy. p. I et suiv.) — Même différence entre l'homme ou l'esprit paradoxal et l'homme ou l'esprit^ paradoxes»

PREIUËRE PARTIE :

8TH01ITMII DES ADJBCTIF8 0R011IAIRB8 ATBG DBS PARTICIPES PASSES PRIS ADJECTIYEXEHT.

Epais, épaissi. Faible , affaibli. Convive, convié. Baui, haussé. Gros, grossi. Fous, falsifié. Courbe j courbé. Froid, froidi. Uns, unis. Inquiet, inquiété. CKer^ chéri. Insigne, signalé. Quitte, acquitté.

Les adjectifs, ainsi que les participes passés, expriment dans les choses ou les personnes la qualité signifiée par le radical commun, mais avec des différences assez sensibles. Ils marquent cette qualité , les premiers , comme inhérente à l'objet, comme lui étant propre et naturelle; les seconds , conune lui étant survenue , comme acquise , comme étant l'effet d'une modification accidentelle. La qualité exprimée par l'adjectif est présentée comme tenant à la constitution de l'objet, et le fait concevoir tel qu'il est; la même qualité exprimée par le participe est présentée somme tenant aux circonstances, et le dépeint tel qu'on l'a foit, tel qu'il est devenu. Le participe suppose donc un changemen^t de l'état antérieur, idée totalement étrangère à l'adjectif , lequel au contraire désigne la qualité comme habituelle, si c'est une manière d'agir, et comme naturelle , s'il s'agit d'une manière d'être.

La règle est sans exception , elle s'étend à tous les exemples. On naît avec un esprit épais; l'esprit épaissi est l'esprit devenu épais. On dit d'un corps solide qu'il est épais; d'un corps liquide, devenu solide, qu'il est épaissi. Certains hommes ont naturellement la langue si épaisse qu'ils ne peuvent parler qu'avec peine; il arrive i beaucoupde malades d'avoir la langue ^paûm. «Quand l'air est plein de brouillar3s épais,... » Fin. « Si l'air devenait plus épais, nous nous noierions dans les flots de cet air épaissi. » Id. Un homme est faible par lui-même ; il est affaibli quand il a subi une action qui l'a affaibli ou rendu faible, a Combien de vierges déjà faibles par elles-mêmes , encore plus affaiblies par les abstinences , par les jeûnes..., n'ont pris néanmoins jamais aucun relâche? s Bourd. Convive marque un état habituel ; convié désigne une qualité reçue , une modification , le résultat d'une invitation ; l'un représente l'homme tel qu'il est, l'autre tel qu'on l'a fait.

Un autre caractère distinctlf consiste en ce que l'adjectif est absolu et le participe relatif. La qualité marquée par ce dernier peut aller jusqu'à un très-haut degré sans doute , mais elle n'a pas lieu constamment et sous tous les rapports. Ce qui est haussé peut bien n'être pas absolument haut. Et il en est de même de ce qui est épaissi , grossi , falsi^, courbé, affaibli, froidi, etc., à l'égard de ce qui est épais, gros, etc. « Le duc de Chevreuse et le duc de Beauvilliers éUient unis jusqu'à n'être qu'un.» S. S. « Quelque uns, car c'est trop peu dire unis , que fussent en tout M. de Chevreuseettf. deBeauvilUers, celui-ci n'approuvait pas les chimères de son beau-frère.» Id. «Je ne sais ce que veut dire cette douce attention distinguée du recueillement. Il ne faut pas distinguer des choses si unies, ou plutôt si unes.» Boss.

Mais, quoique dans le participe passé la qualité n'apparaisse pas comme absolue, elle y est plus saillante que dans l'adjectif, elle y appelle davantage l'attention ; précisément parce qu'elle n'y est que par accident, elle s'y fait remarquer davantage. Aussi le participe se met toujours après le substantif, au lieu que l'adjectif peut se mettre avant; et il est certain que , placé après le substantif, un qualificatif a quelque chose de plus spécial et sur quoi l'on insiste plus particulièrement. Sur ce vers de Racine :

La Grèce en ma faveur est trop inquiétée^ Marmontel observe que le participe inquiétée est plus expressif qu'tfiquiéfe. « On ne dit pas , ajoutet-il , être inquiet en faveur de quelqu'un. En pareil cas, Mme de Sévigné dit toujours : Je suis inquiétée , inquiète lui aurait paru faible. »

Prenons, pour y appliquer ces distinctions, les deux mots cher et chéri. Ce qui nous est cher est aimé -de nous dans l'ordre naturel , parce qu'il est dans nos goûts, dans nos habitudes de l'aimer; les personnes qui nous sont chères sont celles avec qui nous nous trouvons dans des rapports naturels de parenté , ou habituels d'amitié. Chéri exprime une affection qui sort du cercle commun , qui pourrait bien ne pas être , qui est plus spéciale, qui a lieu pour un fait particulier, ou dans une circonstance accidentelle , qu'on remarque davantage et dont on a, en quelque sorte, droit d'être surpris. Une mère ne parle guère de son fils , sans dire , mon cher fils , parce que dans son cœur l'idée de fils et celle qu'exprime cher sont intimement unies l'une à l'autre ; mais dans un moment de tendresse elle l'appelle son fils chéri. « Mes parents sont partis ce matin , en accablant des plus tendres caresses une fille chérie , et trop indigne de leurs bontés.... Une secrète angoisse étouffait mon àme après le départ de ces chers parents.» J. J. Un roi cher à son peuple l'est habituellement, constamment; un roi chéri de son peuple s'est attiré par quelque action particulière une affection plus vive , mais qu'il peut perdre prochainement.

Deux synonymistes , Roubaud et M. Guizot , se sont déjà servis , mais l'un sans les généraliser , et l'autre sans les généraliser assez , des mêmes pria* cipes de distinction. Nous placerons ici leurs articles, parce que les synonymes qui y sont traités rentrent dans la classe de ceux dont nous venons de nous occuper plutôt que dans toute autre.

« INSIGNE, SIGNALÉ. Ce qui a ou porte des signes, des traits qui le font remarquer, reconnaître, distinguer. »

« Insigne , shnple adjectif, indique proprement ce que la chose est en elle-même. Signalé , participe du verbe signaler , désigne proprement , en cette qualité , que la chose est devenue ou a été faite telle. »

Il est impossible de mieux exprimer la différence principale qui existe entre les synonymes de cette sorte. L'auteur développe ensuite les différences accessoires qui en résultent relativement aux deux mots qu'il considère uniquement. « La chose ttgnalée est marquée et remarquée; la chose t'usigne est marquante et remaïqxiable. On est fi-

SYNONYMES QUI ONT LE MÊME RADICAL

piaUpSLr des traits particuliers, eiintigne par des qualités peu communes. Votre piété est fifnaUe pkr des actions , par des œuvres d'éclat : elle est insigne |>ar sa hauteur, par sa singulière éminence Vous êtes signalé par ces actions et insigne par cette éminence de rertu : du moins les Latins employaient ainsi le mot insignis : InsigM» ptetofe virum , dit Virgile. Plusieurs exploits signalés annoncent une insigne valeur, comiBe ]dusieurs crimes signalés annoncent un issigse scélérat. Ce qui est insigne est fait pour ftre signalé. On dit une faveur insigne ou signalée, on insigne ou signalé fripon , un bonheur ou m malheur insigne ou signalé, etc. Signalé Banpie rèclat , le bruit . Teffet que produit la chose : insigne n'exprime que la qualité, le mente, le prix de la chose. Ce qui frappe est signalé, ce qui excelle est insigne. Nous en revenons toujours aux idées premières des mots. Ainsi, un insigne fripon, un très-grand fripon, n'est un iripoQ signalé qu'autant qu'il a donné des preuves ècktektes de friponnerie. On sent combien un W&heur est insigne , on voit combien il est ngnéU. Le bonheur insigne est une grande fkveur tnesp&fée de la fortune -, et un bonheur signalé porte les traits les plus forts et les plus manifestes de cette extrême faveur. Une grftce insigne n'est sÂ^aol/f qu'autant que tout le prix en est manifeste. On dit un insigne fripon , un insigne coquin ; on ne dira guère un insigne héros , un insigne orateur; mais l'orateur et le héros sont signalés comme le coquin et le fripon. Pourquoi cette différence ? parce qu'un coquin et un fripon peuvent l'être nns être connus , mais que vous ne pouvez savoir et dire que quelqu'un est un héros ou un orateur tutelle qu'autant qu'il 8* eaX signalé par ses actions ou par ses discours , et dès lors vous direz plutôt signalé qjnHnsigne. »

& le premier principe de distinction n'a pas échappé il Roubaud, If. Guizot a parfaitement saisi le second dans son article Quitte , acquitté. m On s'est acquitté quand on a payé tout ce que Ton doit pour le moment; on est quitte quand on ne doit plus nen du tout. On a acquitté différents billets à termes , mais on n'est quitte que quand le dernier est payé. C'est ici le lieu d'établir une distinction entre les participes des verbes réciproques et les adjectifs correspondants. Les premiers expriment l'action ou la rappellent; les seconds expriment le résultat de cette action , l'état où se trouve celui qui l'a faite. Lorsqu'on s'est aequitié de tout ce que l'on devait , on est quitte. On s'est acquitté d'un emploi tant qu'on l'a exercé ; oa n'en est quitte que quand on ne l'exerce plus. On s'est acquitta d'une commission sans être quitte de celles qu'on pourra avoir à faire dans la suite. On ^acquitte mal, en général , des choses dont on désire être bientôt quitte. On a beau s'être acquitté ioumeUement de ses devoirs , on n*en est jamais qnitu. »

Nous n'avons rien à ajouter à ce que dit l'aufeor du caractère distinctif du participe passé, par rapport à l'adjectif correspondant, sinon qu'il eonrient aux participes passés de tous les verbes , et non pas seulement aux participes passés des ▼nies réciproques.

STlfONTMIB DBS AniBCTirS DONT LES UNS 8BBVBNT A 70RMBR DBS SUBSTANTIFS BT DONT LBS AUTBBS SONT P0RMB8 DB CBS SUBSTANTIFS.

Dévot , éléwfieus, Ava/re , anaricieux. Doua , doucereus» Chaud, ehaleuTeu». Vain^ «anttetw. Difficile y diffieuUueu».

Leurs différences résultent de deux circonstances principales : l'une , c'est que les adjectifs primitifs n'ont pas ou peuvent être considérés comme n'ayant pas de terminaison significative ; U seconde, c'est que les adjectifs nominaux ou dérivés ont tous la terminaison eux , laquelle jouit d'une valeur particulière. Etant dépourvus de terminaisons significatives, les adjectifs primitifs désignent un état abstrait , une qualité possédée sans rapport au temps, au lieu, au degré, aux actes de détail qui en émanent et en prouvent l'existence; tandis que leurs synonymes sont analytiques , distributifs et concrets , c'est-à-dire se rapportent à toutes ces circonstances , à toutes ces particularités étrangères aux premiers, et peignent les points de vue, les effets divers de la qualité. En deux mots, les uns sont absolus et simplement énonciatifs de la qualité , les autres sont relatifs ou propres à rappeler cette même qualité avec différentes modifications et dans le détail. D'autre part , en vertu de sa valeur propre , la terminaison eux donne aux adjectifs dérivés le sens de plénitude, de surabondance, souvent même d'excès , et , comme tout excès est condamnable , elle les fait prendre en mauvaise part. Que si déjà le primitif entraînait une idée défavorable , elle renchérit et montre le défaut poussé jusque dans les plus petits détails , elle le peint s'appliquant aux plus petites choses , aux moindres circonstances.

DÉVOT, DéVOTIEUX. Qui pratique exactement les devoirs de la religion.

Dévot exprime la chose d'une manière abstraite et synthétique , et dévotieux d'une manière concrète et distributive : on est dévot par caractère et toujours; on est dévotieux quand on montre de la dévotion par de certaines pratiques déterminées et dans des circonstances particulières. « Ëpicure , dit Roubaud, n'était pas dévot; mais dans les temples il était fort dévotieux. » « Le dévotieux, ajoute-t-il, se distingue du dévot, surtout par l'habitude extérieure , l'air , le ton , l'accent , la contenance propre à la chose. » — Ensuite , le dévot a de la dévotion , et le dévotieux est plein de dévotion; celui-ci pousse la dévotion jusqu'à l'excès, il s'attache avec l'attention la plus minutieuse , et la recherche la plus affectée dans les manières , aux plus petits détails et aux plus petites pratiques du culte. « Les enfants , femmes et vieillards seraient donc plus susceptibles de religion , plus scrupuleux et dévotieux. » Guarb.

AVARE, AVARICIEUX. Qui aime trop l'argent, qui y tient trop.

Avare caractérise ce défaut intrinsèquement et en général f avaricieux le dépeint extérieurement et dans les cas particuliers. « Il me semble , dit fort bien Girard , qu'avare convient mieux lorsqu'il s'agit de l'habitude et de la passion même

FMIIIÊRE PAR11B :

de Favarioe , et qa'oMrietéiMr ae dit plus pvopi»ment lorsqu'il n'est <piestioa que d'un acte ou d'un trait particulier de cette paaaioo. Un homme qui ne donne jamais passe pour un avare; celui qui manque à donner dans Focdasioa s'attise Vépi* thète d'ovarieieiAa;. % Plmto et KoUèt^ ont mis l'avare sur la scène , et l'ont placé dans diverses situations où il se montre avarieieux. Avare, terme abstrait et absolu , exprime plutAt en ellemême la passion die posséder , de retenir , de- garder, sans aucun dessein dis fidre usage; oMefieiéux , terme concret et relatif, représeï^ la même passion dans ses effets particuliers, refusant de donner et se faisant sentir aux autres, c Apollon s'est Cuit architecte pour un roi a/t>ariciev9 et ingrat. 9 Laf. c Un avariciewB même qui aime devient libéral, s Pasc. Dans le légataire , de Regnard, Géroirte témoignant sa sui^rise d'av<oir légué sans raison quinze cents francs de rente à un fHpon tel que Grispin , celui-ci lui répond :

Ne TOUS repentez pas d*une œuvre méritoire ; Tonlez-Tous, démentant an généreax effort ^ Etre avancieux même après retre mort?

D'un autre cMé, aiMTieieux exprime une idée plus minutieuse d'atarice. C'est pourquoi ce mot ne se prend Jamais en bonne part, comme son synonyme : On est oi^tfr^ dû temps , de louanges; un général eftt avare d\i sang de ses soldats.

DOUX, DOOC18REI71. Qtii a de la douceur.

Doux est opposé à amer , aigre , âpre , et se dit d'une chose agréable au godt. Ce qui est doucereux a tant de douceur qu'il en devient ftide et rebutant; car le mot dthuxretuâ indique surabondance, excès de douceur, et par suite saveur désagréable :

Ce vin rouge et vermeil , Ads Tade et doacerèust. N'avait rien qu'un goût plat et qa*un déboire affreux.

Même différence au figuré. L'homme doux dit des choses ou tient une conduite qui charment; l'homme doueereuv dit des fadeurs qui lassent et ennuient. On est deux , et on fait le dwtemeux; c'est-à-dire que le premier mot marque une qualité naturelle, et le second une qualité faiotice, affectée , exagérée , chargée. « Doucereuai courtisans. » Rbor. « Les manières de Lauzun étaient toutes mesurées , réservées , doucereufet . » 8. S. ce Nos poètes ont rendu les spectacles languissants, fades et doucereux comme les romans.»

€HAUD, GHALEUREBX. Qui a de hi chaleur.

Chaud est l'expression pure et simple de cette qualité, et signifie l'opposé de froid; chaleureux se dit de ce qui est plein de chaleur. Mais ces deux mots ne sont guère synon3rme8 qu'au figuré , lorsqu'on parle du style et des discours. Alors efccNMl marque moins die force d'entratnement et de véhémervee ; il exprime la qualité plutôt comme concentrée dan» le suj^t que comme se manifestant par des effets écluants : une ehnude dispute caractérise la dispute sans que la chaleur des dis- [iBtiBto frappe beaucoi:^^^ comme elle frappe , par ekemple^ quand on dit qu'un général encourage ses tseufes par de eheitureuêu paroles. «Les cMAiriMB mmwmaats da l'éloqueace. » CuxaR. CMmnwi «chérit dans rar eAati4, et même

quelquefois jusqu'à l'exagération, car il semble indiquer ime sorte d'animation qui n'est pas toujours naturelle, et tient de l'emphase. .

VAIN , YANHEUX. Fier d'avantages frivbles ou chimériques.

Tain exprime le défaut d'ui\e manière générale et indépendamment des circonstances de tenlps , de lieu, ainsi, que des objets et du degré; il fait connaître un tr^it de caractère. TontteiMt sa dit de celui qui est ou a été vain dans un certain cas et pour certaines ohosea déterminées» Ce mot d'ailleurs est plus concret, et k vanité du xtoniteux consiste davantage dans la montre et dana les airs. Mais la différence la plus importante , c'est que vaniletic présente tous les détails et toutes les minuties dala vanité poussée à l'excès. Le vaniteux est vain des choses les plus insignifiantes , qui en valent le moins la peine ; c'est une vanité sotte et puérile.

DIFFICILE, DIFFIGULTCEUX. Peu accommodant, qu'on n'amène pas sans peine à oondure certaines affaires.

Un homme habitueU^nent diffuile ou difficile par caractère se montre difficnUueux dans un cas particulier. « Lorsqu'on m'en fit la proposition , je fis la d/iflUMueme. » Las. Ensuite, dif^cultueu» enchérit sur difficile : l'homme dilficultueux est difficile sur toutes choses, soulève des difficultés à tous propos , où il n'y a pas lieu. « La mère avait bien fait la difficultueuH. i> Les. « Oh I vous êtes trop diffieuUueux. » In. < Ah! q|ue vous êtes diffUuUueuse. » In. « Calmer les soupçons d'esprits faibles et diffkultuêux, » S. S. « On ne voit point de gens plus ombrageux , plut diffir cuiltieu« , plus tenaces , plus ardents dans les procès que les religieux. » Feu. « ÙiffieiU^ suivant CondiUaC) se dit des caractères qu'on a de la peine à contenter, des esprits qui condanment tout , et qu'on ne sait comment prendre pour avoir leur approbation ou pour en obtenir ce qu'on leur demande; et un homme dt/]|Scuitueu« est celui qui, dans les affaires, fait naUre difficultés sur difficultés, mais ordinairem^t de mauvaises difficultés , auxquelles on ne devait pas s'attendre. »

Eux signifie propren^ent plénitude, abondance, et quelquefois exoès de la qualité exprimée par l'adjectif. Si dans ovoricteux, d^tTOfteuai; , «omteux, diffieuUueux j elle semble y afouter une idée de minuties, de petites choses, ce n'est pas que cette signification lui soit essentielle, car elle ne l'a pas dans doucereux et chaleureux; mais c'est que la manière d'être awirey dévot , etc. , à l'excès consiste à l'être jusque dans les plus petites choses. La désinence latine oshs n'emporte pas non plus nécessairement cette seconde idée. Ainsi , gratus signifie agréable , bien venu près de quelqu'un; graUosus, favori, qui jouit près de quelqu'un d'une grande faveur, qui est dans ses bonnes grâces. Il ne faudrait donc pas non plus en latin se laisser abuser, sur la généralité de cette idée , par des mots tels que per/Sdioffttt et induttrioeui , qui désignent , l'une une perfidie plus subtile , plus artificieuse que perfi" duê; l'autre , une industrie plus adroite , plus soigneuse , plus attathée aux petites choses que mduHrius,

STNONTMES Wti Wf U

RADICAL

, i»'dii o*uh

, Xovmr , loiMM^iiir» Jpaoaa^,

Zenr éilRreiet de valetir tient à leur différence d'on^pne. L^atQectîf Terbal suppose de la part du sujet (jpÊBSè action^ et presque toujours action forte, eq^reaie, volontaire, intentionnelle. Mi coutnire, fadjectîf nominal , ou ne désigne j^oint rsâzflB, OQ en désigne une peu prononcée , peu spéirâie. înTolontaire; de là vient que le premier se dit surtout des personnes, c^est-à-dire d^s a^ts capables de dessein et de préméditation, taads que le second s'applique plus particulièreloecl aux choses. Ensuite , l'adjectif verbal qualifie en raison d^un 0aut , et Tadjectif nominal en nisQnd*ane qualité constante. Le premier, par ^ SBBl çi'il tient du verbe , marque une qualité iHHniie; car l'idée d'un temps précis, pasw.phent, on futur et non continuel, s'attache UmÎQUTs au verbe , et c'est pourquoi il est a{f^ en allemand le mot du temps , Zeittoort. wanfXtL, HENSONGCB. Qui trompe en mentant, eLbèsântcoDsidérer comme irrai ce qui est

Qs nt sent syasnymes que lorsqu'ils s')q)pli- OBEit tow âma aux choses , attendu qpe mes^on- 9CV as |MQt se dire deis personnesL L'éclait vn^n- \em « iwswjir des biens do ce monde*

VfKtevr est plus fort que mensong0rt il semble iaéiqiQer des presMiesec faites at qu'on ne tient

pas; «i, caoBMfr ^H» ^ saas^ il se.poend mét&phonqueneal, «oiae l'emploie q,ue dans le: style élevé. Uftrécit «smiar diffère J^ian d'un récit oien* MNpr: la pnmièffseifnssion emporte que lenum* simgt est dans U peaoane qui Seutr le réeit^ et la setOBdt qu'il réaidB dans la chose môme* Faire QB lëcit wswfcmr, c'est mentir volontairement, en loBBl un lécit qu'on sait être faux; un récit wsMsafer Loiitîetttdas iaMBsetés, maiftoari^nox». Ea «1 mot. wflwisiir cappelLe» l'aetion du lerbe mmâit, fhahilwde de mentir , et «lenso^ger , l'ét»t censtnA ée ce qui- a U qnalité ei9«imée par le s^ibstantif nauofi^e. On ne dit menteur que deschoMs eensidéiéea ooaamede»per8onnes.qui oherdMft i inmper, on. biea des* eboses- qyù sont par des peasennefr à dessain de tromper. La, est miwtenf»(yofcT.); la «MieMfean* tifBié^JL J.); omaleemeiiteiiitt (La? ^ , Yolt.). « Le ùttt paiall queU{ue cbesa; mais il nfest rien qa'w néant<w dateur : qpe ne fait-il point espécer f Kiisd«s le fiMad qu&donne-t-il? »PéN. langage «nfflir (Rac.); IMuralss mmUeuâu (Moi^). «La. QitasbMDainfe eal paitout orgueilleuse ,. partout "^Atnu»^ ci ^wua toujoofa en ioH>o8er..' Volt. lAMifnr qualifie les choses propies à tremper , nsision pas destinées pour tromper. Plaisirs ^emmgen (Acan.); attusions ÇLkB.), légendes. (^oii^sMiiMHigèrfls. Les romane sont des produo* tioas mtmmmgèru (jLab.). La peîntMfe et la peésia sûBt te aHa «MnMM^era ( J. i. )i

^lUvn, ce nf est peiM OB» ensor passagéiv ^^VnMlteaqaBBHfllacvapeni'VRUBMè». Toitr.

lûBElia, IMANGWJIL Qm loue ou donne des louangas.

^oMeur ne ao>dJi,qiie das.peisonnes; ïoutmgfiut se dit aussi des choses : plume kfuangeum (f, J.),^ diseottia ou, ton kouuvi^r (Acun.); histoires loaumg^utm (LAB.)*XoiMR4f quaUfiaen raison d'un fait uniqpp, au lien, queiouânj^i! manqueplutôt une habitude cnnal^inle : ainsi,. La Fontaine dit qu^en donnant aaprinc» de Condé, à Tégaid de César , sinon la préférence , mais la conouirence du moiaa^ il croisait être un huewr modeste. I<es bommes aont^ suivant Akeste »

Sur toutes les affaires».

Loueurs iaapertlaents , ou censeurs téméraires. HbL

c GorbinelU a fait une épltre contre les lotieurs ex^ cessifs. »âév. Mais louangeur n'a aucun rapport à un cas présent, à des faits particuliers; il exprime une habitude de louer à tous propos , sans préméditation et comme par instinct « Le cardinal Dubois était doux, bas, souple, louangt^y admirateur. » S. S. « Bonnard avait le défaut d'être un peu louangeur. » Lab. « Horace , qui n'est pas louangeur, appelle Sophocle le {)frand5op/»ocZe.3> In. Enfin, loueur est une qualification plu$ relative à la personne qui loue , et louangeur une qualificatioa plus relativa aux louanges qu'il donne : un louewi* perpétuel fait sans cesse l'action de louer; un louangeur fade , fastidieux , emphatique , donna des louanges. £sdes , fastidieuses , emphatiques^

PASSANT, PASSAGER, se disent des personnes qui se transportent d'un lieu à un antre.

Par leur sens, ces termes se rapprochent beai^coup plus , l'un du verbe passer , et l'autre du, substantif iKMiatfe. Le passant ne fait que passer; ce mot indique un trajet très-court , et qui un duie qa'uja instant; Le passager met plus de teqaps A passer; c'est un voyageur qui séjounM quslque peu sur le navire qui le transporte. On dit de l'homme qu'il n'est que passager sur cette terre , parce que son passage y dure au moins quelque temps. Par. la. raison contraire , poasont. a souvent été employé dans les épitaphes : Atrète, passant. En outre > passant exprime réellement l'action de passer, ali^ia^r un état: on arnête les pasKOfifs; sur un navire il y a de» soldais et desjpaeffagers.

STHÛNYMIB BBS VEBBBS NEUTBESAVEG LBS UèU VBBBBS UBVENUS ACTIFS BT ACCOUPAONÉS OU P.B0N01L PBBSOnREL.

Fasser , n passer. Mourir, se mourir. Pdfner , se pdmer. Panacher, se panacher. Nûireir^ s& noircir. Amender, ^amender. Pourrir, ehan^ cir, moisir; se pourrir y se ehanciry se- motsir. Etc.

Beaucoiip de verbes, dans notre langue, ont à peu près la même signification , employés sous la forme neutre et sous la forme pronominale. Neu»di»»na presque indifi'éremment, pac exem-* pie , que la beauté passe et se Tuasse; qu'on. fnet«rt et qu'on se meurt; qu'on, pdme et qu'on se pâme ; que lo lait ^wist^ et s!ëpaiseit ; que les animamt sfl^niMtanl et s'engraùsenl ; que la. ca&pagna embellit et «'esibsUtt; que l'heure approcha et, s'approeke. D» là autant d'expressions synonyoïi^

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