Cet différences ressortent de rexnnen même
des sjDottjmee contenus dans ce cbapitre , et ne de-
Bandent ptt d'autre démoDttrttion ; cependant, à
l'ippai des deux dendères, à cause de leur grande
iaporuoee, en peut utilement alléguer des exemples
CB^rostés du latin. Panni les verbes composés de
celle langue , commençant par « on «« , apparaissent
f!Kn aofreSy relaiivement à leurs simples, comme
^primant de la part du sujet soin, effort ou violence^
cxomcre, exqmir^re, èligerê, gxêerperê, eststtihert, erh-
ftrtj eniii^ «râsMfv, eUtrare , txpeUerû^ et eomme
mpacDlatUi et detcriptia, eomme marquant une ao»
iMi eeadèle, eontinue, détaillée, qui a un commence-
ttiatet une fin, et qui a^achève complètement, emon,
Accarw, etuwrartj exaeuere , txmd^eare , exmquare ,
oa^^erare, exalheseere^ eateeUut, exasfctatty êxau^
^ , ebibêM , epoiftrt , exeetearê , exeogitare , êdoeere ,
S. Tons les vei^ee eonpeeés, quelle que soit leur peiimle ioiiiale^ ont plus d'tflailé pour le sens figuré ^le simple, leur raidical : ce caractère leur est com- ■BiàlMsaaBaesoeplion. Mais ceux qui commencent
consulter la valeur partiealiàre de la prépositive , car cette considération peut faire modifier les différences d^à indiquées on en faire découvrir de nouvelles.
E on ex, tu latin et en f rangais , désigne l'action de Caire sortir , une extraction , un point de départ , et plus volontiers un mouvement de bas en haut. Ainsi, en latin» devokire et iefoderê signifient , l'un voler de haut en bas , l'autre placer , par rapport à la terre , de haut en bas , c'est-à-dire enterrer ) tandis que evolare et effbdere ont le sens , celuilà de voler de bas en haut, et le dernier de placer par rapport à la terre de bas en haut , c'està-dire de déterrer.
De l'idée de sortie , comme de celle de déjection , l'esprit passe sans peine à celle de privation ou de cessation. Aussi , la prépositive e a-t-elle cela de commun avec la prépositive de , qu'elle donne quelquefois au mot composé un sens contraire à celui du radical. Tel est elugere^ quitter le deuU, par rapport à lugere^ prendre le deuil. On peut y joindre elinçuis , sans langue , qui ne parie pas, et le français éreintéf analogue du latin éûlumbatus , ce qui fait bien voir la ressemblance des deux prépositives sous ce rapport.
CHAUFFER, ÉCHAUFFER* Rendre chaud, donner de la chideur.
On échauffe plus en grand, et quelque chose qui demande plus de peine : on ehôoffe une chemise ; on échauffe une chambre.
Ensuite , comme le moyen le plus naturel et le plus simple de procurer de la chaleur est l'approche du feu, le verbe simple chauffer n'en indique jamais d'autre; il reproduit d'une manière propre, essentielle , l'idée de la chaleur : au contraire , on peut produire l'action Réchauffer de bien d'autres fiçons, par le mouvement^ l'exercice ou le frottement. De sorte qu'au simple semble attachée l'idée de l'opération de la nature, et au composé celle de l'opération ou de la coopération de l'homme.
D'ailleurs , échauffer marque progression et une intention particulière d'arriver au but, du soin, de l'attention. L'ouvrier cha;uf[e le fer qu'il travaille; les oiseaux échauffent leurs petits en le» couvrant de leurs ailes. On dira bien que le soleil échauffe les membres languissants d'un vieillard; non pas que le soleil ait besoin pour cela de zèle ou d'effort, mais parce que l'action ne peut se faire que peu à peu. De même , Montaigne dit de nos vêtements qu'ils c nous échauffent^ non de leur chaleur, mais de la nêtre, laquelle ils sont propres à couver et à nourrir. 9
Enfin, la valeur propre de la prépositive se révèle en ce que souvent échauffer se dit des animaux, pour marquer, non pas qu'on leur donne ou qu'on leur apporte de la chaleur, mais qu'on
par de paraissent plus particulièrement détermlnatifs et spéciflcaiirs. Au contraire,, ils n'ont pas ou ils ont i un moindre degré que ceux qui commencent par re , eon ou 0, le trait distincUf qui consiste à supposer dans ragent pTns d'activité , de soin et d*effoTt. £nfln, Un» sont également eompléUft analytiques, e*eat-idire sigDlftcalifii d'une action eontlmie, détaillée, progresdNe, dont on veillée phase* et qui a'achéve toul entière.
ii8
PREHIËRE PARTIE :
développe en eux ou qu'on en fait sortir par Texercice ou d'autre manière la chaleur qu'ils possédaient déjà à rétat latent. On se chauffe auprès de son feu, aux rayons du soleil; on s'échauffe à courir , à travailler , ou en courant, en travaillant.
CHANGER, ÉCHANGER. Donner une chose pour une autre.
Échanger désigne un changement de conséquence , considérable , et fait à dessein. Au sortir d'un bal , on peut changer son chapeau sans s'en apercevoir.
A vrai dire, changer comme change, est le terme général et abstrait; et ce qui fait que parfois l'on ne s'en contente point, qu'on le trouve insufOsant , qu'on lui préfère échanger, c'est qu'on ▼eut exprimer une opération à laquelle on regarde davantage, qui demande plus de précaution et d'exactitude. Aussi, échanger n'est point d'un usage vulgaire; il appartient exclusivement au langage du commerce.
Echanger exprime donc une manière de changer remarquable par l'attention qu'elle demande , et remarquable aussi en ce qu'elle est réciproque et porte sur des choses de nature diverse. Je change d'habillement; mon chapeau m'allait mal, je l'ai changé. On échange des marchandises contre d'autres marchandises ; les monnaies offrent l'avantage de faciliter les échanges. Sans doute , on dit bien , en termes de commerce , changer une pièce d'argent , lettre de change, agent de change; mais il n'y a toujours dans le mot que la simple indication d'une opération ordinaire , qui ne présente rien de difficile ni de remarquable , soit dans le sujet , soit dans l'objet.
LEVER, ÉLEVER. Changer la position de bas en haut.
Dans lever, l'idée est réduite à ce qu'elle a de plus simple : on lève en dressant ou en mettant debout , mais sans faire quitter le sol , saqs ôter de la place qu'on occupe pour porter à une place supérieure. On lève ce qui touche à terre , comme nn arbre abattu , une échelle qui est couchée sur le sol. Mais élever doit à sa particule initiale d'indiquer le lieu , la place d'où l'objet part pour aller en haut, c'est lever de; il emporte l'idée d'un déplacement total et non partiel. Un malade se lève sur son séant; des audacieux s* élèvent en ballon. On lève la main (Vbbt.) pu la tète (Rac), on lève \À pierre d'un tombeau (Bovrd.) en la dressant sur un de ses côtés; mais les parties du sel ne peuvent être élevées en vapeurs (Dbsc.), c'est le soleil qui élève les nues (Boss.), et le prêtre élève le calice (ID.) qu'il prend sur l'autel pour le porter au-dessus à une certaine hauteur.
Girard et Roubaud s'accordent sur cette différence. Gondillac ajoute une remarque : quelquefois lever signifie aussi Ater , déplacer; mais sdors il est absolu, et ne suppose pas, comme élever, une comparaison entre le corps levé et ceux dji milieu desquels il sort. « On lève un corps en l'Atant d'où il est, et alors on le considère en lui-même et sans aucun rapport aux autres ; on Vélève en le portant ou en le faisant monter plus haut , et , dans ce cas , on le considère par Vapport M» antrei oorps qu'il laisse au-dessous, »
Ce qui est levé est Oté; ce qu'on Aève prend ou tend à prendre le dessus.
Ensuite, élever suppose plus d'efforts et une opération plus difficile , ou bien une hauteur plus considérable à laquelle l'objet arrive en parcourant progressivement différents degrés. On lève quelque chose de terre sans peine et avec la main. « Lorsque nous lewms de terre quelque chose de fort léger.... » Mal. On élève une chose à force de travail, à l'aide de machines et à une plus grande hauteur.
Se LANCER , S'ÉLANCER. Se Jeter en avant ayee impétuosité.
S'élancer est relatif au point de départ. On s'élance de. « Aussitôt Minerve s'^nce du haut de l'Olympe. ' Fén. c Le feu vengeur prendra dans ta conscience , et des flammes s'élanceront du milieu de toi. » Boss. Dans cette phrase , le lion s'élance de sa tanière , on voit l'animal se presser fortement contre la terre qu'il va quitter , prendre son élan , détendre fortement ses muscles , et partir en bondissant. C'est , de plus , comme on s'en aperçoit sans peine , un mot représentatif, qui fait image et peint l'action , qui montre le sujet se levant , revenant sur lui-même , et faisant effort ppur sortir du lieu où il est.
Mais la principale différence consiste en ce que s*élancer témoigne plus d'ardeur et marque plus de violence et de vitesse. Les affamés s'élancent sur les plats (SÉv.). «Un loup affamé s'élance, d'une gueule béante et enflammée , pour dévorer des agneaux. » Fén. « Ce sanglier s'élançait rapidement comme la foudre. » to. «ISnflanunée de l'amour de Dieu , sainte Thérèse le cherche par son espérance ; ensuite elle y court , elle «'y élance par des désirs ardents et impétueux.» Boss. « Ces eaux se précipitent dans des gouffres profonds et après bien des efforts s'élancent et reparaissent sur la terre. » Bartb. Sur l'ordre de leurs chefs , des soldats se lancent à la poursuite des fuyards , et des soldats enivrés de carnage ou irrités d'une longue résistance s'élancent , sans écouter la voix de leurs chefs , à la poursuite des ennemis. On se lance naturellement , sans beaucoup d'efforts , en se jetant en avant avec peu d'impétuosité : c'est ainsi qu'un cheval se lance dans la plaine. On se lanu à l'eau.
Le raisonneur parti, l'avenlarenx se loMe, Les yeux clos, i tnvers cette eau. Lap.
C'est, dans cet exemple, la seule expression qui convienne , parce qu'il n'y a ici ni effort , ni ardeur extrême de la part du si]jet , causée par la résistance , le danger , les obstacles ou une grande opposition, c Lorsqu'une des jambes de derrière (du cheval) se lance , la jambe de devant du même côté reste quelquefois en place un peu trop longtemps. 9 BuFF. « Lorsque les cananls s'abaissent , c'est toujours avec précaution : ils fléchissent leur vol et se lancent obliquement sur la surface de l'eau. 9 iD. Par la même raison , on dit et on doit dire : se lancer dans le monde , dans les affaires , dans la littérature, dans la carrière du barreau. On se lance à travers ; on s'élance au travers.
MOUVOIR , ÉMOUVOIR. Mettre en mouvement , agiter.
Au propre , émouvoir marque un rapport au lieu
SYNONYMES QUI ONT LE MÊME RADICAL
taftel tient U chose , et d*où elle peat être tirée, c £Mwratr n'est guère en usage qu'en parlant éi BoaTement donné au humeurs qu'on yeut classer par des remèdes. Un tempérament difficile i AnaiMDOtr. > Coïid. Ainsi , dans cette locution , émiûutoir , €tsX «louvotr de manière à faire sortir. « Ceux qui ont coutume de Toyagcr dans les vallées où les sTslanches sont à craindre s'abstiennent même de parler ou de tousser en y passant, de peur qat le bruit dé leur voix nVmeuve la neige. > Desc.
Deas (Taatres , c'est mou/coir avec peine ou effort ^ueiqoe chose qui offre de la résistance , qui n'est pas £ût pour être mû , qu'on ne meui pas d'ordînsire. On meut un pendule , un objet quelcoagae d'nne petite masse et dont la mise en mou- Ttmeat présente peu ou point de difficulté : on nfltf les bras, les jambes; le vent fait mouvoir les branches des arbres. Une trombe émeut les âots de la mer, lorsqu'elle les agite profondéaent, les soulève, et les pousse avec force les cas contre les autres.
An figuré se retrouve cette même distinction. « L'entendement meut la volonté, parce qu'il la dirige vers un objet. Mais on ne dira jtM mouvoir les fassions. Alors émouvoir est le terme propre , et il signifie les mettre en action. » Gond. D'où il résulte que mouvoir annonce une impulsion sans violence, et émouvoir une impression plus forte qui Qoos tire de nous-mômes. On est mû par une considération (Bbaum.) , par une vue (S. S.) , p^r un principe de religion (Boord.). « L'esprit de J. C. ne pouvait être mû par d'autres ressorts que ceox de la souveraine raison, s Bourd. On est ém» par quelque chose de touchant , par une passioD, par quelque chose d'assez fort pour faire sortir de Tétat oii on est. « Il y avait de quoi éBMvocr les plus insensibles. » Boss.
Ciltsie étatl un roc ; rien n^énummit la belle. Lat. MA?mR , ÉBRANLER. Emouvoir , remuer.
La prépositive semble jouer encore ici le rôle et superlatif. On branle légèrement la tète en signe de mépris ; on ébranle un édiûce à coups de bélier on de canon : c'est-à-dire que le simple senàeiprîmer un mouvement, une agitation ordinaiie, et le composé une commotion violente, une secousse. En conséquence , il faut plus d'effort pour Manier que pour branler, et l'on ébranle des choses plus difficiles à remuer^ qui, par leur nature et leur di^osition , semblent devoir rester imoiobiles. Vous branlex la tête, les bras, les jambes, un dard dont vous voulez percer votre anemi; le matelot est branlé dans son hamac. Cest toujours une masse lourde qu'on ébranle : il nffit i Jupiter d'un froncement de sourcil pour Aroaterle monde, mais aussi c'est le^ père des dJeax et des hommes , et rien n'est plus beau que cède opposition entre un moyen si petit et un clkt si grand.
En outre , quoique les deux actions ne produi sent point de déplacement, ne fassent point sot ^ l'objet de son lieu , c'est à quoi tend , eu partiealîer, l'action d'^broiUer. c On ébranle un coips lorsqu'on le rend moins ferme , soit en le ^'ippant violemment, soit en le secouant : ébrankrviaar^ un arbre. sCovD.Samson ^ofUa
tnr. FSAirç.
les colonnes du temple , c'est-à-dire , leur imprima de fortes secousses , capables de les rendre moins assurées sur leurs fondements , de les détruire, de les renverser. Le branle des cloches, par exemple , n'a pas cet effet.
PRÉFIXES É BT CON, Érosion j corrosion,
ÉROSION, CORROSION. Action de corroder, de ronger.
Mais cette action est présentée sous deux points de vue , savoir , dans corrosion comme s'opérant de tous les odtés à la fois , comme attaquant de toutes parts le corps qu'elle détruit , et dans érosion comme détachant peu à peu de ce corps différentes parties. D'où il suit que la corrosion amène plus promptement l'altération ou la ruine de la chose , et c'est pourquoi ce mot se dit prin** cipalement du poison ou du venin. « La corrosion du levain de la petite vérole. » Volt, a Quant à cet arsenic , mis sur la langue , sa saveur est très-ftere , il y fait une corrofton. » Buff Vais Yérosion agit avec plus de lenteur , par degrés , à la manière de ces hiuneurs acres qui mangent les chairs et finissent par les faire tomber en Uuabeaux, c On trouva dans le ventricule de cette outarde des pierres toutes usées et polies dans les endroits exposés aux frottements , mais sans aucune apparence d'^osi'on. » Buff.
PRÉFIXES É n DE.
Écoulement, découlement. Épuration, dépuration, Éhontéy déhonté, Échevelé, déchevelé. Éhanché, déhanché,
ÉGOULEMENT, DÉCOULEMENT. Flux, mouvement de ce qui coule.
« Les eaux s'écoulent du lieu d'où elles sortent, et qu'elles laissent à sec; elles découlent^de leur source. » Gond.
Ce qui frappe dans l'écoulement , c'est la sortie du liquide qui s'échappe , qui fuit , et le vide produit par là dans le vase ou le contenant : un liquide s'e'eouie entièrement, 11 n'en reste rien dans le vaisseau. « Il y a des mémoires infidèles qui laissent écouler tout ce qu'on leur confie. » ROÏ.L. « Nous laissons écouler de nos mains , sans peine , l'un de nos trésors les plus précieox , le temps. » Boss. Ce qui frappe dans le découlement , c'est la direction que suit le liquide en coulant : le sang découle d'une plaie. — De même , au figuré, le temps s'écoule, c'est-à-dire, fuit, échappe; une conséquence difeoute d'un principe, c'est-à-dire , résulte ou descend de quelque chose de* supérieur comme de sa source.
ÉPURATION , DÉPURATION. Action de purifier « de donner de la pureté , ou effet de cette action.
. Par V épuration , ce qui est impur sort ou s'en va; par la dépuration, la chose est délivrée ou débarrassée de ce qu'elle contient d'impur. Il semble , d'après cela , que le second mot exprime une élimination plus complète , plus définitive , de toute matière hétérogène ; d'autant plus que de est essentiellement caractéristique, rigoureux, déterminatif. V épuration serait donc uncommen-
IM
nSII&RE ?A11TIE
cenent^de dé^nHen^ oa une dépuratiem relatai» et partielle. Mais , d'an autre >cdté , VépurO' fi0n 'demande peat-étre plus de temps etée soin, parce qu'eUe «st plus diificile. Par des soins et nn long régime , on parvient à une certaine épum- Hon du sang; la petite vérole opère une prompte et totale dépuration du sang (Volt.), a On épurera ainsi la fonte , et . pour la dépurer encore davantage, on fera fondre une seconde fois ce Ungot dans le feu de raffinerie. » Buff.
EHONTÉ , DÉHONTÉ. Sans honte , sans pudeur.
Dana cet exemple et les toivants les deux particules initiales sont privatives; mais de semble Tfttre à un plus hant point , ce qui tient saoïs douta à sa valeur rigoureusement déterjninative , à ce qu'il exprime plus particulièrement les actions et les états d'une laçon décidée et caractéristique. Bt c'est à cause de cette propriété que dépwra- Uùn se dit seulement en chimie et en médecine , tandis qn'^piM^olion est de tous les styles. E signifie qu'on est sorti d'un état, et de «[u'on en est décfan. Or ,>on rentre plus aisément dans TenârDit d^eA. Ten est sorti qu'on ne remonte au ring d'où Ton est déchu. On n'est évefillé que pour rentrer on peu fhis tard dans le sammeÛ ; les personnes dientéee , ^reinlées ne le sont jamais absolument ; par le. mot elingwe^ les Latins désignaient vue sorte «de motiame relatif, qui consiste A ne pas parler dans mne circonstance , queiqu^n en ait naturellement la iSnouké.
Ainsi éhorué et déhonté indiquent une absence de honte , le premier ^accidentelle et dans une action particulière , le second habituelle et dans le caractère. On est ^honté par un oubli momentané de soi-même; mais, à force d'être éhonté^ on finit par devenir déhonté. <tthonié^ dit Nicod , qui a^rdn^ hon«s; dihonté^ qui a perdu tonte sa honte. > « Une femme tout à fait éélmiifiée, » A&an.
tellHTELÉ , 1MÉGIIB¥ECÉ. OJne fHmne dckmutlée ou déehevelée , c'est-à-dire dont les cheveux sont dénoués ou dérangés et tombent épars.
Béeheoelé marque un plus grand désoidre et plus de violence dans la cause qui Ta produit. Deux femmes , en se battant , se sont toutes ^<i*ffpt<4er (\CAD.). Quand £née se trouva seul dans «ne otvame avec IMdon ,
Les nymphes des lieux en'burtêffent,
Cl leurs lètet dèche^eUnni, €loâEa.
Miime veuve pourtant fttU It àèthtvUt^ Qui n'abandonne pas le soin du demeurant. Là*.
«^cfcMf {^annonce une dotileur plus eabne : «Pètmrque dépeint Rome MitwMe «t tes yeux moui^ lés^elannes, implosant le secours de Rianu. » Volt.
ÉHANCHÉ , DéHAlIGHÉ. Qui a les hanches fonpuesioa disloquées, 4|u marche «ans lâtre ftzme s«rrses hanches.
M^ntM se dit à la lettre^ an propra^ et eorlaspand à un verbe usité, comme di^MmoeU. «Haseaurt ton^de huit ou da pieds4eJiaât^ •tse ^/HNidia , dont U a été très-longtemps incaumodé. » Di Ltf . MfcaiwAtf est -«ne épitbàte quis'appliqna même aux chevaux, tant elle ert rigauNiisa. i)méU deuraU se diredoMlm qni «Bt-eomme dAoïicM. ^^aot «xprime
une sorte de vacillation provenant de ce qu'on a de mauvaises hanches, ou une sorte éf mouvement ondulatoire qu'affectent de -se donner en mapchaot certains dandys des deux sexes. — Cependant éhanché s'emploie si rarement ^ qae déh€ui' ché le remplace m^e dans oette dernière acocp> tien. « Prenez bien garde , vous , mademoiseUe dn Parc , à vous ddhanther comme il faut et à faire bien des feicons. • Mol. « En achetant une chartrc de marquis , n'oubliez pas de vous faire donner les airs déhanehét de ces messieurs-là. >Kson.