‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 125 sur 255 · SCIE. — 308 — SCIE · texte numérisé non relu

SCIE. — 308 — SCIE

la lame n'est pas attachée immédiate- | ment aux montants ; elle est fixée (fig.

Fig. 3080.

3083) par deux rivures, à chaque bout, qui traverse chaque montant et peut y

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Fig. 3082.

Fig. 3081.

dans la feule d'une cheville cylindrique

tourner librement: la lame de cette scie

Fis. 3083.

est étroite et a la plus large voie pos-

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sible afin que, le trait de scie une fois ouvert, cette lame puisse tourner pour suivre la courbure que le travail exige. La scie à araser est une sorte de bouvet (fig. 3084) qui a pour languette un morceau de scie attaché au fût,

Fig. 3084,

qu'on fait porter comme une tringle de bois droite pour scier des arasements d'une grande largeur.

La scie à cheville est un morceau de fer plat dentelé (fig. 3085) fixé sur un

Fig. 3083.

fût ou manche recourbé et qui sert à couper les chevilles quand l'ouvrage est chevillé.

La scie à découper est une sorte de petit ciseau en fer dentelé, placé dans un trusquin.

Dans ces derniers temps, on a imaginé de remplacer le sciage à la main par le sciage mécanique ; toutefois, si l'on compare les deux systèmes, on reconnaît que le premier produit moins de déchet que le second ; en effet, les lames des scies mécaniques, étant mues par une force considérable, sont exposées à se rompre si elles rencontrent des nœuds ou autres accidents des bois offrant de la résistance. On est donc obligé de donner à ces lames une épaisseur plus grande qu'à celles des scies de long, et alors, tandis que ces derniers outils refendent une pièce de chêne sec en planches de 0"\015 d'épaisseur avec une lame épaisse de 0m,001, qui fait un trait de 0m,0015 occasionnant un déchet de 10 pour 100 en sciure, la lame de scierie

mécanique a 0,u,002 d'épaisseur, fait un trait de 0m,003 et cause un déchet de 20 pour 100. A côté de cet inconvénient, le sciage mécanique offre l'avantage de faire des traits nets, réguliers, bien plans. En outre, le prix du mètre carré de trait mécanique n'est que de 0 fr. 20 à 0 fr. 15 pour le chêne et les autres bois durs ; de 0 fr. 15 à 0 fr. 10 pour le sapin et les bois blancs, tandis que le travail à bras coûte de 0 fr. 50 à 0 fr. 40 dans le premier cas, et de 0 fr. 40 à 0 fr. 30 dans le second (1). Cette économie est assez considérable pour que le sciage mécanique ait été adopté partout où il y a des travaux suffisants pour l'alimenter régulièrement.

Des usines parfaitement outillées et mues par la vapeur ou par l'eau sont établies dans tous les grands centres de consommation pour débiter, selon les besoins des diverses industries, les bois arrivant en bateau ou flottés ou sur wagons et déjà sciés en grosses pièces ou simplement en grume.

Des scieries beaucoup plus simples sont établies dans les forêts de sapins, là où la matière est abondante et où la déclivité du sol ne permet pas d'aller chercher facilement les grosses pièces que l'on transporte en détail après le sciage. Le moteur est une chute que l'on se procure à l'aide d'un barrage établi sur un ruisseau. Un chariot portant la pièce à scier avance continuellement d'une distance égale à l'ouverture faite par chaque ascension de la scie. Le même moteur fait marcher la scie et le chariot, de sorte que le mouvement est parfaitement régulier. Il y a des scies à deux, trois ou quatre lames débitant deux, trois ou quatre planches à la fois.

Dans les usines mieux outillées, on emploie la scie circulaire qui se compose d'un simple disque de tôle d'acier, dont le diamètre varie de quelques centimètres seulement jusqu'à plus d'un mètre, et dont la circonférence est garnie de

(1) A. Dupont et Bouquet de la Grye, les Bois.

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