SEAU
très remarquables. On cile les portes en bronze du baptistère exécutées par Laurent Ghiberti ; les statues de saint Pierre, de saint Marc, de saint Georges, île Judith, de David, dus au talent de Donato ou Donalello. C'est ce dernier artiste qui imprima le mieux à la sculpture italienne le caractère de naturalisme qu'elle a toujours conservé depuis. Signalons encore les sculptures en terre cuite et vernissée de Lucca délia Robbia : enfin, les créations colossales de Michel-Ange, dont les principales œuvres sont : les statues du matin, du midi, du soir et de la nuit, au tombeau des Médicis : la statue de Laurent de Médicis, connue sous le nom de Pensiero : le Moïse du tombeau de Jules II, à Rome ; les deux figures d'esclaves que possède le musée du Louvre
En France, la sculpture abandonna les traditions nationales et chrétiennes pour adopter le style italien et antique. Les rois de France, Louis XII. François Ier, Henri IL envovèrent étudier en Italie ou firent venir de cette contrée des artistes, tels que Jean Juste, Benvenuto Cellini, Paul Ponce, Trebatti, le Bosco et le Primatice. Outre le caractère d'imitation étrangère qui la distingue, la sculpture française cessa d'être presque exclusivement monumentale, pour devenir individuelle et produire des œuvres isolées. A côté de Jean Juste, il faut citer François Marchand, Michel Columo, Pierre Bontemps, Pilon dit l'Ancien, Germain Pilon, Jean Goujon, Cochet, etc.
La sculpture sur bois produisit aussi de belles œuvres. Sous Louis XIII, Jacques Sarrazin sculpta les grandes cariatides du pavillon de l'horloge dans la cour du Louvre ; Michel Angnier exécuta les bas-reliefs de la porte Saint- Denis. Sous Louis XIV, Pierre Puget sculpta le Milon de Crotone ; Girardon, le tombeau du cardinal de Richelieu, à la Sorbonne : Coysevox, les chevaux de la grille du jardin des Tuileries, sur la place de la Concorde ; Xicolas Coustou
exécuta la statue en bronze de la Saône qui est à l'hôtel de ville de Lyon. Au xvme siècle, la sculpture française abandonna tout à fait l'antique et les principes académiques, fut souvent maniérée, mais eut beaucoup de grâce dans les petits sujets de genre. Adam , G. Coustou, Falconnet, Pigalle, Bouchardon, Houdon, etc., appartiennent à cette époque. Le retour aux traditions antiques se manifesta au commencement de ce siècle avec Lesueur, Ramey, Martin, Foucon, Desenne. Cependant, le désir d'imprimer aux monuments une valeur historique se manifesta dans les bas-reliefs de l'Arc de triomphe du Carrousel et dans ceux de la colonne Vendôme, où les personnages sont représentés avec les costumes de leur temps.
Mais c'est surtout de 1830 que date la recherche du vrai clans la sculpture monumentale ; le chef de l'école nouvelle fut David d'Angers. Depuis lors, cet art n'est plus soumis à des règles déterminées ; les œuvres produites dans les genres les plus divers témoignent de la plus grande indépendance de la part des artistes.
Seau, s. m. — Vaisseau en bois ou en métal qui sert à puiser et porter de l'eau ou contenir des matériaux liquides, tels que de la peinture délayée, ou semiliquides comme du ciment ou du mortier qui vient d'être gâché.
La figure 3087 représente le seau or-
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Fig. £087.
dinaire en bois dont les maçons font âge.
Les vitriers nomment seau à la colle
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