POITRAIL
Nous ne savons pas si les anciens
vait conserver une parfaite horizontalité ; en effet, les colonnes qui ontOm,64 de diamètre au-dessus de la base sonl écartées de 2m,82 d'axe en axe ; il s'ensuit que la portée des architraves est d'environ 2 mètres au-dessus du chapiteau. « Il est évident, dit Viollet Le Duc, qu'à moins de supposer l'emploi de bois rendus très rigides par une préparation, cette construction devait se disloquer très promptement. »
Souvent , dans les longues portées , les poitrails de bois présentaient la section représentée par la ligure 2748.
Leur charge se composait alors d'une maçonnerie de petits moellons de tuf volcanique ou de lave poreuse. Quelquefois ces linteaux étaient soulagés par des arcs de décharge.
Fig. 2748.
avaient des moyens particuliers de donner aux pièces de bois, ainsi employées, une rigidité toute particulière, mais nous n'avons pas besoin d'affirmer que l'usage du bois comme poitrail est défectueux, surtout pour les larges ouvertures comme les baies des boutiques et des portes cochères modernes. Il y a toujours à craindre, en effet, qu'un incendie n'amène la ruine totale et immédiate de la construction, en détruisant le support sur lequel reposent d'énormes pans de muraille. De plus, la durée même des poitrails en bois offre peu de garantie, car il suffit d'infiltrations légères pour les décomposer; enfin, ces pièces de bois, qui ont de 0n\30 à 0m,40 d'équarrissage, ne sont jamais sèches ; elles sont donc exposées à subir un retrait de 0m,01 à 0m,02, et il peut en résulter des tassements dangereux pour les maçonneries qu'ils supportent.
C'est donc avec raison que l'on remplace aujourd'hui le bois par le fer pour
WMfâi-,
Fig. 2749.
fermer, à leur partie supérieure, les
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