‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 137 sur 255 · SICCATIF · texte numérisé non relu

SICCATIF

tude, lorsqu'il s'agit de servitudes continues (\).

Les règles imposées par ces deux articles ne s'appliquent pas aux servitudes naturelles et légales, établies dans des vues d'ordre et d'utilité publique, telles que l'obligation où est le fonds le plus bas de recevoir les eaux qui s'y rendent naturellement, la faculté de se clore, l'obligation de fournir un chemin de halage ou marchepied.

Il faut noter que les servitudes ne peuvent s'éteindre que si le propriétaire du fonds servant en excipe.

Par exemple, si au bout de trente ans de non-usage, l'exercice de la servitude était repris sans opposition de la part du propriétaire du fonds assujetti, cette servitude serait censée avoir toujours subsisté.

On peut toujours s'affranchir d'une servitude en abandonnant le fonds assujetti, c'est-à-dire la portion de terrain sur laquelle s'exerce cette servitude.

Le propriétaire de l'héritage dominant ne peut refuser Yabandon que si l'immeuble assujetti est hypothéqué.

Les parties peuvent , d'un commun accord, faire cesser la servitude au moyen du rachat.

Tout propriétaire peut faire la remise d'une servitude qui est due à son héritage.

La résolution du droit de celui qui a stipulé ou concédé la servitude n'en opère l'extinction que dans le cas où cette résolution a une cause nécessaire, inhérente au contrat, et non pas si le fait qui donne lieu à la résolution, tel que vente, échange, etc., dépend de la volonté du propriétaire.

Les servitudes s'ëleignenl à l'expiration du temps fixé pour leur durée, lorsque s'est accomplie la condition, lorsqu'est arrivé l'événement que les parties sont convenues de considérer comme devant amener la cessation de la servitude (2).

(1) Code civil, art. 707.

(2J Code Perrin, n° 3930.

De même, les servitudes telles que le passage pour cause d'enclave, qui n ont pour titre que la nécessité, s'éteignent lorsque cette nécessité n'existe plus.

Seuil, s. m. — 1° Feuille de parquet qui sert à recouvrir l'aire d'un embrasement de porte.

Le seuil est une simple frise pour les portes percées dans une cloison.

2° Morceau de pierre dure qui remplit au bas d'une baie de porte la même fonction que le seuil en bois.

Le seuil en pierre devient une marche lorsqu'il est plus élevé que le sol extérieur.

Les seuils des portes d'entrée, dans les maisons romaines, étaient, comme le montre la figure 3119, prise dans Piranesi, percés de plusieurs trous ou entailles de destinations diverses. Les

Fijr. 3119,

trous circulaires recevaient les crapau dines dans lesquelles tournaient les ton rillons des battants ; dans les entailles carrées entraient les verrous, souvent doubles et de dimensions différentes.

Siccatif, adj. et s. m. — Mot qui qualifie une huile prompte à sécher, ce qui est une qualité pour les huiles employées à la détrempe des couleurs.

On dit qu'une huile est plus ou moins siccative.

Pris substantivement, le même mol désigne les substances telles que la litharge , la couperose , Yoxijde et les sels de manganèse, Y huile grasse, pour augmenter la qualité siccative des huiles.

La litharge, réduite en poudre fine, augmente la siccativité d une couleur

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