POIX
larges baies, celles qui s'ouvrent au rezde-chaussée des maisons modernes. On a même pu augmenter la largeur des ouvertures , en divisant la portée des poitrails au moyen de supports ou colonnes en fonte. Ces poitrails sont des poutres composées de fers à double T, reliés entre eux par des brides et maintenus dans leur écartement par des croisillons. Ils ont souvent ci supporter les solives du plancher et, en outre, des charges considérables, comme celles de trumeaux en pierre de taille (6g. 2749) montant à plusieurs étages.
Lorsque la portée du poitrail dépasse 3 mètres, les colonnes que Ton emploie pour le soulager ne doivent pas être espacées entre elles de plus de 2 mètres.
A Paris, ces poutres se composent ordinairement de deux fers à double T (fig. 2750) et quelquefois même de trois, maintenus en place et rendus solidaires
Fig. 27o().
par des croisillons et des frettes en fer plat disposés à peu près de mètre en mètre. Les frettes se posent à chaud, pour qu'après leur refroidissement elles
produisent le serrage énergique des fers les uns contre les autres. Le poitrail ainsi construit est hourdé ou rempli d'une maçonnerie de briques qui repose sur la semelle inférieure des fers à T et se prolonge au-dessus en plusieurs assises. C'est cette maçonnerie qui sert d'assiette a la corniche du rez-dechaussée et qui reçoit les scellements des devantures de boutiques.
Lorsque plusieurs poitrails doivent être placés les uns à la suite des autres, comme dans certaines façades de maisons, on les réunit entre eux par des bandes de fers plats boulonnés aux fers à T et, de plus, il est bon de les ancrer dans la maçonnerie même des piles.
Fi g. 275i.
La figure 2751 représente, en perspective, le mode d'ancrage d'un semblable support dans la maçonnerie des pieds-droits et la colonne en fonte qui sert à en diviser la portée.
Les solives du plancher reposent directement et sans aucun assemblage sur les fers du poitrail, et sont noyées dans la maçonnerie de briques, comme nous l'avons indiqué plus haut.
Poix, s. f. — Poix grecque : poix que l'on nomme aussi arcanson et colophane et qui entre dans la composition de certains vernis (voy. Colophane).
Poix-résine : poix que les ouvriers nomment aussi poix noire, poix blanche ou poix de Bourgogne et qui sert à frot-