POLISSAGE
POLYCHROMIE
ter les pièces à souder à l'endroit de la soudure.
Polastre, s. f. — Sorte de réchaud formé par deux plaques de fer réunies au moyen de forts clous ou de boulons et sur lequel on pose des parties de tuyaux en fer ou en cuivre qu'il s'agit de réparer ou de réunir au moyen de soudures.
Poli, s. m. — Travail exécuté sur une surface pour la rendre unie et luisante.
Les ouvrages de serrurerie soignés sont polis à la lime, puis à l'émeri, jusqu'à ce qu'on ne voie plus de trace de la lime. Le brunissage donne un résultat encore plus parfait.
Polignac {Brèche volcanique de).
— Tuf volcanique, bréchoïde, que l'on extrait de la carrière de Denise, dans la commune de Polignac, près du Puy.
Cette pierre est de couleur gris-foncé et assez dure; elle porte 1 mètre de hauteur d'assise et pèse de 2,145 à 2/190 kilogr. La charge nécessaire pour produire l'écrasement est de 380 à 400 kilogr. par centimètre carré.
Polissage, s. m. — Opération qui consiste à rendre une surface lisse, unie et douce.
On distingue :
1° Le polissage des marbres, qui comprend cinq opérations distinctes : Yégrisage, le rabat, Y adouci, le piqué et le lustré ou relevé (voy. ces mots) ;
2° Le polissage des glaces, auquel on procède de la façon suivante : la glace est fixée, au moyen de plâtre, sur une table de pierre et on la frotte avec une glace plus petite en interposant d'abord entre les deux du sable quartzeux à gros grains, puis du sable fin et ensuite de l'émeri délayé dans une grande quantité d'eau;
3° Le polissage du stuc, qui se fait d'abord avec du grès pilé et une molelle
de pierre ; ensuite, on rebouche avec du stuc plus liquide ; puis on passe à la pierre ponce et l'on rebouche de nouveau jusqu'à parfaite régularité de la surface ;
4° Le polissage du vernis, qui se fait à la pierre ponce et au tripoli.
Polissoir, s. m. — Morceau d'acier fixé dans un manche en bois et qui sert à polir et à brunir.
On dit aussi brunissoir (voy. ce mot).
Polka, s. f. — Outil de tailleur de pierre, formé d'un marteau à deux têtes
Fig. 2752.
et d'un manche en bois. Des deux têtes, l'une est à biseau simple, l'autre à biseau dentelé (fig. 2752).
Polychromie, s. f. — Décoration des édifices au moyen de la couleur.
On distingue : la polychromie naturelle, qui résulte de l'emploi de matériaux produisant certains effets par leurs tons naturels et la polychromie artificielle, qui n'est autre que l'application de la peinture sur les diverses parties des édifices, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur.
On ne saurait assigner une date à l'origine de la polychromie naturelle ; toujours est-il qu'on peut citer, parmi les méthodes d'ornementation les plus anciennes et les plus usitées, l'usage
POLYCHROMIE
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des enduits de stuc et l'emploi de panneaux de bois revêtissant les murs intérieurs.
L'art céramique fut appelé plus tard à concourir à la décoration ; tout porte même à croire que la terre à poterie peinte et même vernie au feu a précédé l'utilisation des briques cuites, dont la fabrication ne fut que la conséquence des procédés de cuisson des décorations céramiques.
Les substances métalliques, telles que l'or, l'argent, l'élain et le bronze, étaient fort anciennement usitées pour le revêtement des murs. L'emploi pour le même objet de tables de pierre ou de marbre, de granit, d'albâtre, etc., peut être considéré comme d'une invention d'une date relativement récente, bien qu'on en retrouve les traces dans les plus anciens monuments.
La polychromie artificielle, c'est-à-dire L'application de la peinture sur les éditices, dut suivre de près les origines de la polychromie naturelle; il est même certain que ces deux procédés durent contribuer simultanément, dès les temps les plus anciens, à l'ornementation des édifices.
C'est ainsi qu'on ne peut plus aujourd'bui élever aucun doute sur la polychromie architectonique et plastique des Égyptiens. Lors de l'expédition française en Egypte, on découvrit que les monuments de cette contrée, y compris même ceux exécutés en granit, avaient été recouverts d'une couche complète de peinture et de vernis, sur leur surface totale.
On sait aussi, par les témoignages des historiens, que les Perses, les Assyriens et les Babyloniens donnaient à leurs édifices les nuances les plus éclatantes et les plus splendides.
Quant à la polychromie chez les Grecs, on en a longtemps nié l'existence ; mais après un examen approfondi des monuments élevés pendant les beaux siècles de l'art grec et devant les témoignages nombreux qui se sont présentés aux in-
vestigations des archéologues, il a bien fallu reconnaître que tous ces édifices avaient été revêtus de couleurs variées; mais le système alors appliqué ne parait reposer ni sur un principe de construction ou de matériaux, comme en Assyrie, ni sur un principe hiérarchique, comme chez les Égyptiens. Les contrastes les plus frappants s'y trouvent réunis et harmonisés. Toutes les parties des temples étaient détachées par une teinte différente, qui rendait encore plus sensible le but de chaque membre d'architecture. Les frises, les métopes, le fond des frontons, les moulures, les corniches étaient recouverts d'enduits colorés, harmonieusement disposés. Dans les chapiteaux, les feuilles étaient détachées des fruits et des côtes des tiges, par des couleurs éclatantes. Les patinettes, les méandres, les perles et les moulures lisses étaient rehaussés d'or.
Sur les monuments en marbre, les peintures étaient appliquées sans aucun intermédiaire ; sur la pierre, une légère couche de stuc ou d'enduit d'une autre matière était d'abord étendue sur la place à recouvrir; les sculptures ellesmêmes étaient peintes, ainsi que l'attestent de nombreux fragments conservés aujourd'hui dans les musées de l'Europe.
A l'exemple des Grecs, les Romains employèrent h polychromie, mais d'une façon plus restreinte. Ils sont les premiers qui aient élevé des monuments entiers de marbre ou de pierre sans aucune coloration ; quant aux enduits de stuc extérieurs ou intérieurs, ils étaient recouverts de peintures.
Les peuples de l'Europe septentrionale et occidentale peignaient leurs maisons et leurs temples de bois. Les Byzantins et les Arabes adoptèrent également la polychromie. Cet usage se continua en Occident pendant la période mérovingienne; aussi, dès le ive siècle, tous les monuments paraissent avoir été peints en dedans comme en dehors, soit sur la pierre même, soit sur un enduit
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