‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 18 sur 255 · POMPADOUR · texte numérisé non relu

POMPADOUR

régulière ou irrégulière, ayant plusieurs côtés.

Les blocs de pierres quelconques, qui forment les constructions cyclopéennes, ont fait donner à ce genre d'appareil le nom de polygonal (voy. Appareil).

Pomme, s. f. — Ornement dont la forme se rapproche de celle d'une boule.

C'est improprement que l'on donne ce nom à la boule de rampe (voy. Rampe).

Pomme de pin : ornement de sculpture ayant la forme d'une pomme de pin

Fig. 2753.

et décorant l'angle de la corniche- ionique, d'après Vignole (fig. 2753).

Les amortissements de couverture sont quelquefois en pomme de pin, particulièrement dans les édifices circulaires.

La sculpture antique a fréquemment imité ce fruit. La pomme de pin fut employée seule comme ornement dans les angles de plafond des corniches dorique et ionique; elle servit à couronner les couvercles des vases ; on en fit aussi l'amortissement des édifices circulaires, qui se terminaient par une couverture en forme de voûte.

Un des plus remarquables exemples de l'emploi de la pomme de pin, comme ornement et couronnement des édifices, est celui du mausolée de l'empereur Adrien, qui devait se terminer par une coupole aplatie , que surmontait la pomme de pin colossale conservée au Vatican.

Râteau en pomme : les serruriers donnent ce nom à un râteau qui, dans une garniture de serrure , porte de petites pommes qui obligent à évider le panneton de la clef d'une façon toute spéciale.

Pommelle, s. f. — 1° Ferrure de porte (voy. Paumelle).

2° Les fontainiers nomment ainsi une petite plaque de plomb évidée de plusieurs trous, que l'on place à l'orifice d'un tuyau pour empêcher les ordures d'y entrer et de l'engorger.

On dit aussi crapaudine (voy. ce mot).

Pommier, s. m. — Arbre de la famille des rosacées qui fournit un bois à tissu fin et que l'on peut employer comme le poirier, bien qu'il soit moins dur, à la confection d'ouvrages tels que roues dentées, fuseaux de lanternes, vis d'établis, etc.

Le pommier est facile a travailler, mais il est sujet à se déjeter et à se fendre, si on le met en œuvre avant qu'il soit parfaitement sec.

Son poids spécifique varie de 0,757 à 0,800.

Pomœrium. — Espace libre que les Étrusques et plus tard les Romains ménageaient autour d'une ville pour former une enceinte religieuse.

Le pomœrium était consacré par des augures et nul ne pouvait l'habiter ni le cultiver ; c'est là qu'avaient lieu les cérémonies religieuses dans lesquelles les augures consultaient la volonté des dieux, lorsqu'un magistrat était sur le point de commencer une entreprise dont le succès importait à la République.

Pompadour, adj. — Mol que l'on emploie pour désigner le style des objets d'art qui datent du règne de Louis XV.

Cette expression caractérise, en particulier, un genre de cheminées qui se trouve aujourd'hui dans le commerce (voy. Cheminée).

POMPE

POMPE

Pompe, s. f. — Machine servant à élever l'eau ; on l'emploie, soit pour les usages domestiques ou industriels, soit pour épuiser un bassin, une fouille, un bâtard eau, etc.

On distingue, d'une manière générale, les pompes ordinaires à cylindre et à piston et les pompes rotatives.

Les premières comprennent différents types que nous allons successivement examiner :

1° Pompes aspirantes et élévatoires.

Ces appareils se composent A (fig. 2754) d'un corps de pompe et d'un tuyau d'aspiration de plus petit diamètre qui plonge dans le réservoir inférieur du puisard d'où l'on veut tirer de l'eau. Un ajutage , qui sert de dégorgeoir , est adapté à la partie supérieure du corps de pompe et l'intérieur de ce dernier cy-

lindre est parcouru, à frottement, par un piston à soupape, que meut un levier ou balancier, par l'intermédiaire d'une tringle ou tige de fer. Supposons le corps de pompe rempli d'air et le piston au bas de sa course : si on élève ce dernier, sa soupape se ferme par la pression de l'atmosphère qui agit dessus, tandis que l'air contenu au-dessous se dilate et le clapet, ou soupape dormante

qui sépare les deux tuyaux, s'ouvre pour donner passage à Peau qui s'élève du réservoir dans le tuyau d'aspiration et le corps de pompe, jusqu'à ce que la colonne qu'elle y forme au-dessus du niveau de l'eau dans le puisard, plus le ressort de Pair extérieur dilaté, atteigne 10m,39o, limite de la pression atmosphérique. Le sommet de celte colonne est le point où s'arrête la course du piston ; mais, dans la pratique, la pression de l'atmosphère étant variable et des fuites étant toujours possibles, on ne fixe le point d'arrêt de la course du piston qu'à 8 ou 9 mètres au-dessus du niveau du réservoir.

La même figure représente en B une pompe dont le tuyau d'aspiration, plongeant dans le bassin, est terminé, à son extrémité, par une grille ou lanterne percée de petits trous, qui laissent entrer l'eau, en supposant au passage des corps étrangers.

La pompe des prêtres est une pompe aspirante à double piston. Elle se compose (fig. 2755) d'un balancier b qui os-

Fig. 2755.

cille sur son axe 0 et porte deux secteurs auxquels sont fixées les chaînes qui tirent les tiges des pistons ; les deux

POMPE

POMPE

corps de pompe sont formés chacun de deux cylindres posés l'un sur l'autre et joints hermétiquement ta rainure et languette. Dans la jointure est pincé le bord d'un manchon en cuir n, parfaitement flexible et dont l'autre bord est saisi entre deux plaques parallèles qui tiennent à un étrier et qui portent des soupapes s. Ces deux corps de pompe communiquent par le moyen d'autres soupapes V avec le tuyau d'aspiration.

L'un des pistons monte quand l'autre descend; les manchons de cuir prennent des formes l'une concave, l'autre convexe ; le premier a ses soupapes fermées et fait aspiration ; le second les a ouvertes et donne passage à l'eau.

Lorsque les corps de pompe sont remplis, le liquide tombe dans la double enveloppe, d'où il s'échappe par des orifices d'écoulement.

On doit à M. Letestu une pompe du même genre (flg. 2756), dans les deux cylindres de laquelle jouent deux pistons formés d'une pièce concave en métal, percée de trous et recouverte d'une garniture conique en cuir préparée à la chaux et formant clapet. Cette garniture est fixée au centre par la tige.

Lorsque le piston baisse, l'eau le traverse, et soulève la garniture en cuir.

Quand le piston monte, cette garniture frotte contre les parois du corps de pompe et produit l'aspiration. Cet appareil est extrêmement simple , léger, facile à déplacer et permet d'épuiser des eaux chargées de sables et de toutes sortes d'éléments étrangers.

2° Pompes aspirantes et foulantes. Le tuyau d'aspiration plonge dans le puisard, comme pour les pompes aspirantes et élévatoires; le tuyau d'ascension (fig. 2757) prend naissance au bas du corps de pompe; le piston est plein; c'est

Fig. 2757.

lorsque ce dernier monte, que l'eau, par aspiration, s'élève dans la pompe ; quand il descend, la soupape du tuyau d'aspiration se ferme, la soupape du tuyau d'ascension s'ouvre et l'eau y est chassée.

Dans tous les systèmes de ce genre, il convient, pour éviter les chocs que produit la marche de l'eau contre les pistons et aux coudes, de placer, sur le chemin de la conduite élévaloire, un réservoir rempli d'air dont l'élasticité sert à amortir les chocs.

Pompes rotatives. Nous citerons ,

Fig. 2t:;s.

parmi les pompes de ce système, la

POMPE

POMPE

pompe de Dietz, qui est composée de la manière suivante (fig. 2758) (1) : A, tuyau d'aspiration; C, tuyau d'ascension; BD, boite circulaire en cuivre ou en fonte munie de petits trous par lesquels elle communique avec les conduits A et C.

L'intérieur de cette boîte contient un noyau ou cylindre en bois, dont l'axe, parallèle à celui de la boîte, est excentrique et dont la surface vient frotter contre sa paroi en I, point milieu entre A et G. Ce noyau est pourvu de quatre ailes m en cuir qui peuvent s'allonger ou se raccourcir au moyen de ressorts à boudin r. Le cylindre étant mis en mouvement, les palettes m frottent successivement les parois intérieures de la boîte et déterminent en A un vide, que l'eau occupe immédiatement pour être chassée ensuite en D, B et C.

Pompes centrifuges. Ces pompes, qui sont généralement employées dans les travaux d'épuisement, nécessitant de grands débits, se composent essentiellement d'une roue à aubes ou turbine fixée sur son axe vertical et placée dans une enveloppe isolante munie de deux ouvertures, l'une servant à l'aspiration, l'autre au refoulement. Ce sont donc des pompes aspirantes et foulantes.

Celle que représente la figure 2759 esl la pompe centrifuge Neul et Dumont.

Fier. 2759.

Supposons que l'appareil soit rempli d'eau et que l'on imprime le mouvement à la roue ; aussitôt que la rapidité

( 1 ) VasseloDj Carnet du conducteur de travaux.

de ce mouvement est assez accentuée, l'eau contenue à l'intérieur est projetée à la circonférence, elle s'en échappe et s'élève par l'ouverture de refoulement A ; il en résulte au centre un vide que la pression atmosphérique tend à combler en y pressant de l'eau nouvelle amenée par le conduit d'aspiration B.

Relativement à l'installation des pompes sur les puits, nous donnons ici quel-

Fig\ 2760

ques figures d'appareils de ce genre

POMPE

POMPE

choisis parmi les produits de la maison Lelestu.

Les figures 2760 el 2761 représentent l'intérieur de deux puils dans lesquels sont installées deux pompes élévatoires,

Fig. 2761

avec leur réservoir d'air et se manœuvrant de deux manières différentes, la première par un levier, la seconde par une roue avec manivelle ; la roue est

montée sur un axe tournant sur des coussinets formant partie d'un châssis en métal qui sert de support au système ; à l'extrémité de Taxe opposée à la roue, est un disque, auquel se rattache à charnière, une bielle fixée par l'autre extrémité au sommet de la tige du piston; le mouvement de rotation imprimé à la roue soulève cette bielle, el par suite le piston lui-même.

Les deux autres figures 2762 et 2763 montrent les corps de pompes installés à l'extérieur d'un puits, fixés sur des plaques en fonte; l'un est avec ajutage

Fig:. 2762.

recourbé pour l'écoulement immédiat du liquide, l'autre avec conduit élévatoire et réservoir d'air pour verser l'eau à un niveau plus élevé.

PONÇAGE. —

Législation. En vertu de l'ordonnance de police du 15 février 1850, il est in-

Page 1