TÉNIA
Ténacité, s. f. — Résistance que les corps opposent à la rupture et qui se remarque surtout dans les bois et les métaux. De ces derniers, le plus tenace est le fer : un fil de 0m,002 de diamètre ne se rompt que sous une charge de 249 kilogr.
Tenaille, s. f. — Outil composé (fi g. 3273) de deux branches réunies ensemble par un clou rivé formant un axe
Fig. 3273.
autour duquel ces branches sont mobiles. Les mâchoires ou mors sont en acier et servent à retenir ou arracher.
Dans l'exemple que nous donnons ici, l'extrémité de l'une des branches est terminée par un bouton et l'autre est aplatie et fendue en pied-de-biche pour relever les clous couchés sur le bois ou extirper ceux de petite dimension.
Cet outil s'appelait autrefois tricoise.
Les forgerons saisissent et maintiennent les pièces qu'ils travaillent au moyen de longues tenailles de formes diverses.
Tenaille à chanfrein : sorte de mordâne (fig. 3274) muni, à l'une de ses ex-
Fig. 3274.
trémités, d'une charnière et dont les mors, à l'autre extrémité, sont inclinés,
afin de pouvoir chanfreiner la pièce qu'ils serrent. On place cet outil dans Létau pour s'en servir.
Tenaille à vis : petit étau à main que l'on emploie pour tenir un ouvrage de petite dimension.
Tenailles du menuisier : outil en fer composé de deux branches dont les extrémités sont aplaties ou recourbées et qui ne diffèrent des tenailles des serruriers que par leurs dimensions.
Tenailles de vitrier : tenailles semblables à celles du menuisier, mais moins fortes et à pinces rondes.
Tenailles du treillageur : outil qui diffère seulement des tenailles ordinaires par la forme de la tête, aplatie en dessus ; les mors ont un tranchant aciéré pour couper les pointes.
Architecture militaire. Ouvrage composé de deux faces qui présentent un angle rentrant vers la campagne et qui sert à couvrir une courtine.
On appelle tenaille double celle qui présente un angle saillant entre deux angles rentrants.
Tenay. — Localité du département de l'Ain dans laquelle on fabrique trois espèces de ciment, le ciment de VAlbarine, le Portland artificiel et le Portland cément.
La résistance moyenne à la rupture est, par centimètre carré, après un mois d'immersion, par arrachement, de 9k,47 à 18k,12, et par écrasement de 8k,oo à 14k,97.
Tendeur, 5. m. — On désigne ainsi, dans la charpente d'un comble en fer, la bride qui réunit les deux tronçons du tirant (voy. Poinçon).
Tendre, adj. — Pierre tendre :
pierre qui se taille sans difficulté (voy. Calcaire, Pierre).
Ténia, s. m. — Petite bande ou filet, placé sous les triglyphes, et qui sépare la frise dorique de l'architrave.
TENTE
TÉOCALLI.
Tenir, v. a. — Tenir coup : supporter la percussion du marteau du côté opposé à celui où l'on rive.
Tenon, s. m. — Maçonnerie. 1° Saillie ronde ou carrée ménagée sur le joint d'une dalle pour entrer par encastrement dans une entaille pratiquée sur le joint de la suivante.
2° Partie dégagée à chaque extrémité d'un fût de colonne pour entrer dans les socles et chapiteaux.
Charpente. Extrémité d'une pièce de bois (fig. 3275) que l'on a élégie de manière à la faire pénétrer dans une en-
Fig. 3275.
taille appelée mortaise, creusée sur une autre pièce avec laquelle la première doit être assemblée.
La longueur du tenon est ordinairement de 0m,10 et son épaisseur de 0m,03 ; il doit toujours être fait dans le sens du fil du bois et il occupe toute la largeur du morceau dont il fait partie.
Le tenon est percé d'un trou rond qui sert au passage de la cheville employée pour fixer l'assemblage (voy. ce mot).
On fait des tenons à renfort en about, à quene d'aronde (voy. ces mots).
Le tenon à peigne est un tenon de rapport que l'on colle dans les traverses droites ou cintrées, mais surtout dans ces dernières. Ces tenons doivent leur désignation à des goujons de leur épaisseur qui entrent dans la traverse.
Tente, s. f. . — Sorte de pavillon ou de logement portatif en grosse toile de
chanvre, que l'on dresse à ciel ouvert pour servir d'abri contre les intempéries de l'air et les ardeurs du soleil.
Les populations nomades n'ont pas d'autre habitation quelz tente. Tels sont, en grande majorité, les Arabes et les Tartares.
On retrouve dans les constructions de certains peuples, des Chinois par exemple, la forme de la tente, en souvenir sans doute des campements primitifs de leurs ancêtres.
Tenture, s. f. — Revêtement des parois intérieures des habitations par des matières qui contribuent surtout à la propreté et à l'ornement des constructions.
Ces matières sont des papiers dits papiers peints, que l'on colle sur de la toile ou sur la muraille même (voy. Collage).
On appelle tenture de drap ou de velours des papiers de tenture imitant le drap ou le velours.
Les toiles dites toiles de tenture sont un tissu très clair de gros chanvre écru que l'on divise, suivant leur qualité, en toiles ordinaires, toiles fines et toiles fortes ou à plafond.
Ces toiles se clouent sur des tringles ou sur des châssis que l'on recouvre de papier gris pour recevoir le papier de tenture.
Téocalli, s. m. — Édifice religieux des Aztèques, anciens possesseurs du Mexique. Le téocalli, monument de forme pyramidale, est plutôt un autel colossal qu'un temple, dans le sens ordinaire que l'on attache à ce mot, bien que le mot même vienne de Teo, Dieu, collé, maison.
La ville de Mexico, autrefois Ténochtitlan, renfermait un certain nombre de téocallis, lors de la conquête du Mexique. Le principal était dressé au centre de la ville et entouré d'un vaste espace, clos par un mur de huit pieds, qu'ornaient extérieurement des figures