TÉRÉBENTHINE
de serpents en relief. Ce monument était construit d'un mélange de terre et de cailloux, avec des revêtements en pierre polie. Il formait cinq étages en retraite, et des escaliers extérieurs et alternés conduisaient, d'assise en assise, jusqu'au sommet. Celui-ci était occupé par une large plate-forme, où était dressée une grande pierre, sur laquelle on faisait des sacrifices humains. Sur une autre partie delà plate-forme, on voyait deux sanctuaires ou chapelles à trois étages, le premier en stuc, les deux autres en bois. On y renfermait les images des dieux et les différents objets employés dans l'exercice du culte et les restes de quelques-uns des princes aztèques ; sur un autel, placé devant chacun de ces sanctuaires, on entretenait perpétuellement le feu sacré. On y voyait aussi un grand tambour cylindrique, recouvert de peaux de serpents, et qui servait, comme nos cloches actuelles, à appeler la population dans de graves circonstances. Autour de ce grand téocalli, dans l'enceinte citée plus haut, se trouvaient divers édifices religieux secondaires et de longues lignes de bâtiments, destinés à servir d'habitation aux prêtres, dont le nombre était, paraît-il, considérable.
D'autres téocallis remarquables s'élevaient dans les cités populeuses des provinces et dont on voit encore les restes à Cholula, à Saint-Jean-de-Teotihuacan.
Ces monuments sont, comme celui que nous venons de décrire, élevés par étages et orientés selon les quatre points cardinaux.
Tepidarium. — Mot latin qui désignait, dans les bains romains, la pièce où l'on maintenait une température moyenne pour préparer le corps à supporter la violente chaleur du sudatoriam ou bain de vapeur ; cette pièce servait aussi de transition entre ce bain et l'air extérieur quand on quittait fétuve.
Le tepidarium était chauffé soit par un réchaud (focus), soit par un fourneau (hypocaustum) formé de tuyaux établis sous le plancher.
On pense que c'est dans cette pièce que les baigneurs se faisaient frotter et gratter avec la strigile après le bain de vapeur.
Le tepidarium des anciens bains de Pompéi était chauffé non pas par un fourneau ou. hypocauste, mais par un réchaud ou brasier en bronze monté sur quatre pieds. La pièce renfermait des bancs, soit pour se faire oindre et frotter, soit pour attendre le moment de passer dans l'étuve ou dans le bain froid.
Le tepidarium des anciens bains ne renfermait pas de bassin d'où la vapeur pût s'échapper et devenir une cause constante de détérioration ; toute la voûte est revêtue de bas-reliefs en stuc blanc se détachant sur des fonds rouges et bleus. La corniche, très saillante, est soutenue par des atlantes entre lesquels sont placés des casiers, ce qui a fait penser à quelques auteurs que celte même salle servait d'apodyterium, et que dans ces casiers étaient disposés les vêtements et les objets à l'usage des baigneurs.
Tercé (Pierre de). — Calcaire oolithique, demi-dur, provenant des carrières de Normandon et de Tercé, près de Poitiers.
Cette pierre, de couleur blanchâtre, possédant un grain fin et homogène, est propre à la sculpture. Sa hauteur d'assise varie de 0m,50 à lm,50; elle pèse 2,135 kilogr. le mètre cube et s'écrase sous une charge de 290 kilogr. par centimètre carré.
Térébenthine, s. f. — Suc résineux que l'on extrait, par incision, de plusieurs espèces d'arbres de la famille des térébenthines et de celle des conifères.
Cette substance entre, comme élé-
TERME