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TERRA COTTA

ment essentiel, dans la composition de presque tous les vernis.

On distingue plusieurs espèces de térébenthines proprement dites :

La térébenthine de Bordeaux, appelée aussi barga et galipot, qui est un mélange très pur d'essence et de résine recueillie sur les incisions mêmes du pin;

La térébenthine de Venise, d1 Alsace, qui provient du pinus picea ;

La térébenthine ordinaire ou des Vosges, extraite du pinus larix ;

La térébenthine d'Amérique ;

La térébenthine de Hongrie ;

La térébenthine de Chio ;

La sandaraque, tirée des genévriers d'Espagne et qui est la base de tous les vernis à l'alcool ;

Les baumes du Canada, de la Mecque et de Copahu;

La colophane ou arcanson (voy. ce mot).

La paille à travers laquelle on a filtré les térébenthines, les tonneaux dans lesquels on les a renfermées et, en général, tous les résidus des préparations qui ont servi à donner les différentes espèces de térébenthines contiennent une certaine quantité de résine et de térébenthine qu'on emploie pour la préparation du br ai gras.

Le brai sec ou résine commune s'obtient au moyen de la colophane.

Terme, s. m. — Ce mot dérivé du grec terma et du latin terminus, signifiant, dans ces deux langues, fin, but, borne, extrémité d'un lieu, désignait, à l'origine, une simple borne, une pierre carrée ou une souche qui marquait les limites de chaque propriété.

Les Romains firent un dieu de ce signe protecteur et y placèrent une tête. Cette effigie devint donc le symbole de l'immobilité et figura comme tel dans les compositions des arts, en particulier de l'architecture.

C'est ainsi qu'on voit le terme, c'està-dire une tête ou un buste, placé sur

un socle quadrangulaire et allongé appelé gaîne remplacer, comme support, les pilastres, les atlantes et les cariatides (voy. ces mots).

Terra cotta. — Nom italien par lequel on désigne communément la poterie destinée aux ornements d'architecture.

C'est une des industries céramiques qui ont fait le plus de progrès depuis un certain nombre d'années. Dans les pays dépourvus de pierre de taille, c'est une grande ressource pour la décoration architecturale, de trouver à des prix modiques, des ornements moulés, de grandes dimensions, parfois très compliqués.

En Allemagne , et en particulier à Rerlin, on voit figurer beaucoup de décorations en poterie, sur les façades des édifices publics et privés.

Ces produits doivent réunir les qualités essentielles suivantes : inaltérabilité à toutes les intempéries, solidité, teinte convenable et adaptation aux règles de l'architecture et aux exigences du bon goût. A Paris, les maisons Muller , Lœbnitz, etc., fabriquent des pièces d'ornement d'architecture d'une exécution et d'un goût parfaits. La maison Doulton, de Londres, fournit également dans ce genre des produits de première qualité (voy. Terre cuite).

Cette partie importante de la céramique prend de l'extension dans ses applications qui, nous en sommes convaincus, se multiplieront encore davantage dans l'avenir. Toutefois, les progrès doivent être lents par suite des difficultés qui abondent dans la fabrication de la terra cotta, et parce que, dans les pays où ces moyens de décoration n'ont pas encore été expérimentés, les architectes n'élant pas familiarisés avec leur emploi et ignorant quelle confiance on peut avoir dans leur durée, hésitent naturellement à s'en servir, la qualité intrinsèque du produit ne pouvant se constater qu'avec le temps.

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