‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 189 sur 255 · TÈTE · texte numérisé non relu

TÈTE

de taille abonde, et où jusqu'alors on ne faisait guère usage de la brique que pour des murs de séparation intérieure et pour les remplissages, une réaction s'opère en faveur de la terre cuite, employée comme élément de construction et d'ornementation. Des édifices de fondation toute récente, tels que les marchés, dont les Halles centrales représentent le type, nous montrent la brique utilisée concurremment avec le fer ; au collège Chaptal, cet élément se combine avec la pierre et le métal ; dans de nombreux hôtels des quartiers neufs, la brique est laissée apparente, formant des murs pleins, des chaînes verticales ou horizontales intercalées avec des assises de pierre.

L'emploi des terres cuites décoratives tend également à se généraliser. Nous avons pu admirer, en 4878, au Champ de Mars, les produits d'un de nos premiers fabricants, M. Muller, qui, en dehors de la brique et des tuiles ornementées de son système, avait exposé des chéneaux, des faîtages, des garnitures de rives de pignons et divers motifs de décoration en terre cuite, exécutés sur des dessins très élégants. Nous avons pu constater aussi, dans ce grand concours des nations, que la faïence recommençait à prendre, en France, comme autrefois en Italie, un caractère monumental, en s'appliquant sur les surfaces murales, dont elle rompt la monotonie. Contentons-nous de citer les panneaux décoratifs, les plaques de revêtement qui ornaient les arcades du porche des Beaux -Arts, au centre du Champ de Mars, et qui provenaient de l'usine Deck; la porte donnant accès à cette même section sous le porche opposé et dont l'ornementation avait été exécutée par la maison Lœbnitz ; la brillante décoration, due à M. Parvillée, qui recouvrait les murs intérieurs et la porte du pavillon de l'Algérie ; les faïences émaillées de MM. Muller et Cie qui, dans le pavillon du ministère des travaux publics, se mariaient au métal

de manière à faire de cette construction une sorte de type architectural.

Terreau, s. m.— Mélange de terre et de fumier consommé et pourri. On s'en sert dans l'établissement des jardins.

Le poids du mètre cube de terreau est de 828 à 857 kilogr.

Terre-blanc {Pierre du). — Calcaire tendre, blanc, durcissant à lair, que l'on tire de la carrière du Terreblanc, dans la commune de Montpezat (Ardèche).

Terre-plein, s. m. — On désigne ainsi tout amas de terre rapportée entre des murs, soit pour faire des terrasses, soit pour servir de chemins de communication d'un lieu à un autre ou de boulevards dans les villes fortifiées.

Tête

1° Ornement de

sculpture figurant une tête d'homme ou d'animal.

L'emploi de ce genre de décoration se retrouve dans les chapiteaux assyrien et égyptien (voy. Chapiteau).

Les Grecs employèrent souvent la tête humaine comme ornement symbolique, particulièrement aux clefs des arcades.

Les métopes qui séparent les triglyphes dans les temples d'ordre dorique furent souvent décorées de têtes de Méduse ou d'autres personnages mythologiques sculptées en haut-relief.

Les masques et mascarons (voy. ces mots), que l'on rencontre si fréquemment sur tous les monuments, sont encore des preuves de l'emploi répandu de cette sorte d'ornementation. Tantôt les têtes sont isolées, tantôt elles sont rangées en ligne continue.

Les têtes d'animaux furent employées chez les Grecs et les Romains pour décorer soit des clefs d'arcades, comme à l'arc de triomphe de Rimini, soit des frises comme au tombeau qu'on appelle près de Rome la tour de Métella, ou

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