‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 227 sur 255 · TET · texte numérisé non relu

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les joints soient chevauchés et que les tuiles soient recouvertes sur les deux tiers de leur longueur (fig. 3411); la portion apparente reçoit le nom de pure au.

On commence la pose par le rang inférieur qui forme égout simple, quand il y a un chéneau et que la première rangée de tuiles s'appuie sur l'arête de la sablière, qu'elle dépasse d'une certaine quantité ; égout retroussé (fig. 3412), lorsque , la corniche étant privée de

Fig. 3412.

chéneau, on pose deux rangs de tuiles à joints chevauchés, le rang supérieur recevant le nom de doublis; égout pendant, si l'on cloue sur l'extrémité des chevrons dépassant la corniche une

chanlatte qui reçoit une double rangée de tuiles.

La tuile plate ordinaire, comparée à l'ardoise , a pour avantage d'absorber moins d'eau, d'être plus dure et moins altérable à l'air ; mais elle donne plus de prise au vent par son épaisseur ; le crochet qui la retient casse souvent; enfin, comme chaque latte est recouverte par trois épaisseurs de tuiles, les couvertures de ce genre sont d'un poids considérable. Leur inclinaison ne doit pas être inférieure à 27°; on la porte souvent à 45° et même à 60°.

On fabrique encore, pour la couverture de certains édifices et notamment des dômes, des tuiles plates unies terminées par le bas soit en triangles, soit en demi-cercles, soit en ogives. Ces dernières, qui imitent les écailles de poisson, reçoivent, dans le commerce, le nom de tuiles écaillées. Les couvertures, ainsi formées , sont d'un aspect très agréable et plus légères que les autres. La difficulté d'obtenir ces tuiles parfaitement planes en a restreint l'usage.

Pour remédier aux inconvénients que présentent les tuiles plates ordinaires, on a imaginé les tuiles dites à emboîtement, qui ont l'avantage de diminuer le poids de la couverture, de faciliter la pose et de former des dessins d'un effet assez heureux.

Il y a une multitude de tuiles plates à emboîtement ; nous ne citerons que celles qui peuvent être regardées comme des types et que l'on classe en tuiles rectangulaires et en tuiles losangiques.

Nous en donnerons ci-dessous la description , accompagnée de figures empruntées à la Revue de l'architecture et des travaux publics, année 1861.

L'invention des tuiles à emboîtement rectangulaires est due à MM. Gilardoni frères, fabricants à Altkirch (Alsace), qui ont livré au commerce plusieurs modèles de ces produits.

Le type n° 1, breveté en 1841, est dit à losange; il a 0m,33 de pureau, 0m,20 de largeur utile, de 0,M,012 à O-.Olo

TUILE

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