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d'épaisseur. Il faut quinze de ces tuiles par mètre carré de couverture, qui ne pèse pas plus de 40 à 45 kilogr. Elles ne se recouvrent Tune sur l'autre que de quelques centimètres et par des emboîtements latéraux; leur assemblage a lieu par chevauchement et est dit à joint vertical discontinu. Elles portent cannelure à gauche (fig. 3413) ; couvre-joint à droite ; rebord simple en tète ; rebord de base, échancré au milieu pour franchir le couvre-joint inférieur dans l'assemblage par chevauche-
Fig. 3413.
ment et rainé dans ses parties tombantes; nervure au milieu, en forme de losange, pour renforcer la tuile; à la base, au-dessous du losange, triangle saillant, accompagnant l'échancrure du rebord et servant à éloigner l'écoulement des eaux du point où le joint vertical vient rencontrer le joint horizontal; deux crochets au revers. Ces tuiles, dont le modèle est tombé dans le domaine public , se fabriquent en très grande quantité dans plusieurs localités de France , notamment à Montchanin (Saône-et-Loire).
Le type n° 2, représenté par la figure 3414, est à nervure médiane et à joint vertical continu. Cette tuile est maintenue par deux crochets sur le lattis et s'engage dans la tuile immédiatement inférieure par un rebord qui entre dans une cannelure ménagée au-dessus de la
nervure longitudinale en saillie sur le plan supérieur. La jonction dans le sens vertical avec la tuile voisine se fait par
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Fig. 3414.
l'emboîtement d'un couvre-joint occupant une des arêtes avec une cannelure que porte le côté contigu de la tuile voisine.
Le type n° 3, dit à double recouvrement (fig. 3415), est de beaucoup le plus estimé ; plus long que le type n° 2 et aussi large, il présente la même surface découverte. Sa jonction dans le sens vertical est encore un emboîtement
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Fig. 3415.
par retombée du couvre-joint dans une cannelure longitudinale ; mais elle est beaucoup plus solide. La nervure médiane n'existe pas, ou du moins elle est reportée sur la gauche, au long de la
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cannelure dont elle forme le rebord intérieur. Cette nervure et le couvrejoint, de même saillie, se joignent par contact en épaisseur dans l'assemblage du joint, formant un relief large de 0m,07. Une cannelure de 0m,03 de largeur, aussi profonde, est creusée dans le rebord de tête de la tuile et forme écoulement dans la cannelure du joint vertical. Le rebord de base est rainé en larmier. Un second rebord parallèle à ce dernier, distant de 0m,07 de son arête extérieure, saillant de 0m,015, traverse la tuile dans toute son étendue plane, de manière à tomber, par assemblage, dans la cannelure du rebord de tête pour y former, après ce rebord même, un nouvel obstacle à l'infiltration des eaux.
MM. Gilardoni fabriquent en terre molle et, malgré la forte cuisson à laquelle ils soumettent leurs tuiles, cellesci sont parfaitement droites, elles rendent, sous le choc, un son métallique pur, offrent une grande résistance et ne sont pas gélives.
MM. Muller et Cie, à Ivry-sur-Seine, M. Fox, à Saint-Genis-Laval (Rhône), fabriquent des tuiles Gilardoni qui sont
Fig. 3416.
dépourvues des saillies de base et de tête de la nervure formant agrafe. La figure 3416 représente les deux faces et une coupe transversale de la tuile Fox. La pente ordinaire à employer avec ces diverses tuiles est de 0m,40 par
mètre. Les jours, les ventilations, les tabatières, œils-de-bœuf, se font sans raccords, par la disposition même des tuiles de fonte ou de terre, de doubles, triples ou plus grandes dimensions, s'emboîtant avec les autres.
Les tuiles losangiques sont des tuiles s'assemblant entre elles par joints oblû ques, contrairement aux précédentes, qui s'assemblent toutes par joints horizontaux et verticaux. Parmi les tuiles losangiques régulières , nous citerons
Fi g. 3417.
la tuile Courtois, dont la figure 3417 représente la face supérieure et la figure 3418 la face inférieure. Sa forme est exactement carrée ; elle se pose une
Fig. 3418.
pointe en bas. Tune des diagonales du carré étant horizontale, et l'autre étant dii'igée, par conséquent, suivant la ligne de plus grande pente. Les rebords des
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deux côtés de la tuile qui sont tournés vers le bas du comble font saillie sur la face inférieure et les deux autres sur la face supérieure. Ces tuiles se fixent, au moyen d'un crochet, sur un lattis disposé en forme de treillis. Elles ont 0m, 62 de côté ; on peut donner aux couvertures ainsi formées une très faible inclinaison ou une forte pente.
La tuile Josson (fig. 3419) est une tuile losangique irrégulière fréquemment employée. Cette tuile, dont l'aspect se rapproche de celui d'une feuille d'arbre,
Fig. 3419.
a sa pointe en accolade avec double rebord en dessous. Sa tête porte, sur le pourtour, un rebord en dessus ; un relief égal y trace un second rebord, à
petite distance du premier, et ainsi, tout en la renforçant, ménage, en arrière des joints obliques, une cannelure destinée au rejet sur la toiture des eaux qui pourraient s'infiltrer par les joints. Une triple nervure renforce la tuile en son milieu ; en tête, le revers porte un crochet. Il y a deux grandeurs de tuiles Josson, le grand inouïe et le petit moule. Leur couleur habituelle est rouge, mais il y en a de grises, et en les combinant, on peut obtenir des dessins variés.
Nous citerons encore, comme tuiles de bonne qualité, mais sans entrer dans le détail de leur description, les tuiles Demimuid de deux modèles : le premier dit ogival, le second à double face ; les tuiles Martin à Marseille ; les tuiles Bumont à Roanne ; les tuiles Legrand à Sées (Orne) ; les tuiles Delagrange à Sermoise (Nièvre), etc.
Au point de vue de l'entretien et de la durée des couvertures en tuiles, les conditions suivantes sont recommandées :
solide charpente, lattis sans flexion, tuiles de bonne qualité à surface lisse ; pente inclinée au-delà de celle ordinairement suffisante, aérage facile de la face inférieure des tuiles et du lattis.
Le tableau suivant fournit quelques données pratiques relativement à ces divers genres de tuiles :