‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 42 sur 255 · PROFILER · texte numérisé non relu

PROFILER

pour chiffrer les prix des articles dont il se compose.

On appelle :

Prix de revient : ce que coûte un travail ;

Prix en demande, en règlement : différentes estimations suivant lesquelles sont dressés les mémoires (voy. ce mot) ;

Prix de base : ceux qui servent à déterminer le prix que Ton doit payer à l'entrepreneur, après y avoir ajouté les faux frais et le bénéfice.

Procès-verbal, s. m. — Acte rédigé par un agent administratif et portant la constatation d'un délit, d'une contravention.

En matière de voirie urbaine, les contraventions sont constatées par des procès-verbaux, conformément aux articles suivants de l'instruction préfectorale du 31 mars 1862 :

« Art. 184. Les agents chargés de les constater sont les maires et leurs adjoints, le commissaire de police et les gendarmes.

« Art. 185. Ils dressent à cet effet des procès-verbaux qui font foi en justice jusqu'à preuve contraire, et qui dès lors ne peuvent être contredits par de simples allégations des prévenus.

« Art. 186. Cependant, la force probante accordée par la loi à ces procèsverbaux ne s'applique qu'aux faits matériels que l'agent a constatés luimême ; le tribunal peut donc refuser d'ajouter foi à un procès-verbal qui n'est dressé que sur l'allégation d'un tiers.

« Art. 189. Un procès-verbal doit être clair et précis. Il faut qu'il soit daté et signé, qu'il énonce les noms, prénoms et qualités de l'agent qui le dresse, le lieu où il est rédigé, les noms, prénoms et domiciles, tant du propriétaire que de l'entrepreneur qui a dirige les travaux ; les circonstances du fait constitutif de la contravention, et tous les renseignements qui peuvent servir à la manifestation de la vérité.

« Art. 190. Aucun mot ne doit y être surchargé ou gratté ; il ne faut y laisser aucun blanc, et ne rien écrire hors ligne ou en interlignes. Les ratures doivent être approuvées et les renvois signés ou au moins paraphés (1). »

Profil, s.?». — Coupe verticale d'un édifice, d'une construction ou d'un appareil quelconque perpendiculaire à sa face principale.

Cette coupe ou section permet de connaître, dans un bâtiment, les hauteurs et largeurs, les épaisseurs des voûtes, murs et planchers. C'est ainsi qu'on a également donné le nom de profils aux membres et moulures dont se composent les corniches, les entablements, les bases et les socles des soubassements.

Les moulures ont des profils très variés (voy. Moulure).

On appelle encore profil la section faite perpendiculairement à l'axe d'une route, à la face extérieure d'un front de fortification.

Profilé, part, passé. — Les serruriers qualifient ainsi toute pièce portant des moulures. Tels sont les petits fers employés pour les portes vitrées.

Profiler, v. a. — D'une manière technique, ce mot signifie tracer les profils des membres, des parties et des moulures qui entrent dans la composition d'un entablement, d'une corniche, d'un soubassement, etc.

Théoriquement, ce mot est pris dans une acception plus étendue ; il exprime l'art de composer les profils, de les distribuer, les ménager, de les faire exécuter selon les convenances générales du bon goût, selon le caractère exigé par la destination des édifices, selon la grandeur de leur masse, la dislance d'où ils doivent être vus et, par suite, l'effet qu'ils doivent produire.

(I; Manuel des lois du bâtiment, édit. 1880.

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