PURE AU
chaient les statues des dieux quand on célébrait un lectisterne ou simulacre de festin qu'on offrait aux divinités.
Nous citerons le pulvinar du temple d'Esculape à Pompéi (flg. 2952).
2° On donnait le même nom à l'endroit d'un cirque où des couches du même genre étaient placées pour les divinités dont on portait, en procession solennelle, les statues dans les fêtes du cirque.
Pulvinatus. — Mot latin qui désigne un objet ayant un contour plein et bombé, comme un traversin ou un coussin ; par suite, ce nom est donné aux chapiteaux des colonnes ioniques, dont les côtés, formés parla partie latérale des volutes, présentent la figure d'une sorte de cylindre qui ressemble beaucoup à un traversin.
On appelle pulvinus le balustre même ou oreiller ainsi formé par la volute.
Le même nom de pulvinus était appliqué, dans les bains romains, à la partie d'une baignoire située immédiatement au-dessus du degré sur lequel s'asseyait le baigneur et qui formait pour son dos un appui que l'on assimilait ainsi à un coussin.
Pulvinus signiliait encore levée de terre entre deux tranchées, ou parterre en dos d'âne.
Pupitre, 5. m. — Meuble en bois servant à supporter des livres, des papiers, des cahiers de musique.
Dans les églises, les chantres se servent de pupitres mobiles : les uns sont en bois, comme celui que représente la ligure 2953; les autres sont en fer forgé. Nous en donnons (fig. 2954) un de ce dernier genre, qui appartient à l'église Saint-Julien le Pauvre, à Paris ; cet instrument est mobile sur une potence qui elle-même se meut autour d'un axe vertical ; la tablette peut également s'incliner et prendre diverses positions, au moyen de charnières et d'un arcboutant : le pied de celui-ci peut se
déplacer et s'appuyer à volonté sur l'un
Fig. 2953.
ou l'autre des crans d'arrêt dont la tige est munie.
Les salles d'étude et les classes dans
Fig. 2954.
les écoles sont pourvues de tables en forme de pupitres (voy. Table).
Pureau, s. m. — Partie visible des tuiles plates ou des ardoises après l'achèvement de la couverture.
Dans les couvertures en tuiles, les lattes sont clouées par cours horizontaux, distants entre eux, de milieu en milieu, d'une quautité égale au pureau des tuiles ; cette partie découverte représente ordinairement le 1/3 de la
PYLONE.
PYLONE.
surface de la tuile, quelquefois les 2/5 ; le pureau est également d'un 1/3 dans les couvertures en ardoises.
Purgeoir, s. m. — Nom que Ton donne à des bassins contenant du sable et des gravois et dans lesquels l'eau des sources passe pour s'y purifier avant d'entrer dans les tuyaux.
On établit un certain nombre de ces purgeoirs de distance en distance et l'on en change, de temps à autre, les gravois et les sables.
Putéal. — Mot qui vient du latin putealis, signifiant margelle de puits (voy. ce mot).
Puycelci (Pierre de). — Calcaire compact, dur, provenant de la carrière de Malsefique, dans les communes de Laroque et Puycelci, près de Gaillac (Tarn).
Cette pierre est à grains fins ; sa hauteur d'assise va jusqu'à lm,50; le poids du mètre cube est de 2,400 kilogr. et la charge nécessaire pour produire l'écrasement, de 640 kilogr. par centimètre carré.
Pycnostyle, adj. et s. m. — Ce
terme vient des mots grecs puknos, dense, épais, et stulos, colonne. C'était une des cinq ordonnances ou dispositions des colonnes, selon Vitruve.
Le pycnostyle est le plus étroit des entrecolonnements ; il a une fois et demie le diamètre de la colonne. Cette disposition offrait ces inconvénients que l'entrecolonnement du milieu masquait la porte et que les portiques régnant autour du temple étaient trop rétrécis.
Pylône, s. m. — Nom que l'on donne à l'ensemble de deux massifs ayant la forme de pyramides quadran-
gulaires tronquées (fi g. 29oo) et entre lesquels s'ouvre le passage placé en avant des vestibules à colonnes dans les temples égyptiens.
Dans ces espèces de tours étaient généralement pratiqués des escaliers qui
conduisaient aux plates-formes ménagées au sommet. Les faces étaient couvertes d'ornements et d'hiéroglyphes comme les parois mêmes des temples.
Ces pylônes portent quatre enclaves prismatiques ou rainures qui ont donné
PYRAMIDE
PYRAMIDE
lieu, pendant longtemps, à des hypothèses de toutes sortes. L'explication du problème nous est donnée par un basrelief sculpté et peint découvert dans la cour du temple, et qui représente rentrée d'un édifice dont les deux pylônes sont ornés de grands mâts semblables à des pins dépouillés de leurs branches et surmontés d'une longue pique et de banderoles tricolores, bleues, rouges et vertes. Les ouvertures carrées placées au-dessus des rainures étaient remplies par des pièces de bois mobiles dans leur partie supérieure, de manière à lâcher ou retenir les mâts qui ne devaient être dressés qu'à certains jours de fête.
Pyramidal, adj. — Terme qui qualifie tout objet, toute construction, tout monument qui se termine comme une pyramide, c'est-à-dire dont la largeur va en décroissant de bas en haut.
C'est pour assurer la plus grande durée possible à leurs édifices funéraires que les Égyptiens leur donnèrent la forme pyramidale, et c'est la même raison de solidité et de durée qui inspira ce mode de construction aux peuples de la Chine et de l'Inde pour les tours, les kiosques, les minarets, les pagodes, aux Grecs et aux Romains, pour les mausolées et les phares, aux architectes du moyen âge pour les clochers des églises, les campaniles, les donjons des châteaux.
Pyramide, s. f. — Terme qui désigne, en géométrie, un solide ayant pour base une figure rectiligne et dont les faces sont des triangles qui tendent tous à un même point appelé sommet.
Le volume d'une pyramide est égal au produit de la base par le tiers de la hauteur.
Ce nom avait été donné par les Grecs à de gigantesques monuments égyptiens de forme carrée à la base et s'élevant par assises de plus en plus étroites, jusqu'à se terminer, au sommet, par une petite plate-forme.
Cependant, bien que l'on pense toujours à l'Egypte lorsque Ton parle de pyramides, il faut reconnaître qu'on trouve des pyramides dans presque toutes les parties du monde ; ce fait est attesté par les débris qui existent de monuments de ce genre auprès d'Épidaure et d'Argos et par les téocallis d'Amérique (voy. Téocalli).
La pyramide est, en effet, la forme architectonique la plus ancienne ; elle représente, par excellence, le tombeau, l'autel, le monument commémoratif des premiers peuples.
On a longtemps discuté sur la destination des pyramides d'Egypte. Les uns ont vu dans ces immenses édifices les greniers de Joseph, d'autres des observatoires astronomiques ou des barrières opposées à l'envahissement des sables du désert. C'est dans ces derniers temps seulement qu'on a eu la preuve matérielle que ces gigantesques monuments servaient à la sépulture des rois. En effet, dans un des vides clos qui surmontent le plafond de la salle ditedto roi, dans la grande pyramide, on a découvert un sarcophage taillé dans un bloc de granit rose et qui a contenu le corps d'un fonctionnaire du temps de la IVe dynastie, nommé Choufou-Anch, ainsi qu'on a pu le reconnaître par des hiéroglyphes peints en rouge. Or, Choufou est le nom égyptien du Chéops d'Hérodote, qui, suivant cet auteur, bâtit la grande pyramide. Choufou-Anch signifie Chéops vivant, et les autres légendes du monument démontrent que le personnage inhumé en ce lieu a vécu vers le temps du roi Choufou, dont il portait le nom. Dans la pyramide dite de Mycérinus, on a, de même, trouvé un morceau de sarcophage en bois sur lequel est gravé le nom de Mycérinus, auquel on attribuait la construction du monument.
Les pyramides les plus célèbres sont celles que l'on voit encore près de l'ancienne Memphis, à 16 kilomètres du Caire, et que l'on nomme pyramides de
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