REMPART
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REMPLAGE.
teur sont calculées en raison des véhicules que l'on doit y mettre à l'abri.
On pratique ordinairement dans les remises des barrières ou coursières pour faciliter le rangement des voitures. Audessus des remises sont ménagées des chambres pour les domestiques.
Les remises, dans les bôtels, sont placées dans la cour de service ainsi que les écuries, les cuisines et dépendances.
Dans les chemins de fer, les remises à wagons, placées à proximité de la gare des voyageurs, sont desservies par des chariots roulants ; on y annexe quelquefois de petits ateliers pour l'entretien.
Il y a aussi des remises à locomotives construites sur trois types principaux : les unes sont rectangulaires, les autres poly-
Fig. 3006.
gonales (fig. 3006) et les dernières en fer à cheval (fig. 3007). Les bâtiments comprennent généralement des bureaux et
Fig. 3007.
logements pour le cbef de dépôt et ses employés, des corps de garde et dortoirs pour les mécaniciens, un petit magasin, etc.
Remonter, v.a. — l°Élever un mur ou un plancher plus haut qu'ils n'étaient.
2° Assembler toutes les pièces d'un engin, tel qu'une grue, une chèvre, etc.
Rempart, s. m. — Mur ou levée de
terre élevés autour d'un point que l'on veut fortifier.
Les anciens remparts des villes étaient construits en maçonnerie pleine, flanqués de tours et pourvus de créneaux, de mâchicoulis et de meurtrières.
Depuis l'emploi de l'artillerie dans la guerre de siège, les remparts sont des massifs en terrasse formés de la terre extraite d'un fossé qui est à leur pied, revêtus ordinairement d'un mur en maçonnerie, couronnés d'un parapet avec talus extérieur et intérieur et percés de portes et de poternes.
Aujourd'hui, les anciens remparts, devenus inutiles, ont fini, dans un grand nombre de villes, par être plantés d'arbres et servir de promenades sous le nom de boulevards, mot qui était autrefois synonyme de rempart.
Législatiox. En vertu de l'article 540 du Code civil, les portes, murs, fossés, remparts des places de guerre et des forteresses font partie du domaine public, c'est-à-dire de celui qui n'est pas susceptible d'une propriété privée.
L'article 541 est ainsi conçu : « Il en est de même des terrains, des fortifications et remparts des places qui ne sont plus places de guerre; ils appartiennent à l'Etat s'ils n'ont été valablement aliénés, ou si la propriété n'en a pas été prescrite contre lui. »
Rempiètement, s. m. — Se dit quelquefois d'une reprise en sousœuvre d'une construction.
Remplage, Remplissage, s. m.
— En maçonnerie, on désigne ainsi :
1° Les pierres, moellons ou briques que l'on pose en blocage entre deux parements en pierres de taille, ou bien dans le vide compris entre les reins d'une voûte et une ligne horizontale passant par le sommet de l'extrados ;
2° Les entrevous composés de plâtre et plâtras dont on remplit les intervalles compris entre les poteaux d'un pan de bois ou les solives d'un plancher ;
RENAISSANCE
RENAISSANCE
3° Une maçonnerie faite à sec derrière un mur de revêtement, soit pour le préserver de l'humidité, soit pour rompre la poussée des terres ou faciliter l'écoulement des eaux.
On appelle encore poteaux ou solives de remplissage ou de remplace les pièces de bois qui, dans un pan de bois ou dans un plancher, sont assemblées avec les pièces principales pourremplir les vides, mais sans contribuer, d'une manière essentielle, à la solidité de l'ouvrage.
Les treillageurs donnent ce nom à toute partie de treillage servant à garnir les vides des bâtis.
Renaissance (Architecture de la).
— On appelle Renaissance, en architecture, le retour aux formes antiques qui apparut au xve siècle et qui inaugura, pour l'art, une ère nouvelle.
Les édifices qui datent du commencement de cette époque présentent, comme caractère général, le mélange du style oriental et du style ogival avec les styles grec et romain ; ceux qui furent élevés vers le milieu et la fin de cette période ont, dans chaque pays, une physionomie particulière.
C'est en Italie que commença le mouvement de réaction contre l'architecture ogivale. Ce dernier style, d'ailleurs, n'avait pas, comme en France, jeté de profondes racines dans la péninsule italique, et l'influence de l'art romain se retrouve, d'une manière persistante, dans les monuments où l'ogive domine.
C'est vers la fin du xive siècle que se manifestèrent les premiers signes de la révolution artistique; nous citerons, comme témoignage du retour à l'arc plein cintre, les grandes arcades de la loge des Lances, construite à Florence par Orcagna. La courbe demi-circulaire redevint exclusive dès le début du xve siècle ; l'ogive que l'on remarque dans le dôme que Rrunelleschi éleva au-dessus de la croisée de Sainte- Marie-des-Flcurs se trouvait déjà dans l'édifice qu'il fallait terminer. Les églises
de Saint-Laurent (1425) et de San-Spirito (1471) ne renferment que des pleinscintres.
L'édifice qui marque en même temps la fin et l'apogée de la Renaissance italienne est l'église de Saint-Pierre de Rome, dont la construction fut commencée en 1506 par le Rramante, sur les ordres du pape Jules II, et continuée par les plus célèbres artistes du xvie siècle : Fra Giocondo, Julien de Sangallo, Raphaël, Ralthasar Peruzzi, Antoine de Sangallo et enfin Michel- Ange, qui modifia diverses dispositions du plan primitif, mais ne put voir achever son œuvre que Charles Maderne et Rernini durent compléter. Le plan de cet édifice fut d'abord la croix grecque ; les architectes qui se succédèrent pour l'érection du monument changèrent et reprirent plusieurs fois la disposition première, et la croix latine fut définitivement adoptée. Un dôme à proportions colossales surmonte la croisée de la nef et du transept. La façade, exécutée par Charles Maderne, est formée d'un grand ordre corinthien surmonté d'un attique supportant des statues colossales. La grande nef est séparée des collatéraux par des arcades qui répondent à autant de chapelles. Les piedsdroits sont ornés de pilastres d'ordre corinthien. La grande voûte est à plein cintre et décorée de caissons et de rosaces en stuc doré. Le maître-autel, isolé au-dessous de la coupole, est placé sous un immense baldaquin (voy. ce mot) exécuté d'après les dessins de Rernini. Cet édifice, malgré ses proportions colossales et sa magnificence, est sujet à un certain nombre de critiques, tant pour l'ensemble que pour les détails. On peut surtout lui reprocher quelque chose de vague et d'indéterminé dans sa physionomie générale qui résulte du manque d'unité dans le plan et du mélange de l'art antique et des traditions chrétiennes.
La Renaissance italienne, étudiée dans les nombreux monuments qu'elle a produits, présente, en résumé, la remise en
RENAISSANCE
RENARD
honneur du plein-cintre, la reproduction des ordres grecs et romains modifiés et soumis à des proportions maintenues dans des limites étroites, les accouplements de colonnes, l'emploi d'ordres superposés, de frontons brisés et de frontons circulaires. Les feuillages et les enroulements de toutes sortes, avec des animaux réels ou imaginaires, agencés en arabesques (voy. ce mot), se rencontrent fréquemment dans les édifices du xvie siècle.
De l'Italie, le style de la Renaissance se répandit d'abord en France, puis dans le reste de l'Europe. Ce style est surtout caractérisé, dans l'architecture française, par le mélange, la combinaison de formes d'origines différentes, l'alliance du plein-cintre et de l'ogive, l'emploi de l'arc surbaissé, revêtus les uns et les autres d'ornements du style flamboyant.
Il faut remarquer toutefois que les églises dites gothiques subsistèrent néanmoins comme isolées au milieu des productions nouvelles, palais, châteaux, hôtels, édifices publics ou privés. Les monuments religieux qui furent élevés à cette époque conservèrent généralement comme par le passé le plan en forme de croix ; mais l'emplacement traditionnel du transept fut modifié suivant les circonstances ou le caprice de l'architecte ; tantôt, il coupa la nef principale vers l'une de ses extrémités, comme dans la croix latine, et tantôt au milieu, comme dans la croix grecque.
À mesure que l'on s'éloigne de la période ogivale, l'originalité devient plus rare, le style tend à l'imitation plus ou moins heureuse des œuvres de la Grèce et de Rome ; les points d'appui sont des colonnes à fûts cylindriques ou des piliers quadrangulaires décorés de pilastres ; ces supports sont exécutés dans des proportions analogues à celles que les anciens mettaient en usage ; les chapiteaux se couvrent de feuillages antiques et quelquefois aussi d'ornements capricieux; les fenêtres se terminent
par des arcades dans lesquelles le pleincintre alterne souvent avec l'ogive ; ces baies conservent, dans un grand nombre d'édifices , leurs amortissements aigus ; les voûtes à grande portée sont encore construites d'après les principes du style ogival, mais elles sont surbaissées ; elles sont couvertes de culs-delampe et de pendentifs ; les petites voûtes, ordinairement cintrées, sont divisées en compartiments ou caissons et ornées de fleurs, de fruits, de rosaces, d'emblèmes, d'arabesques, etc., très remarquables par la pureté de l'exécution, l'élégance et la finesse de la forme, les profils et les contours ; les moulures font également preuve d'un goût qui n'a été surpassé à aucune époque.
Parmi les architectes français qui contribuèrent le plus à cette révolution dans les arts, on doit placer au premier rang Jean Bullant, Philibert de l'Orme, Pierre Lescot et Jacques de Brosse.
Au nombre des édifices remarquables exécutés à cette époque, nous citerons les châteaux de la Muette, de Madrid, de Villers-Cotterets, de Coucy, de Saint- Germain, de Fontainebleau, de Chambord, de Blois et autres, la galerie du Louvre, les églises Saint -Etienne du Mont , Saint-Merry , Saint-Eustache , à Paris : ce dernier édifice fait ressortir particulièrement cette période de transition, car la forme en est restée gothique, mais les détails affectent le retour aux traditions des anciens.
Renard, s. m. — Les maçons nomment ainsi :
1° Les petites pierres qu'ils suspendent, pour les tenir tendues, aux extrémités de deux lignes passant sur des lattes et servant à marquer, par leur intervalle, l'épaisseur d'un mur qu'ils construisent ;
2° Un mur orbe recouvert, dans un but de symétrie, d'une décoration feinte, mais semblable à celle d'un mur qui lui est opposé.
Les menuisiers donnent ce nom à un