‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 8 sur 255 · PLATANE · texte numérisé non relu

PLATANE

PLATE-BANDE

les prolongements rejoignent les rails des voies qui se croisent ; un pivot en fer Wxè au plateau mobile ; un plateau fixe, à six bras rayonnants, avec cercle de roulement en fonte ; une cuve en six segments réunis par des boulons; un cercle avec huit galets reliés au moyen de tringles en fer; un parquet en bois. Des arrêts à tourillons, attachés au rebord fixe de l'appareil, permettent de suspendre le mouvement de rotation du plateau mobile.

Plaquer, r. a. — 1° Coller des bois précieux ou des bois teints, en plaques minces , sur des ouvrages de menuiserie.

2° Plaquer du plâtre ou du mortier :

appliquer ces matériaux en appuyant fortement sur la surface à laquelle ils doivent adhérer.

Plaquesin, s. m. — Écuelle dans laquelle le vitrier détrempe du blanc.

Plaquette, s. f. — Pierre de roche de Bagneux (voy. ce mot).

Plaquis, s. m. — 1° Morceau de pierre peu épais rapporté sur le parement d'un mur.

2° Moellons qui n'ont pas assez de queue pour former liaison.

3° Plâtras posés à plat sur la surface d'un pan de bois ou d'un dossier de cheminée que l'on veut dresser.

Plastron, s. m. — Ornement qui a la forme d'anse de panier avec deux enroulements.

Plat, adj. —Fer plat : fer plus large qu'épais.

On dit aussi méplat (voy. Fer).

Platane, s. m. — Arbre de la famille des amentacées, dont on cultive deux espèces dans nos climats.

On distingue : le platane d'Orient, vulgairement appelé plane ou plame et

dont le poids spécifique est de 0,700 à 0,714 et le platane d'Occident, dont le poids spécifique est de 0,628 à 0,648.

Le bois du platane a de l'analogie avec celui du hêtre, mais il est plus brun et moins dur. Il est compact, peut recevoir les moulures les plus fines et est susceptible de prendre un beau poli. Sec, il ne se tourmente pas et fournit de très bons assemblages ; il a seulement le défaut de se laisser attaquer par les vers. Sous l'eau il se conserve bien.

On fait usage de ce bois en menuiserie et en ébénisterie.

Les anciens l'employaient fréquemment.

Plat-bord, s. m. — Nom que Ton donne à des madriers en bois de bateau employés dans les équipages de construction et, en particulier, pour former les planchers des échafaudages.

Plateau, s. m. — 1° Rondelle pleine ou évidée qui sert de support à différents objets et que Ton emploie plus particulièrement pour maintenir l'écart de tringles formant une colonne creuse ou tambour de treuil.

2° On donne aussi ce nom aux plaques circulaires en fonte qui entrent dans la composition des plaques tournantes de chemins de fer (voy. Plaque).

Plate-bande, s. f. —Architecture.

1° Moulure plate et unie, plus large que saillante.

2° Linteau appareillé en claveaux.

La voûte plate n'est qu'une platebande prolongée.

Les anciens, et particulièrement les Égyptiens et les Grecs, avaient adopté l'usage de faire d'un seul bloc les plates-bandes qui posaient sur les axes de deux colonnes et formaient l'entrecolonnement; mais ils y employaient des marbres ou des pierres d'une dureté équivalente, et l'on ne voit pas, dans les ruines de leurs temples, que ces espèces de poutres en pierre se soient fendues

PLATE-BANDE

PLATE-BANDE

dans leur milieu. Cependant , leurs plates-bandes, surtout dans les temples doriques, n'avaient qu une très faible portée et encore cette largeur était-elle diminuée par la très grande saillie de l'échiné et de l'abaque du chapiteau.

Les Romains sont les premiers qui firent usage de la plate-bande, qu'ils composèrent de trois claveaux, en la maintenant par de bonnes butées, de manière à rendre inutile toute espèce d'armature dans un système de construction essentiellement vicieux par lui-même, parce qu'il ne présente point de solidité réelle, ni apparente.

Dans l'architecture romane, l'usage du linteau en pierre ou en marbre est plus fréquent que celui de la plate-

Fig. 2G99.

bande, qu'on retrouve parfois dans l'architecture ogivale, mais avec un arc de décharge placé au-dessus (fig. 2699).

C'est surtout dans les cheminées qu'à cette époque on trouve la plate bande employée. Les joints affectent diverses formes ; tantôt ils sont reclili-

gnes ; tantôt, pour arrêter le glissement, ils sont à crossettes (fig. 2700) ou pour-

vus de saillies demi-cylindriques servant d'arrêts (fig. 2701). Philibert de l'Orme

Fig. 2701.

indiqua plus tard le procédé que représente la figure 2702 et qui consiste clans

Fig. 2702.

l'introduction entre les claveaux de dés en pierre assez dure pour ne pas s'écraser sous la pression.

L'usage de la plate-bande à claveaux, en vogue chez les modernes, est particulièrement défectueux, à cause de l'emploi du fer que l'on est obligé démettre en œuvre pour retenir les claveaux de la plate-bande dans son niveau, et empêcher la poussée de cette voûte plate.

La plupart des fenêtres et des portes, dans les constructions modernes, sont pourvues de linteaux en plates-bandes avec barres ou armatures en fer (vov.

Armature , Linteau\ .

Quoi qu'il en soit, les défauts de ce système n'ont pas empêché qu'il se généralisât. Le Panthéon, la colonnade du Louvre, celle , de la place de la Concorde, l'église Saint-Sulpice, à Paris, en offrent des applications. Des chaînes ou tirants (fig. 2703), qui se relient à des ancres placées dans les colonnes servant

PLATE-BANDE

PLATELAGE.

de points d'appui, empêchent l'écartement de ceux-ci sous les pressions exer-

Fig. 2703.

cées par la plate-bande ; en outre, les claveaux voisins sont rendus solidaires par des crampons doublement coudés.

Dans les constructions ordinaires, on donne aux claveaux des coupes différentes : tantôt on les fait rectilignes (fig. 2704), tantôt on les retourne verti-

Fig. 2704.

calement (fig. 2705). Dans les deux cas, on place en dessous, dans une entaille faite exprès, un fer carré ou méplat qui y est complètement caché (voy. Linteau). De plus, on a l'habitude, également

Fig. 2705.

vicieuse, de laisser, à la pose, entre chaque claveau , un intervalle assez grand pour y introduire des cales en bois et recevoir un coulis en plâtre ou en ciment.

Souvent, les plates-bandes ont des claveaux d'inégale hauteur et qui font liaison avec les assises placées au-dessus. Celles dont la hauteur est, au contraire, uniforme , prennent le nom de platesbandes arasées.

Charpente. Partie d'un limon d'escalier qui est droite et au niveau d'un palier.

Menuiserie. Ravalement que l'on pousse autour des panneaux de lambris

et des portes à cadres, et qui forme, en même temps , la languette d'embrèvement.

Serrurerie. Bande de fer plat, qui sert à réunir deux pièces jointives au moyen de clous ou de vis, comme dans un plancher, dans un pan de bois, dans un limon d'escalier ; à réunir deux bâtis de porte ou de croisée, deux parties de chéneau ; à garnir le dessous des barres d'appui , des mains courantes d'escaliers, etc.

Platée, s. f. — Massif ou crépi de maçonnerie établi sur toute l'étendue des fondations d'un bâtiment arasé à fleur du sol et sur lequel on peut tracer facilement la position très exacte des murs à construire en élévation.

Plate-forme, s. f. — 1° Terrassement nivelé qui sert de base à une construction.

Les palais assyriens étaient ainsi édifiés sur des plates-formes élevées de main d'homme.

2° Toit plat en terrasse (voy. ce mot) qui couvre les bâtiments.

3° Pièce de bois qui a de 0m,10 à 0m,12 d'épaisseur sur 0m,30 de largeur.

4° Ce mot est aussi svnonvme de sablière.

5° Aire de plancher composée de madriers posés jointivement sur les chapeaux, patins et racinaux assemblés sur la tête des pieux dans un pilotis et destinée à servir d'assiette à la maçon-

nerie.

6° Dans l'architecture des chemins de fer, on donne le nom de plate- forme à l'assiette du ballast (voy. ce mot).

7° En fortification , on désigne ainsi un ouvrage en forme de terrasse, sur lequel on installe une pièce de rempart ou une batterie.

Platelage, s. m. — Sorte de plancher en charpente de chêne avec ou sans clef dans les joints.

PLATRE

PLATRE

Platine, s. m. — Mêlai d'un gris d'acier tirant sur le blanc d'argent et qui prend un grand éclat par le poli. Il est très ductile , très malléable, et sa dureté est comprise entre celle du fer et celle du cuivre.

11 est infusible au feu de forge le plus violent ; aussi, Temploie-t-on pour faire des pointes de paratonnerres.

C'est le plus lourd de tous les métaux : son poids spécifique est 22.

Platine, s. f. — Plaque mince de tôle ou de fer battu découpée et évidée suivant différentes formes et sur laquelle on fixe les pièces composant une targette, un verrou, un loqueteau, etc.

On dit que ces pièces sont montées sur platine.

Plâtras, s. m. pi. — Morceaux de plâtre provenant des démolitions et qu'on emploie pour faire des murs de clôture , des hourdis de pans de bois ou de planchers , des jambages de cheminée, etc.

Plâtre, s. ni. — Sulfate de chaux naturel ou gypse auquel on a enlevé son eau de constitution en le soumettant à une certaine température et qui a. dès lors, une grande tendance à se combiner avec l'eau, en formant une pâte qui sèche à l'air et qui est employée , dans les constructions en maçonnerie , comme liaison ou comme revêtement des surfaces.

Le gypse , dit aussi pierre à plâtre, est abondant sur plusieurs points de la France et particulièrement aux environs de Paris, où on le rencontre en amas considérables (voy. Gypse).

Les différentes espèces de plâtre qui forment les assises de Paris et de ses environs peuvent se rapporter à quatre types principaux :

1° Le banc blanc, ou compact, à grains serrés , très blanc , qui est du sulfate de chaux presque pur ;

2° Le banc cheveux, qui renferme des

cristaux de gypse agglomérés, accompagnés d'une légère couche de carbonate de chaux qui sépare les cristaux accolés;

3° Le banc mouton, mélange des deux variétés précédentes ;

4° Le banc marabais, dont le gisement est presque à la surface du sol et qui, tout entêtant d'une composition très variable, contient toujours du carbonate de chaux.

On trouve également dans la nature un sulfate de chaux anhydre dont on ne peut obtenir un plâtre susceptible de se gâcher, ni de faire prise avec l'eau, et que les minéralogistes appellent anhydrite ; on l'emploie cependant comme albâtre et comme marbre dans la décoration.

Après la dessiccation du gypse, improprement nommée cuisson du plâtre, cette matière, par sa tendance à se combiner avec l'eau, est difficile à conserver. Il serait bon de ne la pulvériser, pour en faire usage, qu'au moment de son emploi, pour l'empêcher de s éventer. Autrefois, on livrait le plâtre en sacs aux maçons, après l'avoir cassé en morceaux à la sortie du four. Aujourd'hui, on le réduit en poudre au moyen de manèges disposés à cet effet, puis on l'apporte également dans des sacs au chantier où il doit être employé.

Le plâtre convenablement cuit et de bonne qualité doit seul être mis en usage. On reconnaît qu'il est dans cette condition lorsqu'il a une onctuosité au toucher, ce que les ouvriers appellent amour, et que, mélangé avec une quantité d'eau égale à son volume , il fait prise au bout de quelques instants. Si le plâtre n'est pas assez cuit, il est aride, n'absorbe l'eau qu'imparfaitement et ne forme pas un corps solide. Il est maigre, graveleux, et s'égrène quand il est trop cuit.

On distingue , au point de vue de l'emploi, trois espèces de plâtre :

1° Le plâtre au panier, ou plâtre ordinaire , tel que l'entrepreneur le reçoit du fabricant , et qui sert à faire

PLATRE

PLÂTRE

les hourdis et les crépis ; on nomme de même un plâtre passé dans un panier d'osier, qui est plus lin que le précédent et qui sert à faire les crépis peu épais ;

2° Le plâtre au sas, passé dans un tamis de crin et avec lequel on fait les enduits ordinaires et les moulures ;

3° Le plâtre au tamis de soie, employé pour faire les enduits extérieurs soignés sur plafonds ou murs et les enduits qui doivent recevoir de la peinture.

On distingue encore les mouchettes ou résidus du passage du plâtre au sas, et la fleur de plâtre, ou plâtre à la pelle, que Ton obtient en le faisant sauter sur une pelle à laquelle il s'attache et qui sert à boucher les petits trous dans les moulures.

Au moment de son emploi, le plâtre, réduit en poudre, est versé dans une auge, avec une certaine quantité d'eau et le mélange est remué avec une truelle de cuivre. Cette opération est appelée gâchage et, suivant que la pâte est plus ou moins liquide, on dit que le gâchage (voy. ce mot) est clair ou serré.

Les proportions dans lesquelles ce mélange est fait ont une grande influence sur la prise et sur la dureté du plâtre, indépendamment de la qualité même de la matière.

Plusieurs théories ont été émises pour expliquer la prise du plâtre. D'après M. Ed. Landrin , ce phénomène se produit en quatre phases distinctes :

1° le plâtre cuit prend, au contact de l'eau et en s'unissant avec ce liquide, une forme cristalline ; 2° le plâtre se dissout partiellement dans l'eau, qui se sature ainsi de ce sel ; 3° la chaleur dégagée par la combinaison chimique fait évaporer une partie du liquide ; un cristal se forme et détermine la cristallisation de toute la masse, effet analogue à celui qui a lieu quand on jette une parcelle de sulfate de soude dans une solution sursaturée de ce sel ; 4° le maximum de dureté est atteint lorsque le plâtre a perdu assez d'eau pour revenir à sa composition primitive, c'est-à-

dire quand il en contient, à l'état sec, environ 20 pour 100.

Dans la pratique , en raison de la rapidité de la prise du plâtre, la quantité d'eau que l'on verse dans l'eau est toujours très grande, par rapport au volume du plâtre en poudre , ce qui produit, pour les enduits ordinaires, une dessiccation très lente; aussi, y a-t-il avantage à les appliquer par un temps très sec.

Un autre inconvénient de cette coutume de noyer le plâtre est le suivant : la masse liquide donne à cette matière un volume considérable qui détermine dans l'enduit une très grande porosité lorsque l'eau s'évapore, et favorise, par suite, la formation du salpêtre, dans les lieux humides et exposés aux émanations ammoniacales.

Après la dessiccation , la dureté du plâtre diminue en vieillissant ; sa force de cohésion avec lui-même est, du reste, supérieure à son adhésion aux pierres et à la brique. La résistance maximum à la compression est, d'après Rondelet, de 30 kilogr. par centimètre carré, pour le plâtre gâché à l'eau; de 72 kilogr. pour le plâtre gâché au lait de chaux ; d'après Vicat , de 90 kilogr. pour le plâtre gâché ferme, et 42 kilogr. pour le plâtre gâché moins ferme.

La résistance à la traction , suivant Rondelet, est de llk,7, par centimètre carré, pour le plâtre gâché ferme, et de 4 kilogr. pour le plâtre gâché à la manière ordinaire.

L'adhérence de cette matière aux pierres et aux briques est d'environ 3 kilogr. par centimètre carré, lorsque la force est normale au plan de rupture, et de lk,4 à 4k,8 lorsque l'effort est parallèle à ce plan. L'adhérence au bois est faible ; pour le fer, elle va jusqu'à 170 kilogr.; cependant, le contact du plâtre avec ce métal en détruit la qualité au moyen de l'acide sulfureux, l'oxyde fortement, et cela en raison du temps de la dessiccation du plâtre; aussi, doit-on ne pas abuser de l'emploi de cette ma-

PLATRE

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