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Fis. 1049.
la figure 1049 représente en A et en B ces deux dispositions. La seconde disposition peut encore être remplacée par
Fig. 1050.
divers appareils tels que celui qui est indiqué en perspective (lîg. 1050) avec les plans de deux assises consécutives.
Les cloisons en carreaux de plaire pleins ou creux sont aussi très minces ;
elles sont composées de carreaux moulés, avec joints creusés en rainure, pour faciliter le scellement au plâtre comme le montre la figure 1051. Ces cloisons
Fig. 1051.
sont légères, se posent vite et sèchent promptement, à cause de la petite quantité de plâtre quexigent les scellements.
Les cloisons de charpente en pans de bois, dites aussi cloisons légères ou de distribution, se composent de poteaux, de traverses et d'huisseries de Q'^,OS environ ; ces bois sont dressés, corroyés et pourvus, au droit des ouvertures de portes, d'une feuillure destinée à recevoir les vantaux ; le côté opposé est garni d'une double nervure pour recevoir le bout de la latte, ou pour loger la brique, suivant que le hourdis est en plâtras ou en briques (voy. Huisserie).
Les deux côtés sont enduits.
Les cloisons de menuiserie sont faites de planches jointives à rainures et languettes, maintenues, haut et bas , par des coulisses fixées sur le plafond et sur le plancher ou par des tringles rapportées ; on place quelquefois une traverse dans l'intervalle.
Les cloisons de caves se font soit en briques sur champ pleines ou creuses, soit en planches brutes clouées sur bâtis de charpente.
Dans le règlement du prix des ouvrages de maçonnerie , les cloisons, d'une manière générale, se payent au mètre superficiel, déduction faite des vides et bois apparents. On ajoute ordinairement à la hauteur comprise entre
CLOISON
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plafond el parquet 0'°,15 crexcédant dont O'^/IO pour la parlie cachée en conlre-bas du parquet ou carrelage et 0™,0o pour la partie en liaison dans le plafond. Les scellements d'huisseries et entretoises sont comptés à la pièce (voy. Trous).
Les évalualions varient avec la nature des maléi'iaux :
1" Les cloisons en remplissages se détaillent ainsi :
Pour hourdis 33/100 de légers.
— lattis aux deux
faces 17/100 —
— enduit aux deux
faces 50/100 —
— enduit aux deux
faces, fait seulement en crépi 34/100 —
2° Cloisons en carreaux de plâtre (voy. Carreau).
3° Les cloisons en briques se comptent au mètre superiiciel, suivant des prix déduits de ceux qui sont en usage pour la maçonnerie au mètre cube ; on ajoute seulement 0 fr. 50 par mètre superficiel à cause du grand nombre de parements (1).
Pour les cloisons en briques enduites d'une face et à parements apparents de l'autre, la Série de la ville de Paris alloue une plus-value de parements apjtarents de 0 fr. 55 par mètre superiiciel.
On distingue les cloisons d'après certaines dispositions qu on leur donne :
On appelle cloison vitrée une cloison composée d'un panneau plein qui forme soubassement et d'un châssis ou cadre avec petits bois à feuillures destiné à recevoir un vitrage.
Une cloison à claire-voie est celle qui est faite de planches à bateau espacées entre elles» et qui est généralement liourdée.
La cloison ravalée est celle dont l'extérieur est revêtu ou enduit en plâtre ou en mortier.
(1) Misseliii, Didioimaùe raisonné du métré.
Dans la cloison sourde ou creuse, il n'y a pas de remplissage entre les bois, mais les lattis sont jointifs.
Serrurerie. Ensemble des tôles qui forment trois des côtés de la boite contenant les garnitures d'une serrure. La cloison est fixée sur le palastre au moyen d'étoquiaux à tenons (voy. Serrure).
Fumisterie. On appelle cloisons de petites murailles en briques qui forment les conduits de fumée dans un appareil de chaufïage.
Cloisonnage, s. m. — Tout ouvrage de cloison, mais particulièrement en pan de bois (voy. ce mot).
Cloître, s. m. — Cour entourée de galeries couvertes qui font communiquer entre elles les diverses parties d'un monastère et sert de lieu de récréation aux religieux.
Les cloîtres ont, en général, la forme carrée ; la cour, dite préau, est ordinairement plantée d'arbres et possède, au centre ou dans un angle, une fontaine ou bassin destiné aux ablutions.
Le cloUre, dans le monastère primitif, servant à faire communiquer entre elles les diverses parties de l'édifice, rappelle une des dispositions principales de la maison romaine, le péristyle. Presque toujours carré par son plan et situé sur Tune des faces de l'église, généralement au midi, il était compris entre l'église au nord, la salle capitulaire à l'est, le réfectoire et la cuisine au sud, les celliers et les magasins à l'ouest. Les abbayes, avec leurs bâtiments claustraux, le cloître, la basse-cour, les dépendances nécessaires à une exploitation rurale, et le parc entouré de murs, olïraient limage des grandes villes romaines.
Sans doute, la disposition simple et la régularité que nous venons d'indiquer n'ont pas été observées tout d'abord et souvent même dans la suite ; ainsi, le cloilre de Saint-Riquier, que
CLOITRE
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saint Angilberl lit construire au vni'' siècle, avait la forme triangulaire. Celui que saint Gutlibcrt fit bâtir était circulaire.
D'ailleurs les dispositions que Ton donnait à cette partie du monastère dépendaient souvent de la situation de l'établissement ou de la disposition même du terrain. Il y avait quelquefois aussi variété dans la manière dont le cloître était situé par rapport à l'église ; ainsi, à Fontenelle, il était placé au nord, tandis que, dans la plupart des maisons religieuses, il était au midi, orientation naturelle dans les contrées septentrionales, où l'on avait besoin de s'abriter du froid et de placer les bâtiments d'iiabitation de manière à les faire jouir du soleil autant qu'il était possible.
Jusqu'à la fin du xi° siècle, les galeries ou portiques entourant le cloître n'étaient qu'en bois et des poteaux faisaient l'office de colonnes.
A partir du xn" siècle, ces promenoirs furent construits en pierre. Quant aux arcades qui les éclairaient, les plus simples étaient géminées, reposant sur des colonnettes et séparées par des pilastres destinés à contre-bouter les voûtes.
Dans un grand nombre de cloîtres les colonnes étaient accouplées ; les chapiteaux étaient parfois historiés, représentant des sujets tirés de l'Ancien Testament : on voyait une ornementation de ce genre au cloître primitif de Saint- Georges de Bancheville.
Parmi les cloîtres les plus remarquables de cette époque, nous citerons : le cloître de Saint- Aubin d'Angers, dont un des côtés présentait de belles arcades avec colonnes sculptées de haut en bas et recouvertes de peintures ; dans la galerie de ce cloître faisant face à l'église donnait le réfectoire, dont la porte ornée de sculptures peintes et dorées a été recouverte de plusieurs couches de chaux par les moines du xvn^ siècle ; — le cloître de Saint-Trophime, d'Arles, qui présente, sur chacun des côtés remon-
tant au xn*' siècle, douze arcades reposant sur. deux rangs de colonnes très élégantes et séparées, de quatre en quatre, par des piliers qui répondent aux arceaux de la voûte ; — le célèbre cloître de Moissac, qui date de la fin du xn^ siècle et dont les arcades, exhaussées sur un large soubassement ou mur élevé à hauteur d'appui, sont étroites et de forme ogivale ; elles reposaient sur des :olonnettes alternativement simples et géminées, dont les chapiteaux représentent chacun un -sujet tiré de l'Ancien et du Nouveau Testament ; — le cloître d'Elne, qui appartient encore au xn'^ siècle ; — le cloître de labbaije de Sylvacane, qui peut être regardé comme un type de ce genre d'établissements ; ce
Fig. 1052.
cloître date de 1147 ; on y voit (fig. 1052) en A, le préau entouré de portiques, en B, l'église allant de l'est à l'ouest, enC, le réfectoire, parallèle à l'église, en D, la salle capitulaire, et en E, une petite chapelle.
Il y a aussi des cloîtres qui ont deux étages superposés. M. de Caumont cite dans ce genre celui de Tabbaye de Lavandieu, dans le département de la Haute-Loire.
Au xni° siècle, les cloîtres se décorèrent d'arcades en ogive portées sur des chapiteaux galbés d'une grande légèreté. Toutefois, le plein cintre fut en-
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corc appliqué à quelques arcatures de cloître, à celui de Saint-Salvy d'Alby, par exemple, où les cintres se trouvent mélangés aux arcades trilobées et aux ogives. Les archivoltes oiïraient alors des tores évidés et les colonnettes des chapiteaux semblables à ceux des colonnes associés aux ogives.
Les cloîtres du xiv' siècle ont un aspect arcliitectural en rapport avec le goût de l'époque. Leurs portiques sont accompagnés d'arcades à plusieurs baies, comme on le voit au cloître de Saint- Jean des Vignes, à Soissons.
On remarque dans les monastères des chartreux d'importantes modifications dans les dispositions des abbayes et, par suite, dans celle des cloîtres. On sait que les chartreux vivaient isolés dans des cellules, ayant chacun un jardin, au lieu d'être réunis autour ùii cloître, près de l'église. Il fallut plus d'espace pour disposer les cellules et un large préau avec un second cloître devint nécessaire. Le premier de ces établissements fut fondé par saint Bruno, en 1086, à la Grande-Chartreuse, près de Grenoble.
Cet ordre prospéra tellement qu'au xnr siècle il y avait, en France seulement, cinquante-six chartreuses. Toutes les cellules des religieux étaient placées autour du cloître, à égale distance les unes des autres. De plus, il y avait un petit cloître près de l'église , où les chartreux s'assemblaient en colloque, les veilles des fêtes, pour lire et répéter les leçons qu'on devait dire à matines.
Au xv'' siècle, les cloîtres, comme les aiili-(»s grandes dépendances des abbayes, occupaient les mêmes places (|u'aux siècles précédents et se distinguent seulement par leurs arcades à compartiments prismati(]ues, leurs décorations llamboyantes et leurs sculptures végétales contournées et frisées.
Les calhéihales avaient aussi jirès d'elles, aliénant à leui' nef, un cloître, avec ou sans galeries, entouré des habitations des chanoines, et à proximité
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duquel étaient souvent construites des écoles avec doi-loirs et réfectoires.
Voûte en arc de cloître {\o\. Voûte).
Cloqiiafje, 5. m. — On donne ce nom à de petites cloches ou boursouflures produites sur les peintures par rhumidité, par suite de négligences dans le travail ou à cause de l'emploi de couleurs mal préparées.
Quand un peintre sans expérience expose au soleil une couche de peinture, en y mettant trop d'huile et qu'il rapplique sur une première couche qui était amaigrie, soit par l'huile absorbée par le bois, ou par l'essence qu'il y aurait mise en trop grande quantité, il se produit un cloquage ou des bouffissures.
On doit toujours avoir soin d'appliquer une couche grasse sur une couche maigre, principalement dans les parties exposées au soleil. On doit également éviter les couches grasses sur d'anciennes peintures.
Le cloquage est inévitable sans la précaution de faire la teinte avec très peu d'huile et beaucoup d'essence.
Le cloquage se produit le plus souvent sur le bois de chêne.
Closerie, s. f. — Nom que l'on donne, dans certaines localités, à de petites exploitations rurales dans lesquelles il n'y a pas de bœufs de labour.
Closoir, s. m. — On désigne ainsi l'une des planches qui forment le moule il pisé (voy. ce mot).
Clotèt, s. m. — On désignait ainsi au moyen Age une petite clôtui'ecn bois que l'on établissait dans les grandes salles des châteaux pour garantir du vent soit le ht, soit une partie de ces pièces (1).
Clôture, .v. f. — Nom (jue l'on
(1) VioUct Le Duc, Diciioiinaire rai'^onné de l'architecture française.
CLOTURE
CLOTURE
donne à toute enceinte de pierre, de bois ou de métal, pleine ou à clairevoie, qui entoure ou clôt un terrain, une construction publique ou privée, une partie quelconque d'un édifice.
Les anciens faisaient usage, dans leurs constructions, de clôtures ou barrières de marbre ou de pierre, soit entre des colonnes pour clore des portiques, soit comme enceintes. Nous donnerons ici quelques spécimens de barrières antiques.
Fig. 1053.
La figure 1033 représente un fragment