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DOLOIRE

DOME

Dolmen, s. m. — Monument celtique composé de pierres posées à plat et horizontalement sur d'autres pierres plantées debout dans le sol et servant de support.

On distingue : 1° le demi-dolmen ou dolmen incliné, qui consiste en une pierre unique reposant d'un bout sur le sol et soulevée, de l'autre , par une pierre placée de champ ;

2'' Le lichaven ou trilithe, composé de trois pierres dont deux servent de support à la troisième posée transversalement ;

3° Les dolmens proprement dits, qui sont des espèces de grottes rectangulaires formées de quatre pierres, trois sur les côtés, une représentant la table et le quatrième côté restant ouvert.

Certains dolmens sont composés d'un plus grand nombre de pierres, soit verticales, soit horizontales, les premières n'étant pas toujours en contact avec la table.

Ces monuments servaient d'autels pour les sacrifices ; quelques-uns possèdent des tables creusées en bassins arrondis communiquant entre eux par des rigoles, qui devaient servir à l'écoulement du sang des victimes.

Les allées couvertes sont de véritables dolmens de grande dimension (voy.

Allée).

Doloire, s, f. — Sorte de hache

Fig. 1377.

que l'on appelle encore épaule de

mouton, et qui sert à planer et dresser les faces des ])ois que Ton équarrit.

Cet outil est représenté (fig. 1377) vu de profil et horizontalement dans le sens de l'épaisseur. La lame est plane dans toute la partie voisine de son tranchant a b, qui n'a qu'un biseau, et courbée dans le reste de son étendue ; la douille m n n'est pas située dans un plan parallèle au tranchant de l'outil, afin de dévier la direction du manche mp, qui lui-même est un peu courbé en vue de l'usage de cet outil.

Dôme, s. m. — 1° Couverture d'un comble ordinairement sphéroïdal qui recouvre un espace circulaire isolé ou faisant partie d'un édifice ; quelques dômes sont élevés sur plan carré ou polygonal.

Les dômes servent souvent de couvei'ture à des voûtes sphériques ou elliptiques auxquelles on donne le nom de coupoles (voy. Coupole, Voûte). On les fait en charpente ou en maçonnerie et, dans les deux cas, ils sont indépendants des coupoles qu'ils abritent.

Les dômes en charpente sont composés de fermes ou sortes de pans de bois situés dans des plans verticaux passant par l'axe du dôme et reposant, par leur pied, sur un système de sablières réunies en couronne polygonale ou annulaire, suivant la forme donnée en plan aux murs d'appui. Ces platesformes doivent être assez solidement construites pour s'opposer complètement à la poussée.

Un des dômes en charpente que l'on puisse citer, parmi les plus remarquables, est celui des Invalides, que représente en coupe la figure 1378. La charpente est composée de deux grandes fermes, qui se C4^oisent dans l'axe du dôme et de huit grandes demi-fermes accompagnées de douze fermettes. Deux enrayures maintiennent ces difi'é rentes pièces ; la première, qui reçoit le pied des fermes, est formée de sablières parfaitement reliées entre elles et reposant

DOME

DOME

sur le haut de la tour du dôme. La seconde enrayure, établie au-dessus de la coupole (voy. ce mot) est composée

iMllnii

Fig. 137P.

principalement de deux entraits faits de plusieurs pièces qui se moisent avec les jambes de force ainsi qu'avec le poinçon de la lanterne. Les dimensions des bois qui entrent dans ce comble sont en raison du poids qu'il a fallu donner à la charpente pour prévenir le hiement , c'est-à-dire le mouvement qui a lieu dans le sens horizontal sous l'action du vent, et qui tend à fatiguer les murs.

La construction d'un dôme en pierre formant une voûte sphérique ou conoïde (voy. Voûte) remédie complètement à ces inconvénients ; c'est le parti qui a été adopté à l'église Sainte-Geneviève ou Panthéon à Paris. Le dôme de cet édifice est une grande voûte appareillée qui recouvre deux autres coupoles (voy. ce mot), l'une inférieure, sphérique, l'autre intermédiaire, conoïde. La coupole extérieure porte entièrement sur le mur cylindrique; pour en diminuer le poids.

on y a pratiqué des évidements en forme de niches qui occupent la moitié de l'épaisseur de la voûte, comme on le

Fig. 1379.

voit sur la coupe (fig. 1379). Ce dôme, d'après Rondelet, qui l'a exécuté avec Soufflet, est plus léger que celui des Invalides.

L'usage des couvertures en maçonnerie ayant la forme de dômes remonte aux temps de l'architecture romaine (voy. Coupole, Voiite). Les petits matériaux, tels que la brique, furent employés à la construction de ces voûtes, aussi bien que les pierres de taille appareillées.

Aujourd'hui, le système de charpente en fer , adopté pour les combles à grande portée, prévaut également, dans un grand nombre de cas, pour les couvertures en dôme. Nous citerons à Paris plusieurs édifices qui présentent des types dans ce genre de travaux ; tels sont : le tribunal de commerce, les églises du Val-de-Grâce, de la Trinité, Saint-Augustin, etc.

Le dôme du Val-de-Grâce, en particulier, possède une ossature métallique composée de huit fermes en arc ou seize arbalétriers, formés chacun de deux lames pour semelles, une tôle constituant l'âme de la pièce et quatre cor-

DOME

DOME

nières, le tout assemblé à Taide de rivets. La figure 1380 représente en plan et en élévation une moitié de cette ossature à réchelie de O'^,00o pour un mètre. A la partie supérieure du dôme, est établie, pour recevoir l'extrémité

Fig. 1380.

supérieure des arbalétriers, une couronne en tôle avec cornières. D'autres couronnes, ou pannes de fer plat, relient entre elles les fermes sur toute la surface. Un conlrevenlement polygonal, également en fer plat, réunit les pannes et les arbalétriers.

Les charpentes ainsi construites sont plus économiques que les dômes en pierre ou en bois.

Un système qui présente également un poids relativement peu considérable est celui des dômes en terre cuite adopté par M. Simonet, architecte, pour l'église de Neuilly-sur-Seine. Le plan de cette

couverture est carré ; les arcs doubleaux et les arêtiers sont formés de poteries creuses et les remplissages sont en briques plates ; les arêtiers se contrebutent, à leur partie supérieure, sur une clef pendante, également en terre cuite (voy. Clef).

Les combles de petite dimension, dits combles sphériques, combles en dôme, sont construits, le plus souvent, au moyen de pièces courbes jointes entre elles par des liernes horizontales ; ces fermes sont exécutées suivant divers systèmes (voy. Comble, Ferme).

Nous avons dit que les dômes étaient établis parfois sur un plan polygonal ; ils se composent alors d'autant de surfaces courbes que le polygone a de côtés et ces surfaces se coupent suivant des arêtes également courbes mais contenues chacune dans un plan vertical et concourant toutes au sommet du dôme.

Si ces couvertures sont en pierre , elles se construisent par des moyens analogues à ceux que Ton emploie pour les voûtes en arc de cloître (voy. Voûte). Si elles sont en charpente, les intersections des différentes surfaces qui les composent sont occupées par des arêtiers ou pièces de bois courbes reposant sur le point de jonction des sablières et se réunissant, à leur extrémité supérieure, soit par un noyau d'assemblage, soit par un poinçon, si les fermes sont pourvues d'entraits. Ces différentes pièces peuvent aussi être en métal.

On dit, d'une manière générale, ({u'un dôme est surbaissé, quand il présente la forme d'un demi-sphéroïde aplati ; qu'il est surmonté, lorsqu'au contraire il a l'aspect d'un demi-sphéroïde allongé.

Le dôme tors est celui qui est établi sur plan polygonal, mais dont les arêtiers, au lieu d'être contenus dans un plan vertical passant par l'axe du dôme ont la forme de spirales plus ou moins contournées. Ce genre de combles est fort peu usité, en raison de la difficulté que présente leur exécution.

2° Partie d'un four qui a la forme

d'une calotte et qiron nomme encore voûte ou chapelle (voy. Four].

Donjon, s. m. — Ouvrage militaire faisant partie dun château féodal et qui servait de dernier refuge à l'assiégé.

Les donjons étaient ordinairement construits sur des escarpements naturels offrant un sol résistant, capable de supporter des masses aussi pesantes. On en trouve cependant quelques-uns qui sont élevés sur des éminences artificielles.

Ces constructions se rapportent à deux types principaux : tantôt ce sont des tours carrées, distinctes des autres bâtiments de la place et auxquelles on ne pouvait accéder que par une porte placée au niveau du premier étage, un pont ou un escalier mobile permettant d'arriver à cette porte ; tantôt le donjon était relié à l'enceinte, dont il faisait partie intégrante et formait alors une tour d'observation dominant le reste de l'édifice.

Souvent, le donjon, accompagné de corps de bâtiments fortifiés, servant de logis au seigneur, communiquait avec la campagne par une issue particulière.

Un fossé entourait ordinairement le

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