‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 3)Chapitre 108 sur 232 · DOS-D'ANE · texte numérisé non relu

DOS-D'ANE

L'or étant fixé, on exécute le brunissage (les parties qui doivent être brillantes ; — le matage à la colle sur les parties qui ne doivent pas être brunies ; — le ramendage, qui a pour o])jet de réparer les manques ; — le vennillonnage ou application du vermeil (voy. ce mot), coucbe de composition particulière; qui donne à la dorure un beau reflet ; — enfin, le repassage, c'est-à-dire l'application sur les mats d'une couclie de colle à mater plus chaude que la première.

Nous renvoyons pour plus de détails aux articles spéciaux, dans lesquels nous traitons de chacune de ces opérations, très importantes au point de vue de la perfection de la dorure, mais qui ne sont pas toujours exécutées par raison d'économie ; aussi la plupart des dorures de notre époque n'ont-elles qu'un éclat peu durable.

2° Dorure à l'huile. Ce genre de dorure se fait sur des apprêts, soit à la teinte dure ou céruse calcinée à l'huile grasse et détrempée avec de l'essence, soit à la colle. Il semble préférable, pour exécuter de bonne dorure et à meilleur marché, dans les intérieurs, de faire apprêter tout à la colle, particulièrement sur carton-pierre. Le procédé qui se recommande le plus est le même que celui de la dorure à l'eau pour les apprêts.

La méthode dite à la teinte dure comprend, comme la dorure en détrempe, plusieurs opérations :

On donne une première couche d'impression ainsi composée : deux parties de céruse, une partie d'ocre jaune et un peu de litharge broyés séparément, puis mélangés et détrempés à l'huile grasse coupée d'essence de térébenthine.

On laisse sécher, puis on passe au moins quatre à cinq couches de teinte dure, en laissant un jour d'intervalle entre l'application de cha(iuc couche. Ensuite, on adoucit à l'aide de pierre ponce et d'eau, puis on donne quelques couches d'un vernis à la laque, en promenant doucement le réchaud (voy. ce mot).

Le vernis étant sec, on j)o/«f d'abord à la prêle, puis avec de la potée d'étain ou du tripoli délayé dans de l'eau ; enfin, on passe une couche très mince d'un mordant, dit or couleur, matière qui n'est autre chose que le reste des couleurs broyées et détrempées à l'huile provenant du pincelier, vase dans lequel les peintres nettoient leurs pinceaux.

L'ouvrage ainsi préparé peut recevoir l'or, que l'on pose au livret, en ayant soin de placer le bord de la feuille sur le mordant et de la lâcher quand elle est appliquée. On époussette l'or avec un blaireau, on laisse sécher et l'on donne successivement une couche d'un vernis à l'esprit de vin et deux ou trois couches d'un vernis gras au copal ; on polit avec une serge imbibée de tripoli et d'eau et on lustre avec la paume de la main, frottée d'un peu d'huile d'olive. Souvent on ne met pas de vernis ; on se contente de brunir avec de l'agate et de mater à la brosse douce.

Dosage, s. m. — Opération à l'aide de laquelle on mesure les diverses quantités de matières qui entrent dans la confection d'un produit. Dans celle d'un mortier, par exemple, on fait le dosage au moyen de caisses ; pour les sables, graviers, ciment, cailloux, etc., on emploie des brouettes dites de dosage qui sont ainsi des caisses ouvertes.

Dos-d'àne, s. m. — Nom que l'on donne à toute surface convexe : ainsi, l'on dit qu'une chaussée, un chaperon

Fig. 138G.

de mur, un appui de bahut sont bombés en dos-d'dne.

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